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neuroscience : les décisions avec ou sans émotion ?


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Jane Doe Membre 3110 messages
Forumeur alchimiste‚ 44ans
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.....

Il est probable, à la lumière des travaux les plus récents, que des modes de prise de décision cartésien et non cartésien se combinent dans notre cerveau. Le modèle dessiné par la communauté internationale des chercheurs s’affine et s’affinant… il devient plus complexe. Aussi, l’apport de la théorie des perspectives s’avère important. Élaborée par deux professeurs israélo-américains de psychologie, Daniel Kahneman et Amos Tversky, elle a valu au premier le prix Nobel d’économie en 2002 – le second étant décédé.

Voir les gains potentiels, ou bien les pertes
Cette théorie s’efforce de décrire le comportement des individus face à des choix risqués. Si elle a trouvé son application majeure dans la finance, elle décrit des ressorts qui ne sont pas spécifiques à la bourse et aux traders. En fait, les expériences réalisées par ses deux fondateurs montrent que, pour un même problème, la décision prise diffère selon la manière dont le problème est présenté : sous l’angle de ses gains potentiels, ou celui de ses pertes, là aussi potentielles. Selon que l’individu adopte l’une ou l’autre de ces perspectives, pourtant équivalentes, il n’aboutit pas à la même décision.

Derrière ce paradoxe, il y a une explication. Lorsqu’un individu calcule la valeur de chaque option avant de prendre une décision, ces valeurs ne sont pas objectives. Il se produit un certain nombre de distorsions qui les rendent subjectives. Et dans ces distorsions, les émotions entrent en jeu, selon Daniel Kahneman et Amos Tversky.

Une première expérience, vue sous l’angle des gains, a été réalisée par les deux chercheurs et publiée dans la revue Science en 1981. La question y est posée ainsi : vous êtes un médecin et avez le choix entre deux possibilités, soit sauver 200 personnes à coup sûr, soit sauver 600 personnes mais avec seulement une chance sur trois de réussir.

Une aversion pour le risque
Quand la problématique est présentée sous l’angle des gains – ici les personnes sauvées – la plupart des sujets favorisent le sauvetage de 200 personnes à coup sûr, plutôt que de prendre un risque. Cela met en évidence leur aversion pour le risque.

Le même principe s’applique pour des loteries avec des gains monétaires : entre toucher 50 euros à coup sûr, ou une chance sur deux de gagner 100 euros, la majorité des sujets choisissent 50 euros à coup sûr.

La troisième expérience des deux chercheurs amène les sujets à regarder un choix sous l’angle des pertes. La question est posée de la manière suivante : vous avez le choix entre deux possibilités, tuer 400 personnes à coup sûr, ou tuer 600 personnes mais avec seulement deux chances sur trois que cela arrive vraiment.

Quand la problématique est présentée sous l’angle des pertes, les sujets n’acceptent pas la perte certaine. La majorité choisit les 2 chances sur 3 de tuer 600 personnes.

L’explication avancée par Daniel Kahneman et Amos Tversky se situe au niveau des émotions. L’idée de tuer est trop rebutante sur le plan émotionnel, ce qui explique le changement d’option de la majorité des sujets. Le fait d’exprimer tantôt une préférence tantôt une autre, selon la façon dont le problème est formulé, est un cas flagrant d’irrationalité, selon les deux psychologues.

L’amygdale activée lors de la prise de décision
Des expériences de neuroimagerie réalisées dans des IRM ont montré que l’amygdale, une région du cerveau impliquée dans les réactions émotionnelles, s’active lorsque le sujet prend des décisions. Cette dernière découverte, rapportée dans la revue Science en 2006, constitue un argument en faveur d’un rôle important des émotions dans la prise de décision.

Il existe sans aucun doute des variations selon les individus. Ainsi, des études intégrant la réaction face au risque ont été menées en comparant les traders et la population générale. Les traders ont une aversion au risque moins grande – une caractéristique qui serait liée à des réactions émotionnelles moindres. Ainsi, il semble que plus les réactions émotionnelles sont intenses, plus les personnes ont une aversion marquée pour le risque.

Des travaux en cours à l’Institut du cerveau et de la moelle épinière (ICM) testent l’hypothèse selon laquelle notre humeur influence la façon dont nous pondérons les gains et les pertes. Un peu comme dans la parabole du verre à moitié vide et à moitié plein… Une personne de bonne humeur mettrait davantage l’accent sur les gains alors qu’une personne de mauvaise humeur aurait tendance à mettre l’accent sur les pertes.

 

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Condorcet Membre 5082 messages
Forumeur alchimiste‚ 61ans
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il y a une heure, Jane Doe a dit :

Le même principe s’applique pour des loteries avec des gains monétaires : entre toucher 50 euros à coup sûr, ou une chance sur deux de gagner 100 euros, la majorité des sujets choisissent 50 euros à coup sûr.

C'est un choix parfaitement rationnel car la fonction d'utilité (en l'absence de toute autre précision) est très probablement décroissante (le 100ème euro et moins utile que le 50ème).

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hybridex Membre 1433 messages
Forumeur alchimiste‚ 71ans
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Il n'y a qu'en mathématiques qu'une valeur puisse être absolue, en plus jamais négative. Si les échelles de valeur auxquelles se réfèrent les différents participants aux tests des études présentées ne sont pas définies et quantifiées, ces études sont complètement bidon puisque la rationalité des décisions ne peut faire l'objet d'aucune mesure.

Modifié par hybridex

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Annalevine Membre 1449 messages
Forumeur alchimiste‚ 73ans
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Ces études scientifiques ont leurs limites justement parce qu’elles sont scientifiques c’est à dire qu’elles sont toujours dans l’objectivation du champ observé sans s’apercevoir que le sujet ( le scientifique observateur) est lui- meme déterminé par ses émotions refoulées. Refoulées car il ne perçoit pas lui même que son appréhension du monde de l’esprit est elle aussi déterminée par sa psychologie. Ce que nous voyons de commun dans l’attitude scientifique de ces chercheurs c’est qu’ils ne perçoivent pas que l’individu prend ses décisions dans le cadre d’une culture civilisationelle dominante. L’individu se projette toujours dans un cadre culturel propre à son époque et il prendra ses décisions en tenant compte de ce cadre. 
Tuer est une action qui n’est pas indépendante de l’environnement social culturel. Sauver non plus. L’individu évalue sa prise de décision dans ce cadre là aussi suis-je conforme ou pas à la pensée dominante.

On attend ( on : la pression sociale dominante) d’un tradeur qu’il gagne, pas qu’il perde. Le trader est immergé dans une pensée dominante dont il tient compte. Mais il y a des personnes, libérées de leur fonction professionnelle ( libérés de leur fonction sociale : médecin, trader, chercheur, etc) qui vont jouer...pour perdre. 
 

Les chercheurs, les scientifiques sont eux mêmes immergés dans une culture dominante dont ils ne veulent pas prendre conscience. Si le prix Nobel est en vue ils vont orienter leurs recherches dans le sens de la reconnaissance attendue. C’est en cela que ma mère insultait mon frère quand elle s’aperçut que sa voie choisie, devenir un haut fonctionnaire de l’Etat Français contredisait la voie qu’elle avait choisie pour lui : concourir pour le prix Nobel ( ce qui l’aurait obligé à partir aux USA). Un chercheur scientifique de l’esprit dira : il a préféré assurer. Et tout le monde dira : oui, il a assuré. Sauf que je me suis rendu compte plus tard qu’il avait fait ce choix pour tuer sa mère. Il s’était  dégagé de la norme culturelle sociale pour en adopter une autre : tuer, assumer le fait de tuer. 

Les chercheurs scientifiques ne parviendront jamais à comprendre l’esprit car ils sont dominés par une émotion majeure : la lâcheté. La peur de s’immerger dans la passion humaine.

 

Si nous imaginons un cadre social autre que celui qui détermine les chercheurs d’aujourd’hui nous n’obtiendrons pas les mêmes résultats. C’est aussi parce que l’idéologie dominante a décidé de mathématiser notre monde social (la finance est aussi du domaine des maths) que les chercheurs en psychologie trouvent ce qu’ils trouvent.

Tant que l’émotion n’aura pas trouvé une reconnaissance , en valeur, nous tomberons dans deux fondrières : l’exagération du fait émotionnel ou le refoulement du fait émotionnel. C’est le refoulement du fait émotionnel, c’est faire croire que l’émotion ne peut pas être quelque chose d’autre qu’une chose irruptive  en soi qui conduit notre civilisation à sa perte. En déniant la qualité suprême de l’émotion qui est une qualité informative quant au monde réel, en en faisant un déchet spirituel, ou une irruption purement inconsciente et animale, l’occident court à toute allure vers sa fin.

Modifié par Annalevine
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Jane Doe Membre 3110 messages
Forumeur alchimiste‚ 44ans
Posté(e)

@Annalevine je suis d'accord globalement d'accord avec vous. Mais je vois les émotions comme un problème et comme j'aimerais pouvoir les museler à volonté. Vous les voyez plus comme une force il me semble. 

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Condorcet Membre 5082 messages
Forumeur alchimiste‚ 61ans
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Kahneman et Tversky ont surtout démonté la prétendu rationalité de l'homo economicus, l'un des piliers du modèle économique classique.

Ils ont contribué à une analyse puis une formalisation de différents biais cognitifs, à savoir des façons très rationnelles de mener des erreurs de raisonnement. Il y a par exemple ce qu'on appelle le biais de confirmation. Lorsque l'on désire mener une démonstration, il suffit de choisir parmi la foultitude de faits disponibles ceux qui la confirment et négliger ceux qui l'infirment. C'est un des carburant de la pseudo science.

Concernant la façon récurrente d'évoquer sa minable petite histoire personnelle comme dirait Deleuze, je ne sais où classer la sauce pseudo-scientifique d'@Annalevine, sauf peut être l'idée de déplacer le fil de discussion ainsi pollué ailleurs qu'en sciences. 

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Répy Membre 12848 messages
scientifique‚
Posté(e)

Je ne comprends pourquoi on fait un fromage de cette hypothèse !

C'est évident que le risque en général déclenche la méfiance tadis que le gain stimule la convoitise.

Tout ça pour ça ?

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Condorcet Membre 5082 messages
Forumeur alchimiste‚ 61ans
Posté(e)
il y a 7 minutes, Répy a dit :

Je ne comprends pourquoi on fait un fromage de cette hypothèse !

C'est évident que le risque en général déclenche la méfiance tadis que le gain stimule la convoitise.

Tout ça pour ça ?

Hum... c'est un peu plus compliqué que ça.

Dans la perception du rapport entre le gain et le risque, l'aversion au risque peut conduire à choisir des solutions de moindre espérance, tout en croyant avoir maximisé l'espérance.

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narcejo Membre 535 messages
Forumeur forcené‚ 40ans
Posté(e)

Des fois y a pas plus d'émotion chez le "bourreau" que la victime. 

Je pense au syndrome de Stockholm. 

L'ignorance est-elle une absence d'émotion.

Bah, dans un système globalement répressif, oui. 

Ce qui est terrifiant, c'est que il n'existe pas d'analyse scientifique justifiant la sanction ou l'absence de sanction (tant qu'on vit, c'est qu'on a trouvé des solutions). Et donc, on a recours à des valeurs supérieures (religion, démocratie..)

Le souci c'est "l'Autre". L'absence de son identification aboutit à des lieux communs. Si l'on l'identifie, étant donné la superficialité qui consiste à confondre être et paraître, disons que le critère me paraît être et faire. Si l'on ne fait rien, on est rarement blâmable. Sinon, on a plus ou moins autour de soi le monde qui nous ressemble. 

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Annalevine Membre 1449 messages
Forumeur alchimiste‚ 73ans
Posté(e)
Il y a 9 heures, Jane Doe a dit :

@Annalevine je suis d'accord globalement d'accord avec vous. Mais je vois les émotions comme un problème et comme j'aimerais pouvoir les museler à volonté. Vous les voyez plus comme une force il me semble. 

@Jane DoeLes émotions sont une information mais tout dépend de ce que vous faites de cette information. Ensuite nous décidons. A partir d’informations.

Vos émotions sont sans doute trop violentes, comme les miennes peuvent parfois l’être. Le problème est là. Pour vous, pour moi comme pour d’autres. 


La difficulté, pour vous parfois, comme pour moi parfois, c’est de parvenir à prendre une distance.

Mais refouler l’émotion est dangereux. L’émotion refoulée fait son chemin dans notre esprit.

Il faudrait que vous puissiez dire vos émotions, même quand elles deviennent débordantes. 
 

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Jane Doe Membre 3110 messages
Forumeur alchimiste‚ 44ans
Posté(e)
il y a 3 minutes, Annalevine a dit :

@Jane DoeLes émotions sont une information mais tout dépend de ce que vous faites de cette information. Ensuite nous décidons. A partir d’informations.

Vos émotions sont sans doute trop violentes, comme les miennes peuvent parfois l’être. Le problème est là. Pour vous, pour moi comme pour d’autres. 


La difficulté, pour vous parfois, comme pour moi parfois, c’est de parvenir à prendre une distance.

Mais refouler l’émotion est dangereux. L’émotion refoulée fait son chemin dans notre esprit.

Il faudrait que vous puissiez dire vos émotions, même quand elles deviennent débordantes. 
 

oui, je suis d'accord avec vous, mais je n'ai toujours pas trouvé le moyen de les mettre à distance. Elles sont juste très  envahissantes. 

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Annalevine Membre 1449 messages
Forumeur alchimiste‚ 73ans
Posté(e)
il y a 2 minutes, Jane Doe a dit :

oui, je suis d'accord avec vous, mais je n'ai toujours pas trouvé le moyen de les mettre à distance. Elles sont juste très  envahissantes. 

Je suis d’accord avec vous. C’est un point commun entre vous et moi. Mais, je viens de vous l’écrire en mp, c’est plutôt l’émotion des autres que j’ai du mal à gérer. En ce sens le forum est un bon laboratoire.

Mais justement en observant l’émotion de l’autre nous pouvons essayer de comprendre quelque chose au phénomène de l’émotion.


Prenons l’émotion qu’un tiers ici va exprimer à mon endroit, ou à votre endroit. Cette émotion est une information sur la manière dont vous, moi « percutons » l’autre. Son émotion informe de deux choses : quelque chose sur vous, sur moi et quelque chose sur  l’effet provoqué par ce qu’il ou elle perçoit de vous, de moi. 
C’est là la difficulté. Comment dissocier l’information objective fournie par l’émotion et l’effet attenant à cette information. 
Par  exemple : Condorcet m’insulte. Son insulte est l’effet affiché d’une information objective que lui fournit son émotion. Cette information objective, lui, en l’occurrence il ne la supporte pas, vous au contraire vous la supportez. Donc la même information objective  a des effets différents. Ces effets différents tiennent aux cultures différentes que sont la sienne et la vôtre.

Complexité de l’émotion: elle dit quelque chose d’objectif mais elle dit dans le même mouvement quelque chose de subjectif.

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Jane Doe Membre 3110 messages
Forumeur alchimiste‚ 44ans
Posté(e)

@Annalevine

Alors j'essaye de ne me préoccuper des émotions des autres que d'un point de vue logique. Pourquoi telle émotion ? Me concerne-t-elle ? Est-elle justifiée ? ..... Cela me permet de n'être que peu touchée par les émotions présumées des uns ou des autres.

Même si un de mes propos provoque une émotion, elle est pour moi une information inutile, subjective, liée à la personne pas à moi. Donc elle ne m'apporte aucune information sur moi. Éventuellement si c'est quelqu'un que j'apprécie je vais tenter de comprendre pourquoi j'ai déclenché cette émotion. 

Condorcet m’insulte. Son insulte est l’effet affiché d’une information objective que lui fournit son émotion. 

Je ne suis pas d'accord avec vous, son émotion n'est pas objective, elle est subjective, liée à sa vie, ses valeurs, sa façon de gérer les critiques, cela ne peut pas être objectif. Les émotions de mon point de vue ne peuvent pas être objectives. C'est pour ça que je cherchais des informations sur le fait que nos décisions ne devraient pas être soumises à nos émotions. J'ai été surprise par cet article. Je continue de croire que nos émotions perturbent nos choix et notre processus de décision. C'est sans doute cette différence de perception des émotions qui fait qu'elles me touchent peu sur ce forum.

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Annalevine Membre 1449 messages
Forumeur alchimiste‚ 73ans
Posté(e)
il y a 14 minutes, Jane Doe a dit :

@Annalevine

Alors j'essaye de ne me préoccuper des émotions des autres que d'un point de vue logique. Pourquoi telle émotion ? Me concerne-t-elle ? Est-elle justifiée ? ..... Cela me permet de n'être que peu touchée par les émotions présumées des uns ou des autres.

Même si un de mes propos provoque une émotion, elle est pour moi une information inutile, subjective, liée à la personne pas à moi. Donc elle ne m'apporte aucune information sur moi. Éventuellement si c'est quelqu'un que j'apprécie je vais tenter de comprendre pourquoi j'ai déclenché cette émotion. 

Condorcet m’insulte. Son insulte est l’effet affiché d’une information objective que lui fournit son émotion. 

Je ne suis pas d'accord avec vous, son émotion n'est pas objective, elle est subjective, liée à sa vie, ses valeurs, sa façon de gérer les critiques, cela ne peut pas être objectif. Les émotions de mon point de vue ne peuvent pas être objectives. C'est pour ça que je cherchais des informations sur le fait que nos décisions ne devraient pas être soumises à nos émotions. J'ai été surprise par cet article. Je continue de croire que nos émotions perturbent nos choix et notre processus de décision. C'est sans doute cette différence de perception des émotions qui fait qu'elles me touchent peu sur ce forum.

En effet il est possible que je me trompe. Il est possible que j’ai décidé de faire de l’émotion un équivalent du sentiment. En fait ce qui me trouble c’est l’étude que je mène ( quand j’ai le temps !) sur le sentiment tel qu’en parle Heidegger. Je suis stupéfié par ce qu’il en dit : le sentiment est une perception objective... de quoi ? Je ne sais pas. Mais je pense que son hypothèse vaut la peine d’être étudiée. Mais le sentiment ce n’est pas l’émotion.

Cela dit vous êtes différente du commun. J’ai remarqué que vous résistez bien aux émotions que vous déclenchez  chez les autres vis à vis de vous. Cela me surprend car c’est tout de même assez rare dans la vie courante. Vous parvenez à tenir à distance les émotions des autres ( je parle bien sûr des autres avec lesquels vous n ´avez pas de relations personnelles ). En revanche vous avez du mal avec vos propres émotions.

Mon intuition est celle ci : nos émotions sont des phénomènes psychiques qui nous révèlent à nous mêmes. Ou qui nous mettent en garde ou en alerte par rapport à des faits extérieurs. Elles sont donc importantes.

Mais revenons au sentiment. Il me semble que, dans le cadre d’une relation sentimentale l’émotion enrichit le sentiment. L’émotion devant un mot gentil, attentionné, elle a du sens dans le cadre du sentiment, non ?

 

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Jane Doe Membre 3110 messages
Forumeur alchimiste‚ 44ans
Posté(e)
il y a 14 minutes, Annalevine a dit :

 

Mon intuition est celle ci : nos émotions sont des phénomènes psychiques qui nous révèlent à nous mêmes. Ou qui nous mettent en garde ou en alerte par rapport à des faits extérieurs. Elles sont donc importantes.

Mais revenons au sentiment. Il me semble que, dans le cadre d’une relation sentimentale l’émotion enrichit le sentiment. L’émotion devant un mot gentil, attentionné, elle a du sens dans le cadre du sentiment, non ?

 

Oui , je suis d'accord, nos émotions peuvent être un signal d'alarme, si nous les écoutons,c'est ce que je nomme l'instinct aussi.  mais elles me semblent si "illogiques " aussi que j'aurais dû mal à me fier à elles-seules,

Oui, je suis d'accord l'émotion enrichit le sentiment, elle a donc du sens pour cela.

 

 

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Annalevine Membre 1449 messages
Forumeur alchimiste‚ 73ans
Posté(e)

Faisons un rapport d’étape sur l’émotion. A partir des expériences vécues au sein du laboratoire forum. 
Prenons l’émotion dans le cadre d’un rapport de personne à personne (dans le dernier ouvrage lu traitant des neurosciences l’auteur reconnaissait que c’était très difficile d’étudier l’interaction d’une personne avec une autre personne, qu’en fait, les neurosciences en étaient de ce côté là aux balbutiements).

Dans un rapport de personne à personne notons le sujet : moi, notons l’interlocuteur : l’autre.

L’émotion de l’autre dit quelque chose sur lui pas sur moi. Que je ne me sois pas rendu compte de cela dans la vie réelle tient à mon caractère plutôt affirmé qui fait que l’autre en général ferme sa tronche plutôt que m’affronter. Là, dans le labo, l’autre n’est pas en présence. Il peut s’exprimer sans crainte. Dans la vie réelle j’interdis à l’autre ( sauf quand l’autre est dans rapport affectif fort avec moi) de s’exprimer. J’utilise ma capacité au combat total. 
Donc ici je prends conscience que l’émotion de l’autre en fait ne dit rien sur moi. Ok.

Bon, mais alors pourquoi sachant cela, l’émotion négative de l’autre peut tout de même m’affecter ? D’ailleurs  même celles ou ceux qui savent qu’une telle émotion ne dit rien sur  eux finissent par mettre en ignorés ceux qui les insultent ? Ou encore, c’est mon choix, je ne lis plus certains personnages ( mais je ne les mets pas en ignorés ). Pourquoi  être affecté? Pour le moment je n’ai pas la réponse.

Prenons maintenant l’émotion telle qu’elle apparaît en soi, malgré soi. Je pense que Jane parle de cette émotion là. Ce type d’émotion peut parfois être intrusive. Mais elle s’impose. C’est en tant qu’elle s’impose qu’elle est pénible.

Ce type d’émotion est à mon avis consécutive à un choc, un trauma, une violence subie. Il me semble que cette émotion là est liée à la mémoire. Dans ce cadre là les neurosciences pourront un jour nous aider à nous en débarrasser. J’en avais il y a une dizaine d’année  parlé à un médecin. Pour se débarrasser de certaines émotions intrusives qui, en plus, déterminent notre action sans que l’on puisse s’opposer, il faudrait intervenir de manière chirurgicale sur la mémoire. Il me disait qu’on ne savait pas encore faire. Les neurosciences peuvent nous dire beaucoup sur le mécanisme même de l’émotion. Est ce que connaître ce mécanisme nous aide dans la pratique, actuellement ? Pas encore.

Je pense que Jane parle de ce type d’émotion. Et c’est vrai que ce type d’émotion est une plaie car personne ne sait intervenir d’une manière efficace sur ce type d’émotions. Il y a bien les médicaments mais bonjour les effets secondaires. Il y a l’analyse psy mais cette analyse rencontre vite ses limites. Il y a l’expérience quotidienne, se mettre en situation, revivre ces émotions, mais rien ne dit que cela permet de s’en libérer. Il y a l’expression sociale, par exemple ici. Bref ce type d’émotions pose en effet problème.

 

Modifié par Annalevine

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CAL26 Membre 2714 messages
Forumeur alchimiste‚ 47ans
Posté(e)
Le 15/02/2020 à 10:00, hybridex a dit :

Il n'y a qu'en mathématiques qu'une valeur puisse être absolue, en plus jamais négative. Si les échelles de valeur auxquelles se réfèrent les différents participants aux tests des études présentées ne sont pas définies et quantifiées, ces études sont complètement bidon puisque la rationalité des décisions ne peut faire l'objet d'aucune mesure.

Les études présentées le sont de manière succinte et dans aucun choix proposé n'est rationnellement absolument supérieur à l'autre choix. Il s'agissait de se positionner non pas devant un choix qui serait rationnel et l'autre qui ne le serait pas mais d'estimer la tendance générale devant la prise de risque. Et cette tendance peut fluctuer selon le contexte général c'est-à-dire selon des éléments éloignés de la question à résoudre.

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CAL26 Membre 2714 messages
Forumeur alchimiste‚ 47ans
Posté(e)
Le 15/02/2020 à 12:37, Répy a dit :

Je ne comprends pourquoi on fait un fromage de cette hypothèse !

C'est évident que le risque en général déclenche la méfiance tadis que le gain stimule la convoitise.

Tout ça pour ça ?

choisir entre 50 euros à coup sûr ou 100 euros avec une chance sur deux d'avoir 0 n'est pas simplement choisir entre risque et gain. 

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