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  1. Doïna

    l'Etrusques bashing

    Bonjour, De nos jours, nous connaissons le French bashing... Dans l'Antiquité, les Etrusques, peuple d'Etrurie (devenue la Toscane) avaient droit eux-aussi à leur "bashing" : Selon les Grecs et les Romains, les Etrusques formaient une nation étrange... et étrangère. Ils étaient considérés soit comme des pirates qui infestaient la Méditerranée, soit comme des débauchés ne pensant qu'aux plaisirs et aux festins. Cependant, les historiens d'aujourd'hui, d'abord dupés, pensent maintenant que cette réputation plutôt contradictoire a été fabriquée pour rabaisser ce peuple brillant, libre et heureux dont ils étaient jaloux. Pour commencer, la femme étrusque avait une condition enviable dans la société : elle avait droit à son propre prénom, alors que la femme romaine, assez libre d'ailleurs, devait se contenter du nom de son père, au féminin ! De plus, les femmes étrusques pouvaient assister aux compétitions sportives (dans lesquelles, rappelons-le, les athlètes ne portaient pas de vêtements) ce qui était considéré comme scandaleux par certains. Il est important de savoir que les compétitions sportives étaient le passe-temps favori de ce peuple : courses de char et épreuves athlétiques. Quant à la boxe, très appréciée, elle était accompagnée de musique ! (...) Mais ce n'est pas tout. Les Anciens reprochaient beaucoup aux Etrusques ce qu'ils qualifiaient de mode de vie luxurieux, en particulier dans le domaine sexuel. De nombreux témoignages calomnieux émaillés d'allusions de bas étage ont circulé à ce sujet, qui ont pu dérouter les historiens et archéologues se penchant sur leur traduction. Les Romains ont par exemple véhiculé "leur côté vénal", qui ont donné le nom de ce peuple à une des rues les plus mal famées de Rome : la rue des Toscans -uicus Tuscus-. Aristote a évoqué les Tyrrhènes qui dînent avec leurs femmes, allongés sous le même manteau... Tout ce qu'il faut pour perturber un Athénien de ce temps ! Posidonios d'Apamée (135-50 avant JC) perçoit leurs goûts de luxe comme un facteur de décadences qui favoriseront la conquête romaine. Théopompe de Chios (378-320 avant JC) dans ses Histoires, relate que les femmes étrusques prennent grand soin de leur corps et s'exercent, sans honte aucune, nues entre elles ou même avec des hommes. So shoking ! A table, elles ne sont pas obligées de prendre place à côté de leur mari, et peuvent boire à la santé de qui bon leur semble. Elles sont bonnes buveuses avec ça ! Such a shame ! Toujours selon le même auteur, les Etrusques (Tyrrhènes pour les Grecs) élèvent tous les enfants qui viennent au monde, sans pouvoir dire qui est le père de qui. Pas de référence au sacro-saint père chez ces gens-là ! Oh, my gods ! Que pouvait-il exister de plus barbare aux yeux des phallocrates grecs et des romains ! Des enfants qui, du reste, vivent de la même façon que leurs nourriciers, passant leur temps en beuveries et en rapports échangistes. Telle est la mode de ce pays, où la sexualité n'a rien de honteuse, où elle se pratique en toute liberté, et où on en parle sans la moindre gêne... Toujours selon les mêmes détracteurs, du moins. Plaute, le célèbre comique latin, emploie pour sa part l'expression "Tusco more" pour désigner une somme d'argent obtenue en se prostituant. "Etrusca", en bon latin, n'est-ce pas une insulte équivalant à "fille de joie" ? Mais bien entendu ! En réalité, chez les Etrusques, cela ne se passait pas franchement comme chez les Grecs et les Romains (hormis pendant les bacchanales et les saturnales) l'acte sexuel était un peu une forme de prière : on la consacrait aux dieux qui offrent belle et bonne vie, et la filiation était exprimée indifféremment par la branche maternelle et la branche paternelle. L'Etrusque possédait par conséquent un patronyme et un matronyme, ce qui était inconcevable pour un Grec ou même un Romain. En outre, ils formaient un peuple très structuré et bien organisé, contrairement à ce qu'on pourrait croire en lisant des gens comme Plaute ou Théopompe de Chios. Chacune de leur ville, les lucumonies, était très individualiste : pas de solidarité politique entre cités étrusques, rien que des liens religieux. Selon Jean-Paul Thuillier* (auteur de : le Sourire des Etrusques), ce serait donc plutôt cette individualisme qui aurait mis les Etrusques en position de faiblesse par rapport aux Romains, et non pas leur soi-disant débauche, rituelle avant tout puisque cette licence qui a tant offusqué les Anciens était une façon pour les eux d'honorer les dieux et de les remercier pour la vie qu'ils leur avaient donnée. Source 1 Source 2 Source 3 * Jean-Paul Thuillier : né en 1943, latiniste, historien de l'Antiquité et étruscologue français, auteur d'une thèse sur le sport étrusque et devenu le spécialiste du sport antique.
  2. Petite leçon de paléo-œnologie : quand les gaulois sabraient les amphores de Rome. 25/02/12 « Les peuples de l'Occident savent aussi s'enivrer avec des boissons de grains humectés. Les procédés sont divers dans les Gaules et dans l'Espagne, les noms sont différents, mais les effets sont les mêmes... Il n'y a aucune partie du monde où l'on ne s'énivre, car on prend les boissons dont il s'agit pures et sans les tremper avec de l'eau, comme le vin ; et pourtant, par Hercule, la terre semble n'avoir produit là que des grains. Funeste industrie du vice ! On a trouvé le moyen de rendre l'eau même enivrant ! », Pline l'Ancien, Histoire Naturelle, XIV, 149 (XXIX) Curieusement, les produits alcoolisés, la manière de les consommer, les gestes, pratiques, mobiliers, voire les rituels qui les entourent, sont des marqueurs sociétaux forts, cela depuis plusieurs millénaires. Dans le cadre de cette spéciale vin des magazines scientifiques de France Culture, l’émission d’archéologie, le Salon noir, traite une fois encore, du passé d’un produit oxydé : le Vin dont l’histoire résume celle de l’Antiquité. Dans les derniers siècles avant notre ère, la Gaule indépendante ne produisait encore aucun vin, mais le consommait à flot. On le boit pur, mais sa valeur est considérable : une amphore pour un esclave. Le breuvage tient aussi une place particulière, notamment au travers de grands banquets au sein de sanctuaires, où le col des amphores est sabré. En filigrane, le vin n’aurait-il pas été le fer de lance, le bras armé d’une perfide Rome, voulant mettre à terre, et sous son joug, la brillante société gauloise ? Pacifiée, la gaule conquise et romaine produira du vin, le biturica, celui des Bituriges, l’allobrogica, celui des Allobroges, preuve de la diversité des terroirs, de celle des cépages. Tous ces vins, devenus gallo-romains, sont exportés au-delà des mers et l’ancien monde, parfois jusqu’en Inde. Reste la grande question : le monde méditerranéen invita l’amphore, qu’en est-il des celtes et de l’invention du tonneau ? Ecouter l'émission avec Matthieu Poux, professeur en archéologie à l'Université de Lyon II Le Salon noir, France Culture, par Vincent Charpentier, émission du 28 décembre 2011. Source: France Culture Pour aller plus loin : J.-P. Brun, Archéologie du vin et de l’huile en Gaule romaine, Ed. Errance, 2005. F. Laubenheumer, "La circulation du vin de l’Italie tyrrhénienne en Gaule", in Comment les Gaules devinrent romaines, sous la direction de P. Ouzoulias et L. Tranoy, La Découverte, 2010.
  3. Bonjour VERCINGETORIX Un chef arverne Vercingétorix, fils de Celtill, est né vers 80 av. notre ère. Il appartient au peuple des Arvernes. Son père a été mis à mort par ses compatriotes, parce qu'on le soupçonnait de vouloir devenir roi. Après la mort de son père, le jeune homme entre dans l'entourage de César et il est l'allié des Romains. Mais en 52, porté au pouvoir par le peuple, il prend la tête d'une révolte générale de la Gaule contre les Romains. Le nom même de Vercingétorix n'est guère assuré. Plutarque le nomme "Ουεργεντοριξ " ; on trouve 7 versions de son nom dans les manuscrits : Vergingetorix, Vergincetoris, Vergingetoris, Vergingetorris, Vergingentorix, Vercingentorix, Vergentorix. Ce nom signifie "le grand roi des héros" ou "le grand roi des guerriers". Aujourd'hui, il est communément admis ce que les philologues ont décrit depuis longtemps: Vercingétorix porte ce nom qui est On décompose ainsi son nom : -Ver-, forme de superlatif, -cingeto-" guerrier" -le suffixe -rix, "roi" en vieux celtique (cf. latin rex). Les combats de Vercingétorix La tactique de la terre brûlée Devenu le chef de cette coalition de Gaulois, Vercingétorix inaugure une nouvelle tactique destinée à affaiblir les Romains : la terre brûlée. En empêchant ainsi les Romains de se procurer du fourrage et des vivres, il compte affaiblir et démoraliser les troupes de César. Obligées de se déployer plus largement dans les campagnes, elles deviennent aussi plus vulnérables pour des attaques de harcèlement. Le siège d'Avaricum Vercingétorix cependant ne parvient pas à convaincre les chefs Gaulois qu'il faut employer cette même tactique aussi pour la place forte d'Avaricum. César peut donc attaquer la ville. Malgré ses efforts, Vercingétorix ne pourra empêcher le chez Romain de s'emparer ce cette cité et de toutes ses richesses. Seule une poignée d'hommes - huit cents écrit César - rejoint les troupes de Vercingétorix qui affermit alors son autorité, car le désastre est la conséquence du refus des habitants d'Avaricum d'appliquer la tactique qu'il avait préconisée. Gergovie Après la prise d'Avaricum et le massacre de toute la population par l'armée Romaine, les Éduens, alliés de César jusqu'alors, rejoignent Vercingétorix.César connaît un échec important devant Gergovie : la cavalerie gauloise harcèle les légions de Rome et César doit battre en retraite. Bibracte Les Éduens tentent alors de prendre la tête de l'armée gauloise. Mais un vote des nations coalisées confirme Vercingétorix dans sa position de chef. Alésia Cependant la cavalerie gauloise ne respecte pas les ordres que lui avait donnés Vercingétorix ; alors qu'elle devait seulement harceler les Romains tandis qu'ils se repliaient, la cavalerie accepte une bataille rangée : elle est alors défaite, doit se retirer et s'enferme dans Alésia devant laquelle César met le siège. La victoire de César Vercingétorix met ses espoirs dans une armée de secours qui se réunit alors pour libérer la place forte. Mais César construit deux lignes de protection : l'une interdit aux assiégés de sortir ; l'autre empêche l'armée de secours de faire sa jonction avec les assiégés. Vercingétorix sait qu'il a perdu : après quelques tentatives infructueuses pour forcer le passage, pour épargner des vies, il fait sa reddition devant Jules César. La reddition Quatre récits de la reddition de Vercingétorix peuvent être mis en parallèle. Tous semblent découler du récit de César de la redditon du chef arverne : désireux d'épargner ce qui peut encore être sauvé, Vercingétorix décide de se rendre ; César ordonne la remise des armes, que les chefs lui soient remis en otage et se rend devant son camp pour s'assurer que les conditions sont remplies. Or César écrit présisément : "arma proiciuntur" ; c'est de ce bref trait que découlent les mises en scène racontées par les trois autres historiens. Ils nous rapportent en effet comment Vercingétorix vint au devant de César à cheval et "jeta ses armes aux pieds de César". Une telle mise en scène est sans aucun doute de pure invention. Peut-on imaginer que César "assis" accepte que le chef Gaulois vienne "à cheval", avec ses armes, jusqu'à lui. M. Goudineau souligne dans son étude combien ce scénario romancé est invraisemblable. La disparition Vercingétorix demeura plusieurs années à Rome, emprisonné. Et après le triomphe de César, en 46 av. notre ère, il fut étranglé dans sa prison. Les Historiens du 19ème siècle ont souvent dramatisé cet événement : "ll se lève enfin, le jour qui devait mettre un terne aux outrages dont ce grand homme était abreuvé depuis 5 ans, et où César allait étaler aux regards des Romains les dépouilles de l'univers (An de R. 706. - Av. J.-C. 46). Dans ce triomphe, d'une magnificence inouïe, Rome, à laquelle le dictateur avait ravi sa liberté, n'était pas moins humiliée que les nations vaincues. En avant du char du triomphateur marchaient tous ces braves chefs gaulois victimes de leur amour pour la patrie ; au milieu d'eux attirait tous les regards, par la majesté de sa taille, Vercingétorix, les bras chargés de fers, mais le front rayonnant de la triple auréole d'une gloire sans tache, du génie et du malheur... César était parvenu à l’endroit du Forum où s’éleva plus tard et où paraît encore, après tant de siècles l’arc de triomphe de Septime-Sévère. La Voie Sacrée se divise : l’embranchement de gauche serpente sur les flancs du Capitole et va aboutir au temple de Jupiter. Le dictateur y pénètre, la couronne de lauriers sur la tête ; l’encens des sacrifices fume en l'honneur des dieux , et des coupes d'or et de porphyre s'épanchent les libations sur le parvis du sanctuaire. Au même instant, Vercingétorix, qui a suivi l’autre côté de la Voie sacrée, franchit le seuil de la prison Mamertine creusée dans le roc vif du Capitole, et y est étranglé par l'ordre de César. Le choix de ce supplice, réputé ignominieux chez les Romains, nous fait assez connaître de quelle haine terrible il était animé contre le héros gaulois. Ainsi périt Vercingétorix..." Source
  4. Bonjour, Quel que soit le calendrier, le passage d'une année à l'autre a toujours été un moment important, qui jadis était accompagné de rites propitiatoires et conjuratoires. Le nouvel an est qui plus est le jour férié le plus ancien. Les premières célébrations de passage dans la nouvelle année connues remontent à 2000 ans avant notre ère dans la ville de Babylone : là, c'est au printemps, un jour correspondant à la fin du mois de mars, qu'avait lieu le nouvel an. Les célébrations commençaient lorsqu'un grand prêtre, levé avant l'aube, se purifiait dans les eaux de l'Euphrate avant de sacrifier au dieu de l'agriculture Marduk, pour qu'il garantisse de bonnes récoltes. Ensuite, on frottait les murs du temple avec l'arrière-train d'un bélier décapité afin d'absorber toutes les impuretés qui pourrait affecter le saint lieu et, par extension, les récoltes à venir. Cette cérémonie était appelé kupurru, un terme que l'on retrouve à peu près à la même époque chez les Hébreux où il porte le nom de Yom Kippour (=Grand Pardon), et qui existe encore aujourd'hui. Les Babyloniens profitaient de ce jour pour consommer une énorme quantité de nourriture, de vins et d'alcool, tant par plaisir qu'en hommage à Marduk. Ils prenaient également leurs bonnes résolutions pour l'année. Un jeu de mimes masqués était présenté le sixième jour en hommage à la déesse de la Fertilité. Ce spectacle était suivi d'un somptueux défilé, rehaussé de musique, de costumes et de danses, qui partait du temple pour s'achever à la périphérie de la ville dans un édifice spécial : la Maison du Nouvel An, dont les archéologues ont retrouvé les vestiges. Ci-dessous, le dieu Mardouk en grand architecte de l'Univers, assis sur son trône : Dans l'Antiquité, il était de tradition de faire du bruit, notamment avec des cors et des tambours, pendant la nuit du nouvel an pour chasser les mauvais esprits. Un exorcisme sensé placer l'année sous les meilleurs auspices, donc. En Chine, à partir du III° siècle avant notre ère, on expulsait les esprits pestilentiels afin de "reconduire le vieux et d'aller au-devant du neuf". Les forces mauvaises étaient boutées hors la communauté par de jeunes garçons porteurs de torches et se livrant à la danse des douze animaux du zodiaque. Ils étaient ensuite relayés par une troupe de cavaliers s'emparant des torches pour aller les jeter à la rivière en même temps que toutes les pestilences qui s'y étaient agglomérées. On coupait même les ponts pour s'assurer qu'elles ne reviennent pas en remontant le courant. Au Tibet, les prêtres jetaient dans des bûchers allumés des papiers sur lesquels chacun avait noté les événements malheureux de l'année écoulée : la fumée se chargeait d'emporter au loin la malchance. En Perse, le prince recevait des offrandes symbolisant la nouvelle année. Les Perses, aujourd'hui les Iraniens, fêtent No Rouz (= nouveau jour) depuis 3000 ans à l'équinoxe de printemps. Dans la Grèce antique, on représentait le nouveau cycle annuel par un petit enfant. C'est de là que prendrait source la coutume apparue en Allemagne au XVI° siècle, consistant à envoyer des cartes de vœux avec cette particularité de figurer des nouveau-nés emmaillotés dans des langes et portant sur la poitrine une bannière sur laquelle était inscrit "Meilleurs vœux pour la nouvelle année". Les immigrants allemands importèrent cette tradition outre-Atlantique. Mais revenons-en à l'Antiquité : Les Romains, qui au départ fêtaient le nouvel an le 1er mars, puis le 25 mars, avant de le fixer le 1er janvier en 153 avant notre ère, adressaient à la déesse Anna Perenna (signifiant probablement l'Anneau des années) tandis que le consul honorait Jupiter au Capitole. Ils dédiaient ce jour à Janus, dieu des clés, des portes, des fins et des commencements. Janvier trouve son étymologie dans le nom de cette divinité au double visage : l'un regardant vers le passé, l'autre vers l'avenir. Ci-dessus : le dieu Janus Nous devons aux Romains le mot "étrenne", du latin strena, désignant le don de bon augure. Les étrennes sont associées aux rites de la première fois (=étrenner), communs à bon nombre de peuples. Strena était une divinité féminine, elle avait son bois consacré où les Romains venaient chercher matière à confectionner des cadeaux porteurs de sa bénédiction à offrir aux personnes de mérite à l'occasion du nouvel an. Les pièces et médailles étaient aussi des gages d'amitié appréciés. Lorsque le christianisme se fut imposé, l'Eglise interdit aux chrétiens de fêter le Nouvel an, tenu pour païen et impie. Elle tenta de combattre également la tradition voulant que ce jour-là, chacun disposât devant sa porte des tables chargées de viande pour les passants ainsi que des présents superstitieux pour les esprits. C'était sans doute un résidu de ce culte que les Romains rendaient le jour de l'an aux divinités qui présidaient aux petits cadeaux d'amis. Sous le règne de Charlemagne, l'Eglise condamna évidemment ces présents, les qualifiant d'étrennes du diable. Autrefois, les enfants passaient quêter leurs étrennes. En France, ils étaient alors munis d'une baguette, l'aguillaneu, ou guillanette, guillaneu, etc., symbole de fécondité. Or les efforts du clergé pour mettre un terme à cette fête païenne finirent par porter leurs fruits puisqu'il fut une époque où l'on ne la célébrait plus. Ou alors, quand on le faisait, c'était à des dates différentes, non seulement d'un pays d'Europe à l'autre, mais d'une province à l'autre au sein même de ces pays, France incluse. Au Moyen-Âge, on pouvait néanmoins transmettre aux personnes qui nous étaient chères des cartes de vœux peintes à la main et accompagnant un petit cadeau. La tradition s'est perdue au XVI° siècle en France, pour revenir au XVIII° siècle. En 1564, un édit de Charles IX fixa le début de l'année au 1er janvier alors qu'il avait lieu le 1er avril. C'est cet évènement qui est à l'origine du jour des farces et des poissons d'avril. Ci-dessus : carte de vœux du peintre John Callcott En 1843, l'Anglais John Callcott dessina la première carte de vœux moderne. Dès 1860, ces cartes se généralisèrent, encouragées par le timbre-poste (inventé en 1840). L'apparition de la photographie influença du tout au tout les cartes de vœux, et la guerre de 14/18 nous en a légué de très belles que les soldats pouvaient envoyer à leur famille, leur fiancée, et vice-versa. Maintenant, on peut même s'envoyer des cartes virtuelles ! De nos jours, l'année nouvelle est saluée à grand renfort de vacarme (klaxons, pétards, feux d'artifice...), de bonne chère, d'alcool et de divertissement, ce qui n'est pas sans rappeler tous ces rites ancestraux. Sans oublier toutes ces bonnes résolutions que nous ne prendrons pas... Bien des croyances sont restées attachées à ce jour, qui diffèrent d'un pays à l'autre. On dit par exemple que ce que quelqu'un fait le 1er janvier, en bien ou en mal, le marquera pour le restant de l'année. Si l'on est actif ou de bonne humeur, on le restera donc toute l'année, mais si par malheur on pleure ce jour-là... vous avez compris la suite ! On dit encore que balayer le jour de l'an équivaut à balayer la chance. Le premier visiteur, la première personne à vous souhaiter la bonne année ont leur importance aussi : un jeune homme beau et bien portant amènera chez vous amour, chance, bonheur et bonne santé, alors qu'une personne âgée ou un pauvre sont de mauvais signes, un agent de police augure un procès dans l'année, etc. (Source principale : le Livre des Superstitions, Eloïse Mozzani, éd. Robert Laffont)
  5. Bonjour, Du grec Epiphainos, "apparition", dans le monde chrétien ce jour était initialement considéré comme l'anniversaire du Christ (pas encore fixé au 25 décembre, ce qui a été fait en 350 en Occident) et c'était une fête importante. Au XV° siècle, c'était ce jour-là qu'on honorait le baptême de Jésus et son premier miracle, qui est celui de l'eau changée en vin aux noces de Cana. On célébrait également l'adoration des Mages, et c'est d'ailleurs tout ce qui est resté de cette fête, qui a beaucoup perdu en importance au fil du temps : pour tout le monde, aujourd'hui, c'est le jour des Rois Mages, de la galette, de la fève et des couronnes en papier, sans plus. La date de l'Epiphanie correspond à la fête bouclant les douze jours sacrés qui suivaient le solstice d'hiver dans le monde antique : c'était un jour consacré à Dionysos chez les Grecs, à Osiris et Isis chez les Egyptiens (qui révéraient la déesse Isis après avoir pleuré la mort d'Osiris). Chacun des douze jours précédemment cités correspondait en outre à une divinité souveraine chez les Grecs. Chez les Romains, on fêtait lors de cette période les Saturnales, dédiées au dieu agraire Saturne et qui duraient sept jours. Cela donnait lieu à des réjouissances, des banquets, et la licence était de mise : les gens étaient dispensés de travailler, n'avaient plus de retenue, se livrant aux plaisirs partout dans les rues. On ne respectait d'ailleurs même plus la hiérarchie : maîtres et esclaves pouvaient échanger leurs rôles, car l'autorité des uns sur les autres étaient totalement suspendue. On voyait alors des esclaves clamer haut et fort le fond de leur pensée, critiquer ouvertement leur maître, voire se faire servir par eux. Surtout, l'on procédait à des tirages au sort avec des vraies fèves, car il fallait élire un roi d'un jour. Celui qui trouvait la fève était dès lors couronné. Tous sans exception, fussent-ils maîtres ou esclaves, se devaient par conséquent de lui obéir. Le roi régnait en souverain le temps d'une journée, tous ses désirs étaient exaucés, et on lui devait bien cela puisqu'à la fin, il était sacrifié, mis à mort si vous préférez. L'Eglise a mis un terme à ces sacrifices païens, mais pas à la coutume des rois qui est parvenue jusqu'à nous. Jadis, ceux du clergé étaient les premiers à prendre part à ces amusements : dans chaque cathédrale, la veille de l'Epiphanie, les chanoines élisaient un roi parmi eux, l'installaient en grande pompe sur le maître-autel et chacun venait lui offrir des cadeaux. Après quoi ils allaient tous faire ripaille. Les ouailles ont à leur tour reproduit ce dont ils avaient été témoins dans les lieux de culte et se sont mis à élire des rois grâce à une fève glissée dans la pâte ou la garniture d'un gâteau. La tradition voulait que le plus jeune garçon de l'assistance monte sur la table, ou mieux : se cache dessous. Le doyen des convives coupait les parts du gâteau ou de la galette, puis l'enfant devait désigner celui à qui elle devait revenir, parfois en ces termes : Phoebes domine ? = Seigneur Phoebus ? (Phoebus étant le dieu du soleil dans la Grèce antique). La première était pour le bon Dieu (ou pour la Vierge, ou encore dite "part du pauvre"), et on la mettait de côté pour la donner au premier pauvre venu, ce qui ne traînait jamais car il y avait toujours dans le coin des mendiants attendant après. Refuser cette part à des miséreux aurait porté préjudice aux récoltes de toute façon ! Le duc Louis de Bourbon (fin du XIV°, début du XV° siècle), dans sa grande piété, faisait roi un enfant de huit ans, le plus pauvre que l'on trouvât dans toute la ville. Il le vêtait d'habits royaux et lui laissait ses propres officiers pour le servir. Le lendemain, le petit mangeait encore à la table ducale. Le duc lui donnait quarante livres auxquels tous les chevaliers de sa cour ajoutaient chacun un franc, et les écuyers un demi-franc. La somme montait à près de cent francs que l’on donnait au père et à la mère pour que leur enfant fût élevé à l’école. Dès le XIII° siècle, la fève a gagné une réputation d'heureux présage, notamment celui d'attirer les faveurs du roi ou autres dignitaires de la cour, et bien entendu on était contents de la trouver : les temps avaient donc bien changé depuis les Romains ! Il n'était alors pas rare que ces fèves aient la forme d'un fer à cheval ou d'un trèfle à quatre feuilles. Ceux qui la trouvaient dans leur part la conservaient pieusement dans leur poche pour qu'elle les protège toute l'année durant. Le roi pouvait choisir sa reine, bien qu'en Russie et en Italie, on pensait à placer dans le gâteau une fève noire pour le roi, et une blanche pour la reine. Les fèves en porcelaine ont fait leur apparition au XVIII° siècle, représentant la plupart du temps des petits Jésus. Ci-dessus, collection de fèves (passion des fabophiles) : en biscuit, en porcelaine, en plastique... il en existe même en or ! **************************************************************************************************************** La Révolution française a bien manqué avoir raison de la bonne galette des rois (rien que le nom, pensez !) : un certain Pierre Louis Manuel, du haut de la tribune de la convention, tenta en effet de l'interdire, alors qu'elle avait pris le nom de "galette de l'égalité", avec des fèves en forme de bonnets phrygiens. En vain : la galette a été la plus forte, et si son interdiction a été de courte durée, Pierre Louis Manuel, lui, a été guillotiné. Bien vite, la galette est revenue sur les tables par la suite. Actuellement, entre 97 et 85 % des Français consomment de la galette des rois pour l'Epiphanie. (Source : le Livre des Superstitions, Eloïse Mozzani, éditions Robert Laffont + Wikipédia).
  6. Bonjour Sans risque, on peut penser que nos ancêtres de la Préhistoire n'avaient pas encore l'usage des sous-vêtements. Peu confortable, la peau de bête !Attendons donc la naissance du tissu au Néolithique et la généralisation des pagnes, puis laissons passer les siècles pour voir apparaître les premières formes de soutien-gorge, chez les Grecques du Ier millénaire av. J.-C. Simple bande, l'apodesme, qui deviendra fascia chez les Romains, était noué sous ou sur les seins pour permettre aux jeunes filles d'effectuer notamment des activités sportives. Les plus malchanceuses avaient recours à un mamillare de cuir pour réduire quelque peu une poitrine trop formée au goût de l'époque. Pour les femmes des peuples barbares, la liberté est de mise, et le restera jusqu'à la fin du Moyen Âge. Côté soutien, notons l'arrivée de ce qui ressemble à un premier corset pour mettre en valeur la poitrine des déesses crétoises. Efficace ! Le Moyen-Âge et après : Le Moyen Âge ne craignait pas la nudité ni le mélange des sexes : jusqu'à la Renaissance et même au-delà, aucun baigneur n'aurait eu l'idée de se rafraîchir dans une rivière ou aux bains publics en gardant un vêtement sur soi ou en s'isolant de l'autre sexe ! Pourtant, c'est à cette époque que commence à s'imposer l'usage de la chemise portée sous les vêtements, voire dans le bain. Généralement en lin et confectionnée à la maison, «la chaisne» avait pour rôle de servir de «zone tampon» entre les habits de tous les jours et la peau qu'elle protégeait du désagrément des frottements avec des tissus souvent rugueux. chaisne en lin Solide, elle présentait aussi l'avantage d'être aisée à nettoyer : à elle de recevoir toute la crasse ! L'eau était en effet encore vue d'un œil soupçonneux et on préférait changer de chemise plutôt que risquer sa santé à se laver... Finalement, la chemise parvint à dépasser ce rôle ingrat en acquérant au fil des siècles broderies et manchettes, et en se faisant de plus en plus visible, voire même en s'incrustant la nuit et se couvrant de dentelles à partir du XVIe s. À la fin du Moyen Âge, vers le XIVe s., la mode commence à différencier les deux sexes, de plus en plus désireux de mettre leurs atouts en valeur. Côté femme, c'est la réapparition du principe du corset sous la forme d'une «cotte». Cette tunique à lacets serre la taille sans pour autant mettre les seins en valeur : parce qu'ils doivent être petits, ils sont souvent enserrés dans des bandelettes. Pour finaliser l'ensemble, rien de tel que le vertugadin ou garde-infant inventé par les Espagnols. Jeanne de Portugal aurait été la première à porter cette robe renforcée par une armature à cerceaux en bois. C'était afin de dissimuler une grossesse. Pour les messieurs, le raccourcissement audacieux du pourpoint qui ne couvre plus le haut des chausses (sorte de bas) oblige à trouver une solution d'urgence : ce sera la «braguette» (le mot aurait été inventé par Rabelais). C'est à l'origine pièce de tissu triangulaire ajoutée aux chausses. Mais, rapidement, elle prend une forme proéminente plus suggestive grâce à un peu de rembourrage, notamment sous l'influence de la soldatesque, parée d'armures qui mettent en valeur toute la silhouette ! Championne de la Contre-Réforme catholique, c'est l'Espagne de Charles Quint qui impose aux femmes une tenue à la rigidité sévère grâce à un curieux outil, le busc, sorte de lame épaisse amovible glissée dans le revêtement avant du corset. Fini les formes souples de la Renaissance ! Il faut désormais montrer par sa prestance les qualités de son âme. Et la tendance n'est pas près de disparaître grâce à la diffusion des baleines, plus malléables, dont l'usage se répand jusqu'aux classes inférieures de la société. Leur nom vient de ce qu'elles sont confectionnées à partir des fanons de cétacés. Sous Louis XIV, le corset se fait outil de séduction avec la gourgandine qui se lace sur le devant, véritable invitation à la découverte avec ses petits nœuds baptisés «boute-en-train» ou «tatez-y»... En 1675, l'autorisation enfin accordée aux couturières de réaliser les corsets, jusqu'alors chasse-gardée des tailleurs, donne un peu d'air aux coquettes qui peuvent s'en remettre à des mains féminines plus compréhensives. Mais les épidémies de malaises ne cessent pas pour autant : comment supporter, en pleine digestion, un plexus comprimé ? Vite, apportez les sels ! Effets du corset sur le corps (source article : Hérodote.net)
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