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Napoléon au milieu de ses soldats.


Exo7

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Membre, 103ans Posté(e)
Exo7 Membre 892 messages
Mentor‚ 103ans‚
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Napoléon au milieu de ses soldats.

 

 

Rencontrant, peu avant la bataille d'Iéna, le 7ème régiment léger :

"Voilà, s'écria-t-il, les meilleurs marcheurs de l'armée. On n'en voit jamais un seul en arrière, surtout quand il faut joindre l'ennemi. Mais, pour vous rendre justice entière, je dois vous dire que vous êtes les plus criards et les plus maraudeurs de l'armée." "C'est vrai, c'est vrai", répondirent les soldats. "Il y a parmi eux beaucoup de jeunes gens", lui disait un colonel. "Qu'importe ! ne sont-ils pas tous des Français ?" répliqua Napoléon.

 

Un jour l'Empereur fait arrêter des voitures du train des équipages. 

"Désignant un caisson..., il demande au général Bertrand ce qu'il contient. Le général énumère les objets : alors Napoléon fait vider devant lui la caisson, compte les pièces et, pour s'assurer qu'on laissait rien dans la voiture, il monte sur le moyeu de la grande roue en s'accrochant aux rayons."

 

En décembre 1809, une division devait passer à gué une large rivière.

"L'eau était extrêmement froide et nos vieilles moustaches commençaient à grogner (de là le terme de grognards, donné aux vieux soldats, depuis la campagne de Pologne 1806-1807) lorsque les soldats virent l'Empereur entrer à pied dans la rivière, et leur montrer le chemin. Ce ne fut qu'un cri de "Vive l'Empereur !" L'enthousiasme fut général et, en une demi heure, toute la division fut de l'autre côté."

 

Napoléon rencontre un régiment :

"Vous portez un fameux numéro, il faut l'apprendre aux Espagnols." Et tous de crier : "Vive l'Empereur !"... Il prit la moitié d'un biscuit sur le sac d'un voltigeur et le mangea de bon appétit : un instant après, un mameluk apporta à ce voltigeur un fort beau gâteau et deux bouteilles de bon vin de Bordeaux, que l'escouade vida à la santé du grand Napoléon."

 

Voici ce que raconte un colonel :

"Faites venir vos chefs de bataillon", me dit l'Empereur. Lorsqu'ils furent là, Sa Majesté me demanda quel  était l'officier le plus brave du régiment. Cette question, à laquelle je n'étais pas préparé, m'interdit un peu. "Eh bien ! m'avez-vous entendu ? - Oui, Sire, mais j'en connais plusieurs qui... - Pas de phrases, répondez." Je lui nommai le lieutenant de voltigeurs Guyot. L'Empereur regarda les chefs de bataillon et leur dit : "Est-ce votre avis, Messieurs ? - Oui, Sire - Faites venir cet officier." 

Il arrive fort ému, ne sachant pour quel motif on le faisait appeler. "Vous êtes désigné par vos chefs comme l'officier le plus brave du régiment ; je vous nomme baron et vous donne 4 000 livres de rente en dotation." On eût lu à cet officier son arrêt de mort qu'il eût été moins pâle et moins ému."

 

Mais Napoléon savait aussi faire les plus sanglants reproches. A la bataille d'Austerlitz le 4ème régiment d'infanterie s'était laissé prendre son aigle par les Russes. Quelques jours plus tard, l'Empereur réunit les officiers du régiment.

"Où est-ce qu'est votre aigle ? (moment de silence.) Vous êtes le seul régiment de l'armée française à qui je peux faire cette question ! J'aimerais mieux avoir perdu mon bras gauche que d'avoir perdu un aigle ! Elle va être portée en triomphe à Saint-Pétersbourg et dans cent ans les Russes la montreront encore avec orgueil ; les 40 drapeaux que nous avons à eux ne valent pas votre aigle ! 

Avez-vous donc oublié de vous défendre contre la cavalerie ? Qui commandait le régiment ? Quelles mesures a-t-il prises quand il s'est vu charger par la cavalerie ? Où étaient vos officiers, vos grenadiers ? Ne deviez-vous pas tous mourir avant de perdre votre aigle ? Je viens de voir bien des régiments qui n'ont presque plus d'officiers ni de soldats dans les rangs, mais ils ont conservé leur drapeau, leur honneur.

Et vous, je vois vos compagnies fortes et nombreuses et je ne puis trouver mon aigle dans vos rangs ! Que ferez-vous pour réparer cette honte, pour faire taire vos vieux camarades de l'armée qui diront en vous voyant : "Voilà le régiment qui a perdu son aigle"? (moment de silence). Il faut qu'à la première occasion votre régiment m'apporte quatre drapeaux ennemis, et alors je verrai si je dois lui rendre un aigle." 

"Ce discours, dit un témoin qui ne faisait pas partie du régiment ainsi flétri, fût prononcé d'abondance, d'un ton de voix très élevé et avec la plus grande véhémence ; il fit sur ceux qui l'entendirent un effet que je ne puis décrire ; je sais bien pour mon compte que j'en avais la chair de poule ; je me sentais couvert d'une sueur froide et, par moments, les larmes me roulaient dans les yeux. S'il avait fallu un instant après mener au feu ce même régiment, il aurait certainement fait des merveilles."

 

(Textes cités dans Guénin et Nouaillac, Lectures historiques, t. II, Passim).

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Membre, Créateur de la marionnette, 80ans Posté(e)
Gepetto Membre 11 242 messages
Maitre des forums‚ 80ans‚ Créateur de la marionnette,
Posté(e)

Brave guerrier qui les regarde se faire massacrer de loin , on adore ces genres de personnages , qui prennent pas de risques mais en refilent aux autres :dev:

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Membre, Posté(e)
le merle Membre 21 605 messages
Maitre des forums‚
Posté(e)

Bonsoir

J'ai lu , il y à longtemps , les mémoires d'un grenadier de la garde impérial de Napoléon .Napoléon en hivers et en campagne militaire , dormait le soir sur une peau d'ours au milieux de sa garde qui l'appelait ; le petit tondu .

un jour ce grenadier eu l'honneur de prendre dans ses bras le petit future roi de Rome 

( fils de Napoléon ) ce vieux grenadier avait les larmes aux yeux pour ce grand honneur que lui faisait l'Empereur .

Bonne soirée

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