Kira Yamato
mercredi 11 juin 2008 à 08:40
Citation (kyrilluk @ mardi 10 juin 2008 à 13:11)

Je pense que la pedagogie, s'apprend plus au contact des eleves que les fesses assis sur une chaise a ecouter un "pedagogue". A la rigueur, ce qui devrait etre appris, plus que la theorie sur ce qu'est suppose comprendre un mome, c'est la capacite d'ecoute. Un prof qui "ecoute" ses eleves, c'est a dire qui s'arrete quand il voit que les eleves commencent a "decrocher", et reformule le concept qu'il essaye d'enseigner, c'est ca qui est important.
Je rajouterai : avec un enseignant à côté, au moins dans les débuts, qui pourra conseiller en temps réel.
Eh ben, vois-tu, cette mise en pratique existe dans certaines université (enfin, une à ma connaissance

). J'avais le choix entre deux facs, Amiens et Reims. Ce qui est intéressant, c'est que la fac d'Amiens proposait une bourse conséquente pour ceux qui projetaient une carrière d'enseignant dans le secondaire et, donc, voulait passer le CAPES. Ce système s'accompagnait d'une mise en pratique (en général dans le lycée d'origine de l'étudiant et auprès de son prof de terminal), non pas une fois la licence terminée, mais tout au long des trois années de licence ! A priori, c'est franchement impeccable, et attractif de surcroît.
Sauf qu'il y avait un revers à la médaille, et non des moindres : ce système planifiait un chemin dont on ne pouvait s'écarter, c'est à dire de la première année de licence jusqu'au CAPES ; impossibilité
de facto de faire un master (donc pas d'agreg' directement

). Ainsi, celui qui se découvrait, sur le tard, non plus une vocation, mais une passion viscérale pour sa discipline était bloqué sur un parcour, somme toute, réducteur.
Je suis d'accord pour la deuxième partie du message. Normalement les étudiants, au cours de leur parcours de licence, on de quoi expérimenter dans le domaine de l'écoute de l'auditoire. Mais il y en a qui s'obstine, lors de leur exposé, à s'installer à la place du prof (alors que la position debout permettrait dès le début plus de dynamisme), à ouvrir leur devoir et à le lire inlassablement. Je trouve qu'ils sappent tout à fait les premières expériences dans ce domaine, qui nous sont offertes en avant-première. C'est pour ça qu'à chaque fois que je passe un exposé, je lance ici et là quelques boutades (sans jugement de valeur qui nuirait à l'exposé historique toutefois, je reste dans le raisonnable, je vous rassure

) qui viennent au secour des tentatives de clarté des explications (donc pédagogie : derechef je reste dans le cadre d'un exposé historique), et qui tiennent mon public en éveil, et ça marche ! Je me souviens quand j'ai eu un texte style F.N. sur l'immigration des ouvriers italiens au XIXème siècle... *souvenir souvenir* Ca me paraît si simple à faire...