13/10/2008 - 13 h 40 - Matthieu Margueritte

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Grâce à deux buts de Franck Ribéry et Yoann Gourcuff, Raymond Domenech vient sans doute de sauver son futur à la tête de l'équipe de France. S'il reste à savoir encore pour combien de temps le sélectionneur national sera maintenu, ce dernier ne manquera pas de remercier sa bonne étoile, car il a une nouvelle fois failli payer très cher certains choix surprenants.
En clair, pourquoi avoir choisi d'aligner une défense centrale Abidal-Boumsong suite au forfait de William Gallas ? Une défense qui a encaissé deux buts en moins de vingt minutes de jeu. Repositionné dans l'axe suite aux éclosions d'Evra et de Clichy, éric Abidal avait déjà évolué dans cette position face à la Serbie. Formé à ce poste avant de se muer en latéral gauche, le Barcelonais a souvent été considéré comme meilleur au centre que sur les côtés. Problème : ses prestations lors des deux derniers matches des Bleus dans ces éliminatoires laissent perplexes. Auteur d'un dégagement dévissé qui a été à l'origine de la réduction du score des Serbes sur corner, l'ancien Lyonnais est également impliqué, avec Patrice Evra, sur la précoce ouverture du score des Roumains samedi dernier.
Boumsong : remplaçant à l'OL, titulaire en bleu
Concernant Jean-Alain Boumsong, le mystère est encore plus entier. Remplaçant à l'Olympique Lyonnais, l'ancien Auxerrois bénéficie d'un étrange traitement de faveur. Même si certains peuvent dire que l'ex-Juventino préfère être aligné dans l'axe côté gauche, ce dernier est en grande partie coupable du deuxième but roumain en se faisant dépasser dans le jeu aérien suite à des placements trop approximatifs. Embêtant quand on sait que le jeu de tête est pourtant une de ses forces.
Du coup, que faire des joueurs comme Mexès ou Squillaci qui sont cloués sur le banc malgré de bonnes prestations en club ? Si pour le Romain, ses deux bourdes face à Autriche le pénalisent encore, on se demande pourquoi le Sévillan n'a pas sa chance. Titulaire indiscutable en Andalousie, Toto Squillaci poursuit sa progression sans faire de bruit, à l'image de son partenaire Julien Escudé. Est-ce toutefois suffisant pour Domenech ?
C'est moins sûr, d'autant que ce dernier a préféré titulariser un joueur appelé à la dernière minute et qui ne faisait pas partie des 22 sélectionnés. Raymond Domenech a donc bien failli se tirer une nouvelle balle dans le pied tant Abidal et Boumsong n'ont pas montré les gages de sûreté. Certes cette charnière inédite n'avait pas d'expérience, mais le sélectionneur avait à sa portée plusieurs solutions. Des problèmes défensifs auxquels l'EdF n'était plus habituée depuis dix ans. Du temps où le cinq magique Barthez-Thuram-Blanc-Desailly-Lizarazu ne perdait aucun match quand ces joueurs démarraient une rencontre ensemble.
La fin des privilèges pour Malouda ?
Enfin, le cas de Florent Malouda pose également certaines questions. Habitué à écarter pendant un certain temps un joueur ayant fait des déclarations tapageuses à son encontre, Domenech avait malgré tout décidé de titulariser le joueur de Chelsea. Un choix à priori pas surprenant au vu des prestations de bonnes factures de l'ex-Gone à Londres. Mais Malouda n'a joué qu'une trentaine de minutes avant d'être remplacé sans une explication du sélectionneur. Un fait marquant, car avant de se rependre dans la presse, le milieu tricolore n'avait pas connu pareil traitement alors que ses performances en bleu n'ont pas été si différentes que celle de samedi dernier. Contrairement à Boumsong, le sélectionneur a-t-il décidé de ne plus couvrir un de ses anciens protégés ?
Pour le moment, Domenech n'a pas à se justifier. Les résultats des Bleus lui donnent raison. Reste à savoir si la France pourra répéter ce même genre de réaction lors des prochains matches qualificatifs, car en cas de panne offensive, de tels choix défensifs pourraient se payer très cher. Une leçon que semble avoir retenue Raymond Domenech qui envisage sérieusement de rappeler Philippe Mexès.
Source Footmercato.net




