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dimanche 11 mai 2008 à 14:08
Message
#471
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Wystan Hugh Auden (1907-1973)
Arrêter les pendules, couper le téléphone Empêcher le chien d'aboyer pour l'os que je lui donne. Faire taire les pianos, et sans roulements de tambours, Sortir le cercueil avant la fin du jour. Que les avions qui hurlent au dehors, Dessinent dans le ciel ces trois mots, Il Est Mort. Nouer des voiles noirs aux colonnes des édifices, Ganter de noir les mains des agents de police. Il était mon Nord, mon Sud, mon Est et mon Ouest, Ma semaine de travail, mon dimanche de sieste, Mon midi, mon minuit, ma parole, ma chanson. Je croyais que l'amour jamais ne finirait, j'avais tort. Que les étoiles se retirent, qu'on les balaye, Démonter la lune et le soleil, vider l'océan, arracher la forêt, Car rien de bon ne peut advenir désormais. -------------------- Heureux sont les fêlés car ils laissent passer la lumière.
Mistral gagnant, chevalier vaillant de VALTESSE... la Princesse. Faut sauver le soldat seth rotten. |
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À l'instant
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lundi 12 mai 2008 à 21:33
Message
#472
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Un jour…heureux! Par ce matin ensoleillé, À la fin de doux songes, Je me suis éveillé, Sans qu’aucun mal ne me ronge. Je me suis préparé, En prenant tout mon temps. Je n’étais pas pressé, Et je goûtais chaque instants. Je suis parti me promener. Je jouissais d’une brise légère. S’il y avait des contrariétés, Je ne les sentais guère. Je suis allé en forêt, Pour admirer la nature. Profiter de l’air frais, Éloigné des voitures. De retour à la civilisation, J’ai rencontré une charmante. Je crus à une vision, Mais elle était bien vivante. Nos regards se sont croisés. L’après midi nous avons partagée. Nous avons pris un café, Sommes partis voir un film et avons discuté. Sur le chemin du retour, Je songeai à cette journée. Comme ce fut un beau jour. Comme je m’en suis délecté. Une fois rentré chez moi, Je me mis à regardé les informations. Mais comme bien des fois, Ils parlaient de morts, de guerres et de révolutions. J’éteignis la télévision, Et choisi de téléphoner J’éloignais de moi les mauvaises visions, Et je me préparais pour une bonne soirée. La nuit achevée, Aux côtés de ma belle, Je me suis couché, Songeant à la journée nouvelle. Ce fut un jour heureux. Tout avait été parfait, Tout avait été merveilleux. Si ce n’est les gens qui mourraient. Mais cela je ni songeai pas. Je ne le voyais pas. Je ne m’y intéressais pas. Cela n’existais pas. Ce qui est loin, Ce qui est étranger, Ne nous intéresse point. Nous pouvons l’ignorer. La seule souffrance que l’on peut ressentir, Est celle qui nous est infligée. Et lorsque l’on voit un autre dépérir, C’est nos yeux qu’il vient agresser. -------------------- Il en est qui usent des mots à tout va.
Mais ce n’est pas ton cas. Chacun de tes mots est précieux, Et ton mutisme les rends encore plus mélodieux. Alors que j’étais encerclé par des paroles hypocrites, Tu étais là observant en silence. Je fus frappé par cette réaction inédite, Et je voulu à tout prix faire ta connaissance. Lorsque nous étions tous les deux Aucun mot n’était prononcé. Nous nous comprenions avec les yeux. Nous n’avions pas besoin de parler. Ton regard et ton sourire Me parlaient plus que des milliers de discours. Ton silence me faisait frémir; Je l’observais avec amour. Ton silence a muté. Il a changé au fil des jours. Il ne faisait que m’éviter. Il n’était plus chargé d’amour. Tu te cachai derrière lui, Tu t’en servais comme d’un blâme. Et à force de non dit, Nous nous séparâmes. Ton silence est désormais ancré en moi! Il est devenu mien. C’est tout ce que tu m’as laissé derrière toi. C’est le plus précieux de mes biens! Tu n’es plus avec moi aujourd’hui. Alors pour moins souffrir de ton absence, Je te retrouve un peu grâce à lui. Et précieusement, je garde ton silence. |
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mardi 13 mai 2008 à 23:18
Message
#473
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Forumeur balbutiant ![]() Inscrit : 19/01/2008 ![]() |
<h1 class="lire-poeme">Apothéose</h1> Mauvais présage où l'oubli des chants lyriques assourdis,
D'épaisses fumées noires s'abandonnent dans l'oubli, Un regard frêle naît des cendres de la rosée du matin, Comme pour apprivoiser son nouveau destin, Les agates des quidams qui se meurtries le jour où ils vivent, Le dédale de ruelles pavanées de dalles déroutées, Le déambulement de la foule aguerrie, se donne à cœur joie ; De laisser leurs incipit gravés à jamais dans ces lieues hautement vives, Sourires exsangues, Soupirs éternels, vérolés du cœur pour le reste de leurs vies, Atroces souffrances plongées dans des parfums de l'exubérance, Où l'âme consume ces essences délétères comme pour y plonger dans la plus profane errance, Chassée dans les gouffres de l'enfer, d'un enivrant pas impie, Se bousculent corps trépassés avides et accablés, Dans ce concert sans gloire, des glaïeuls se laissant choir, Au bord des cénotaphes, les chouans resteraient bouche bées, Vertu qui n'a jamais flétri mais qui sans cesse tend à se mouvoir, A ces tristes exaltations, aux douleurs recrudescentes, Un authentique zéphyr qui remue ta longue chevelure, Change tout à tour son chemin incertain sans aucune écorchure, Au beau milieu de sa route arracherait jonquilles et myrtilles ; Pour les greffer dans ton jardin secret naissant. |
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mercredi 14 mai 2008 à 16:05
Message
#474
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« Contre-sens »
Si l'on pouvait faire preuvre d'extravagance, Utiliser soudain toutes nos acuités à contre-sens, Oublier un instant toutes les évidences, Et de la nature la rassurante cohérence. Est-ce que ça ferait une différence, Si je pouvais caresser ton odeur, Lorsque que je te serre contre mon cœur. Si je pouvais écouter ton regard, Et voir les sons de ta voix et de ta guitare. Est-ce que ça changerait l'attirance, Si je pouvais connaître le goût de tes caresses, Lorsque tes mains sur mon corps se pressent, Et respirer la saveur de tes lèvres, Lorsque contre les miennes, elles m'enfièvrent. Bien sûr toutes ces hypothèses n'ont pas d'existence, Dans ce monde qui n'aime guère l'invraisemblance, Mais peu m'importe je sais avec quelle intempérance, Mes 5 sens et même le sixième ont de toi la conscience… -------------------- Je résiste à tout sauf à la tentation...
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vendredi 16 mai 2008 à 23:58
Message
#475
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Je m'étonne de ne pas avoir posté celui-ci. Si vous voulez bien l'accepter parmi ce magnifique panthéon:
Merci La douce épine de cette rose Reste plantée dans mon cœur Dont plus aucune prose Ne fait cesser les pleurs. Ce délicieux parfum Qui s'échappe de cette fleur Qui m'inflige cette douleur Sera-t-il un jour le mien ? Je n'ose le prévoir Je ne peux y croire Qu'un jour ce si beau rêve Ce vœu inavoué De revoir ses lèvres Puisse être exaucé -------------------- |
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dimanche 18 mai 2008 à 06:57
Message
#476
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Forumeur balbutiant ![]() Inscrit : 19/01/2008 ![]() |
<h1 class="lire-poeme"> Le Naufragé</h1>
Les barrières bariolées, le regard figé, la peau sèche, Le teint pâle comme une défunte agit avec une sorcellerie transcendante, Marcher dans l'embarras, agir dans le désarroi sans apercevoir la brèche, O désespoir, O sourire éternel dissipé aux moindres secousses ahurissantes, Loin dans l'horizon, engendrant les frontières du pont des soupirs comme un Martyr, Au bord de la felouque ne craignant pas les vents du Marais, Butinant sur son haut trône une prémisse de supplice qui se hisse au royaume de Tyr, Méticuleux, l'air sournois, le Doge marque un temps d'arrêt, Abordant la colline malgré la rudesse des circonstances, Arrimé dans les phalanges au ras des monticules abrégeant les douces souffrances, D'une ribambelle d'âmes introverties s'acclimatent de ton parfum exquis, De tes lèvres pourpres où l'âme soeur se hâte à goûter mille saveurs affiliées, Une légère brise gît dirige les naufragés dépravés sans éreinter leurs soucis, Sols impétueux où libèrent des flammes ardentes décimant à leur passage civilisations dépitées. |
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jeudi 22 mai 2008 à 15:18
Message
#477
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L
I Ce message a été modifié par Evasion31 - vendredi 23 mai 2008 à 16:32. |
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jeudi 22 mai 2008 à 22:16
Message
#478
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m[/color]
[color="#ff0000"] Ce message a été modifié par Evasion31 - vendredi 23 mai 2008 à 16:31. |
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vendredi 23 mai 2008 à 07:33
Message
#479
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Forumeur balbutiant ![]() Inscrit : 19/01/2008 ![]() |
Plaqué au sol, le sang dégoulinant et enrichissant la terre! Tenant son épée sans se résigner à l'envahisseur ! Son regard plaintif, son visage attristé par la douleur intense et ravageur! Le coup mortel et soudain subi comme un foudroyant tonnerre! Décapité, l'aigreur de ses assaillants assouvit par le sentiment de vengeance, Ses rudes combats, sa vaillance, ses exploits, Alla s'engouffrer pour cette fois dans un terrible désarroi, L'amas des chaines qui le lia, annonça un autre supplice avoisinant la décadence! Son gant de velours ne craignant pas autrefois les coups coriaces, Se libéra enfin de ce malheureux cadavre en miette. Bientôt les chauves -souris entrant en scène paraissant voraces, Butinant comme un essaim d'abeille en savourant leur quête. |
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dimanche 25 mai 2008 à 13:34
Message
#480
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De l’autre côté Les gens parlent de mal Ainsi que de méchanceté. Ils me traitent d’anormal, Pour être de l’autre côté. Mais j’ai toujours été honnête, J’ai suivi mes principes. Même si je n’en faisait qu’à ma tête, Je n’étais pas un sale type. Il parlait de moi Comme on parle d’un voyou. Je ne suivais pas leur lois, Je transgressai leurs tabous. C’est vrai que j’ai volé Dans plusieurs magasins! Mais est-ce un péché Que d’apaiser sa faim! C’est vrai que je me suis battu! Mais ma vie est un combat! Je ne me laisserai jamais marché dessus. Vous ne m’aurez que par des coups bas. J’ai pris de la drogue Comme ils prennent de l’alcool! La différence est à la morgue. Moi, je n’ai pas perdu le contrôle! J’ai été arrêté. Bien souvent sans raisons. Quelques fois condamné. J’ai connu la prison. Malgré tout ça, C’est moi qui l’ai sauvée. Si je n’avais été là Ils l’auraient laissée brûler. Et qu’ai-je eu pour ça? Même pas un merci! Ils se sont éloignés de moi Me laissant leur mépris! Ils se croient supérieurs, Et me traitent comme un insecte. Mais moi j’ai un cœur, Eux ne sont que des bêtes! Ils me traitent de vaurien; Moi la tare de la société. Si c’est ça les gens biens, Je veux rester du mauvais côté! -------------------- Il en est qui usent des mots à tout va.
Mais ce n’est pas ton cas. Chacun de tes mots est précieux, Et ton mutisme les rends encore plus mélodieux. Alors que j’étais encerclé par des paroles hypocrites, Tu étais là observant en silence. Je fus frappé par cette réaction inédite, Et je voulu à tout prix faire ta connaissance. Lorsque nous étions tous les deux Aucun mot n’était prononcé. Nous nous comprenions avec les yeux. Nous n’avions pas besoin de parler. Ton regard et ton sourire Me parlaient plus que des milliers de discours. Ton silence me faisait frémir; Je l’observais avec amour. Ton silence a muté. Il a changé au fil des jours. Il ne faisait que m’éviter. Il n’était plus chargé d’amour. Tu te cachai derrière lui, Tu t’en servais comme d’un blâme. Et à force de non dit, Nous nous séparâmes. Ton silence est désormais ancré en moi! Il est devenu mien. C’est tout ce que tu m’as laissé derrière toi. C’est le plus précieux de mes biens! Tu n’es plus avec moi aujourd’hui. Alors pour moins souffrir de ton absence, Je te retrouve un peu grâce à lui. Et précieusement, je garde ton silence. |
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Version bas débit | Nous sommes le : jeudi 24 juillet 2008 à 19:59 |