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Les préjugés nous collent à la peau, mais tout n’est pas écrit…

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Invités Posté(e)
Invité Jane Doe. Invités 0 message
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Les humains sont des créatures sociales très perfectionnées. Nos cerveaux nous ont permis de survivre et de prospérer au milieu d’environnements sociaux complexes. Ainsi, les comportements et les émotions qui nous permettent d’évoluer au sein de notre sphère sociale sont enracinés au sein d’un réseau de neurones à l’intérieur de nos cerveaux.

Les motivations sociales, comme le désir de faire partie d’un groupe ou de se mesurer à d’autres personnes, figurent parmi les pulsions les plus élémentaires. En fait, nos cerveaux peuvent évaluer en une fraction de seconde l’appartenance aux « endogroupes », (« nous »), et aux « exogroupes », (« eux »). Jadis nécessaire à notre survie, cette capacité est devenue, en grande partie, un handicap pour la société.

Comprendre le réseau neuronal contrôlant ces impulsions, ainsi que celles qui les modèrent, peut nous éclairer sur la façon dont on peut guérir cette plaie pour notre monde que représentent les injustices de notre société.

En psychologie sociale, le préjugé envers un individu se définit comme l’attitude qu’on prend à son égard à partir de son appartenance à un groupe. Les préjugés ont évolué parmi les humains parce qu’à une époque, ils nous permettaient d’éviter un péril réel. À la base, le préjugé est simplement l’association d’un signal sensoriel – par exemple la vue d’un serpent dans l’herbe ou le grognement d’un loup – à une réponse comportementale innée (ainsi le combat et la fuite).

Dans des situations dangereuses, le facteur fondamental, c’est la mesure du temps. Les êtres humains ont donc mis en place des mécanismes pour réagir instantanément à des signaux visuels que nos cerveaux, sans qu’on en soit conscient, jugent menaçants. Notre héritage cérébral induit une tendance à juger de façon erronée un événement dangereux alors qu’il est tout simplement bénin. Il est plus sûr d’émettre des hypothèses « fausses/positives » (éviter quelque chose de bien) que de faire des suppositions « fausses/négatives » (ne pas éviter quelque chose de mauvais).

Les neurosciences ont commencé à démêler ce qui, dans le cerveau humain et ses structures de neurones, sous-tend le préjugé. Celui-ci, nous le savons désormais, met en action un comportement qui suit un chemin neuronal complexe dans les régions du cortex et du sous-cortex.

Une structure appelée l’amygdale est l’endroit qui dévolue dans le cerveau à la crainte et l’émotion. Les travaux effectués en psychologie ont pointé de façon constante la peur dans le comportement fondé sur le préjugé. Pour cette raison, la majeure partie des recherches concernant le cerveau dans ce domaine se sont concentrées sur l’amygdale et les régions du cortex qui influent sur elle.

Pleins feux sur l’amygdale
Dans une étude réalisée par Jaclyn Ronquillo et ses collègues, 11 jeunes Blancs, ont subi une IRMf pendant qu’on leur montrait des photos de visages de diverses couleurs. Quand il s’agissait de visages de Noirs, il en est résulté une plus grande activité de l’amygdale que lorsqu’ils regardaient des Blancs. L’activation de l’amygdale a été la même pour les visages de Noirs plus ou moins colorés, mais les personnes de race blanche dotées d’un teint sombre ont déclenché une plus grande activation que celles avec un teint plus clair. Les auteurs en ont conclu que des traits africains entraînaient une peur inconsciente parmi les Blancs de cette cohorte.

Des recherches plus récentes ont accrédité la nature persistante du préjugé dans la psyché humaine. Chad Forbes et ses collègues ont découvert que même des sujets se prévalant de ne pas être soumis aux préjugés pouvaient en connaître dans certaines situations. Les sujets blancs étudiés expérimentaient une activation de l’amygdale au spectacle de visages de Noirs écoutant du rap violent et machiste ; mais aucune réaction s’ils écoutaient du death metal ou pas de musique du tout.

De façon tout à fait intéressante, les chercheurs ont trouvé qu’était également activée une zone du cortex frontal – une région du cerveau censée diminuer l’activation de l’amygdale.

Les auteurs de l’étude ont émis cette hypothèse : la musique renforcerait un stéréotype négatif à propos des Noirs, créant une situation où des Blancs se montrent incapables de modérer les émotions liées à leurs préjugés. En fait, les auteurs ont supposé que le cortex frontal – une zone du cerveau qu’on considère généralement comme la plus « élevée » parmi les fonctions cérébrales – a été mobilisée au contraire pour servir à justifier les préjugés ressentis par les participants qui écoutaient du rap.

Selon d’autres travaux, la réaction de l’amygdale à des visages appartenant à des « exogroupes » n’est pas liée stricto sensu à des caractéristiques comme la race. Cet organe réagit à n’importe quelle catégorie d’« exogroupes ». Sa réponse dépend de la façon dont une personne juge qu’une information est significative ou pas : votre adhésion à une équipe sportive, votre sexe, votre orientation sexuelle, votre choix d’établissement scolaire, etc.

source

Modifié par Jane Doe.
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Invités Posté(e)
Invité riad** Invités 0 message
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Il y a 4 heures, yourself91 a dit :

Les êtres humains ont donc mis en place des mécanismes pour réagir instantanément à des signaux visuels que nos cerveaux, sans qu’on en soit conscient, jugent menaçants.

Voilà le genre d'imprécision que j'aime pas dans ce genre d'article, les êtres humains? tous les vertébrés, d'ailleurs on appelle le centre de ces réactions, le cerveau reptilien.

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Membre 101ans Posté(e)
saxopap Membre 7 135 messages
SaXo‚ 101ans
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Le 02/06/2020 à 19:31, yourself91 a dit :

.....

Les motivations sociales, comme le désir de faire partie d’un groupe ou de se mesurer à d’autres personnes, figurent parmi les pulsions les plus élémentaires. En fait, nos cerveaux peuvent évaluer en une fraction de seconde l’appartenance aux « endogroupes », (« nous »), et aux « exogroupes », (« eux »). Jadis nécessaire à notre survie, cette capacité est devenue, en grande partie, un handicap pour la société.

??? le cerveau reptilien un handicap ? 

( conservation de l'espèce, alimentation, fonctions vitales, pulsions etc..)

Oui il peut etre pénible de supporter certaines pulsions devenues inutiles, mais pour le reste ( fonctions vitales...). Certe il est "automatisé" par nature mais de là à lui mettre sur le dos notre seule aptitude à définir notre appartenance à un groupe, il me semble que notre pensée consciente joue un rôle modérateur....enfin c'est toi le pro ;)

Citation

Comprendre le réseau neuronal contrôlant ces impulsions, ainsi que celles qui les modèrent, peut nous éclairer sur la façon dont on peut guérir cette plaie pour notre monde que représentent les injustices de notre société.

tres amicalement tu y vas fort en raccourcis. Oui il gère notre agressivité, certain c comportement rituels, gestes automatiques: mais nous conservons notre sens critique...

Mais je ne vois pas bien en quoi ces notions neuro anat ou neurosciences peuvent participer à améliorer nos comportement. Mais je dois me tromper ;)

Les "motifs récurrents" par exemple ( modèles répétitifs, pilotage automatique en quelque sorte, toujours mettre ses vêtements dans le meme ordre, dormir du meme coté du lit etc..)

Une simple prise de conscience suffit à briser ce lien.

Citation

En psychologie sociale, le préjugé envers un individu se définit comme l’attitude qu’on prend à son égard à partir de son appartenance à un groupe. Les préjugés ont évolué parmi les humains parce qu’à une époque, ils nous permettaient d’éviter un péril réel. À la base, le préjugé est simplement l’association d’un signal sensoriel – par exemple la vue d’un serpent dans l’herbe ou le grognement d’un loup – à une réponse comportementale innée (ainsi le combat et la fuite).

oui à nouveau cerveau Reptilien. 

Citation

Dans des situations dangereuses, le facteur fondamental, c’est la mesure du temps. Les êtres humains ont donc mis en place des mécanismes pour réagir instantanément à des signaux visuels que nos cerveaux, sans qu’on en soit conscient, jugent menaçants. Notre héritage cérébral induit une tendance à juger de façon erronée un événement dangereux alors qu’il est tout simplement bénin. Il est plus sûr d’émettre des hypothèses « fausses/positives » (éviter quelque chose de bien) que de faire des suppositions « fausses/négatives » (ne pas éviter quelque chose de mauvais).

un peu ambiguë mais bon, pourquoi pas....tu te rapproche dangereusement de la dissonance cognitive, qui par définition peut être " gérée"... ( comportementalisme etc...

Citation

Les neurosciences ont commencé à démêler ce qui, dans le cerveau humain et ses structures de neurones, sous-tend le préjugé. Celui-ci, nous le savons désormais, met en action un comportement qui suit un chemin neuronal complexe dans les régions du cortex et du sous-cortex.

...attitudes compulsives siègent à nouveau dans ce cerveau Reptilien ( si phatologie

Citation

Une structure appelée l’amygdale est l’endroit qui dévolue dans le cerveau à la crainte et l’émotion. Les travaux effectués en psychologie ont pointé de façon constante la peur dans le comportement fondé sur le préjugé. Pour cette raison, la majeure partie des recherches concernant le cerveau dans ce domaine se sont concentrées sur l’amygdale et les régions du cortex qui influent sur elle.

ok..precisons la position sup du cerveau "mammalien ou lymbique" puis le néo-cortex ( cerveau sup). pour situer nos lecteurs. 

Citation

Pleins feux sur l’amygdale
Dans une étude réalisée par Jaclyn Ronquillo et ses collègues, 11 jeunes Blancs, ont subi une IRMf pendant qu’on leur montrait des photos de visages de diverses couleurs. Quand il s’agissait de visages de Noirs, il en est résulté une plus grande activité de l’amygdale que lorsqu’ils regardaient des Blancs. L’activation de l’amygdale a été la même pour les visages de Noirs plus ou moins colorés, mais les personnes de race blanche dotées d’un teint sombre ont déclenché une plus grande activation que celles avec un teint plus clair. Les auteurs en ont conclu que des traits africains entraînaient une peur inconsciente parmi les Blancs de cette cohorte.

Des recherches plus récentes ont accrédité la nature persistante du préjugé dans la psyché humaine. Chad Forbes et ses collègues ont découvert que même des sujets se prévalant de ne pas être soumis aux préjugés pouvaient en connaître dans certaines situations. Les sujets blancs étudiés expérimentaient une activation de l’amygdale au spectacle de visages de Noirs écoutant du rap violent et machiste ; mais aucune réaction s’ils écoutaient du death metal ou pas de musique du tout.

Oui je comprends tout à fait mais ces résultats sont bruts, certes utiles à classifier mais je ne peux m'empêcher d'apporter une certaine modération sur les liens de cause à effets, la pensée conscient ayant une puissance remarquable ( je parlais precedement de "briser le lien par une pensée consciente...

Citation

De façon tout à fait intéressante, les chercheurs ont trouvé qu’était également activée une zone du cortex frontal – une région du cerveau censée diminuer l’activation de l’amygdale.

Les auteurs de l’étude ont émis cette hypothèse : la musique renforcerait un stéréotype négatif à propos des Noirs, créant une situation où des Blancs se montrent incapables de modérer les émotions liées à leurs préjugés. En fait, les auteurs ont supposé que le cortex frontal – une zone du cerveau qu’on considère généralement comme la plus « élevée » parmi les fonctions cérébrales – a été mobilisée au contraire pour servir à justifier les préjugés ressentis par les participants qui écoutaient du rap.

Selon d’autres travaux, la réaction de l’amygdale à des visages appartenant à des « exogroupes » n’est pas liée stricto sensu à des caractéristiques comme la race. Cet organe réagit à n’importe quelle catégorie d’« exogroupes ». Sa réponse dépend de la façon dont une personne juge qu’une information est significative ou pas : votre adhésion à une équipe sportive, votre sexe, votre orientation sexuelle, votre choix d’établissement scolaire, etc.

source

Tres interressant MERCI 

Le 03/06/2020 à 00:29, riad** a dit :

Voilà le genre d'imprécision que j'aime pas dans ce genre d'article, les êtres humains? tous les vertébrés, d'ailleurs on appelle le centre de ces réactions, le cerveau reptilien.

Oui en effet ( fonction vitales de base et comportement primitifs, pulsion, fuite, etc..)) Il ne peut pas etre "modulé", il est insensible à l'expérience.

 

Modifié par saxopap
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Invités Posté(e)
Invité riad** Invités 0 message
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il y a 4 minutes, saxopap a dit :

Oui en effet ( fonction vitales de base et comportement primitifs, pulsion, fuite, etc..)) Il ne peut pas etre "modulé", il est insensible à l'expérience.

Salut saxopap.

Ah bon? je le savais pas, même pas un peu? je croyais que tout le cerveau se modifie par l'expérience.

Modifié par riad**
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Membre 101ans Posté(e)
saxopap Membre 7 135 messages
SaXo‚ 101ans
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il y a 1 minute, riad** a dit :

Salut saxopap.

Ah bon? je le savais pas, même pas un peu? je croyais que tout le cerveau se modifie par l'expérience.

non fort heureusement.

imagine que tu puisses moduler ( par erreur ton rythme cardiaque, annihiler un réflexe, accéder à ta température corporelle etc.... t'en sortirais plus et puis patatras L'HOMEOSTASIE ;)

en revanche oui siège des rêves et d'émotions...etc..

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Membre 101ans Posté(e)
saxopap Membre 7 135 messages
SaXo‚ 101ans
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tu auras compris que dans certain cas tres particuliers: 

Maitre Yogi qui diminue son rythme cardiaque 

Plongeur apné qui repousse la pulsion de manque ( augmentation du CO2 dans le sang= simulation tronc cérébral =. fo vite remonter...;)

donc oui certaines possibilité .... aussi pour traitement psy ( besoins obsessionnels etc...)

DES exceptions  à la non plasticité du cerveau archaïque ( siège du noyau amygdales : rituel, agressivité etc...

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Invités Posté(e)
Invité riad** Invités 0 message
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il y a 14 minutes, saxopap a dit :

non fort heureusement.

imagine que tu puisses moduler ( par erreur ton rythme cardiaque, annihiler un réflexe, accéder à ta température corporelle etc.... t'en sortirais plus et puis patatras L'HOMEOSTASIE ;)

en revanche oui siège des rêves et d'émotions...etc..

Oui, la théorie selon laquelle le cerveau est construit de trois étages, est un peu dépassée aujourd'hui, mais on utilise souvent le terme reptilien pour désigner les structures profondes comme l'amygdale et l'hippocampe, enfin je pense.

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Membre 101ans Posté(e)
saxopap Membre 7 135 messages
SaXo‚ 101ans
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Oui mais vois tu dans son exposé tres sympa, il indique que le sectarisme, l'instinct grégaire, une certaine déshumanisation pour dire ce qui est repose sur des structures cérébrales sous entendu, sans souhaiter déformer ses intentions, sous entendu : Ben on y peut rien, ou presque ! c'est LA NATURE.

( je caricature )

Tous les modèlent qui sont évoqués peuvent sans aucun doute etre controlés voir disparaitre grâce à une éducation, une socialisation humaniste....enfin bon tu comprends ( suis fatigué) 

 au fait cool de te rencontrer y'avait longtemps :hello:

  @riad**

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Répy Membre 18 035 messages
scientifique‚
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Il y a 7 heures, riad** a dit :

Oui, la théorie selon laquelle le cerveau est construit de trois étages, est un peu dépassée aujourd'hui, mais on utilise souvent le terme reptilien pour désigner les structures profondes comme l'amygdale et l'hippocampe, enfin je pense.

Oui ce schéma ancien de l'empilement de 3 cerveaux est trop schématique tout comme la "spécialisation" cerveau gauche/cerveau droit.

Le cerveau reptilien assure les fonctions essentielles à la survie : besoin de nourriture, organisation de la défense de l'individu(fuite ou attaque), pulsion de reproduction.

Les évolutions suivantes (cerveau des oiseaux et développement du cortex) sont fortement reliés au différents secteurs du cerveau primitif et il n'est pas évident de séparer les diverses attitudes de notre comportement en fonction de ces 3 structures cérébrales.

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saxopap Membre 7 135 messages
SaXo‚ 101ans
Posté(e)
il y a 8 minutes, Répy a dit :

Oui ce schéma ancien de l'empilement de 3 cerveaux est trop schématique tout comme la "spécialisation" cerveau gauche/cerveau droit.

Le cerveau reptilien assure les fonctions essentielles à la survie : besoin de nourriture, organisation de la défense de l'individu(fuite ou attaque), pulsion de reproduction.

Les évolutions suivantes (cerveau des oiseaux et développement du cortex) sont fortement reliés au différents secteurs du cerveau primitif et il n'est pas évident de séparer les diverses attitudes de notre comportement en fonction de ces 3 structures cérébrales.

d'ou l'intérêt de ce bel exposé qui a valeur de classification... les origines de la méthode scientifique.   @yourself91 merci ( au nom de nos lecteurs) ;)

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