Citation
Ambiance lourde pour la dernière comparution immédiate de la correctionnelle. Le tribunal a statué hier sur un cas d'attouchement sexuel sur mineur de moins de 15 ans. Le 2 avril, une fillette de 6 ans raconte un étrange secret à sa mère, en rentrant de sa journée chez la nourrice. Gérard, l'accusé, l'a caressée et l'a poussée à lui toucher le sexe. « Avant de partir, il m'a embrassé sur la bouche. Il ne veut que je n'en parle à personne », a-t-elle confié à sa mère.
Gérard, 34 ans, agent de travaux public dans une commune à l'est de Caen, est le compagnon de la nourrice. Placé en garde à vue, il nie les faits, accuse le grand-père de la fillette d'attouchements, puis tend à minimiser avant de reconnaître ses gestes, 24 heures plus tard. Au moment des faits, il regarde un match de foot à la télévision avec la fillette, tous deux allongés sous la couette.
Il avoue « avoir eu une pulsion sexuelle. J'ai touché son sexe une dizaine de secondes avant de me rendre compte de la bêtise que je faisais ». Problème : il persiste et réclame que la fillette le caresse.
Certains fondent en larmes dans l'assistance, un proche quitte la salle. L'accusé regrette. Sa compagne prend la parole : « Je l'aime quand même, je suis prête à déménager et à ne plus jamais garder d'enfants ». Le tribunal condamne l'homme à quinze mois de prison avec sursis, trois ans de mise à l'épreuve et inscription au fichier des délinquants sexuels. Les familles n'ont pas échangé un regard. Le condamné laisse échapper une larme et quitte la salle libre.
Gérard, 34 ans, agent de travaux public dans une commune à l'est de Caen, est le compagnon de la nourrice. Placé en garde à vue, il nie les faits, accuse le grand-père de la fillette d'attouchements, puis tend à minimiser avant de reconnaître ses gestes, 24 heures plus tard. Au moment des faits, il regarde un match de foot à la télévision avec la fillette, tous deux allongés sous la couette.
Il avoue « avoir eu une pulsion sexuelle. J'ai touché son sexe une dizaine de secondes avant de me rendre compte de la bêtise que je faisais ». Problème : il persiste et réclame que la fillette le caresse.
Certains fondent en larmes dans l'assistance, un proche quitte la salle. L'accusé regrette. Sa compagne prend la parole : « Je l'aime quand même, je suis prête à déménager et à ne plus jamais garder d'enfants ». Le tribunal condamne l'homme à quinze mois de prison avec sursis, trois ans de mise à l'épreuve et inscription au fichier des délinquants sexuels. Les familles n'ont pas échangé un regard. Le condamné laisse échapper une larme et quitte la salle libre.
Je trouve ça honteux, de laisser repartir cet homme comme ça... Qui sait si ce n'est pas déjà un récidiviste mais que ses autres victimes gardent le silence, qui sait s'il ne recommencera pas plus violemment encore et en allant plus loin...
