Aller au contenu

Messages recommandés

Valona Membre 832 messages
Forumeur accro‚ 22ans
Posté(e)

Je viens de publier ce nouveau récit sur mon Blog. C'est une histoire toute récente. Encore "chaude". C'était hier après-midi. J'en suis encore toute émoustillée. J'en partage ici le résumé. Comme d'habitude, je le fais en "copié/collé". A tous les amoureux de lectures, d'histoires "légères" et de situations "croustillantes", j'en souhaite bonne découverte. Je ne suis pas écrivaine. Je demande de la mansuétude. Je fais de mon mieux. S'il devait y avoir d'autres épisodes, ils seront postés à la suite de celui-ci.  Bonne lecture...

Monsieur Simon

Vendredi, tout comme le mardi, je termine à midi. Avec la différence que le vendredi, commence mon week-end. Hier, après le repas, j'aide maman et papa à faire la vaisselle. Je monte dans ma chambre pour me préparer. Je dois aller récupérer un livre que j'ai commandé à la FNAC. A cet effet, je prends ma voiture pour aller en ville. La météo est plutôt sinistre. Des giboulées comme en mars.

Je suis vêtue d'une jupe carmin. Un chemisier crème sous un pull noir. Mes bas noirs retenus par mon porte-jarretelle. Des souliers de ville noirs à légers talons. Mon manteau. Je prends quelques poses devant le miroir de l'armoire. Je m'accroupis pour voir jusqu'où je peux aller avec cette jupe de velours légèrement évasée au-dessus du genoux. La jupe permet d'amples mouvements de cuisses.

J'adore m'auto érotiser ainsi. Je laisse mes cheveux flotter sur mes épaules. Je descends. Mes parents sont assis au salon. Pour eux qui sont enseignants dans le supérieur c'est également déjà le week-end. Je leurs fais un bisou. Je serai de retour pour 18 h. Je vais en profiter pour faire quelques courses. Me voilà en route. Je roule prudemment sur la petite route déserte. Treize petits kilomètres.

Je me touche très souvent en roulant. J'adore ça. Je fais très attention. J'aime rouler lentement. Je suis très souvent en dessous des limites de vitesses autorisées. Ce qui fait parfois enrager quelques imbéciles pressés d'aller vers le néant. Je gare la voiture sur le parking du supermarché. C'est à dix minutes du centre ville. Cela évite de devoir chercher une place payante. Il faut être stratège.

Je monte le grand escalier qui mène à l'étage de la librairie. Il y a du monde. Nous sommes vendredi après-midi. Je traîne un peu aux rayons de l'informatique, des ordinateurs et des écrans. Avec cette période de soldes, il y a beaucoup de promotions intéressantes. Si je n'avais pas déjà tout ce dont j'ai besoin, en double, je pourrai m'offrir plein de choses inutiles. Je prends deux clefs USB 16 GB.

Je monte au second étage. J'arrive dans la grande librairie. Là aussi, la fréquentation est intense. Ce sont les soldes. Je récupère mon livre réservé à l'un des accueils. Je flâne un peu. Le rayon des livres de voyages. Les albums de photographies. J'ai une préférence pour le noir et blanc et le sépia. Je feuillette un des gros albums quand une voix derrière moi me tire de ma découverte.

<< Bonjour mademoiselle ! >>. Je me retourne. Dubitative, j'observe ce parfait inconnu. Il doit avoir la soixantaine. Une allure de vieux professeur à la retraite. << Vous ne vous souvenez pas de moi ? Nous nous étions vu à la bibliothèque municipale en octobre dernier ! Les toilettes ! >> me fait il. Tout me revient soudain. J'éprouve comme un malaise. Terriblement gênée. Silencieuse.

Je dépasse cet homme d'une bonne tête. Il faut dire qu'avec mes talons, je fais mon mètre quatre vingt quatre. Je balbutie. << Bonjour ! >>. Il me fait encore : << Vous ne vous souvenez plus ? Nous avions bavardé entre les rayons puis un peu aux toilettes. Vous vous étiez trompée, vous êtes entrée dans les toilettes homme ! >>. Tout me revient très clairement. Je suis très gênée.

C'était la fois où j'avais oublié mes lunettes noires dans la voiture. C'est pour ça que cet homme m'a reconnu. Je m'en veux d'être parfois stupide. Je me souviens surtout que cet inconnu a été une des "victimes" de mes jeux exhibitionnistes. << J'en garde un excellent souvenir ! >> continue le quidam. Il est poli. Presque obséquieux. Il se dégage de sa personne une certaine prestance.

<< Je suis professeur de littérature ! Quand je ne suis pas en cours, je suis à la bibliothèque ou ici ! >> lance t-il. Je me sens curieusement à l'aise avec cet inconnu qui se présente. << Je m'appelle Simon ! >> fait il. Je me présente. Je donne le pseudo que j'utilise sur les forums où je publie mes historiettes. "Valona". Il est enchanté de faire connaissance. Curieusement, moi aussi.

Nous bavardons un peu. Il me parle de lui, de sa passion pour les livres. Il a déjà publié deux ouvrages à compte d'auteur. Je suis impressionnée. Monsieur Simon ne me pose aucune question. Ce que j'apprécie énormément. Dans la vie réelle, je déteste parler de moi. Je préfère écouter ce que les autres ont à me raconter. Cette rencontre est une formidable opportunité. Rencontrer un auteur.

Moi qui fantasme sur l'écriture d'un roman autobiographique, me voilà confrontée à un personnage qui a réalisé ce projet un peu fou. Il me raconte un peu du contenu de ses deux livres. << Vous aimeriez les lire ? >> me demande t-il. Bien évidemment, ma curiosité aiguisée, je m'écrie : << Oh oui, volontiers ! C'est génial ! >>. Je me sens soudain très stupide. Gamine devant cet homme mûr.

<< Je vous propose de nous rencontrer à la bibliothèque vendredi après midi, la semaine prochaine. Si ça va pour vous. J'y suis à partir de 14 h. J'emmènerai mes livres. Je vous les offrirai avec grand plaisir. J'en ai toujours dans la voiture ! >> me fait il d'une voix calme, reposante. Cet homme inspire la sérénité. Il me fait penser à mon papy du côté de mon papa. La même prestance.

Je m'entends dire : << Allons jusqu'à votre voiture, je les récupère ! Ma curiosité est à son comble ! >>. Il me dévisage tout sourire. Il est probablement étonné par cette jeune fille intéressée par des livres. A l'époque des échanges informatiques. Il me demande : << Vous aimez les livres à ce point là ? >>. Je réponds : << J'adore lire. J'adore écrire ! >>. Il me regarde longuement en souriant.

Il a les cheveux gris. Bien coiffés. Il me semble soudain "beau". Même s'il est un peu "enveloppé", petit et trapu. C'est son œil vif, son air malicieux, son regard extrêmement intelligent qui exercent soudain un curieux attrait. Je me sens étrangement rassurée, en sécurité. << On va aller chercher les livres. Et nous irons boire un café tous les deux ! >> me fait il en m'invitant à le suivre.

Quelle coincidence. Il gare sa voiture comme moi. Sur le parking du supermarché. Intelligent et rusé. Il ouvre la portière de sa petite voiture. Il fouille dans le vide poche. Il en sort deux livres de poches. Je m'en empare. J'ai le cœur qui bat la chamade. Il avise le salon de thé qui fait le coin de la rue, là-bas, près du Mc Donald. Toute contente, serrant les livres contre moi, j'accompagne Mr Simon.

Nous sommes attablés au fond de la petite salle de ce salon de thé que je ne connais pas. Nous bavardons. Enfin, j'écoute plutôt que je ne parle. Il évoque sa profession, sa passion pour les livres, sa passion pour l'enseignement en classe terminale et en faculté. J'écoute car c'est réellement passionnant. Parfois, il me revient le souvenir de ce que j'ai fait devant cet homme, à la bibliothèque.

Cette pensé m'excite. Je prends conscience de mon privilège. Je suis en présence d'un homme cultivé, intelligent, éminemment intéressant. Un homme qui sait forcément à qui il a affaire en face d'une jeune fille qui s'amuse à des jeux exhibitionnistes dans des lieux publics. Cette pensée me fait frissonner. C'est très excitant d'être assise là. C'est la première fois que cette situation se présente.

Monsieur Simon insiste pour m'offrir les deux livres. Il n'y met aucune condition. Aucune proposition. Pas de doute, je suis assise en compagnie d'un parfait gentleman. << Vous faites "ça" souvent ? >> me demande t-il soudain. Je fais la fille naïve : << Quoi donc ? >>. Il me fait un beau sourire, le regard par en-dessous. Il rajoute : < Vos petits jeux comme à la bibliothèque l'autre fois ? >>

Je ne sais quoi dire. J'ai envie de me lever et de me sauver. Je surmonte ce réflexe ridicule. Je reste silencieuse. Je n'ose pas croiser son regard. Il continue : << J'ai beaucoup apprécié ! C'est un des plus beaux moments de ma vie dans ce domaine ! Je vous assure. Vous étiez à la fois étonnante et émouvante ! >>. Je lève les yeux pour lui faire un sourire. Je suis terriblement gênée. Et excitée.

<< On refait vendredi prochain ? Avec la différence que nous serons complices ! >> rajoute t-il. Mon sang ne fait qu'un tour. Décidément, cet homme sait caresser ma libido dans le bon sens. J'ai une de ces réponses toute féminine, stupide et frustrante. Je réponds : << Peut-être ! >>. Je pourrai me gifler alors que j'ai envie de crier : << Oui ! >>. Cet homme devine mon trouble.

Il demande l'addition. Nous faisons quelques pas. Je ne dis pas que ma voiture est garée à une cinquantaine de mètres de la sienne. Nous nous saluons. Je lui serre la main. Il a une poigne franche. Je m'apprête à tourner les talons. << Alors peut-être à vendredi prochain, à la bibliothèque ! >> me fait il. Je me contente d'un sourire avant de partir en marchant très vite. Sans me retourner.

Je fais le tour du pâté de maisons. Discrètement, du coin de la rue, je constate que sa voiture n'est plus là. Je peux aller tranquillement à la mienne. Je tiens les deux livres comme si c'étaient de précieuses reliques. Je roule doucement. Je me touche. Ces aventures sont tellement bonnes. J'arrive à la maison pour 18 h30. J'aide maman à la préparation de la pâte à crêpes pour demain.

Bisou

 

 

Nathalia - B.jpeg

  • Like 2

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
Annonces
Maintenant
cry baby Membre 40138 messages
dvdvoreur‚ 102ans
Posté(e)

j'aime beaucoup le therme "m'auto-érotiser"

  • Like 1

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
pila Membre 18571 messages
Forumeur alchimiste‚ 60ans
Posté(e)
Il y a 4 heures, Valona a dit :

Je viens de publier ce nouveau récit sur mon Blog. C'est une histoire toute récente. Encore "chaude".

Mais à part cela, à 21 ans, avez-vous d'autres centres d'intérêt ? C'est pour mieux vous connaitre.

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
Valona Membre 832 messages
Forumeur accro‚ 22ans
Posté(e)
il y a une heure, pila a dit :

Mais à part cela, à 21 ans, avez-vous d'autres centres d'intérêt ? C'est pour mieux vous connaitre.

Mes centres d'intérêts

A - L'équitation

B - Mes études de sciences

C - La lecture et l'écriture

D - Les arts martiaux

E - Ma petite vie de privilégiée

F - Mes parents

G - La sensualité, la sexualité

H - Mes amis de la faculté

I - Quantité de sensations et d'émotions personnelles

J - Jonathan

La liste n'est nullement exhaustive...

Bisou

Nathalia - B.jpeg

  • Like 3

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
Fuck Them All Membre 11128 messages
Membre ++‚ 37ans
Posté(e)

Coquine ! Tu vas finir contre l'arbre de ta photo, la jupette à la racine. 

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
lysiev Membre 3339 messages
Forumeur alchimiste‚ 53ans
Posté(e)

K -me faire passer pour une gamine  de la haute de 21 ans :smile2: 

 

 

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
PINOCCHIO Membre 31203 messages
Pantin contestataire‚ 75ans
Posté(e)
Il y a 12 heures, Valona a dit :

Mes centres d'intérêts

A - L'équitation

B - Mes études de sciences

C - La lecture et l'écriture

D - Les arts martiaux

E - Ma petite vie de privilégiée

F - Mes parents

G - La sensualité, la sexualité

H - Mes amis de la faculté

I - Quantité de sensations et d'émotions personnelles

J - Jonathan

La liste n'est nullement exhaustive...

Bisou

Nathalia - B.jpeg

Avec tout ça, tu trouve le temps de dormir :zen:

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
pila Membre 18571 messages
Forumeur alchimiste‚ 60ans
Posté(e)

Jonathan ? Qui c'est celui-là ?! :D

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
Valona Membre 832 messages
Forumeur accro‚ 22ans
Posté(e)
il y a 3 minutes, pila a dit :

Jonathan ? Qui c'est celui-là ?! :D

Jonathan ?

Mais il suffit découvrir mon meilleur ami dans les récits : << Avoir son complice de masturbation >>.

Dans la rubrique "Sexualité". N'ayez aucune crainte, cela ne rend pas sourd...

Bisou

Nathalia - B.jpeg

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
pila Membre 18571 messages
Forumeur alchimiste‚ 60ans
Posté(e)
il y a 8 minutes, Valona a dit :

Jonathan ?

Mais il suffit découvrir mon meilleur ami dans les récits : << Avoir son complice de masturbation >>.

Dans la rubrique "Sexualité". N'ayez aucune crainte, cela ne rend pas sourd...

Bisou

Nathalia - B.jpeg

Ah oui, ça me revient. :)

  • Like 1

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
Valona Membre 832 messages
Forumeur accro‚ 22ans
Posté(e)

Mon Blog

Je viens de publier la suite de mes aventures sur mon Blog. J'en partage ici le résumé en "copié/collé". Je vous en souhaite une belle découverte. Une excellente lecture.

Monsieur Simon - (Partie 2)

Il me faut tout mon courage

Le vendredi, je termine à 11 h45. C'est le début de mon week-end. Je prends la petite route départementale souvent déserte. Treize kilomètres et j'arrive à la maison souvent pour midi. J'adore rouler doucement. J'apprécie le calme serein de ce paysage. Je ralentie encore lorsque je passe devant l'enclos de La Chapelle désacralisée. Le lieu respire le mystère. Il y a même une légende.

A la maison, après le repas, j'aide maman et papa à la vaisselle. Ce sont autant de rituels que nous apprécions. Autant de prétextes pour nos bilans, nos programmes ou encore nos projets. Je monte me laver les dents. Me voilà dans ma chambre. J'ouvre ma boite mails. Je réponds à quelques courriels. Il est 13 h15. Par association d'idée, je pense à la bibliothèque municipale. A Monsieur Simon.

Et si j'allais faire un tour à la bibliothèque cet après-midi ? Il fait moins froid que ces derniers jours. Il y a même du soleil. Ni une, ni deux, je prends ma décision. Je me change. Ma jupe kilt à carreaux rouges. Mes bas noirs, mon chemisier crème sous mon pull bleu nuit. Mes souliers de villes à légers talons. Je détache mes cheveux. Je prends quelques poses devant le miroir de l'armoire. Je m'aime.

Accroupie, je regarde jusqu'à quel point je peux exagérer. Ces séances d'auto érotisme me font un bien fou. Je file à la salle de bain. Je me coiffe. Me voilà prête. Je descends. J'informe maman. Je suis de retour pour 17 h30. Je vais en ville. Deux bisous à papa. Je monte dans ma voiture. Je roule doucement. Je me touche. J'ai une arrière pensée que j'ose enfin m'avouer. Monsieur Simon.

Je gare la voiture sur le parking du supermarché. Dix minutes d'une marche rapide et me voilà à la bibliothèque. C'est vendredi après-midi. Il est 14 h15. Il y a peu de gens. Je monte l'escalier. Je traverse la grande salle. Il y a des lecteurs assis dans les fauteuils autour des petites tables basses et rondes. Je vais directement dans le rayon qui m'intéresse. Géographie. Histoire. Voyages.

Il n'y a personne dans ces allées. Je reste vigilante. Une petite exhibition discrète me conviendrait parfaitement. Ma petite masturbation dans la voiture m'a quelque peu excité. Là, toute seule, j'en rajoute une louche en me touchant. Je me fais un "film". J'imagine un inconnu qui se promènerait là. Je me mets en situation. Hélas, mon "vœux" reste inexaucé. Il ne vient personne.

Je feuillette un album photo. Moi qui suis aux aguets, je ne l'ai pas vu venir. < Bonjour Valona ! >. Je me retourne. Monsieur Simon. Quelle surprise. Nous nous serrons la main. Je me retrouve une fois encore toute timide devant ce professeur d'âge mûr. Il me met rapidement à l'aise en me demandant de commenter l'album que je feuillette. Formule imparable pour me mettre à l'aise.

Nous bavardons un peu. Monsieur Simon n'a jamais été aux Etats-Unis. Je lui conte quelques anecdotes de mes nombreux séjours d'été, avec mes parents. Mon oncle, ma tante et ma cousine en Californie. Monsieur Simon écoute avec beaucoup d'intérêt. Sans m'interrompre. Cet homme a le don de me mettre en confiance. Tant avec moi-même qu'avec lui. Tout comme mon papy.

<< Vous avez déjà pratiqué votre thérapie cet après-midi ? >> me demande t-il. Je ne comprends pas immédiatement l'allusion. Il me fait : << Consultez un des ouvrages sur l'étagère du bas. J'interprète le rôle du visiteur ! >>. Je reste comme consternée. Monsieur Simon comprend mon air dubitatif. << Si ! Allez y ! Je suis très bon public ! >>. Je ris bêtement. Comme je me sens stupide !

Monsieur Simon m'adresse un large sourire, me quitte et change d'allée. Je reste là, comme une conne. Aurai je le courage de "jouer" comme il me le demande. Un nouveau complice ? Je suis couverte de frissons. J'ai envie de me sauver pour aller me toucher en cachette, toute seule. Je respire plusieurs fois. Je retiens ma respiration. Je m'accroupis. Je prends un des livres du bas.

J'écarte mes cuisses. Il me faut tout mon courage. Je sens la sueur perler sur mon visage, entre mes seins, dans mon dos. Ça me picote. Comme c'est excitant. Je me tourne face à l'entrée du rayon. Monsieur Simon arrive. Débonnaire. Jouant à la perfection. Il regarde des titres, fait mine de ne pas me remarquer. Il n'en faut pas davantage pour enflammer ma libido. Un moment divin.

Cet homme semble lire en moi. Pas un seul instant il ne s'approche. Il reste à distance. Pourtant, avec un discret sourire, il observe ma position. Il est impossible de trouver les mots pour traduire mon émotion. C'est indicible. J'écarte mes cuisses. Je sais jusqu'où exagérer. Comme je le fais devant le miroir de mon armoire. Cette situation dure une bonne dizaine de minutes. L'ankylose gagne.

Je suis obligée de me redresser. Les fourmis dans les jambes me rendent la position insupportable. Monsieur Simon reste au bout du rayon. Il m'adresse un autre sourire désarmant. C'est un beau vieux. Ce qu'il vit là le rend soudain plus jeune, plus rayonnant. Il quitte le rayon. Penchée en avant, je scrute entre les livres. Il traverse la salle pour prendre le couloir qui mène aux toilettes.

Je me touche. C'est trop bon. C'est trop fort. Ai-je rêvée ? Je suis seule. Je pourrai m'emmener à l'orgasme. Je suis tellement excitée. C'est étrange, mais je suis envahie d'une incroyable force. Une puissance soudaine. Je pourrai conquérir le monde. Je reprends rapidement mes esprits. Je traverse la salle. Je me rends aux toilettes. Personne dans le couloir. Le silence est total. C'est parfait.

J'entre dans les toilettes homme. Monsieur Simon savait que j'allais venir. Il tient son sexe minuscule et mou à sa base, entre le pouce et l'index. Je reste dans l'encadrement de la porte. Je suis terriblement gênée. Pourtant, j'ai envie d'entrer. Le courage me manque. << Nous allons prendre un café au salon de thé. Ça vous tente ? Soyez originale, dites oui ! >> me lance Monsieur Simon.

J'hésite. Comme je dois lui paraître conne et gamine. J'ai presque honte de ma timidité. Pourtant, ce sont ces situations là qui me font vibrer. Celles que je recherche. Celles qui enchantent ces séquences ludiques de ma vie. Je m'entends dire : << Oui ! >>. Il ferme sa braguette en disant : << Allons y alors ! >>. Je marche à ses côtés. Je suis presque tremblotante. C'est tellement agréable.

Nous marchons vite. Monsieur Simon me félicite pour mon attitude à la bibliothèque. Je le remercie de m'avoir permis ces moments d'extase. Assis devant des cafés, nous bavardons. Il y a du monde dans le salon de thé. Le même que la dernière fois. Les conversations s'articulent rapidement autour de nos préoccupations. Monsieur Simon m'avoue être un authentique hédoniste.

Je lui avoue faire partie de ce "Club". J'en suis une membre très active. Je lui raconte quelques anecdotes avouables. Sans entrer dans les détails. C'est génial de pouvoir évoquer ces choses avec un homme gardant tous ses moyens et un total contrôle de ses émotions. Pour moi, c'est très impressionnant. J'en suis incapable. Il me pose "la" question. << Quel est votre fantasme le plus récurrent ? >>

Je garde le silence. Je baisse les yeux. J'ai presque honte. Surtout honte d'avoir ce comportement de gamine timide. Monsieur Simon insiste : << Vous pouvez me le dire, je n'irai pas le répéter ! >>. Ces mots me font rire et me rendent ma confiance. Je m'entends dire : << La fellation ! >>. Monsieur Simon reste silencieux. Je n'ose pas fixer son regard. Je joue avec mes doigts. La vraie conne.

<< Je peux arranger ça. Ne dites rien Valona. J'ai compris. Je suis l'homme de la situation ! Réfléchissez. Je n'en parlerai plus. J'attends vos suggestions, voire vos propositions ! >>. Il prononce ces paroles avec lenteur, pesant chacun de ses mots. Je suis impressionnée. Un frisson me parcourt tout le corps. Deux décharges électriques. Je pourrais faire pipi dans ma culotte.

Monsieur Simon rajoute : << Je ne bande plus depuis longtemps. Vous ne risquez pas grand chose. Si ce n'est ma considération et ma grande attention ! >>. Je reste silencieuse. J'ose enfin lever les yeux pour le regarder. Ses yeux bleus. Perçants. Plein de bienveillance. Je m'entends dire : << Je vais bien y réfléchir, je vous le promets ! >>. Je suis sincère. Ce n'est pas une pirouette.

Monsieur Simon passe à d'autres sujets. Il me parle de sa vie de professeur. De sa retraite prochaine. Veuf depuis huit ans. Une fille mariée, vivant loin. Deux petits enfants. J'écoute émue et très intéressée. Il est 16 h30. Monsieur Simon paie nos consommations. Nous sortons. Comme vendredi dernier, je fais semblant de partir dans l'autre sens. Nous nous serrons la main. Je reste cachée.

Derrière l'angle de la rue, je le regarde entrer dans sa voiture. Je m'assure qu'il est bien parti. Je traverse la rue. J'entre dans mon auto. Je suis en proie à un trouble profond. Je suis à la fois terriblement excitée, émue et curieuse d'en savoir davantage. J'aurai bien aimé avoir un tel professeur de Lettres. Je reste ainsi un bon quart d'heure. Je démarre. Je me touche jusqu'à la maison...

Bisou

Nathalia - C.jpeg

  • Like 1

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
Virtuose_en_carnage Membre 2088 messages
Forumeur alchimiste‚ 30ans
Posté(e)

Quel intérêt de se faire passer pour quelqu'un que l'on n'est pas et y passer des heures? Peut-on dire qu'il y a une pathologie mentale?

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
Valona Membre 832 messages
Forumeur accro‚ 22ans
Posté(e)

Enfin je retrouve mon Blog

Ma semaine de cours a été bien remplie. Du travail qui me poursuit jusqu'en ce dimanche pluvieux. J'ai toutefois retrouvé mon Blog avec plaisir. J'y ai publié ce nouveau récit que je partage une nouvelle fois ici. Je vous en souhaite bonne découverte et excellente lecture.


C'est moi qui prend l'initiative - (Monsieur Simon-Partie 3)

Vendredi, je termine à midi. C'est le début de mon week-end. Il est presque midi. Je suis sur la petite route. J'y pense depuis hier soir. Je m'arrête à l'entrée d'un chemin. Je prends mon I-phone. Sur mode "secret d'appel", je compose un rapide texto à l'attention de Monsieur Simon. Je serai à la bibliothèque municipale cet après-midi aux environs 14 h15. J'arrive à la maison pour 12 h10.

Nous mangeons en bavardant. Comme je vais en ville cet après-midi, maman me charge d'une mission. Récupérer une commande à la boutique Apple. Une prise permettant de relier son MacBook Air à la Live box. Pour télécharger des documents, la connexion est parfois plus rapide. Surtout aux heures de grands flux. La boutique est à deux pas de la bibliothèque municipale. C'est parfait.

J'aide à la vaisselle. C'est un grand rituel. Papa plonge, maman et moi nous essuyons. Je monte. Je me lave les dents à la salle de bain. Je vais me changer dans ma chambre. Avec l'étrange douceur de ce climat de fin janvier, je peux mettre ma jupe kilt à carreaux rouges, mon chemisier blanc sous mon pull bleu nuit. Mes bas noirs, mes souliers de ville à légers talons. Sous l'imperméable c'est élégant.

Je prends des poses très suggestives devant le miroir de mon armoire. Cela m'érotise beaucoup. J'aime être excitée par l'image que je renvoie. Je laisse mes longs cheveux noirs flotter jusqu'au milieu de mon dos. Me voilà prête. Je dévale l'escalier. Un bisou à maman à qui je promets de ramener son câble de branchement. Un bisou à papa qui m'accompagne jusqu'à la voiture. Il la vérifie toujours.

J'adore me toucher en conduisant doucement sur la petite départementale déserte. Je gare l'auto sur le parking du supermarché. Emplacement gratuit à dix minutes de la bibliothèque municipale. Je marche vite. J'ai presque trop chaud avec mon pull sous mon imperméable. J'arrive à la bibliothèque pour 14 h20. Je suis fébrile. L'idée de revoir ce coquin de Monsieur Simon m'émoustille.

Je monte l'escalier à toute vitesse. Il n'y a pas grand monde. Je traverse la grande salle pour me diriger vers les rayonnages. Mon rayon préféré. Géographie et Histoire. J'y suis seule. J'adore m'imaginer des "films". Me mettre dans les situations de mes fantasmes. Créer une scène où me surprendrait un inconnu. Je m'accroupis devant le rayon du bas. Je sais jusqu'où exagérer ma position.

Je scrute entre les vides sur les étagères. Personne dans les autres allées. Et si Monsieur Simon n'avait pas eu mon message ? Cette pensée me frustre un peu. Ma culotte est restée dans la voiture. Je suis nue sous mon porte-jarretelle. Je me touche discrètement. Dans la main gauche, je serre un mouchoir en papier. Quand je suis suis très excitée, les épanchements sont abondants. J'essuie.

Je suis là depuis un bon quart d'heure. Enfin, je distingue la silhouette de Monsieur Simon qui traverse la grande salle. Il se dirige par là. Mon cœur bat la chamade. J'ai envie de me coucher sur le dos, de me masturber comme une folle. Je me redresse. Je m'ajuste. Je me sais terriblement attractive. Il entre dans l'allée. Il a un beau sourire. Même s'il est petit et un peu enveloppé, c'est un beau vieux.

Nous nous serrons la main. Après quelques civilités d'usage, nous en venons rapidement à nos préoccupations. Cette fois, surmontant mon inhibition, je me fais plus directe. C'est en évoquant mes masturbations de la semaine en pensant à lui que je découvre que sous les pans de son manteau il y a son sexe bien en évidence. Ce sexe minuscule dont le long prépuce fripé me procure des frissons.

J'ai le réflexe de regarder partout autour de nous. << Rassurez vous Valona, je suis un virtuose. Un véritable expert en la matière. Ce n'est que pour vous ! >> me fait il. Je suis terriblement gênée. A nouveau il m'est impossible de croiser ses regards. Il le sait. Cela l'amuse. Il tient son sexe à sa base, entre le pouce et l'index pour l'agiter dans ma direction. J'ai envie de toucher. De voir de près.

C'est comme si cet homme voyait en moi. Décidément il me comprend aussi bien que Jonathan. C'est rassurant de se savoir comprise. D'évoluer sur un plan de complicité psychique commun. Je me recule. Je m'accroupis. Monsieur Simon respecte la distance. Il s'assure qu'il n'y ait personne. Il agite son sexe mou et minuscule vers moi. Ce n'est que pour moi. Personne ne pourrait s'en douter.

Pourtant, cette situation, cet homme debout devant une fille accroupie, est certainement hautement suggestive. Pour moi c'est le comble de l'excitation. Je n'aurai qu'à avancer le visage d'une cinquantaine de centimètres pour pouvoir prendre ce sexe envoûtant dans ma bouche. J'ai l'envie folle de mâchouiller ce prépuce. L'extrémité est humide et luisant. Monsieur Simon regarde partout.

Je retiens ma respiration. Je reste plusieurs fois en apnée. C'est certainement une des situations les plus excitantes que j'ai connu en compagnie d'un homme qui m'est encore en grande partie, inconnu. Je suis toute rouge. Je sens la sueur couler sur mon visage. Ça me picote. Je me sens ridicule et stupide. Monsieur Simon semble avoir un total contrôle de la situation. Pas moi. Je frissonne.

Je reste ainsi jusqu'aux extrêmes limites. L'ankylose me gagne. Les fourmis dans les jambes. Je me redresse. Monsieur Simon m'arrive aux épaules. J'adore son regard plein d'admiration. << Vous êtes absolument parfaite. J'apprécie beaucoup cette complicité naissante ! Nous devons absolument nous revoir ailleurs qu'à la bibliothèque ! >> chuchote monsieur Simon. C'est certain.

Je ne sais quoi dire. Il remballe. Il me montre ses doigts mouillé de liquide séminal en disant : << Vous voulez goûter, Valona ? >>. Je détourne la tête avec une grimace. Encore un réflexe stupide qui ne correspond nullement à mon désir fou de lui lécher les doigts. Monsieur Simon me propose une autre situation. Mais cette fois dans les toilettes que nous connaissons bien. Nous y avons déjà "joué".

<< Allez-y la première, Valona, j'adore vous savoir à préparer une de vos stratégies ! >> me fait il. Je me dépêche. Je traverse la salle. J'entre dans le couloir qui mène aux toilettes. J'entre dans les WC homme. Personne. Je me touche immédiatement. Je suis tellement excitée. Je pourrai avoir un orgasme instantané. Je suis debout entre les deux urinoirs. La porte s'ouvre. Monsieur Simon.

Nous avons la complicité immédiate. Sans même nous concerter. Monsieur Simon se met en position devant un des urinoirs. Il sort son sexe. Il fait son besoin le plus naturellement du monde. Je me penche pour regarder. Je recommence à me toucher. Monsieur Simon interrompt son jet pour diriger son sexe vers mon visage. Je recule. Il se remet à pisser. Il reproduit à plusieurs reprises.

Nous sommes tous deux aux aguets. Il pourrait arriver quelqu'un. On entend ce qui se passe dans le couloir. C'est mieux de rester prudents. Monsieur Simon secoue les derniers épanchements. La petite goutte qui tombe. Il remballe et referme sa braguette. << Je vous suis d'une compagnie agréable, belle jeune fille ? >> me fait monsieur Simon. Je ne sais quoi répondre. C'est si évident.

Nous ne pourrons pas terminer notre rencontre par le salon de thé habituel. Monsieur Simon a un impératif. Le kinésithérapeute. Cela tombe bien. Je dois passer à la boutique Apple pour maman. Nous quittons la bibliothèque. Nous faisons quelques pas dans la rue. Monsieur Simon me fait une première véritable proposition qui me fait dresser les poils. << Je vous propose une fellation ! >>

Je reste consternée. Il rajoute : << Vendredi prochain, je vous invite chez moi. A moins que vous n'ayez d'autres préférences. Rassurez vous, je n'ai jamais mangé de jeunes filles, je me suis juste contenté d'y goûter ! >>. J'éclate de rire. Je me sens tellement conne. Cet homme me devine. Il dit encore : << Ce n'est qu'une invitation ! Cela pourrait être un grand moment de partage ! >>

Je promets d'y réfléchir. Je n'ai à présent plus qu'une envie. Fuir. Filer à toute vitesse. M'enfuir à toutes jambes. Nous nous serrons la main. Je tourne les talons. Sans me retourner je prends la direction du centre ville. Arrivée au coin de la rue, je m'arrête. Je me retourne. Monsieur Simon a disparu. Je suis à la fois terriblement excitée, émue et emplie d'une confusion rare. La tremblote.

Je récupère le câble que maman a fait mettre de côté à la boutique Apple. Je retourne à la voiture. Je m'entoure d'un millier de précautions. Je sais que Monsieur Simon gare sa voiture sur le même parking. Son auto n'est pas là. Lui non plus. Je file. Sur la route du retour, je me masturbe. C'est tellement fort que je me gare dans un chemin. Je ne m'emmène pas au bout. Je préfère me garder.

Bisou

 

Nathalia - G.jpg

  • Like 1

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
cry baby Membre 40138 messages
dvdvoreur‚ 102ans
Posté(e)

@valona merci pour ce joli récit

  • Like 1

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
Valona Membre 832 messages
Forumeur accro‚ 22ans
Posté(e)

Mon Blog

J'ai un mémoire à rendre vendredi matin. Une semaine de travail. Vivement les vacances scolaires qui commencent vendredi à midi. Deux semaines où je pourrai consacrer plus de temps à mes petites affaires personnelles. Je viens de publier un récit sur mon Blog. J'en partage le résumé une fois encore, ici, en "copié/collé". Bonne découverte.

Monsieur Simon - (Episode 4)

Rendez-vous informel à la bibliothèque

C'est vendredi. Il est 11 h15. Je suis dans ma voiture sur le parking de la faculté. Mon week-end commence à l'instant. A plusieurs reprises, durant cette semaine, il m'est revenu à l'esprit ma dernière entrevue avec Monsieur Simon. Je me suis même retrouvée à y penser très fort durant une de mes masturbations. J'aime me faire un film durant mes égarements sensuelles. Ce fut une surprise.

Et si je faisais un message, en "secret d'appel", à Monsieur Simon ? Pourquoi ne pas le retrouver à la bibliothèque municipale. Comme la semaine dernière. Je n'hésite pas. J'envoie mon texto. Court. Pertinent. Une invitation à nous retrouver dans le même rayon que la semaine dernière. Même heure. Je n'en écrie pas davantage. C'est un homme d'âge bien mûr. Il n'a pas besoin que je lui explique.

Je rentre. Je me touche en roulant tout le long de la petite départementale déserte. Treize kilomètres de plaisir pur. J'arrive à la maison. J'aide maman. Je mets la table. Papa rentre juste après moi. Pour eux aussi c'est le début du week-end. Nous mangeons en bavardant. Nous faisons notre vaisselle. Je monte. Je m'observe dans le miroir de la salle de bain. Pas besoin de mettre des couleurs.

Je me change. Malgré la fraîcheur, je mets ma jupe kilt à carreaux rouges, mon chemisier crème sous mon pull bleu nuit. Mes bas noirs fixés à mon porte-jarretelle. Mes bottes noires à haut talons. Devant le miroir, je prends des poses. Accroupie, j'étudie les possibilités que je vais appliquer à la bibliothèque. J'enfile mon manteau noir. Je suis très attractive. Sexy. Cela m'auto érotise.

Il est presque l'heure. Je descends. Un bisou à maman. Je sors. Papa contrôle une fois encore mon auto. Un bisou. Me voilà en route pour retourner en ville. Je suis très excitée. Je me félicite d'avoir pris l'initiative de contacter monsieur Simon. J'ai vraiment envie de m'amuser. Il ne répond jamais aux messages. Aussi, je reste dans une certaine expectative. Et s'il ne venait pas ? Tant pis...

Je gare la voiture sur le parking du supermarché. Dix minutes où je marche très vite pour me rendre à la bibliothèque. La précipitation me réchauffe. Je monte les escaliers à toute vitesse. Comme souvent, il n'y a pas grand monde. Je traverse la salle pour rejoindre le rayon "Géographie". Personne. Je vais pouvoir me faire un film, me mettre en situation et me donner beaucoup de plaisir.

Ma culotte est restée dans la voiture. Je suis accroupie devant les livres de l'étagère du bas. De là j'ai une vue parfaite entre les livres. Je vois la salle. Je vois qui vient. L'excitation me gagne. Je sens monter en moi cette délicieuse fébrilité. Je me touche. C'est merveilleux. Le délicat mélange de mes sentiments m'exalte. Il s'y mêlent la honte, le voyeurisme, l'exhibitionnisme et la trouille.

Je sors un mouchoir en papier. J'essuie les épanchements de cyprine. Parfois, cela m'enrage de mouiller autant et aussi vite. Mais c'est à la mesure de mon excitation. Le voilà. Monsieur Simon traverse la salle de son pas alerte. Le port de tête altier. Il se dirige vers ici. Je me tourne de trois quart. Je veux lui offrir un spectacle inoubliable. Pour l'exhibitionniste que je suis, c'est le summum de l'émotion.

J'ai les cuisses largement écartées. Je feuillette un album. Mes cheveux cachent mon visage. Je suis aux aguets. Il entre dans l'allée. Comme la dernière fois, monsieur Simon reste en début de rayon. Notre jeu commence. Il fait mine de ne pas me porter la moindre attention. Notre complicité naissante me ravie. C'est magnifique. Il n'est pas du genre boulet ou collant. Il connaît les filles !

Cette situation dure un long moment. Gagnée par l'ankylose je me redresse. Les fourmis dans les jambes. Monsieur Simon semble absorbé par la lecture d'un ouvrage. Je suis debout. Je regarde dans toutes les directions. Entre les livres sur les étagères. Il n'y a que nous. Je passe une main sous ma jupe. Je me touche franchement. Cambrée sur mes genoux fléchis, pieds écartés. C'est délicieux.

Enfin monsieur Simon daigne regarder dans ma direction. << Oh ! Bonjour ! Je ne vous avais pas vu ! >> fait il en s'approchant. Il me tend la main. Je lui donne la gauche. La droite étant sous ma jupe. Je suis obligée de réunir tout mon courage. Je veux continuer à me toucher. Lorsqu'il écarte les pans de son manteaux je découvre son sexe. Minuscule, mou et clair. Mon sang ne fait qu'un tour.

Même si tout cela n'est qu'un jeu, l'émotion qu'il me procure me fait frissonner. Je cesse de me toucher pour m'appuyer contre un des montants métalliques. J'ai le vertige. Monsieur Simon qui devine mon trouble me chuchote : << Quel plaisir de vous revoir ! Merci pour votre suggestion ! >>. Je ne sais quoi dire. Je me sens soudain si sotte que j'ai envie de m'enfuir en courant. Impressionnée.

<< Nous allons refaire ! >> me lance Monsieur Simon en s'éloignant. Il quitte l'allée. Je ne sais quoi faire. Quel scénario vais je appliquer cette fois. Je suis morte de honte. Je suis toute rouge. La sueur me picote. Je n'ai plus le moindre courage. Je quitte l'allée pour traverser la salle. Je me dirige vers les toilettes. Je veux me mettre de l'eau sur le visage. Me rafraîchir les idées et m'enfuir.

J'entre dans les toilettes homme. Il n'y a personne. Penchée au dessus des lavabos, je me mouille copieusement le visage. La porte s'ouvre. Dans le miroir je vois monsieur Simon se positionner devant un des urinoirs. Mon cœur bat la chamade. A nouveau l'envie de fuir. Monsieur Simon fait son besoin comme si tout cela était parfaitement normal. J'ai envie de me toucher. Confusion grandissante.

<< Valona, je vous invite à passer un moment chez moi, vendredi prochain. Il serait stupide d'en rester à "ça". Regardez, c'est pour vous ! >> me fait il en me présentant son sexe. Il le tient entre le pouce et l'index. Il l'agite vers moi. Il me dit : << Il n'y a pas d'autres endroits que les toilettes pour se livrer à ce genre de démonstration ! >>. Je me mets à rire comme une idiote. J'ai honte.

<< J'attends avec impatience votre réponse ! Faites moi un message en début de semaine prochaine. Que je m'organise ! >> lance t-il encore. Je n'ai de yeux que pour ce qu'il fait. Je ne peux m'empêcher de comparer avec le sexe de Jonathan. C'est pourtant incomparable. Au fond de moi, je sens monter une envie irrépressible d'y toucher. D'y goûter. Je dois m'enfuir très vite. Je bafouille.

Juste à temps. Il y a des pas dans le couloir. Un jeune homme entre dans la petite salle. Il me jette un regard étonné. Je suis dans les toilettes hommes en compagnie d'un monsieur qui pourrait être mon grand père. Je file. Je me précipite dans l'escalier. Je marche à toute vitesse jusqu'à la voiture. Je suis tellement excitée que je me gare sur le bord de la route déserte. C'est trop bon.

Je ne m'emmène jamais au bout n'importe où. Je préfère toujours me garder jusqu'au soir. Mes masturbations sont de merveilleux somnifères. J'arrive à la maison pour 17 h. Je monte. J'ai du travail. La semaine prochaine, ce sont les vacances de février. J'ai un mémoire à préparer et à rendre pour vendredi matin. Cela me permet de retrouver mon calme. Il était grand temps.

Bisou

 

 

Nathalia - G.jpg

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
Annonces
Maintenant

×