Citation
Opération mains propres
Quelque 700 000 personnes contractent chaque année une infection nosocomiale à l'hôpital. La solution pour réduire ce chiffre : que les soignants se lavent souvent les mains. C'est le message de cette première Journée de l'hygiène des mains.
INFIRMIéRE à l'unité de chirurgie digestive du groupe hospitalier Saint-Joseph à Paris, Laura se lave minutieusement les mains à l'eau et au savon. Comme tous les matins, ce jeudi, elle s'apprête à rendre visite aux patients hospitalisés dans son service, particulièrement sensible aux infections nosocomiales, ces pathologies - urinaires, dermatologiques ou encore pulmonaires - que 700 000 à 1 million de personnes contractent chaque année à l'hôpital. Ses avant-bras à peine séchés, la jeune femme se dirige vers la chambre d'un malade.
Elle ouvre la porte et, après l'avoir salué de loin, s'avance vers une bouteille de solution « hydro-alcoolisée » installée sur l'un des murs et se rince... de nouveau les doigts. Une précaution supplémentaire qui, si elle était appliquée dans tous les hôpitaux, pourrait faire considérablement chuter le nombre d'infections nosocomiales, les mains étant de gros vecteurs de bactéries. C'est le message que tentera de faire passer aujourd'hui le ministère de la Santé à l'occasion de la première Journée nationale de l'hygiène des mains, ponctuée par diverses manifestations*
...
Tous les hôpitaux ne prennent pas l'hygiène des mains autant au sérieux. Pourtant, associée à un contrôle des prescriptions des antibiotiques pour lutter contre les résistances, cette action a fait diminuer le taux de patients susceptibles de contracter une maladie nosocomiale de 75 % en cinq ans. Saint-Joseph a d'ailleurs été choisi pour participer à une vaste étude internationale sur le sujet.
Quelque 700 000 personnes contractent chaque année une infection nosocomiale à l'hôpital. La solution pour réduire ce chiffre : que les soignants se lavent souvent les mains. C'est le message de cette première Journée de l'hygiène des mains.
INFIRMIéRE à l'unité de chirurgie digestive du groupe hospitalier Saint-Joseph à Paris, Laura se lave minutieusement les mains à l'eau et au savon. Comme tous les matins, ce jeudi, elle s'apprête à rendre visite aux patients hospitalisés dans son service, particulièrement sensible aux infections nosocomiales, ces pathologies - urinaires, dermatologiques ou encore pulmonaires - que 700 000 à 1 million de personnes contractent chaque année à l'hôpital. Ses avant-bras à peine séchés, la jeune femme se dirige vers la chambre d'un malade.
Elle ouvre la porte et, après l'avoir salué de loin, s'avance vers une bouteille de solution « hydro-alcoolisée » installée sur l'un des murs et se rince... de nouveau les doigts. Une précaution supplémentaire qui, si elle était appliquée dans tous les hôpitaux, pourrait faire considérablement chuter le nombre d'infections nosocomiales, les mains étant de gros vecteurs de bactéries. C'est le message que tentera de faire passer aujourd'hui le ministère de la Santé à l'occasion de la première Journée nationale de l'hygiène des mains, ponctuée par diverses manifestations*
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Tous les hôpitaux ne prennent pas l'hygiène des mains autant au sérieux. Pourtant, associée à un contrôle des prescriptions des antibiotiques pour lutter contre les résistances, cette action a fait diminuer le taux de patients susceptibles de contracter une maladie nosocomiale de 75 % en cinq ans. Saint-Joseph a d'ailleurs été choisi pour participer à une vaste étude internationale sur le sujet.
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Source: Le Parisien le 23/05/08


