![]() |
La revanche du plombier polonaisMercredi 02 Juillet - 11:57 |
Nicolas Sarkozy l'avait annoncé lors de son voyage officiel en Pologne, fin mai. Le 1er juillet réhabilite le "plombier polonais" et ses consorts de l'Europe de l'Est, trois ans après leur vampirisation lors du débat sur le projet de traité constitutionnel européen. Désormais, les ressortissants de huit pays d'Europe de l'Est, membres de l'Union européenne depuis 2004, ont accès sans aucune restriction à l'ensemble du marché du travail français alors que leur traité d'adhésion tablait au mieux sur une ouverture des frontières françaises en mai 2009.
La Pologne, la République tchèque, la Slovaquie, la Hongrie, l'Estonie, la Lettonie, la Lituanie et la Slovénie sont concernées par cette mesure alors que Roumains et Bulgares, qui ont intégré l'Union européenne en janvier 2007, devront attendre 2013. Les démarches administratives pour l'embauche d'un ressortissant issu de l'un de ces huit pays seront les mêmes que celles appliquées pour un citoyen français. "C'est la libre circulation totale", explique-t-on à l'Agence nationale d'accueil des étrangers et des migrations ( ANAEM ), qui dépend du ministère de l'Immigration et de l'Identité nationale. Les entreprises désireuses de collaborer de manière permanente avec l'un d'eux n'auront d'ailleurs plus besoin de s'acquitter d'une redevance pouvant atteindre plus de 1.500 euros. Selon l'ANAEM, le bâtiment employait en 2007 de manière permanente près de 21 % des travailleurs issus des huit pays concernés par la mesure, devant les services aux entreprises (4,8 %) et l'hôtellerie-restauration (4,7 %). Des secteurs qui manquent toujours de main-d'oeuvre mais dont les besoins ne devraient pas être comblés par l'ouverture des frontières. Le flux migratoire, s'il se densifie ces dernières années - passant de 1.060 travailleurs en 2005 à 5.114 en 2007 - ne devrait pas devenir massif. Les taux de croissance dans ces huit pays obligent : 8,3 % en Slovaquie en 2006 ou encore 11,9 % en Lettonie ! Entre janvier et mai 2008, 1.208 ressortissants des huit pays européens de l'Est ont trouvé un travail permanent en France.
Beatrice Parrino
Suite de l'article...
| Source: lepoint.fr |

