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Regards sur notre monde

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zenalpha Membre 14217 messages
Agitateur Post Synaptique‚ 51ans
Posté(e)
il y a 3 minutes, Annalevine a dit :

J’ai aussi cette inclination à admirer Einstein, Feynman ou Godel. Mais je me rends compte que c’est en raison de leur choix d’utiliser leur génie pour servir la Raison, la pensée rationnelle, la pensée scientifique. C’est parce qu’ils ont choisi de servir la Cause. Des génies qui choisissent tout de même l’esclavage dirait Heidegger. Des Titans qui se mettent au service de l’Esclave dirait Nietzsche. C’est pourquoi notre admiration pour ces hommes est ambiguë : notre admiration met en exergue notre servitude volontaire. Nous sommes fiers que des génies se soient mis à notre service. 

De ce point de vue, j'ai beaucoup lu tes thèses des maîtres et des esclaves 

Ce n'est pas un filtre qui m'intéresse, je le trouve stérile.

Mon admiration pour eux n'est pas ambiguë

Ce qui m'intéresse, c'est le développement personnel

Et a la limite, je me demande davantage comment on peut avoir des caractéristiques géniales et des symptômes de fous (gödel, nash, turing....) ou, pire, des caractéristiques géniales et des comportements pervers narcissique 

La dissociation intellect humanisme en particulier m'est difficilement acceptable 

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Annalevine Membre 1899 messages
Forumeur alchimiste‚ 73ans
Posté(e)

La différence entre vous et moi c’est que vous admirez Einstein pour ses théories scientifiques moi je l’apprécie  pour sa capacité d’émerveillement devant le monde. Vous admirez Feynman pour encore une fois ses théories scientifiques moi je l’apprécie pour sa capacité à jouer du banjo dans les boites de nuit. Vous admirez Godel pour ses théorèmes moi je l’apprécie pour ses délires philosophiques. 
Vous  versez  du côté de l’assujettissement à la pensée scientifique, c’est en cela que vous choisissez l’esclavage, Moi je verse du côté du sentiment et de l’émotion, c’est en cela que je choisis la liberté.

Bien sûr je suis provocateur ! Car l’esclavage, votre choix, n’a pas à être méprisé. Cet état d’esclavage est même riche et gros de potentialités. Ce n’est pas être esclave ou choisir l’esclavage qui suscite le jugement chez moi c’est de ne pas être conscient du choix volontaire de servitude à la science que vous faites qui m’agace. 

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zenalpha Membre 14217 messages
Agitateur Post Synaptique‚ 51ans
Posté(e)
Il y a 3 heures, Annalevine a dit :

La différence entre vous et moi c’est que vous admirez Einstein pour ses théories scientifiques moi je l’apprécie  pour sa capacité d’émerveillement devant le monde. Vous admirez Feynman pour encore une fois ses théories scientifiques moi je l’apprécie pour sa capacité à jouer du banjo dans les boites de nuit. Vous admirez Godel pour ses théorèmes moi je l’apprécie pour ses délires philosophiques. 
Vous  versez  du côté de l’assujettissement à la pensée scientifique, c’est en cela que vous choisissez l’esclavage, Moi je verse du côté du sentiment et de l’émotion, c’est en cela que je choisis la liberté.

Bien sûr je suis provocateur ! Car l’esclavage, votre choix, n’a pas à être méprisé. Cet état d’esclavage est même riche et gros de potentialités. Ce n’est pas être esclave ou choisir l’esclavage qui suscite le jugement chez moi c’est de ne pas être conscient du choix volontaire de servitude à la science que vous faites qui m’agace. 

Mais non...pas du tout...on admire pas quelqu'un ... mais le travail de quelqun, si c'est sa 'production scientifique' qui est 'admirable'

Je n'admire pas la relativité générale même si elle est admirable, je ne suis pas physicien, c'est bien Einstein que j'admire 

En l'occurrence, j'admire en premier lieu chez tous ceux là un esprit révolutionnaire et visionnaire, la capacité de remettre en cause l'évidence apparente pour tisser des liens extrêmement puissant dans ce thème des "regards sur le monde"

Einstein écrit "comment je vois le monde" et c'est bien ce regard, novateur et révolutionnaire, profond, sur le monde, sur notre représentation du monde qui m'intéresse 

Ça c'est un plus petit commun dénominateur du génie tel que je le définie

Cet 'esclavagisme' au système, parlant d'Einstein qui est justement issu hors système et qui a toujours refusé tout système est d'ailleurs une incompréhension totale du bonhomme...

La potentialité n'est pas dans l'esclavagisme...jamais...

Penser que vous auriez une exclusivité du sentiment est votre prison.

Une cage qui vous isole des sentiments des autres.

Mais je suis ces longs monologues qui vous entrainent vous même dans une rêverie passive qui vous tient vivant.

Vous êtes intéressant 

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Annalevine Membre 1899 messages
Forumeur alchimiste‚ 73ans
Posté(e)

C’est vraiment étonnant cette hypothèse des deux pensées. C’est une hypothèse que je peux vérifier par l’expérience.

Si je reprends un livre de terminales S et que je m’applique à résoudre quelques problèmes de géométrie dans l’espace je constate en effet que j’emploie bien deux modes de pensée différents. Si je dois donner la figure intersection d’un plan et d’un cube par exemple je vais construire cette figure mentalement sans passer par le mot, ni par le nombre ni même par les lettres. Ma pensée est en effet muette et fonctionne en construisant des droites et des plans. Si maintenant je dois démontrer que quatre points par exemple de l’espace sont coplanaires, je peux, toujours en construisant des droites ou des plans mentalement,  voir la coplanérité. Mais je ne peux pas la démontrer. Pour la démontrer je dois mettre des lettres et recourir à des calculs vectoriels qui ressortissent à la pensée analytique. Deux pensées.

Prenons maintenant les leçons d’histoire. Plus j’avance plus je mets des cartes. D’un côté le texte de l’autre les cartes. Et je m’aperçois que la conjugaison du texte et des cartes me permet, à moi et à mon élève,  d’avoir une compréhension des événements incomparable. Là encore deux pensées associées mais différentes. Le texte décrit les événements : succession des événements, succession donc temporalité. Les cartes situent les événements : géographie, spatialité. Le temporel d’un côté, le spatial de l’autre et une compréhension des événements comme moi comme pour l’élève incroyablement puissanciée. Je me rappelle que lors de la relation des guerres menées par l’Espagne contre la France et les Provinces Unies à partir de Philippe II, la vision des territoires espagnols m’a aussitôt mis en relation, pour les idées, avec la Lotharingie. Brusquement, grâce aux cartes je vis l’ancien partage du royaume de Charlemagne, l’ancien duché de Bourgogne de Charles le Téméraire. Ça sautait aux yeux grâce aux cartes. Je pouvais du coup voir le déploiement de l’histoire de plusieurs siècles en un seul lieu. Des siècles soudain fusionnés dans le temps zéro de l’image. Cerveau gauche : histoire, temps; cerveau droit : géographie, espace. Deux pensées. Il y a effectivement deux pensées.
Ce qui est étonnant c’est qu’il semble qu’il n’y a guère que les Français qui ignorent cela. Ils pensent qu’il n’y a qu’une seule pensée : le temps, l’histoire, l’analytique. L’espace pour eux est un sous produit du temps , la géographie est un sous produit de l’histoire. Dévaluation voir négation d’une pensée. Encore que parfois, certains pensent toujours qu’il n’y a qu’une pensée, mais cette pensée unique c’est alors celle du cerveau droit. Pour ceux là le temps est un sous produit de l’espace et l’histoire un sous produit de la géographie. Finalement le Français a la rage de la pensée unique. 
 

Modifié par Annalevine

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Ambre Agorn Membre 1068 messages
Forumeur alchimiste‚ 30ans
Posté(e)
il y a une heure, Annalevine a dit :

C’est vraiment étonnant cette hypothèse des deux pensées. C’est une hypothèse que je peux vérifier par l’expérience.

Si je reprends un livre de terminales S et que je m’applique à résoudre quelques problèmes de géométrie dans l’espace je constate en effet que j’emploie bien deux modes de pensée différents. Si je dois donner la figure intersection d’un plan et d’un cube par exemple je vais construire cette figure mentalement sans passer par le mot, ni par le nombre ni même par les lettres. Ma pensée est en effet muette et fonctionne en construisant des droites et des plans. Si maintenant je dois démontrer que quatre points par exemple de l’espace sont coplanaires, je peux, toujours en construisant des droites ou des plans mentalement,  voir la coplanérité. Mais je ne peux pas la démontrer. Pour la démontrer je dois mettre des lettres et recourir à des calculs vectoriels qui ressortissent à la pensée analytique. Deux pensées.

Prenons maintenant les leçons d’histoire. Plus j’avance plus je mets des cartes. D’un côté le texte de l’autre les cartes. Et je m’aperçois que la conjugaison du texte et des cartes me permet, à moi et à mon élève,  d’avoir une compréhension des événements incomparable. Là encore deux pensées associées mais différentes. Le texte décrit les événements : succession des événements, succession donc temporalité. Les cartes situent les événements : géographie, spatialité. Le temporel d’un côté, le spatial de l’autre et une compréhension des événements comme moi comme pour l’élève incroyablement puissanciée. Je me rappelle que lors de la relation des guerres menées par l’Espagne contre la France et les Provinces Unies à partir de Philippe II, la vision des territoires espagnols m’a aussitôt mis en relation, pour les idées, avec la Lotharingie. Brusquement, grâce aux cartes je vis l’ancien partage du royaume de Charlemagne, l’ancien duché de Bourgogne de Charles le Téméraire. Ça sautait aux yeux grâce aux cartes. Je pouvais du coup voir le déploiement de l’histoire de plusieurs siècles en un seul lieu. Des siècles soudain fusionnés dans le temps zéro de l’image. Cerveau gauche : histoire, temps; cerveau droit : géographie, espace. Deux pensées. Il y a effectivement deux pensées.
Ce qui est étonnant c’est qu’il semble qu’il n’y a guère que les Français qui ignorent cela. Ils pensent qu’il n’y a qu’une seule pensée : le temps, l’histoire, l’analytique. L’espace pour eux est un sous produit du temps , la géographie est un sous produit de l’histoire. Dévaluation voir négation d’une pensée. Encore que parfois, certains pensent toujours qu’il n’y a qu’une pensée, mais cette pensée unique c’est alors celle du cerveau droit. Pour ceux là le temps est un sous produit de l’espace et l’histoire un sous produit de la géographie. Finalement le Français a la rage de la pensée unique.

Vous avez réveillé en moi un souvenir. Je me souviens qu'à l'école (oui, j'étais à l'"école" de la 11ème à la 3ème), en cours de géométrie, j'étais vraiment nulle, en tout cas j'avais toujours de mauvaises notes. Je me souviens du malaise que j'éprouvais à chaque fois que le cours ou le devoir se pointait. J'adorais ça parce que c'était d'une clarté éblouissante, mais je détestais ça parce que ce que je "voyais" n'arrivait pas à passer en mots ou démonstrations. C'était des bouffés d'émerveillement à découvrir et construire ces figures, les tourner et retourner, les visualiser sous chaque angle, y faire jouer des rayons de lumière pour y voir se dessiner les ombres, et des nœuds d'angoisse face à l'insurmontable épreuve qu'était le devoir de la démonstration. Et pourtant je savourais chaque cours et devoir d'algèbre et de mathématiques. C'est paradoxal un peu aussi!

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zenalpha Membre 14217 messages
Agitateur Post Synaptique‚ 51ans
Posté(e)

"Le français a la rage de la pensée unique"

Vif le juif russe !

Quelle chienlie votre pensée...

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Annalevine Membre 1899 messages
Forumeur alchimiste‚ 73ans
Posté(e)

Pendant que les forêts brûlent dans l’autre hémisphère, pendant que l’eau se raréfie ici et qu’elle emporte dans sa furie des hommes là, pendant que les oiseaux disparaissent, pendant que la terre s’assèche et que les maisons lentement se fissurent, pendant que des terres devenues définitivement stériles chassent ses habitants, pendant que les anciens meurent dans des maisons closes, pendant que les pères et les mères pensent que la transmission se fait par les gènes et non par la mémoire, pendant ce temps là...tous dansent près de la fracture, décidant de ne pas voir les signes.

 

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Name Membre 1759 messages
Forumeur alchimiste‚ 29ans
Posté(e)
il y a 6 minutes, Annalevine a dit :

Pendant que les forêts brûlent dans l’autre hémisphère, pendant que l’eau se raréfie ici et qu’elle emporte dans sa furie des hommes là, pendant que les oiseaux disparaissent, pendant que la terre s’assèche et que les maisons lentement se fissurent, pendant que des terres devenues définitivement stériles chassent ses habitants, pendant que les anciens meurent dans des maisons closes, pendant que les pères et les mères pensent que la transmission se fait par les gènes et non par la mémoire, pendant ce temps là...tous dansent près de la fracture, décidant de ne pas voir les signes.

 

Pendant que les forêts brûlent dans l’autre hémisphère, pendant que l’eau se raréfie ici et qu’elle emporte dans sa furie des hommes là, pendant que les oiseaux disparaissent, pendant que la terre s’assèche et que les maisons lentement se fissurent, pendant que des terres devenues définitivement stériles chassent ses habitants, pendant que les anciens meurent dans des maisons closes, pendant que les pères et les mères pensent que la transmission se fait par les gènes et non par la mémoire, pendant ce temps là...tous décident de ne pas voir les signes de danse près de la fracture.

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saxopap Membre 6514 messages
SaXo‚ 100ans
Posté(e)
Le 30/05/2020 à 07:09, zenalpha a dit :

"Le français a la rage de la pensée unique"

Vif le juif russe !

Quelle chienlie votre pensée...

Bon...je n'arrete pas de dire à notre penseur préféré ( Alio)  cette meme idée: ne plus évoquer le juif comme à part...

Le 29/05/2020 à 09:28, Annalevine a dit :

La différence entre vous et moi c’est que vous admirez Einstein pour ses théories scientifiques moi je l’apprécie  pour sa capacité d’émerveillement devant le monde. Vous admirez Feynman pour encore une fois ses théories scientifiques moi je l’apprécie pour sa capacité à jouer du banjo dans les boites de nuit. Vous admirez Godel pour ses théorèmes moi je l’apprécie pour ses délires philosophiques. 
Vous  versez  du côté de l’assujettissement à la pensée scientifique, c’est en cela que vous choisissez l’esclavage, Moi je verse du côté du sentiment et de l’émotion, c’est en cela que je choisis la liberté.

Bien sûr je suis provocateur ! Car l’esclavage, votre choix, n’a pas à être méprisé. Cet état d’esclavage est même riche et gros de potentialités. Ce n’est pas être esclave ou choisir l’esclavage qui suscite le jugement chez moi c’est de ne pas être conscient du choix volontaire de servitude à la science que vous faites qui m’agace. 

OOOh...quel bonheur de lire cela Annalevine ( Alio mon pote).

Une formidable critique puis évocation positive du sentiment ceci cela, science et émotion, affection et certitudes...pfff  jamais je ne pourrai le dire aussi bien que toi !  Bravo et merci!

...oooh " votre choix pas à etre méprisé...riche .."    

La reconnaissance, l'amour, se livrer: " bien sur je suis provocateur..."

Pétard, c'est trop bon de te lire aussi juste!  MERCI 

 

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hell-spawn Membre 7937 messages
Forumeur alchimiste‚ 151ans
Posté(e)
il y a 12 minutes, saxopap a dit :

Bon...je n'arrete pas de dire à notre penseur préféré ( Alio)  cette meme idée: ne plus évoquer le juif comme à part...

C'est peine perdue puisque c'est ce qui le caractérise le mieux ( se penser comme a part ).

Modifié par hell-spawn
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zenalpha Membre 14217 messages
Agitateur Post Synaptique‚ 51ans
Posté(e)

Mouais, cette idée d'esclavagisme dans l'idée de "servir les sciences" me rappelle la thèse de Kant

Nous sommes des êtres sensibles tous soumis a l'immuable loi de causalité et ne pouvons choisir ce que nos sens perçoivent

Mais nous sommes aussi des êtres doués de raison appartenant au monde en soi, tel qu'il est, "das ding an sich", independant de nos lunettes de perception 

Nous manifestons notre....liberté...par nos choix moraux

C'est ce que Kant appelle la raison pratique 

On finit en quelque sorte à être le propre esclave de ses désirs et de sa liberté morale a les servir plutôt qu'une autre.

Je ne suis pas kantien mais je souscris a son epitaphe sur sa tombe de Konisberg

"Deux choses ne cessent de remplir mon coeur d'admiration et de respect plus ma pensée s'y attache et s'y applique : le ciel étoilé au dessus de ma tête et la loi morale en moi"

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saxopap Membre 6514 messages
SaXo‚ 100ans
Posté(e)
Le 29/05/2020 à 08:56, Annalevine a dit :

J’ai aussi cette inclination à admirer Einstein, Feynman ou Godel. Mais je me rends compte que c’est en raison de leur choix d’utiliser leur génie pour servir la Raison, la pensée rationnelle, la pensée scientifique. C’est parce qu’ils ont choisi de servir la Cause. Des génies qui choisissent tout de même l’esclavage dirait Heidegger. Des Titans qui se mettent au service de l’Esclave dirait Nietzsche. C’est pourquoi notre admiration pour ces hommes est ambiguë : notre admiration met en exergue notre servitude volontaire. Nous sommes fiers que des génies se soient mis à notre service. 

C'est drole que tu penses servitude lorsqu'il y a curiosité et passion, que tu penses "cause" lorsqu'il y a "sujet"....

Tu sais, notre admiration pour ces hommes n'est pas ambigue , elle est bien plus simple que cela. 

Le 29/05/2020 à 12:57, zenalpha a dit :

.........

Vous êtes intéressant 

oh oui.

Le 29/05/2020 à 23:39, Annalevine a dit :

C’est vraiment étonnant cette hypothèse des deux pensées. C’est une hypothèse que je peux vérifier par l’expérience.

Si je reprends un livre de terminales S et que je m’applique à résoudre quelques problèmes de géométrie dans l’espace je constate en effet que j’emploie bien deux modes de pensée différents. Si je dois donner la figure intersection d’un plan et d’un cube par exemple je vais construire cette figure mentalement sans passer par le mot, ni par le nombre ni même par les lettres. Ma pensée est en effet muette et fonctionne en construisant des droites et des plans. Si maintenant je dois démontrer que quatre points par exemple de l’espace sont coplanaires, je peux, toujours en construisant des droites ou des plans mentalement,  voir la coplanérité. Mais je ne peux pas la démontrer. Pour la démontrer je dois mettre des lettres et recourir à des calculs vectoriels qui ressortissent à la pensée analytique. Deux pensées.

 

- Construction mentale :  intuition

- démontrer: calcul. 

Paradoxes de Zénon...intuition ..humanité..subjectivité.. ( je ne t'apprends rien) 

Il n'y a pas deux pensées. Il y a cette merveilleuse humanité forte de conviction...et puis la réalité ( mathématiquement...entre autre.;

 

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saxopap Membre 6514 messages
SaXo‚ 100ans
Posté(e)
il y a une heure, hell-spawn a dit :

C'est peine perdue puisque c'est ce qui le caractérise le mieux ( se penser comme a part ).

Ton avis compte à mes yeux; ( toujours sincere de ta part)

Mais jamais je ne cesserai d'affirmer mes convictions. Je ne m'inquiete pas de la portée de mes mots, de la "peine" qu'ils auraient pu me causer. 

Je ne pretends pas influer sur la position de Alio, je sais ou j'espère qu'il me lit et à dose homéopathique reçoit et s'inspire de mes messages . On peut rêver ;)

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Annalevine Membre 1899 messages
Forumeur alchimiste‚ 73ans
Posté(e)

Lettre à S.....

 

Il existe un être, un principe en action, toujours, qui poursuit la création. La création n’est pas achevée, elle est en cours. Il n’ y a pas le jour de la création et puis tout s’en déduit, non, chaque jour est création. La nature elle-même est une réalité en création. Dans cette conception la nature ce ne sont pas seulement les objets inanimés (les particules, les ondes), ce sont aussi les êtres vivants, les hommes, les sociétés des êtres vivants, les sociétés humaines, c’est aussi l’esprit, tel qu’il surgit du cerveau, l’esprit qui à son tour engendre une nouvelle création. Si la vie est engendrée par des choses, des objets, tu vois que la vie ne peut pas être réduite aux objets qui la constituent de même que l’esprit ne peut pas être réduit au cerveau, même s’il en procède.

Le principe créateur est à l’intérieur de toutes choses, il est comme le levain dans le pain, le sel dans la mer. Il est immanent au monde c’est-à-dire qu’il est dans le monde.

L’être dans le monde est aussi hors du monde. Quand nous ouvrons le chemin il se tient légèrement au devant de nous. Il précède le monde, dans son intention. Alors nous disons que cet être est transcendant au monde, c’est-à-dire qu’il est au-delà du monde. C’est cette transcendance qui rend compte du devenir.

Ainsi il existe un même être immanent au monde et transcendant au monde.

Parce que cet être est immanent au monde il est présent en toi : par ton action sur Terre tu engendres le monde. Même si tu ne perçois pas d’être immanent en toi, dès que tu es en action, tu crées le monde. A ton échelle certes mais tu le crées. Ainsi participes-tu à la création du monde par l’action. Mais aussi parfois, tu ne sais plus où aller, alors tu t’arrêtes et tu réfléchis, alors l’inspiration te vient, l’inspiration est la trace de l’être transcendant venu en toi. Tu décides alors et tu agis. Ainsi est la respiration du dieu : l’action, la réflexion, à nouveau l’action.

 

Si nous avons le sentiment que c’est se casser indéfiniment la tête que de chercher à nommer « cela » qui respire ainsi, alors nous pouvons abandonner cette question et nous dire : il (pronom neutre) existe...la Respiration. La Respiration existe en soi, et notre soif à nommer ce qui respire n’est que vanité à vouloir nommer. Plutôt que de rester sans cesse dans notre volonté de nommer, renonçons à nommer et sachant que la Respiration existe, acceptons qu’elle soit. Sans chercher à vouloir nommer le sujet de la respiration.

 

Ainsi en décida Louria, le prince de la kabbale quand il renonça à nommer le sujet de la respiration, préférant l’appeler En Sof, c’est à dire l’in-fini (au sens : in-défini, non défini, non nommable). Pour lui la respiration est une émanation du En Sof. Ainsi « respire » (le verbe) est, et si le sujet est inaccessible à notre conscience verbale il est néanmoins accessible à notre ressenti, à notre conscience muette. Car quand nous agissons et quand nous recevons l’inspiration alors nous sentons qu’un être vient ou est venu.

La joie est la trace de l’être en toi quand tu agis. L’être nous emporte avec lui dans sa marche inflexible, marche pourtant indéterminée car l’être se cherche lui-même dans notre inspiration. Ainsi le monde est ouvert, il est l’arc qui semble clôturer le ciel alors qu’il n’attend que d’être retendu toujours plus loin.

 

En ne nommant pas le sujet de la respiration certes tu ne rejoins pas la communauté des croyants enfantins, qui eux nomment, mais tu étends le sujet de ta respiration du « moi » à l’univers. Quand tu respires, alors l’univers respire aussi.

 

Modifié par Annalevine

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zenalpha Membre 14217 messages
Agitateur Post Synaptique‚ 51ans
Posté(e)
il y a 9 minutes, Annalevine a dit :

Lettre à S.....

Il existe un être, un principe en action, toujours, qui poursuit la création. La création n’est pas achevée, elle est en cours. Il n’ y a pas le jour de la création et puis tout s’en déduit, non, chaque jour est création. La nature elle-même est une réalité en création. Dans cette conception la nature ce ne sont pas seulement les objets inanimés (les particules, les ondes), ce sont aussi les êtres vivants, les hommes, les sociétés des êtres vivants, les sociétés humaines, c’est aussi l’esprit, tel qu’il surgit du cerveau, l’esprit qui à son tour engendre une nouvelle création. Si la vie est engendrée par des choses, des objets, tu vois que la vie ne peut pas être réduite aux objets qui la constituent de même que l’esprit ne peut pas être réduit au cerveau, même s’il en procède.

Le principe créateur est à l’intérieur de toutes choses, il est comme le levain dans le pain, le sel dans la mer. Il est immanent au monde c’est-à-dire qu’il est dans le monde.

L’être dans le monde est aussi hors du monde. Quand nous ouvrons le chemin il se tient légèrement au devant de nous. Il précède le monde, dans son intention. Alors nous disons que cet être est transcendant au monde, c’est-à-dire qu’il est au-delà du monde. C’est cette transcendance qui rend compte du devenir.

Ainsi il existe un même être immanent au monde et transcendant au monde.

Parce que cet être est immanent au monde il est présent en toi : par ton action sur Terre tu engendres le monde. Même si tu ne perçois pas d’être immanent en toi, dès que tu es en action, tu crées le monde. A ton échelle certes mais tu le crées. Ainsi participes-tu à la création du monde par l’action. Mais aussi parfois, tu ne sais plus où aller, alors tu t’arrêtes et tu réfléchis, alors l’inspiration te vient, l’inspiration est la trace de l’être transcendant venu en toi. Tu décides alors et tu agis. Ainsi est la respiration du dieu : l’action, la réflexion, à nouveau l’action.

 

Si nous avons le sentiment que c’est se casser indéfiniment la tête que de chercher à nommer « cela » qui respire ainsi, alors nous pouvons abandonner cette question et nous dire : il (pronom neutre) existe...la Respiration. La Respiration existe en soi, et notre soif à nommer ce qui respire n’est que vanité à vouloir nommer. Plutôt que de rester sans cesse dans notre volonté de nommer, renonçons à nommer et sachant que la Respiration existe, acceptons qu’elle soit. Sans chercher à vouloir nommer le sujet de la respiration.

 

Ainsi en décida Louria, le prince de la kabbale quand il renonça à nommer le sujet de la respiration, préférant l’appeler En Sof, c’est à dire l’in-fini (au sens : in-défini, non défini, non nommable). Pour lui la respiration est une émanation du En Sof. Ainsi « respire » (le verbe) est, et si le sujet est inaccessible à notre conscience verbale il est néanmoins accessible à notre ressenti, à notre conscience muette. Car quand nous agissons et quand nous recevons l’inspiration alors nous sentons qu’un être vient ou est venu.

La joie est la trace de l’être en toi quand tu agis. L’être nous emporte avec lui dans sa marche inflexible, marche pourtant indéterminée car l’être se cherche lui-même dans notre inspiration. Ainsi le monde est ouvert, il est l’arc qui semble clôturer le ciel alors qu’il n’attend que d’être retendu toujours plus loin.

En ne nommant pas le sujet de la respiration certes tu ne rejoins pas la communauté des croyants enfantins, qui eux nomment, mais tu étends le sujet de ta respiration du « moi » à l’univers. Quand tu respires, alors l’univers respire aussi.

 

Tiens, une Lettre à Samuel d' @aliochaverkiev oubliée ici par @Annalevine...

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Boutetractyxreqs Membre 5940 messages
Forumeur alchimiste‚
Posté(e)
Il y a 3 heures, Annalevine a dit :

Lettre à S.....

 

Il existe un être, l'être indolore, un principe sans douleur en action indolore, toujours sans douleur, qui poursuit sans douleur la création indolore. La création indolore n’est pas achevée avec douleur, elle est en cours et sans douleur. Il n’ y a pas le jour indolore de la création sans douleur et puis tout s’en déduit à la douleur, non et avec l'indolore, chaque jour indolore est création sans douleur. La nature, l'existence, elle-même est une réalité sans douleur en création sans douleur. Dans cette conception sans douleur, la nature, l'existence, ce ne sont pas seulement les objets inanimés indolores (les particules, les ondes sans douleur), ce sont aussi les êtres indolores vivants sans douleur, les hommes sans douleur, les sociétés indolores des êtres vivants sans douleur, les sociétés indolores humaines sans douleur, c’est aussi l’esprit sans douleur, la causalité indolore, tel qu’il surgit sans douleur du cerveau indolore, l’esprit, causalité, indolore qui à son tour indolore engendre sans douleur une nouvelle création indolore. Chaque existence provient de sa propre inexistence donc de la douleur. Si l'existence de la vie sans douleur, est engendrée sans douleur par des choses indolores, des objets sans douleur, tu vois que l'existence de la vie indolore ne peut pas être réduite avec douleur aux objets indolores qui la constituent  sans douleur de même que l’esprit sans douleur, la causalité indolore,ne peut pas être réduit avec douleur au cerveau sans douleur, même s’il en procède la causalité sans douleur.

Le principe créateur indolore est à l’intérieur de toutes choses sans douleur mise à part la douleur, il est comme le levain sans douleur dans le pain indolore, le sel indolore dans la mer sans douleur. Il est immanent sans douleur au monde indolore c’est-à-dire sans douleur qu’il est sans douleur dans le monde indolore et tout cela sans douleur c'est l'indolore.

L’être indolore dans le monde sans douleur est aussi hors du monde avec douleur. Quand nous ouvrons le chemin sans douleur il se tient sans douleur légèrement au devant sans douleur de nous indolores. Il précède le monde indolore, dans son intention sans douleur. Alors nous disons sans douleur que cet être indolore est transcendant sans douleur au monde indolore, c’est-à-dire sans douleur, qu’il est au-delà du monde avec douleur. C’est cette transcendance sans douleur qui rend sans douleur compte du devenir indolore.

Ainsi il existe un même être indolore immanent au monde et transcendant au monde et tout cela sans douleur.

Parce que cet être indolore est immanent sans douleur au monde sans douleur il est l'indolore présent en toi sans douleur : par ton action sans douleur sur Terre indolore tu engendres sans douleur le monde indolore. Même si sans douleur tu ne perçois pas d’être avec douleur immanent en toi avec douleur, dès que tu es en action sans douleur, tu crées sans douleur le monde indolore. A ton échelle indolore certes mais tu le crées sans douleur. Ainsi participes-tu sans douleur à la création du monde indolore par l’action sans douleur. Mais aussi parfois sans douleur, tu ne sais plus où aller avec la douleur, alors tu t’arrêtes sans douleur et tu réfléchis sans douleur, alors l’inspiration indolore te vient sans douleur, l’inspiration sans douleur est la trace de l’être indolore transcendant venu en toi sans douleur. Tu décides sans douleur alors et tu agis sans douleur. Ainsi est la respiration sans douleur du dieu l'indolore : l’action sans douleur, la réflexion sans douleur, à nouveau l’action sans douleur.

 

Si nous avons le sentiment sans douleur que c’est se casser indéfiniment la tête avec douleur que de chercher à nommer avec douleur« cela » indolore qui respire sans douleur ainsi, alors nous pouvons sans douleur abandonner cette question avec douleur et nous dire sans douleur : il l'indolore(pronom neutre sans douleur) existe sans douleur...la Respiration sans douleur. La Respiration sans douleur existe en soi indolore, et notre soif avec douleur à nommer avec douleur ce qui respire sans douleur n’est que vanité avec douleur à vouloir nommer avec douleur. Plutôt que de rester sans cesse indolore dans notre volonté de nommer sans douleur, renonçons à nommer avec douleur et sachant que la Respiration existe sans douleur, acceptons qu’elle soit indolore. Sans chercher à vouloir nommer le sujet de la respiration avec douleur.

 

Ainsi en décida Louria, le prince sans douleur de la kabbale indolore quand il renonça à nommer le sujet de la respiration avec douleur, préférant l’appeler En Sof, l'indolore, c’est à dire l’in-fini indolore (au sens : in-défini en douleur, non défini avec douleur, non nommable avec douleur). Pour lui la respiration sans douleur est une émanation indolore du En Sof, l'indolore. Ainsi sans douleur« respire » (le verbe indolore) est, et si le sujet est inaccessible avec douleur à notre conscience verbale sans douleur il est néanmoins sans douleur accessible à notre ressenti sans douleur, à notre conscience indolore muette en douleur. Car quand nous agissons sans douleur et quand nous recevons l’inspiration sans douleur alors nous sentons sans douleur qu’un être indolore vient ou est venu sans douleur.

La joie sans douleur est la trace sans douleur de l’être indolore en toi sans douleur quand tu agis sans douleur. L’être indolore nous emporte avec lui sans douleur dans sa marche indolore inflexible avec la douleur, marche sans douleur pourtant indéterminée avec la douleur car l’être indolore se cherche sans douleur lui-même indolore dans notre inspiration sans douleur. Ainsi sans douleur le monde indolore est ouvert sans douleur, il est l’arc indolore qui semble clôturer sans douleur le ciel indolore alors qu’il n’attend que sans douleur d’être retendu sans douleur toujours plus loin sans douleur et vers l'indolore.

 

En ne nommant pas avec douleur le sujet indolore de la respiration sans douleur certes tu ne rejoins pas la communauté des croyants enfantins sans douleur, qui eux nomment sans douleur, mais tu étends sans douleur le sujet indolore de ta respiration sans douleur du « moi indolore » à l’univers sans douleur. Quand tu respires sans douleur, alors l’univers indolore respire aussi sans douleur.

 

Moi, à ne rien  faire avec douleur, je suis bien tombé.

Modifié par Boutetractyxreqs

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Annalevine Membre 1899 messages
Forumeur alchimiste‚ 73ans
Posté(e)

L’intérêt d’étudier la préhistoire en remontant au moins vers 400 000 ou 500 000 ans avant notre ère c’est de parvenir à « voir » les évolutions des conditions de vie des humains. Certes les  anthropologues sans cesse affinent leurs analyses à partir de découvertes rendues exploitables par l’évolution de nos techniques. Mais ce qu’il ressort de ces études c’est que les variations climatiques sont déterminantes quant à nos évolutions sociales.
Sans parler de la sortie de l’homme d’Afrique, épisode bien connu, ce qui surprend c’est l’étude de la période qui va de 12 000 ans à 6000 ans environ avant notre ère. Nous savons tous qu’un réchauffement climatique rapide a engendré la fonte des glaces, la formation de mers, l’apparition de forêts, l’explosion de la flore et de la faune. Des lieux privilégiés dites « les latitudes bénies » ont conduit les hommes à se rassembler autour de fleuves, de terres où poussaient naturellement des céréales sauvages et où se rassemblaient aussi quantité d’animaux. Cela a engendré la sédentarisation des hommes. Mais ce qui est moins connu c’est qu’il n’y a pas eu passage à l’agriculture, qu’il y a eu même résistance contre l’agriculture. Pourtant l’agriculture a fini par s’imposer mais très difficilement et il arrivait souvent que les hommes abandonnent cette pratique. C’est encore une fois un changement climatique mais aussi les conséquences de la sédentarisation ( augmentation de la fécondité des femmes sédentaires entraînant une augmentation de la population) qui a conduit les hommes à se rabattre sur l’agriculture, et c’est ce même changement climatique qui a favorisé l’apparition des États. 
Ce qu’il faut retenir de tout cela c’est que c’est sous l’effet de conditions qui s’imposent à l’homme que celui ci évolue socialement. C’est sous l’effet de la contrainte  ( climat et démographie à  cette époque) qu’il change de mode de vie et non pas sous l’effet d’un projet rationnel collectivement mis au point. Ce que nous appelons la raison apparaît toujours comme un outil mental d’adaptation jamais comme la base et la cause de nos évolutions sociales.

Modifié par Annalevine

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zenalpha Membre 14217 messages
Agitateur Post Synaptique‚ 51ans
Posté(e)
Il y a 8 heures, Annalevine a dit :

C’est sous l’effet de la contrainte  ( climat et démographie à  cette époque) qu’il change de mode de vie et non pas sous l’effet d’un projet rationnel collectivement mis au point. Ce que nous appelons la raison apparaît toujours comme un outil mental d’adaptation jamais comme la base et la cause de nos évolutions sociales.

Le cueilleur chasseur nomade ne s'est pas tourné spontanément ni linéairement vers l'agriculture et la sédentarité.

Un sophisme commun est d'imaginer une ascendance linéaire, l'ergatus engendre erectus qui engendre neanderthal...

La vérité est qu'avant 10 000 ans, le monde a hébergé plusieurs espèces humaines et que c'est bien cette exclusivité de l'homo sapiens aujourd'hui qui est compromettante...

La théorie du métissage montre que ces espèces n'étaient pas totalement étanches : de 1 a 4% de l'ADN de l'europe et du Moyen-Orient est de l'ADN de neanderthal et 6% de l'ADN de l'homme de Desinova est partagé avec les melanesiens et Aborigènes 

Et nous nous sommes tellement habitués à l'unique presence de Sapiens que nous peinons à envisager notre rôle dans l'extinction de nos espèces avec lesquelles nous sommes liés génétiquement ad vitam eternam

Toujours est il qu'avant la révolution agricole de la période que tu cites, une révolution cognitive et l'augmentation de nos capacités cérébrales s'est opérée 

Si le changement climatique et la contrainte avait été l'unique cause, nous n'aurions pas été la seule espèce 'animale' a nous tourner vers l'agriculture massive...

Et en effet, ce qui a permis a Sapiens de transcender les lentes évolutions génétiques pour une capacité a changer de comportement et a révolutionner leurs structures sociales, ce n'est ni le climat ni la contrainte....

Une Berlinoise de 100 ans a vécu son enfance avec les Hohenzollern de Guillaume II, la république de Weimar, le 3eme Reich, l'Allemagne de l'Est avant de mourir dans l'Allemagne réunifiée...

Un erectus a connu exactement la même structure sociale pendant des dizaines de milliers d'années...

Non, ce n'est pas le climat le moteur de cette suradaptation

C'est la révolution cognitive qui a permis le langage et l'abstraction 

Une première capacité capable de transmettre de grandes quantités d'information sur l'environnement, a transmettre des relations sociales permettant de fonder des communautés de plusieurs centaines d'individus et aussi, à créer des abstractions telles que les dieux, les rites funéraires puis les nations ou encore les sociétés anonymes ou les gafa...

Une révolution cognitive 

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Annalevine Membre 1899 messages
Forumeur alchimiste‚ 73ans
Posté(e)

Ce qui reste étonnant c’est de constater que l’agriculture a mis énormément de temps à s’imposer comme pratique régulière. Il y a eu une farouche résistance. L’agriculture a fait partie des modes de subsistance certes mais parmi bien d’autres modes chez les anciennes populations. Elle s’impose comme pratique dominante tardivement et surtout elle semble s’imposer par obligation. 
Ce qui est encore plus étonnant c’est que l’agriculture quand elle est concentrée sur les céréales sauvages donnent naissance à l’Etat. L’Etat apparaît avec la culture du blé, de l’orge, du maïs ( chez les mayas) ou le riz. 
Et encore mieux : l’esclavage n’apparaît pas avec les États mais avec le développement de l’agriculture. Comme si la pratique de l’agriculture était trop contraire à la manière d’être des chasseurs- cueilleurs. Et encore mieux : les esclaves ne sont pas obtenus par la guerre mais par le commerce. Ce sont les tribus et ethnies elles-mêmes qui vendent les leurs aux sociétés pratiquant l’agriculture.
En tout cas l’agriculture s’impose en raison de rapports sociaux  devenus si  rigides qu’il devient impossible de faire autre chose que de cultiver des céréales.
Nous sommes loin de l’agriculture comme signe de la marche royale du Progrès. 
L’humanité  suit un chemin très complexe qui n’est pas ouvert par le Progrès mais par quelque chose qui reste mystérieux.

 

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