![]() | "D'ici quelques semaines, des négociations pourraient être entamées"Samedi 16 Août - 14:57 A l'issue du référendum révocatoire destiné à renforcer l'assise politique d'Evo Morales pour sortir la Bolivie de l'impasse, chaque camp clame sa victoire, lundi : le président socialiste Evo Morales et son vice-président ont été confirmés à leurs postes respectifs avec plus de 60 % des voix , et son principal opposant, le gouverneur libéral de Santa Cruz Ruben Costa a lui aussi été largement confirmé, ainsi que trois autre gouverneurs libéraux. Une situation dont Laurent Lacroix, chercheur à l'Institut des hautes études internationales et du développement à Genève, analyse les effets à court et moyen terme. |
Sur quoi repose le conflit entre le pouvoir central et les régions ?
Il y a un désaccord fondamental entre le gouvernement et les préfets de l'opposition sur deux points : l'organisation politico-administrative du pays, notamment l'importance des départements, et la redistribution des ressources. Sur le premier point s'opposent la vision gouvernementale, qui est inscrite dans la nouvelle Constitution votée en décembre 2007, et la vision des préfets de région, inscrite dans les statuts d'autonomie qu'ils ont fait voter. Sur la question de la redistribution des ressources issues notamment de l'exploitation des hydrocarbures, les statuts d'autonomie prévoient une large part de royalties pour les départements, alors que la Constitution gouvernementale prévoit d'utiliser ces ressources pour la mise en place de vastes politiques sociales dans tout le pays.
Suite de l'article...
| Source: LEMONDE.FR | 11.08.08 |



