![]() | La cour d'appel examine la semi-liberté de RouillanJeudi 27 novembre - 18:12 Après l'interview donnée à L'Express début octobre, le parquet de Paris considère que Jean-Marc Rouillan a "enfreint une des obligations qui pesaient sur lui, celle de s'abstenir de toute intervention publique relative aux infractions pour lesquelles il a été condamné". |
La cour d'appel de Paris examine jeudi une requête de Jean-Marc Rouillan, cofondateur du groupe armé d'extrême gauche Action directe (AD), qui souhaite se voir réattribuer le régime de semi-liberté qui lui a été retiré le mois dernier et dont il bénéficiait depuis décembre 2007 . C'est la chambre de l'application des peines de la cour qui est saisie de l'appel de la révocation de cette semi-liberté. Après l'audience, qui doit se tenir à huis clos, la décision doit être mise en délibéré.
Devant le Palais de justice de Paris, une trentaine de manifestants se sont rassemblés pour soutenir le cofondateur du groupe d'extrême-gauche. "Tous les prétextes utilisés (pour le réincarcérer) relèvent de l'acharnement judiciaire. Jean-Marc Rouillan a droit à une réinsertion sociale et citoyenne, y compris d'avoir un engagement militant", a lancé le leader de la LCR Olivier Besancenot, rappelant que Rouillan avait intégré en juin un "comité" marseillais du futur Nouveau parti anticapitaliste qui doit remplacer fin janvier la LCR. Le président du Mrap, Mouloud Aounit, et Jean-Claude Amara, de Droits devant !, se sont aussi mêlés aux manifestants, scandant "Liberté pour Jean-Marc Rouillan".
Par Ségolène de Larquier (avec agences)
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| Source: lepoint.fr |




