Citation
Au niveau international, la mesure la plus fiable est celle qu'utilisent les institutions internationales et qui conduisent au constat rappelé en introduction. Il n'est pas sans intérêt de rapporter ici ce que disait Alan Greenspan, l'ancien président de la Fed,dans une interview au Financial Times (Guha 2007).
Lui aussi part de cette « caractéristique très étrange » [one very odd feature] du capitalisme contemporain : « la part des salaires dans le revenu national aux Etats-Unis et dans d'autres pays développés atteint un niveau exceptionnellement bas selon les normes historiques » [the share of worker compensation in national income in the US and some other developed countries is unusually low by historical standards]. Or, à long terme, « le salaire réel tend à évoluer parallèlement à la productivité réelle » [real compensation tends to parallel real productivity]. C'est ce qu'on a pu observer « durant des générations, mais ce n'est plus le cas aujourd'hui » [we have seen that for generations, but not now].
Le salaire réel s'est mis à « diverger » pour des raisons qui ne sont pas claires aux yeux de Greenspan [It has veered off course for reasons I am not clear about], qui « s'attendait et s'attend toujours » [I did and still do] à une normalisation de la répartition entre salaires et profits tout en redoutant « une perte de soutien politique aux marchés libre si le salaire du travailleur américain moyen ne se mettait pas dans de brefs délais à augmenter plus vite » [if wages for the average US worker do not start to rise more quickly political support for free markets may be undermined].
Lui aussi part de cette « caractéristique très étrange » [one very odd feature] du capitalisme contemporain : « la part des salaires dans le revenu national aux Etats-Unis et dans d'autres pays développés atteint un niveau exceptionnellement bas selon les normes historiques » [the share of worker compensation in national income in the US and some other developed countries is unusually low by historical standards]. Or, à long terme, « le salaire réel tend à évoluer parallèlement à la productivité réelle » [real compensation tends to parallel real productivity]. C'est ce qu'on a pu observer « durant des générations, mais ce n'est plus le cas aujourd'hui » [we have seen that for generations, but not now].
Le salaire réel s'est mis à « diverger » pour des raisons qui ne sont pas claires aux yeux de Greenspan [It has veered off course for reasons I am not clear about], qui « s'attendait et s'attend toujours » [I did and still do] à une normalisation de la répartition entre salaires et profits tout en redoutant « une perte de soutien politique aux marchés libre si le salaire du travailleur américain moyen ne se mettait pas dans de brefs délais à augmenter plus vite » [if wages for the average US worker do not start to rise more quickly political support for free markets may be undermined].
http://hussonet.free.fr/pourtant.pdf
La part des salaires dans la valeur ajoutée nette, en France, (87.2% en 1982) s'établissait en moyenne à 76.2% sur 1989-2006.
Par part des salaires, on entend la part du produit du travail rendue aux salariés sous forme de salaire direct ou indirect (soit la somme du salaire brut et des cotisations patronales).
La valeur ajoutée nette est le produit net du travail : la différence entre le produit intérieur brut et la consommation (l'usure) de capital fixe.
Le complément de la part des salaires dans la valeur ajoutée nette est la rémunération des propriétaires du capital.
