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jeudi 15 novembre 2007 à 09:55
Message
#1
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Il vient d'ailleurs d'être confirmé par l'Insee, pourtant souvent mis au banc des accusés lorsqu'il s'agit de prendre la mesure du pouvoir d'achat. « Le mouvement de baisse des inégalités de niveau de vie s'essouffle », estime l'institut dans sa nouvelle édition de « France, portrait social », qui est publiée aujourd'hui. Le constat des statisticiens publics est implacable : « 2002-2005 tranche avec la période 1996-2001, caractérisée par une tendance à la baisse de la pauvreté monétaire », expliquent les experts. A l'époque, en effet, le niveau de vie moyen avait augmenté de 1,7 % par an. Et la hausse s'était alors avérée surtout favorable aux catégories les plus modestes. Celles-ci enregistraient une progression moyenne de 3,3 % par an pour les 10 % les plus modestes. Elle n'avait alors été « que » de 2,4 % pour les 5 % les plus aisés. Les classes moyennes étaient les moins bien loties. Rien de tel au cours des quatre dernières années connues par les statisticiens publics : les inégalités n'ont pas poursuivi leur mouvement de réduction. La hausse de niveau de vie n'a été que de 1 % pour les ménages les plus modestes et a stagné pour les plus favorisés. En 2005, rappelle l'Insee, on dénombrait ainsi 7,1 millions de personnes pauvres au seuil de 60 % du niveau de vie médian (817 euros par mois, par personne seule) et 3,7 millions au seuil de 50 % (681 euros). Les taux de pauvreté s'élèvent, selon le seuil considéré, à 12,1 % et 6,3 % de la population en 2005, contre 12,2 % et 6 % en 2002. La hausse entre 2004 et 2005 (+ 0,4 point et + 0,1 point) est, selon l'Insee, peu significative et « ne saurait être interprétée comme une nouvelle tendance », un avis que ne partage pas Martin Hirsch, haut commissaire aux solidarités actives, qui juge cette hausse inquiétante, alors que le taux de pauvreté monétaire n'avait cessé de baisser depuis 1970.
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Sponsors
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À l'instant
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jeudi 15 novembre 2007 à 09:56
Message
#2
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Le patrimoine brut des 10 % des ménages les moins riches en termes de partimoine était inférieur à 2 110 euros en 2003 contre 1 930 euros en 1997 alors que celui des 10 % les plus riches était supérieur à 450 060 euros en 2003 contre 296 400 euros en 1997, montre cette étude consacrée à la composition du patrimoine des ménages entre 1997 et 2003.
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jeudi 15 novembre 2007 à 14:41
Message
#3
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Forumeur en herbe ![]() ![]() Messages : 81 Inscrit : 12/11/2007 ![]() 27 ![]() |
Les français se sentiraient peut-être un peu moins inégalitaires s'ils étaient déjà plus solidaires et un peu moins tournés vers eux-même. Cette critique s'adresse à absolument tout le monde, riaches comme pauvres, dirigeants comme non dirigeant.
Cela ne changerait pas les inégalités en soi, mais je pense que chacun serait plus enclin à accepter des sacrifices (un peu plus d'impôts pour les plus riches, un peu plus de contrôles pour les moins riches, etc...) évidemment, tout ça est indépendant du pouvoir politique en place...et dud système éco, donc ne résoudrait pas les problèmes de fond. Ce message a été modifié par Starke - jeudi 15 novembre 2007 à 14:41. |
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jeudi 15 novembre 2007 à 18:12
Message
#4
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Il n'empêche il diminue le pouvoir d'achat , je le constate tous les jours en faisant des courses....alors les utopistes et l'insee dont les chiffres trop souvent à la solde des politiques en place, je m'en moque!! -------------------- |
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jeudi 15 novembre 2007 à 18:38
Message
#5
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Primo, une petite précision sur une phrase problématique :
Citation Rien de tel au cours des quatre dernières années connues par les statisticiens publics : les inégalités n'ont pas poursuivi leur mouvement de réduction. La hausse de niveau de vie n'a été que de 1 % pour les ménages les plus modestes et a stagné pour les plus favorisés. Ça ne veut pas dire que le niveau de vie des plus favorisés a stagné, mais que le rythme de "hausse de niveau de vie" des "plus favorisés" a stagné, c'est-à-dire est resté stable au niveau de la période précédente, soit "2.4%". En effet, s'il y avait eu stagnation du niveau de vie des plus favorisés et hausse de 1% du niveau de vie des plus modestes, il y aurait poursuite de la "rédution" des inégalités. Or, l'article dit le contraire. *** Cette cessation du mouvement historique de baisse des inégalités est une information capitale. 1°) Elle nous rappelle que la hausse des inégalités n'est pas une constante historique, mais la caractéristique de ces seules dernières années. 2°) Elle apporte la preuve matérielle que la politique économique et sociale menée par les gouvernements Raffarin et De Villepin, à savoir : 1. privatisation des entreprises publiques 2. réduction des services publics 3. diminution des cotisations patronales 4. diminution de l'impôt progressif sur le revenu 5. diminution des droits de successions A produit un accroissement de l'inégalité des revenus. Ce message a été modifié par carnifex - jeudi 15 novembre 2007 à 18:39. -------------------- La compétition illimitée conduit à un gaspillage considérable de travail et à la mutilation de la conscience sociale des individus, A. Einstein
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Version bas débit | Nous sommes le : mardi 07 octobre 2008 à 11:15 |