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vendredi 07 mars 2008 à 07:53
Message
#1
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De passage à Montreux, il a pris froid et boit de la verveine. Le teint pâle du métropolitain, le regard gris-bleu, il a le charme nonchalant d'un jeune homme doué et gâté. A première vue. Quand Raphaël baisse sa garde, il offre un sourire désarmant, et, parfois, un rire craquant. Fort de trois Victoires de la musique, d'un NRJ Music Award en 2006 et d'un million 800 000 exemplaires de «Caravane» vendus, le chanteur, auteur et compositeur parisien de 32 ans, à la voix particulière, un rien fêlée et nasillarde, est de retour. Avec les onze chansons de «Je sais que la Terre est plate» (son 4e album studio), qu'il a écrites et composées pour la plupart, nourries de différents rythmes: balkaniques («Le vent de l'hiver»), chaloupés («Adieu Haïti»), bluesy («Quand c'est toi qui conduis»). Un album «raphaélien» à souhait, au climat clair-obscur qui sied à ce personnage cache-cache. Et à qui sa compagne, la comédienne Mélanie Thierry, va bientôt donner un enfant. Il y a du voyage dans l'air de vos chansons. Partir, c'est vital? Oui. Le voyage est une thérapie, une fuite, un émerveillement. Une manière de se reconstruire, d'échapper à l'asile dans lequel je vis. L'asile dans lequel vous vivez... Un asile de fous? C'est ça. La vie est un asile de fous... Etre entouré de dix millions d'habitants, c'est fou, c'est un truc électrique. Je trouve apaisant d'être ailleurs. Après le succès phénoménal de «Caravane», avez-vous le trac? Oui, pas mal. Je suis inquiet tout en ayant très envie de vivre une autre histoire. Après le succès de «Caravane», j'étais un peu hébété, j'ai connu des moments de flottement. Ça n'a pas été très facile de travailler sur ce nouvel album. J'avais besoin de retrouver une certaine excitation. C'est fait! Suite de l'article...
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Version bas débit | Nous sommes le : vendredi 05 septembre 2008 à 17:57 |