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Il y a 80 ans... la tragédie de juin 1940 (5).


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Gouderien Membre 18967 messages
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Nous avons déjà évoqué la personnalité du maréchal Pétain, nous n’y reviendrons donc que brièvement. Le nouveau président du Conseil est né le 24 avril 1856 ; c’est dire qu’il est âgé de 84 ans. A cette époque, déjà lointaine et pourtant si proche, c’est un âge que peu de gens atteignent. Quant à accéder à une aussi haute fonction à 84 ans, on chercherait en vain un exemple analogue dans l’Histoire. Georges Clémenceau, arrivant au pouvoir en novembre 1917 à l’âge de 76 ans, était déjà un cas exceptionnel.

Dans ses "Mémoires de guerre", le général de Gaulle trace de son ancien supérieur un portrait pénétrant, qui montre en même temps quel brillant écrivain était le futur chef de la France libre :

"Toute la carrière de cet homme d'exception avait été un long effort de refoulement. Trop fier pour l'intrigue, trop fort pour la médiocrité, trop ambitieux pour être arriviste, il nourrissait en sa solitude une passion de dominer, longuement durcie par la conscience de sa propre valeur, les traverses rencontrées, le mépris qu'il avait des autres. La gloire militaire lui avait, jadis, prodigué ses caresses amères. Mais elle ne l'avait pas comblé, faute de l'avoir aimé seul. Et voici que, tout à coup, dans l'extrême hiver de sa vie, les événements offraient à ses dons et à son orgueil l'occasion, tant attendue ! de s'épanouir sans limites ; à une condition, toutefois, c'est qu'il acceptât le désastre comme pavois de son élévation et le décorât de sa gloire.

Il faut dire que, de toute manière, le Maréchal tenait la partie pour perdue. Ce vieux soldat, qui avait revêtu le harnois au lendemain de 1870, était porté à ne considérer la lutte que comme une nouvelle guerre franco-allemande. Vaincus dans la première, nous avions gagné la deuxième, celle de 1914-1918, avec des alliés sans doute, mais qui jouaient un rôle secondaire. Nous perdions maintenant la troisième. C'était cruel, mais régulier. Après Sedan et la chute de Paris, il n'était que d'en finir, traiter et, le cas échéant, écraser la Commune, comme, dans les mêmes circonstances, Thiers l'avait fait jadis. Au jugement du vieux maréchal, le caractère mondial du conflit, les possibilités des territoires d'outre-mer, les conséquences idéologiques de la victoire d'Hitler, n'entraient guère en ligne de compte. Ce n'étaient point là des choses qu'il eût l'habitude de considérer.

Malgré tout, je suis convaincu qu'en d'autres temps, le maréchal Pétain n'aurait pas consenti à revêtir la pourpre dans l'abandon national. Je suis sûr, en tous cas, qu'aussi longtemps qu'il fut lui-même, il eut repris la route de la guerre dès qu'il put voir qu'il s'était trompé, que la victoire demeurait possible, que la France y aurait sa part. Mais, hélas ! les années, par-dessous l'enveloppe, avaient rongé son caractère. L'âge le livrait aux manœuvres de gens habiles à se couvrir de sa majestueuse lassitude. La vieillesse est un naufrage. Pour que rien ne nous fût épargné, la vieillesse du maréchal Pétain allait s'identifier avec le naufrage de la France."

 

Aussitôt acceptés par le président Lebrun, les nouveaux ministres se réunissent, et décident de demander leurs conditions d'armistice à l'Allemagne et à l'Italie, par l'intermédiaire de l'Espagne et du Vatican.

A 21h30, l'avion qui ramène de Gaulle d'Angleterre atterrit à Bordeaux. Apprenant que Paul Reynaud a donné sa démission et que le maréchal Pétain va demander l'armistice, le Général, refusant de désespérer du destin de la France, décide aussitôt de regagner Londres.

En Allemagne, Hitler déclare au général Vigon, attaché militaire espagnol, que son but de guerre est de faire perdre une fois pour toutes à la France et à l'Angleterre leur position dominante dans le monde. Pour cela, il veut d'abord amener la France à se séparer de l'Angleterre pour s'arranger avec le Reich. Au cours du même entretien, Vigon annonce à Hitler les revendications de l'Espagne à l'égard des Alliés : Gibraltar et le Maroc français.

 

Dans la nuit du 16 au 17 juin, le nouveau ministre des Affaires étrangères, Paul Baudouin, fait des démarches officielles auprès de l'ambassadeur d'Espagne, M. de Lequerica, et du Nonce apostolique, Mgr Valeri, afin que leurs gouvernements servent d'intermédiaire avec l'Allemagne et l'Italie, en vue de la conclusion d'un armistice.

A 9 heures, de Gaulle, accompagné du général Spears et du lieutenant Geoffroy Chodron de Courcel, son aide de camp, regagne l'Angleterre en avion, après avoir vu Paul Reynaud, qui lui a remis 100.000 francs prélevés sur les fonds secrets. "Le départ eut lieu sans romantisme et sans difficulté", note le Général dans ses "Mémoires de Guerre". Sa femme Yvonne et leurs enfants le rejoindront à Londres. Prévoyant largement à l’avance l’évolution des événements, le Général leur avait demandé de se préparer à gagner l’Angleterre.

Elisabeth de Miribel (1915-2005) se trouve déjà dans la capitale britannique. Elle est l’arrière-petite-fille du maréchal et président de la République Patrice de Mac Mahon. Elle est sollicitée par Geoffroy Chodron de Courcel, un ami de jeunesse, qui est arrivé le matin même à Londres avec de Gaulle, pour effectuer des travaux de secrétariat : sa première tâche sera de taper à la machine le texte de l'appel du 18 juin 1940.

 

La ruée allemande se poursuit : Guderian atteint Pontarlier, près de la frontière suisse. La ligne Maginot et les 400.000 hommes du IIe groupe d'armées sont encerclés... Ce même jour, Metz et Le Creusot sont occupés par la Wehrmacht.

En gare de Rennes, l'explosion d'un train de munitions bombardé par la Luftwaffe fait de très nombreuses victimes (plusieurs milliers de morts - habitants de la ville, réfugiés et soldats -, d'après certaines sources).

Les troupes britanniques évacuent la France. Au cours de cette évacuation, le paquebot "Lancastria", transformé en transport de troupes, est coulé par la Luftwaffe près de l'estuaire de la Loire, au large de Saint-Nazaire. Il y a 2.477 rescapés, mais au moins 4.000 soldats anglais périssent. Churchill interdira la diffusion de cette nouvelle, déclarant : "Assez de désastres pour aujourd'hui !" En fait, les Anglais ne seront informés de cette catastrophe qu'après la fin de la guerre. Le nombre exact de victimes est d’ailleurs toujours tenu secret, et ne sera révélé que 100 ans après les faits, soit en juin 2040. De là à penser que le vrai bilan de ce drame pourrait s’élever à 6.000 ou 7.000 morts, voire plus, il n’y a qu’un pas.

 

A 12h30, le maréchal Pétain prononce à la radio son discours fameux, dans lequel il déclare :

"Français, à l'appel de M. le Président de la République, j'assume à partir d'aujourd'hui la direction du Gouvernement de la France.

Sûr de l'affection de notre admirable armée qui lutte avec un héroïsme digne de ses longues traditions militaires contre un ennemi supérieur en nombre et en armes, sûr que par sa magnifique résistance elle a rempli nos devoirs vis-à-vis de nos alliés, sûr de l'appui des anciens combattants que j'ai eu la fierté de commander, sûr de la confiance du peuple tout entier, je fais à la France le don de ma personne pour atténuer son malheur.

En ces heures douloureuses je pense aux malheureux réfugiés qui, dans un dénuement extrême, sillonnent nos routes ; je leur exprime ma compassion et ma sollicitude. C'est le cœur serré que je vous dis aujourd'hui qu'il faut cesser le combat.

Je me suis adressé cette nuit à l'adversaire pour lui demander s'il est prêt à rechercher avec moi, entre soldats, après la lutte et dans l'honneur, le moyen de mettre un terme aux hostilités.

Que tous les Français se groupent autour du gouvernement que je préside pendant ces dures épreuves, et fassent taire leur angoisse pour n'obéir qu'à leur foi dans le destin de la patrie."

Ce message provoque dans la population civile un immense soulagement : la situation des millions de personnes qui ont fui sur les routes, sous les bombardements des aviations allemande et italienne, est en effet terrible.

Par contre, les paroles de Pétain sèment la confusion dans l'armée : de nombreux soldats les prennent au pied de la lettre, et déposent les armes, ce qui va encore accélérer la fin de la résistance française. Dans la soirée, Paul Baudouin tente de rectifier le message, en disant que le gouvernement n'a pas encore abandonné la lutte, et qu'il faut comprendre : "Il faut tenter de cesser le combat". Mais le mal est fait...

 

Pourtant les premiers actes de résistance se produisent déjà en France : à Brive, Edmond Michelet distribue des tracts protestant contre la demande d'armistice ; à Chartres, Jean Moulin, "le plus jeune préfet de France", tente de se suicider plutôt que de signer un texte déshonorant pour des soldats de race noire.

A l'aube, le préfet d'Eure-et-Loir avait accueilli très calmement les premières troupes allemandes. Puis, brusquement, la situation s'est tendue. Trois officiers allemands le convoquent et le somment de signer un protocole reconnaissant que des tirailleurs sénégalais ont commis des atrocités dans un village des environs, tuant et violant des femmes et des enfants. Sur un premier refus de Jean Moulin, on en vient aux insultes, puis aux coups. Mais le préfet ne cède pas. Mis en présence des cadavres des malheureux, à l'évidence victimes d'un bombardement, il refuse de plus belle de se "déshonorer" en approuvant ce qu'il qualifie d'"outrage à l'armée française". Devant son obstination, les Allemands lui infligent un nouveau passage à tabac, avant de le jeter pour la nuit dans la loge du concierge de l'hôpital de Chartres, en compagnie d'un tirailleur sénégalais fait prisonnier. Épuisé, Jean Moulin, craignant de céder sous de nouvelles tortures, décide de se suicider. Le sol de sa cellule est jonché de débris de verre. Sans hésiter, il en prend un et s'entaille la gorge. Quelques heures plus tard, ses bourreaux le découvriront, baignant dans son sang, mais vivant. Soigné, il sera sauvé.

Jean Moulin reprendra ses fonctions quatre jours plus tard.

 

Entre ce jour et le 23 juin, Aristides de Sousa Mendes, consul général du Portugal à Bordeaux, va signer près de 30.000 visas pour des réfugiés, la plupart à destination du Portugal.

En contradiction formelle avec les instructions de son gouvernement, le diplomate portugais s'activa pendant six jours à cette besogne humanitaire ; les locaux du consulat étant trop exigus pour accueillir la foule considérable et affolée qui s'y pressait, il installa son bureau dans la rue, travaillant jour et nuit, avec l'aide de sa femme et de ses enfants les plus âgés. Sousa Mendes sauva ainsi la vie de dizaines de milliers de personnes, pour la plupart israélites. Pour l'historien de l'Holocauste Yehuda Bauer, l'action du consul portugais représente "la plus grande opération de sauvetage [de Juifs] effectuée par une seule personne".

Le nombre des entrées en Espagne fut tel que les autorités de Madrid s'en inquiétèrent, et avertirent le gouvernement portugais. Rappelé en octobre 1940 à la suite d'un procès mené tambour battant, Sousa Mendes fut suspendu et mis à la retraite anticipée. Aucune pension ne lui fut versée. Il mourut en avril 1954, dans la plus extrême misère.

Comme d'autre "Justes", dont l'unique tort avait été de ne pas céder à la lâcheté et à la bêtise ambiantes, Sousa Mendes ne fut réhabilité que longtemps après sa mort, en 1988.

 

En Allemagne, l'OKW et les Affaires étrangères ont élaboré trois projets d'armistice qui, tous, prévoient l'occupation totale du territoire français, la restitution de l'Alsace-Lorraine au Reich, et l'interdiction pour la France de posséder une armée. Mais Hitler, craignant que la flotte et les colonies françaises ne se joignent à l'Angleterre, décide de proposer à la France des conditions d'armistice moins dures.

 

Dans l'après-midi, Churchill reçoit de Gaulle, et décide qu'il pourra disposer d'un temps d'antenne à la BBC, le lendemain, afin de répondre au maréchal Pétain, et de lancer un appel pour la poursuite de la guerre aux côtés des Anglais.

Vers 21 heures, le Premier ministre britannique prononce lui-même un discours à la radio :

"Ce soir, les nouvelles de France sont très mauvaises, déclare-t-il, et mon cœur saigne pour le courageux peuple français qui est tombé dans cet horrible malheur. Rien ne changera les sentiments que nous avons pour lui, ni notre certitude que le génie de la France se relèvera..." Et il ajoute : "Les événements de France n'influeront en aucune façon sur nos actions ni sur notre but..."

Mais ce même jour, à Gibraltar, la "Force H" britannique est mise en alerte : elle doit se préparer à intervenir contre la flotte française. En effet, Churchill a décidé que, plutôt que de courir le risque de voir les navires français tomber aux mains des Allemands, il valait mieux les détruire...

A Moscou, le commissaire du Peuple aux Affaires étrangères Viatcheslav Molotov prodigue à l'ambassadeur d'Allemagne "ses plus vives félicitations pour les succès éclatants du Reich à l'Ouest", mais l'informe d'une action soviétique dans les Pays baltes : la Russie occupe les trois Républiques baltes (la Lituanie, la Lettonie et l'Estonie), qui lui étaient déjà liées par des pactes d'assistance mutuelle.

 

Le 18 juin, les Allemands occupent Colmar, Caen, Le Mans, Nevers et Rennes (où sont capturés le général Altmayer et l'état-major de la Xe armée, ce qui liquide toute tentative de "réduit breton"). Belle résistance de Toul. Toutes les cités de plus de 20.000 habitants sont déclarées "villes ouvertes".

On évalue à près de 10 millions le nombre des personnes qui ont fui leur domicile devant l'avance allemande. C'est véritablement la moitié de la France se repliant sur l'autre, dans un incroyable désordre, souvent aggravé par les mitraillages de l'aviation allemande ; c'est un pays traumatisé, en état de choc, qui croira voir dans l'armistice la fin de son cauchemar.

Pour les habitants des régions frontalières, le gouvernement avait prévu un plan d'évacuation, que la période calme de la "drôle de guerre" permit d'appliquer sans problèmes. Tout changea lorsque, le 10 mai 1940, se déclencha l'offensive allemande. Des dizaines de milliers de Belges, puis de Français du Nord, fuyant la zone des combats, commencèrent à refluer vers le Sud. Quand les Allemands franchirent la Somme, le mouvement s'accentua. Et le 10 juin, quand le gouvernement quitta Paris, il se mua en panique incontrôlable.

En quatre jours, la région parisienne vit fuir 2 millions de ses habitants, dans une cohue de véhicules surchargés de bagages hétéroclites. Une ville comme Tourcoing tomba de 50.000 à 700 personnes ; Evreux, de 20.000 à 172. Dans le même temps, de modestes bourgs et villages du sud de la Loire se gonflaient d'une population flottante de milliers de réfugiés.

Le 17 juin, les derniers ponts sur le fleuve avaient sauté, coupant la route aux pitoyables cortèges de l'exode, tout en engloutissant quelques dizaines de malheureux.

Le jeune François Cavanna – d’origine italienne – avait lui aussi fui les Allemands, mais pas assez vite. L’ennemi le rattrape, ainsi qu’il le raconte dans son livre "Les Russkoffs" (Pierre Belfond) :

"A chaque bout du pont, deux tanks montent la garde. Ils portent sur le flanc une grosse croix noire et blanche, la même que celle qu'il y a sur les avions allemands qu'on voit aux actualités. La tourelle est ouverte comme une boîte de pâté, au balcon se pavanent des gars en espèce de blouson noir avec un drôle de calot noir tout de guingois sur le crâne, ça fait bizarre un calot militaire sans les deux cornes pointues.

C'est donc des Boches ? Eh, bien... Ils ont tous l'air très jeune, sportif, leurs uniformes leur vont bien, cols grands ouverts, tissus légers, petites demi-bottes évasées avec le futal qui plonge dedans. Font plutôt boy-scouts que bidasses.

A retardement, je sens l'émotion qui monte, qui monte... Les Allemands sont là ! Les Boches ! Dis donc ! L'énormité de la chose me pénètre peu à peu. J'ai froid dans les os... Et s'ils laissent les réfugiés continuer à descendre vers le Sud, c'est qu'ils s'en foutent pas mal, c'est qu'ils ont déjà eux-mêmes passé la Loire, c'est qu'ils sont partout, qu'il n'y a plus de front, plus d'armée française !

Mais alors, tout est foutu ! Ils ont gagné ! Toute la France est à eux ! Et s'il existe encore un front, très loin, sur la Dordogne, sur la Garonne, je sais pas où, comment franchir la ligne de feu ?

Je traîne, désemparé. Je marche sur des gravats, des éclats de verre, j'enjambe des fauteuils cassés. Par-ci par-là, des maisons finissent tranquillement de brûler, elles pétillent et craquent dans le grand silence. Toutes les boutiques sont éventrées. D'après ce que j'ai vu le long de la route, je me dis que les Boches n'ont pas dû trouver grand-chose à piller quand ils sont arrivés. Une âcre puanteur de cheminée mal ramonée me prend à la gorge. De temps en temps, une de leurs motos passe en zigzaguant entre les débris, ou bien une petite bagnole militaire marrante, décapotée, faite comme un petit tank vert-de-gris avec le nez qui plonge.

Je débouche sur une grande place. Un choc : sur la façade d'une belle maison, la mairie peut-être, deux grandes oriflammes rouges, d'un rouge intense, pendent depuis le toit, tout droit, à pic, et coulent sur le trottoir. En plein milieu, un rond blanc avec la croix gammée noire, énorme, dansant sur une patte, terrifiante grimace qui sue la méchanceté.

Et là, tu comprends que c'est justement pour ça qu'on l'a inventée : pour faire méchant, pour foutre la trouille.

Pris en pleine gueule, comme ça, à la surprise, ça marche à tous les coups. Ce rouge, ce blanc, ce noir, ce graffiti haineux soigneusement dessiné à la règle : pas de doute, les Barbares sont là. Le mal a gagné.

Et, bon. Tout bascule. Tout ce qu'on m'a appris, la gentille France, la vilaine Allemagne, il va falloir reprendre tout ça à rebours. La loi, désormais, c'est le mal. Le gendarme, c'est le mal. La guerre, c'est le bien... Les journaux me puaient déjà au nez, ils me pueront bien davantage."

Le paquebot "Lancastria".

 

lancastria.jpg

Les Allemands à Paris.

AAP.jpg

AAP2.jpg

AAP3.jpg

Le maréchal Pétain à la radio.

Pétradio.jpg

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