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Note : * * * * * Dissimulées ou retardées, les données sur l’école sont jugées peu fiables

12 décembre 2011 - 17:24 #1

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Dissimulées ou retardées, les données sur l’école sont jugées peu fiables



Quel est vraiment le niveau des élèves français? A entendre le ministre lire les résultats des évaluations des élèves en CE1 et en CM2, il serait en progression. A lire les résultats internationaux, il serait plutôt en baisse…Deux nouvelles enquêtes, l'une comparant le niveau de maîtrise de la langue entre 2003 et de 2009, l'autre entre 1997 et 2007, montrent que les lacunes des plus faibles se sont aggravées. Mais ces deux travaux attendaient dans les tiroirs du ministère de l'éducation depuis le mois de juin. C'est l'Insee qui, le 16 novembre, les a divulgués dans son Portrait social. Le jour de la parution de l'ouvrage, les statisticiens de la direction de l'évaluation, de la prospective et de la performance (DEPP) ont été priés de ne pas commenter ces résultats qui ne suivaient pas la "bonne" courbe.

Dix jours plus tard, le cabinet de Luc Chatel publie l'une des enquêtes. La seconde qui compare le niveau des élèves entre 1997 et 2007 est toujours au fond d'un tiroir: "Ce qui s'est passé là est assez symptomatique. Nos enquêtes sont bienvenues lorsqu'elles accompagnent la communication du ministre. Sinon, elles attendent, rappelle un chercheur, sous couvert d'anonymat. Et plus encore si elles montrent une baisse de niveau."

Comme tous les travaux ne collent pas au plan communication, les informations fournies au grand public sur l'école se réduisent comme peau de chagrin. Les "Notes d'information" en sont le meilleur exemple. "J'en publiais une cinquantaine par an", se souvient Claude Thélot qui, sept ans durant, a été à la tête de cette direction et développé la place de la statistique sur le sujet. 61 sont sorties en 2001, 62 en 2003… 37 en 2008, 18 en 2009 et 19 cette année. Sur un programme de 46 prévues.

On attend toujours le bilan sur l'expérimentation du sport l'après-midi en vigueur dans 200 collèges (prévu initialement pour novembre). Celui sur le dispositif d'accompagnement éducatif, qui devait sortir en avril. Rien sur la mutation des profs, le niveau de lecture en 6e, la vision du collège par les parents… Rien non plus sur l'évaluation de l'assouplissement de l'affectation dans les collèges et les lycées, alors que la politique a changé en 2007.

"Un appel d'offres a été fait auprès de chercheurs extérieurs. On a compris que le ministère ne publierait rien sur le sujet en écoutant la présentation qui nous en a été faite, affirme un statisticien de la DEPP, sous couvert d'anonymat. Savez-vous que dans un département de banlieue parisienne, cet assouplissement a embourgeoisé l'enseignement catholique et vidé les établissements publics des catégories privilégiées?" "Ça intéresse le citoyen, une info comme celle-là", reprend un autre chercheur de la DEPP. L'information finira par sortir. Ailleurs.

Cela s'est passé ainsi avec la cartographie de l'obésité des enfants. Le chercheur qui travaillait pour le ministère de l'éducation a attendu. On lui a dit que son travail serait publié quand le ministre communiquerait sur la santé à l'école. Puis rien. Alors il a publié au ministère de la santé au début de l'année. Ce que n'est que le 9 décembre que la Rue de Grenelle a mis l'étude sur son site.

Certaines informations sont diffusées avec des mois de retard. Quand elles ne gênent plus. Ainsi, le bilan de la rentrée 2010 a été publié à l'été 2011, alors qu'il était prévu pour février. Il aurait peut-être été délicat de montrer que le nombre d'élèves avait augmenté, alors qu'on coupait 16 000 postes. On attend maintenant les données de la rentrée 2011…

Plus encore que ces non-parutions, les scientifiques de la direction statistique sont choqués par le transfert des évaluations de l'école primaire de la DEPP vers le service chargé d'appliquer la politique du ministre, la Direction générale de l'enseignement scolaire (DGESCO). C'est désormais elle qui conçoit, fait passer et corrige les évaluations des élèves de CE1 et de CM2.

Les parents d'élèves de la FCPE dénoncent le fait que "cette direction se retrouve juge et partie puisqu'elle contribue à évaluer ses propres politiques".

Lire la suite (Le Monde)

ex_David Web*


À l'Instant

12 décembre 2011 - 18:36 #2

-8
On ne peut pas apprendre correctement et passer son temps en balades, voyages, débats etc... Et les professeurs sont fatigués. 14 semaines de congés; 20h par semaine... Jamais les O.S chez Renault n'ont eu aussi peu de congés.
Un OS, c'est un ouvrier spécialisé. Il serre des boulons toute la journée.

L'utilisateur est hors-ligne pila
Forumeur alchimiste, 53 ans


12 décembre 2011 - 21:38 #3

5
L'école est devenue un terrain d'évaluations qui laisse peu de place à mon avis au travail de transmission.

Il y a : les évaluations diagnostiques, pour évaluer une situation de départ, les évaluations formatives, pour prendre en compte les erreurs des élèves et faire une pédagogie adaptée en fonction du constat de départ, des évaluations formatrices où l'élèves s'auto-évalue, des évaluations sommatives, c'est à dire un bilan final.... les professeurs passent leur temps scolaire à faire des évaluations dans toutes les matières !!!!!

Quelles matières ?

Prenons le programme de l'école primaire, il ne fait que s'allonger depuis 2002 (français, mathématiques, histoire, géographie, éducation civique, histoire de l'art, sciences de la vie et de la terre, musique, éducation physique et sportive, arts visuels (dans arts visuels il y a aussi les films, la photographie par exemple), les relations avec les parents...) faire passer le brevet informatique et internet, faire passer aussi l'attestation scolaire de sécurité routière, leur apprendre à vivre ensemble et à parler une langue vivante étrangère, gérer les accidents et la communication avec les parents, partir en classe de découverte, accueillir des enfants présentant un handicap, plus la partie éducative puisque les enfants sont là 6 heures par jour à l'école...

Le tout en 24 heures par semaine avec des classes de 28 à 30 élèves en tenant compte des difficultés et de la personnalité de chacun afin de leur proposer une pédagogie différenciée et de l'aide personnalisée en plus de leur 24 heures pour un groupe dans la classe.


Je tiens à la disposition de chacun le détail de chaque matière à évaluer en fonction des différents niveaux de classe et de cycle. :dev:




Alors Pila... :mef: parler d'une profession qu'on ne connaît pas est... comment dire... peu constructif sur le plan argumentaire, la preuve c'est que tu ne fais que de l'opposition entre deux professions qui n'ont strictement rien à voir :bad: Je t'invite vivement à venir en classe partager le quotidien des enseignants et des élèves de primaire ou de collège. Tu verras ce qu'on y fait plus concrètement et ainsi tu pourras peut être un jour répondre réellement au sujet.

Les professeurs font le maximum pour exercer leur profession auprès d'élèves qui changent tous les ans dans leur approche des apprentissages et des comportements en classe...

B.

L'utilisateur est hors-ligne belcamille
Forumeur survitaminé, 40 ans


12 décembre 2011 - 21:52 #4

5
L'école primaire devrait être le terrain privilégié de l'apprentissage du français, de l'histoire, et des maths, le trio d'enfer duquel sortit une génération pas si mauvaise que ça en orthographe et plus prompt que nous à des exercices comme le calcul mental, la récitation des tables de multiplication, puis la récitation des règles de grammaire de base (l'accord du participe passé avec les auxiliaire... faudrait poser la question à l'ensemble des collégiens d'aujourd'hui, juste pour se marrer... d'un rire jaune bien sûr :sleep: ).

Des sciences ? Ouais... en activité ludique, comme on pouvait encore le faire de mon temps, en faisant pousser je ne sais plus quelle plante légumineuse dans une coquille d'oeuf ou dans un petit pot. Ou alors, installer un pluviomètre dehors et demander aux élèves d'aller chaque jour faire le relevé.


Art visuel ? Mouais... quitte à l'étudier, autant utiliser plusieurs supports visuels pour enseigner l'histoire-géo, ça colle bien ensemble. Je me souviens de mon instit qui nous avait fait regarder divers vitraux sur les cathédrales, puis nous avait fait visionner "Notre Dame de Paris".

Le Sport ? Bien entendu !!!

Mais surtout, c'est au personnel enseignant lui-même de dire qu'il n'est pas d'accord, qu'il n'en a rien à foutre des éventuelles sanctions par des co***rd envoyés par le ministère et dont les idées sur la pédagogie évoluent de la même manière que les JO. Voyez tous ces enseignants, sanctionnés pour ne pas avoir appliquer une méthode globale d'apprentissage du français, pour laquelle tout le monde aujourd'hui s'accorde à dire que c'est une catastrophe innommable.

L'éducation nationale est le terrain privilégié des ministres qui, au lieu de penser aux intérêts d'autrui, n'ont en tête que le dessein de laisser leur empreinte durable. Ces ministres ont besoin d'un frein, et si ce n'est pas les enseignants eux-mêmes, alors il n'y aura personne :(


L'utilisateur est hors-ligne Long Nao
Réincarnation de Dracaufeu, 26 ans


20 janvier 2012 - 20:10 #5

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On voit bien que les hommes politiques, dès qu'il y a un sujet qui fâche, font tous pour le cacher, et donnent des hypothèses comme des "La situation réellement critique", ect...
Et je voudrais dire, que les sciences, l'histoire, la science et vie de la terre, l'éducation physique et sportive... Bref, tout ce qui n'est pas indispensable, on s'en fout un peu. Après, libre à la personne de vouloir s'intéresser à ceux qui l'a envie. Je comprends que cela est censé développer chez l'enfant un sens critique, mais étudier la musique électronique en musique, c'est pas vraiment intéressant, il faudrait que ce soit plus généraliste.
Après, il faudrait continuer évidemment le français, l'anglais, les mathématiques...
Mais malheureusement, l'histoire est essentielle, pour ne pas oublier par exemple les plus de 60.000.000 de morts... C'est un devoir de mémoire, et un devoir civique de en pas oublier, et de faire en sorte de ne pas recommencer.
Après, beaucoup d'élèves ne pourront pas faire la différence, et délaisseront les sciences, l'histoire, ... : bref, la culture générale.
Je vais pas dire que j'ai eu des bonnes notes, loin de là, j'avais des notes catastrophiques en mathématiques et en langues étrangères, mais il faut quand même encourager les autres à travailler, et surtout à s'intéresser à sa culture générale, ce n'est pas avant tout juste des choses apprises sur le tas, mais des choses pour construire sa vision des choses, pour ne pas se laisser berner par toutes ses ordures qui nous "dirigent", ou plutôt qui nous manipulent.

L'utilisateur est hors-ligne FlorentLetue
Forumeur balbutiant, 17 ans


04 mai 2012 - 02:33 #6

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Une personne très proche de moi a pris sa retraite de l'enseignement public, après toute une carrière exemplaire, le sentiment dominant n'était pas la satisfaction d'une vie professionelle accomplie mais d'un profond dégout envers un métier et une institution démembrés et jamais soutenue

L'utilisateur est hors-ligne The_Dalek
..., 33 ans


10 mai 2012 - 09:30 #7

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Je trouve aussi très effrayant de voir combien ce topic est mort, les gens se foutent complètement de l'école ou quoi ?

L'utilisateur est hors-ligne The_Dalek
..., 33 ans



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