{{{2 Janvier 2009}}}
Pour le nouvel an, la plupart des gens choisissent de rester dans leur
maison ou d'aller dans des bars, pour célébrer l'arrivée du nouvel an.
Cependant il y a des gens qui ont choisis de passer ces temps proche de
ceux qui sont seuls, enfermés et oubliés. Il y a aussi des gens qui
pensent que la lutte sociale ne s'arrête jamais.
A Athènes, un millier de personnes ont participé à la solidarité : ils ont
d'abord marché vers la prison des hommes puis ont continué ensuite verts
celle des femmes. Il y a eu une petite manifestation pendant laquelle
quelques distributeurs de banques et quelques caméras de surveillances ont
été détuites. Les 6 ou 7 unités anti émeutes n'ont pas réagi.
Ici, photos de la Prison de Koridalos (Athènes) : [->
http://athens.indymedia.org/front.php3?lan...d=958925#959017 ]
Video [-> http://www.youtube.c...h?v=kCm4EVN8R7I ]
Et aussi : [->
http://athens.indymedia.org/front.php3?lan...ticle_id=959426 ]
Photos de la prison Ag. Stefanos de Patras : [->
http://patras.indymedia.org/front.php3?lan...le_id=3654#3655 ]
Au meme moment, s'est tenu un rassemblement au square Sintagma d'Athènes
contre le bombardement de l'armée israélienne à Gaza et l'occupation de la
Palestine. Participaient de nombreux migrants, palestiniens et autres, des
membres des mouvements pacifists, et des parties et organisations de
gauche. Par ailleurs, des incendies et d'autres attaques ont eu lieu dans
de nombreuses villes de Grèce après les 12 coups de minuit, envoyant un
message pour 2009.
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{{{30/ 12 / 2008}}}
{{Kalamariá :}} Mardi 30 Décembre se tiendra une manifestation contre la
répression étatique.
{{Athènes :}} Une manifestation a réuni environ 150 personnes devant le
centre commercial The Mall. Les gens ont parcouru le centre commercial en
criant des slogans et en distribuant des tracts aux gens. Un très beau
texte a été lu dans les hauts-parleurs de la galerie marchande. Le
pamphlet finissait ainsi : ¿Contre la misère, restent toujours la
résistance et la poursuite de la rébellion. Des centaines d'inculpés et
des dizaines d'embastillés nous supplient de continuer notre lutte¿. Il y
avait également des pancartes : ¿Tais-toi et Consomme¿, ¿Lui travaille,
vote et se tait¿, ¿La conscience naît dans les barricades. Réveille-toi¿.
L'arbre du Noël a été dignement orné de P.Q. tandis que son armature a pu
servir à quelque chose : on a tué le temps avec un mini match de
football...
Mardi passé, deux personnes ont attaqué une collègue syndicaliste. La
camarade est à l'hôpital dans le coma. Ils l'ont attaquée en utilisant du
vitriol. L'attaque est liée à l'action syndicale de la collègue,
puisqu'elle avait par le passé reçu moultes menaces de la part du
bienveillant patronat.
Ce matin, environ 500 personnes ont manifesté au centre d'Athènes et se
sont ensuite dirigées vers l'hôpital d'Evangelismós où est la collègue.
Cette nuit un concert sera organisé au Centre Culturel (occupé) du
quartier Néa Filadélfia : les bénéfices iront à la collègue qui est dans
un état critique.
{{Serres :}} Mardi 30 Décembre se tiendra une assemblée convoquée par des
étudiants et des professeurs.
{{Ptolemaída :}} Ce matin a eu lieu un rassemblement d'une soixantaine de
personnes sur la place centrale de la ville. Tout de suite les
participants ont manifesté en passant par le commissariat de la ville et
la mairie dont ils ont peint la façade de l'immeuble !
{{Lárisa :}} Ce matin, un groupe de 50 personnes s'est rassemblé devant le
commerce du président de l'¿Association des Commerces de la Ville¿ en
criant des slogans vengeurs et en collant des affiches sur la façade de
son magasin. Dans la ville de Lárisa, les seuls dégâts apparents
concernent des banques et des voitures de police. Cependant, le Tzíkas (le
président de l'Association) terrorisait les propriétaires en leur disant
que les anarchistes viendraient leur casser leurs commerces. Lui aussi a
aussi collaboré avec la ville et a attaqué une camarade dans une
manifestation. En ce moment a lieu une manifestation dans la ville.
{{Ksánzi :}} Ce matin, un groupe d'étudiants et de travailleurs a occupé
pendant 1/2 heure une station de radio, pour dire la vérité sur les
événements qui ont suivi l'assassinat d'Alexandros.
Un rassemblement et une manifestation sont prévus le 31 Décembre à 13H.
Samedi 3 Janvier se tiendra une assemblée populaire au Centre Ouvrier de
la ville pour statuer quant à la poursuite de la lutte.
{{Quartier d'Áyios Dimítrios :}} Ce matin a été réalisé un tractage sur
l'attaque de la syndicaliste. Cette après-midi une assemblée populaire a
eu lieu dans le théâtre Melína Merkúri. La collecte d'argent pour les
inculpés se poursuit. La prochaine assemblé de la Mairie occupée est
prévue pour jeudi 8 janvier 2009 à 18H dans ce même théâtre Melína
Merkúri.
{{Náfplio :}} tous les jours se tiennent des assemblées d'étudiants,. 5
assemblées populaires ont eu lieu, et une station de radio a été occupée
dans la ville d'Árgos. Ce matin, ils ont occupé la Mairie de la ville de
Náfplio en exigeant la liberté pour tous les détenus. Des tracts ont été
distribués autour de la Mairie et cette après-midi une nouvelle assemblée
populaire a eu lieu.
{{Árta :}} Pour le 30 Décembre, ¿l'Initiative de Solidarité avec la Lutte
Sociale¿ de la ville a appelé à une manifestation à 18H.
{{Thessalonique :}} Une bombe a explosé tôt ce matin dans le bureau du
parti Nouvelle Démocratie dans le quartier d'Áno Póli. Provocation
gouvernementale ? Car ici, cela fait un moment que plus personne n'a quoi
que ce soit à foutre des ¿partis¿ ou des ¿organisations¿...
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{{{Le siège de la ¿RATP athénienne¿ occupé }}}
{{27/ 12 / 2008}}
{{{Quand ils attaquent l'une d'entre nous, c'est nous tous qu'ils
attaquent ! }}}
Aujourd'hui, 27 décembre, nous occupons les bureaux centraux de ISAP (RATP
d'Athènes) comme une première réponse à l'attaque meurtière au vitriol sur
le visage de Constantina Kouneva le 23 décembre, quand elle revenait du
travail. Constantina est aux soins intensifs à l'hôpital d'Evangelismos
avec des problèmes respiratoires et des problèmes de vue
{{Qui est-elle et pourquoi l'a-t-on attaquée ? }}
Constantina est une des centaines de travailleuses immigrées qui
travaillent dans le ménage pour une entreprise privée, coopérant avec la
société de transport public. Secrétaire générale du syndicat Panattica (de
tout le département de la capitale) de nettoyeurs et femmes de chambre,
très engagée et connue des patrons pour cela. La semaine dernière elle
s'est disputee avec la compagnie (Oikomet) revendiquant toute la prime de
Noël pour elle et ses collègues, en dénonçant les actes illégaux des
patrons. Avant cela, sa mère a été virée par la même compagnie. Elle-même
a été déplacée loin de son premier poste de travail, alors qu'une
rencontre, après ses accusations, devrait se faire avec ses patrons et la
Commission du Travail le 5 janvier 2009. Ce sont des pratiques tres
répandues dans le secteur des compagnies de nettoyage qui embauchent des
travailleurs précaires.
Les contrats en retard, les salaires jamais payés, les heures
supplémentaires non payées, la différence entre ce que les travailleurs
signent et ce qui se passe vraiment, le choix d'embaucher presque
exclusivement des immigré(e)s, qui ont peur de perdre la carte de séjour,
l'argent qui n'est pas déclaré à la sécurité sociale, et ceci toujours
sous la protection du secteur public et de ses membres corrompus, qui
connaissent la situation et renforcent ces conditions d'esclavage
moderne... ce sont les règles dans ce domaine.
C'est spécialement le cas d'Oikomet, une compagnie de nettoyage qui
embauche des travailleurs précaires partout en Grèce, et propriété de
Nikitas Ikonomakis (membre du PASOK, le parti socialiste grec) qui emploie
officiellement 800 travailleurs (les travailleurs parlent du double,
tandis que les trois dernières années plus de 3000 y ont travaillé), où le
comportement mafieux illégal des patrons est un phénomène quotidien. Par
exemple, les travailleurs y sont obligés de signer des contrats blancs
(les conditions sont écrites par les patrons ultérieurement) qu'ils n'ont
jamais l'occasion de revoir. Ils travaillent 6 heures et ne sont payés que
pour 4,5 (salaire brut) pour ne pas dépasser les 30 heures (si non ils
devaient être inscrits dans la catégorie de travailleurs à haut risque).
Les patrons les terrorisent, les déplacent, les licencient et les menacent
avec des démissions forcées (une travailleuse a été retenue de force dans
un bureau de la compagnie pendant 4 heures jusqu'à ce qu'elle signe sa
démission). Le patron crée lui-même un syndicat afin de manipuler les
travailleurs tandis qu'il licencie et embauche à sa guise sans permettre
la communication et l'action collective entre les travailleurs.
{{Quelle est la relation entre Oikomet et ISAP ? }}
Oikomet a le monopole du nettoyage chez ISAP (comme dans d'autres services
publics) car elle «offre le paquet le moins cher avec les conditions
d'exploitation et de dévalorisation du travail les plus élevées». Tel sont
les termes «d'offre et de demande» mis en place par les services publics,
auquel ISAP participe. ISAP est complice du maintien de ce statut
d'exploitation sauvage malgré les dénonciations continues de la part des
travailleurs. L'attaque meurtrière contre notre collègue a un caractère de
vengeance et de punition exemplaire.
La cible n'était pas choisie au hasard : femme, immigrée, syndicaliste
active, mère d'un adolescent ; la plus vulnérable aux yeux des patrons. La
manière n'était pas choisie au hasard : elle relève des pratiques
d'autrefois et a pour objectif de stigmatiser, de terroriser et de montrer
ce qui les attend. Le moment n'était pas choisi au hasard : à l'heure où
les médias, les partis, l'église, les entrepreneurs et les chefs des
syndicats essayent de décrédibiliser le mouvement d'explosion sociale, où
l'assassinat de sang-froid se camoufle en un ricochet de la balle du flic
porc assassin, l'attaque contre Constantina passe inaperçue. L'attaque
meurtrière des patrons a été minutieusement préparée.
Constantina est une d'entre nous. La lutte pour la DIGNITé et la
SOLIDARITé est NOTRE lutte.
L'attaque contre Constantina a marqué notre mémoire des rafles racistes,
des camps de concentration, des attaques paramilitaires, des accidents du
travail, des assassinats de l'état, des conditions de travail
esclavagistes, des inculpations, des licenciements jusqu'au terrorisme -
montrant le long chemin de la lutte sociale et de la lutte de classes.
Notre c¿ur est rempli de douleur et de rage. On va seulement dire :
{{{Les assassins vont payer !
Le terrorisme patronal ne passera pas ! }}}
{Assemblée de solidarité à Constantina Kouneva}

