est ce que quelqu'un pourrait m'aider un trouver des axes de lecture ou un plan pour cette scène, j'en ai deja un, mais je crois que c'est hors sujet, et si je ne met pas mon plan, c'est parce que les profs vont aussi sur le net et j'ai pas envie de me faire cramer: j'espere que vous comprendrez ^^
Voici le texte:
Jean RACINE (1639-1699) : Andromaque (1667), Acte III, scène 8 :
ACTE III, scène 8 :
Andromaque, Céphise
ANDROMAQUE
[¿]
Songe, songe, Céphise, à cette nuit cruelle
Qui fut pour tout un peuple une nuit éternelle ;
Figure-toi Pyrrhus, les yeux étincelants,
Entrant à la lueur de nos palais brûlants,
Sur tous mes frères morts se faisant un passage,
Et de sang tout couvert échauffant le carnage ;
Songe aux cris des vainqueurs, songe aux cris des mourants,
Dans la flamme étouffés, sous le fer expirants ;
Peins-toi dans ces horreurs Andromaque éperdue :
Voilà comme Pyrrhus vint s'offrir à ma vue ;
Voilà par quels exploits il sut se couronner ;
Enfin voilà l'époux que tu me veux donner.
Non, je ne serai point complice de ses crimes ;
Qu'il nous prenne, s'il veut, pour dernières victimes.
Tous mes ressentiments lui seraient asservis.
CEPHISE
Eh bien, allons donc voir expirer votre fils :
On n'attend plus que vous... Vous frémissez, Madame ?
ANDROMAQUE
Ah ! de quel souvenir viens-tu frapper mon âme !
Quoi ? Céphise, j'irai voir expirer encor
Ce fils, ma seule joie, et l'image d'Hector ?
Ce fils, que de sa flamme il me laissa pour gage ?
Hélas ! je m'en souviens, le jour que son courage
Lui fit chercher Achille, ou plutôt le trépas,
Il demanda son fils, et le prit dans ses bras :
"Chère épouse, dit-il en essuyant mes larmes,
J'ignore quel succès le sort garde à mes armes ;
Je te laisse mon fils pour gage de ma foi :
S'il me perd, je prétends qu'il me retrouve en toi.
Si d'un heureux hymen la mémoire t'est chère,
Montre au fils à quel point tu chérissais le père".
Et je puis voir répandre un sang si précieux ?
Et je laisse avec lui périr tous ses aïeux ?
Roi barbare, faut-il que mon crime l'entraîne ?
Si je te hais, est-il coupable de ma haine ?
T'a-t-il de tous les siens reproché le trépas ?
S'est-il plaint à tes yeux des maux qu'il ne sent pas ?
Mais cependant, mon fils, tu meurs si je n'arrête
Le fer que le cruel tient levé sur ta tête.
Je l'en puis détourner, et je t'y vais offrir ?...
Non, tu ne mourras point, je ne le puis souffrir.
Allons trouver Pyrrhus. Mais non, chère Céphise,
Va le trouver pour moi.
CEPHISE
Que faut-il que je dise ?
ANDROMAQUE
Dis-lui que de mon fils l'amour est assez fort...
Crois-tu que dans son c¿ur il ait juré sa mort ?
L'amour peut-il si loin pousser sa barbarie ?
CEPHISE
Madame, il va bientôt revenir en furie.
ANDROMAQUE
Eh bien ! va l'assurer...
CEPHISE
De quoi ? de votre foi ?
ANDROMAQUE
Hélas ! pour la promettre est-elle encore à moi ?
O cendres d'un époux ! ô Troyens ! ô mon père !
O mon fils, que tes jours coûtent cher à ta mère !
Allons.
CEPHISE
Où donc, Madame ? et que résolvez-vous ?
ANDROMAQUE
Allons sur son tombeau consulter mon époux.
Je vous en prie aides moi SVP SOS



