LE MONDE | 09.10.07 | 09h44 ¿ Mis à jour le 09.10.07 | 10h08
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Le président français, qui dînera dès son arrivée avec son homologue russe, Vladimir Poutine, dans sa datcha, entend donner un nouveau ton aux relations avec le Kremlin, plus attentif à la sensibilité des pays d'Europe orientale sortis de l'orbite soviétique, et dépourvu des flatteries que prodiguait son prédécesseur, Jacques Chirac. Mais Paris veut, pour autant, éviter la confrontation.
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Sarkozy rode sa nouvelle diplomatie à Moscou
ALAIN BARLUET. Le Figaro.
Publié le 09 octobre 2007, actualisé le 09 octobre 2007 : 07h48
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« DéFENDRE nos intérêts et dire franchement ce que nous pensons, c'est faisable. » Nicolas Sarkozy, en partant aujourd'hui pour Moscou, aura peut-être à l'esprit ce propos figurant dans le rapport que lui a récemment remis Hubert Védrine sur « La France et la mondialisation ». Cette visite officielle, certainement l'une des plus importantes depuis le début du quinquennat, aura valeur de test pour la diplomatie d'un président qui répète inlassablement que toutes les promesses du candidat Sarkozy seront tenues. Sa campagne, on s'en souvient, avait été émaillée d'engagements annonçant un durcissement à l'égard du Kremlin sur des sujets que Jacques Chirac évitait de mettre publiquement sur la table : la Tchétchénie, les droits de l'homme, le comportement « impérial » de la Russie vis-à-vis de son « étranger proche ». Dès sa prise de fonction, le nouveau président s'était prononcé pour un « dialogue franc, confiant, régulier » avec Moscou.



