![]() | La Cour suprême juge qu'une fillette doit prouver son violMardi 15 Juillet - 10:46 La Cour a réduit la peine infligée pour viol à un père de famille, arguant que «l'absence de consentement» de sa belle-fille violée n'a pas été prouvée Le procureur général, Petros Clerides (à g.), a manifesté son désaccord avec le président de la Cour suprême, Christos Artemides (à dr.), qui s'est refusé à commenter son jugement, au nom de l'indépendance de la justice |
Epinglée pour avoir invoqué le «consentement» d'une fillette violée, la Cour suprême de Chypre est accusée de manquer de «sensibilité» dans les affaires de viols sur mineurs, dans une société qui se targue pourtant d'une solide loi contre les violences familiales.
Le 13 mars, la Cour, seule juridiction d'appel à Chypre, a réduit de 10 à 5 années de prison la peine infligée pour viol à un père de famille, arguant que «l'absence de consentement» de sa belle-fille - victime d'attouchements à partir de l'âge de 8 ans puis violée à partir de 11 ans - n'avait pas été établie.
Totalement inacceptable
Largement commentée dans la presse, cette décision s'est attiré une volée de critiques, y compris du procureur général, Petros Clerides, qui a manifesté son désaccord dans une prise de positon exceptionnelle.
La commissaire pour les droits de l'enfant, Leda Koursoumba - une autorité indépendante - y a vu une violation de la Convention internationale des droits de l'enfant qui stipule que «l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale» dans les décisions de justice. «C'est totalement inacceptable, déclara à l'AFP Mme Koursoumba. On ne peut pas invoquer le consentement d'une fillette dans une affaire de viol.»
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| Source: Le Matin |







