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Écrit bac français


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yoyo95 Membre 127 messages
Forumeur inspiré‚ 16ans
Posté(e)

Je suis plus trop présent sur le forum, et pour cause : c'est le bac !

Grâce à mon brouillon j'ai pu reconstituer mon écrit, alors je le poste car ça fera un bon souvenir j'espère. Bonne lecture !

 

« L’isolement », Alphonse de Lamartine, Méditations poétiques

Souvent sur la montagne, à l’ombre du vieux chêne,
Au coucher du soleil, tristement je m’assieds ;
Je promène au hasard mes regards sur la plaine,
Dont le tableau changeant se déroule à mes pieds.

Ici, gronde le fleuve aux vagues écumantes ;
Il serpente, et s’enfonce en un lointain obscur ;
Là, le lac immobile étend ses eaux dormantes
Où l’étoile du soir se lève dans l’azur.

Au sommet de ces monts couronnés de bois sombres,
Le crépuscule encor jette un dernier rayon,
Et le char vaporeux de la reine des ombres
Monte, et blanchit déjà les bords de l’horizon.

Cependant, s’élançant de la flèche gothique,
Un son religieux se répand dans les airs,
Le voyageur s’arrête, et la cloche rustique
Aux derniers bruits du jour mêle de saints concerts.

Mais à ces doux tableaux mon âme indifférente
N’éprouve devant eux ni charme ni transports,
Je contemple la terre ainsi qu’une ombre errante :
Le soleil des vivants n’échauffe plus les morts.

De colline en colline en vain portant ma vue,
Du sud à l’aquilon, de l’aurore au couchant,
Je parcours tous les points de l’immense étendue,
Et je dis : « Nulle part le bonheur ne m’attend. »

[...]

 

SUJET D'INVENTION : « Nulle part le bonheur ne m’attend », écrit Lamartine. Dans un texte poétique d’une certaine ampleur, vous prendrez le contrepied de cette affirmation, en évoquant l’épanouissement et la plénitude du poète au sein de la nature. Vous pourrez choisir d’utiliser une forme versifiée ou une prose poétique.

 

J'irai dans la nuit des bleutées aquarelles face aux illuminations du lac ! Là, flotter, au milieu des clairs fantômes de la Lune, lentement, très lentement. J'étendrai mon innocence, plus exalté encore, sur les berges des fantasmagories lunaires. Et je contemplerai - allongé tendrement - l'éclat du Père levant, qui soufflera ses rayons fertiles sur l'immensité bleue.

J'écouterai contre les lèvres du bois les éveils féeriques et les murmures volatiles et les amours scintillants. Je sais que le Soleil m'offrira sa bénédiction ! Alors j'irai, ivre de l'aurore, me laisser guider dans le lit des arbres, ainsi qu'un héros - entre les bras de la lumière qui font pousser les feuilles et que les feuilles poussent.

Je partirai, bercé des douceurs matinales, aux jardins irisés ! Et je pourrai admirer, frêles encore, les embryons endormis dans leurs voiles. À mes caresses, je sentirai les naissances et éclosions des beautés et des pensées ! Je butinerai ces fleurs divines, et je serai ivre de ces élixirs fantastiques - bien plus poétiques que nos lyres ! Je serai l'hôte de ces bois, plus rayonnant que le Soleil. Élevé sur ces coussins colorés, je serai fleur, et Fleur sera poète. Je fleurirai en fruits, en joies et en étoiles.

Riant maintenant au livre endormi dans mes mains, j'abandonna le Pessimiste - sur lequel on distinguait entre deux salissures « Méditations poétiques ». Les poings levés, je me précipita vers la fenêtre. Alors je regardais l'horizon puis, défiant du regard le lac en contrebas, mon ambition déclara : « Partout le bonheur m'attend. À nous deux ! »

 

P. S. : dans le sujet il est dit « texte poétique » alors j'ai pas mis de titre avec le stresse (ouch), mais du coup l'ambiguïté du sujet me laisse une chance peut-être...

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CAL26 Membre 2265 messages
Forumeur alchimiste‚ 46ans
Posté(e)
il y a 32 minutes, yoyo95 a dit :

Je suis plus trop présent sur le forum, et pour cause : c'est le bac !

Grâce à mon brouillon j'ai pu reconstituer mon écrit, alors je le poste car ça fera un bon souvenir j'espère. Bonne lecture !

 

« L’isolement », Alphonse de Lamartine, Méditations poétiques

Souvent sur la montagne, à l’ombre du vieux chêne,
Au coucher du soleil, tristement je m’assieds ;
Je promène au hasard mes regards sur la plaine,
Dont le tableau changeant se déroule à mes pieds.

Ici, gronde le fleuve aux vagues écumantes ;
Il serpente, et s’enfonce en un lointain obscur ;
Là, le lac immobile étend ses eaux dormantes
Où l’étoile du soir se lève dans l’azur.

Au sommet de ces monts couronnés de bois sombres,
Le crépuscule encor jette un dernier rayon,
Et le char vaporeux de la reine des ombres
Monte, et blanchit déjà les bords de l’horizon.

Cependant, s’élançant de la flèche gothique,
Un son religieux se répand dans les airs,
Le voyageur s’arrête, et la cloche rustique
Aux derniers bruits du jour mêle de saints concerts.

Mais à ces doux tableaux mon âme indifférente
N’éprouve devant eux ni charme ni transports,
Je contemple la terre ainsi qu’une ombre errante :
Le soleil des vivants n’échauffe plus les morts.

De colline en colline en vain portant ma vue,
Du sud à l’aquilon, de l’aurore au couchant,
Je parcours tous les points de l’immense étendue,
Et je dis : « Nulle part le bonheur ne m’attend. »

[...]

 

SUJET D'INVENTION : « Nulle part le bonheur ne m’attend », écrit Lamartine. Dans un texte poétique d’une certaine ampleur, vous prendrez le contrepied de cette affirmation, en évoquant l’épanouissement et la plénitude du poète au sein de la nature. Vous pourrez choisir d’utiliser une forme versifiée ou une prose poétique.

 

J'irai dans la nuit des bleutées aquarelles face aux illuminations du lac ! Là, flotter, au milieu des clairs fantômes de la Lune, lentement, très lentement. J'étendrai mon innocence, plus exalté encore, sur les berges des fantasmagories lunaires. Et je contemplerai - allongé tendrement - l'éclat du Père levant, qui soufflera ses rayons fertiles sur l'immensité bleue.

J'écouterai contre les lèvres du bois les éveils féeriques et les murmures volatiles et les amours scintillants. Je sais que le Soleil m'offrira sa bénédiction ! Alors j'irai, ivre de l'aurore, me laisser guider dans le lit des arbres, ainsi qu'un héros - entre les bras de la lumière qui font pousser les feuilles et que les feuilles poussent.

Je partirai, bercé des douceurs matinales, aux jardins irisés ! Et je pourrai admirer, frêles encore, les embryons endormis dans leurs voiles. À mes caresses, je sentirai les naissances et éclosions des beautés et des pensées ! Je butinerai ces fleurs divines, et je serai ivre de ces élixirs fantastiques - bien plus poétiques que nos lyres ! Je serai l'hôte de ces bois, plus rayonnant que le Soleil. Élevé sur ces coussins colorés, je serai fleur, et Fleur sera poète. Je fleurirai en fruits, en joies et en étoiles.

Riant maintenant au livre endormi dans mes mains, j'abandonna le Pessimiste - sur lequel on distinguait entre deux salissures « Méditations poétiques ». Les poings levés, je me précipita vers la fenêtre. Alors je regardais l'horizon puis, défiant du regard le lac en contrebas, mon ambition déclara : « Partout le bonheur m'attend. À nous deux ! »

 

P. S. : dans le sujet il est dit « texte poétique » alors j'ai pas mis de titre avec le stresse (ouch), mais du coup l'ambiguïté du sujet me laisse une chance peut-être...

C'est riche en vocabulaire. Mais c'est si emphatique que la nature disparaît totalement, rien de sensible n'émerge. Bon, le correcteur ne cherchera peut-être pas autant que moi à humer la terre et saluera surtout ton vocabulaire. 

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yoyo95 Membre 127 messages
Forumeur inspiré‚ 16ans
Posté(e)
il y a 57 minutes, CAL26 a dit :

C'est riche en vocabulaire. Mais c'est si emphatique que la nature disparaît totalement, rien de sensible n'émerge. Bon, le correcteur ne cherchera peut-être pas autant que moi à humer la terre et saluera surtout ton vocabulaire. 

Oui je comprends. J'étais vachement stressé et donc le sensible en a pris un coup je l'ai compris dès l'épreuve. Je te remercie, au contraire, humons la terre :D

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CAL26 Membre 2265 messages
Forumeur alchimiste‚ 46ans
Posté(e)
il y a 14 minutes, yoyo95 a dit :

Oui je comprends. J'étais vachement stressé et donc le sensible en a pris un coup je l'ai compris dès l'épreuve. Je te remercie, au contraire, humons la terre :D

Oui, c'est ma prière. 

il y a 14 minutes, yoyo95 a dit :

Oui je comprends. J'étais vachement stressé et donc le sensible en a pris un coup je l'ai compris dès l'épreuve. Je te remercie, au contraire, humons la terre :D

Jadis j'étais stressé lors de mon épreuve de français. Jusqu'à saigner, littéralement (en me blessant avec mon effaceur, comme un con, et remplaçant un temps l'encre par du sang). Là le sensible était au summum mais j'ai pondu un neuf (encore véridique même si c'est un jeu de mot).

Modifié par CAL26
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Blaquière Membre 8671 messages
Forumeur alchimiste‚
Posté(e)
Il y a 19 heures, yoyo95 a dit :

Je suis plus trop présent sur le forum, et pour cause : c'est le bac !

Grâce à mon brouillon j'ai pu reconstituer mon écrit, alors je le poste car ça fera un bon souvenir j'espère. Bonne lecture !

 

« L’isolement », Alphonse de Lamartine, Méditations poétiques

Souvent sur la montagne, à l’ombre du vieux chêne,
Au coucher du soleil, tristement je m’assieds ;
Je promène au hasard mes regards sur la plaine,
Dont le tableau changeant se déroule à mes pieds.

Ici, gronde le fleuve aux vagues écumantes ;
Il serpente, et s’enfonce en un lointain obscur ;
Là, le lac immobile étend ses eaux dormantes
Où l’étoile du soir se lève dans l’azur.

Au sommet de ces monts couronnés de bois sombres,
Le crépuscule encor jette un dernier rayon,
Et le char vaporeux de la reine des ombres
Monte, et blanchit déjà les bords de l’horizon.

Cependant, s’élançant de la flèche gothique,
Un son religieux se répand dans les airs,
Le voyageur s’arrête, et la cloche rustique
Aux derniers bruits du jour mêle de saints concerts.

Mais à ces doux tableaux mon âme indifférente
N’éprouve devant eux ni charme ni transports,
Je contemple la terre ainsi qu’une ombre errante :
Le soleil des vivants n’échauffe plus les morts.

De colline en colline en vain portant ma vue,
Du sud à l’aquilon, de l’aurore au couchant,
Je parcours tous les points de l’immense étendue,
Et je dis : « Nulle part le bonheur ne m’attend. »

[...]

 

SUJET D'INVENTION : « Nulle part le bonheur ne m’attend », écrit Lamartine. Dans un texte poétique d’une certaine ampleur, vous prendrez le contrepied de cette affirmation, en évoquant l’épanouissement et la plénitude du poète au sein de la nature. Vous pourrez choisir d’utiliser une forme versifiée ou une prose poétique.

 

J'irai dans la nuit des bleutées aquarelles face aux illuminations du lac ! Là, flotter, au milieu des clairs fantômes de la Lune, lentement, très lentement. J'étendrai mon innocence, plus exalté encore, sur les berges des fantasmagories lunaires. Et je contemplerai - allongé tendrement - l'éclat du Père levant, qui soufflera ses rayons fertiles sur l'immensité bleue.

J'écouterai contre les lèvres du bois les éveils féeriques et les murmures volatiles et les amours scintillants. Je sais que le Soleil m'offrira sa bénédiction ! Alors j'irai, ivre de l'aurore, me laisser guider dans le lit des arbres, ainsi qu'un héros - entre les bras de la lumière qui font pousser les feuilles et que les feuilles poussent.

Je partirai, bercé des douceurs matinales, aux jardins irisés ! Et je pourrai admirer, frêles encore, les embryons endormis dans leurs voiles. À mes caresses, je sentirai les naissances et éclosions des beautés et des pensées ! Je butinerai ces fleurs divines, et je serai ivre de ces élixirs fantastiques - bien plus poétiques que nos lyres ! Je serai l'hôte de ces bois, plus rayonnant que le Soleil. Élevé sur ces coussins colorés, je serai fleur, et Fleur sera poète. Je fleurirai en fruits, en joies et en étoiles.

Riant maintenant au livre endormi dans mes mains, j'abandonna le Pessimiste - sur lequel on distinguait entre deux salissures « Méditations poétiques ». Les poings levés, je me précipita vers la fenêtre. Alors je regardais l'horizon puis, défiant du regard le lac en contrebas, mon ambition déclara : « Partout le bonheur m'attend. À nous deux ! »

 

P. S. : dans le sujet il est dit « texte poétique » alors j'ai pas mis de titre avec le stresse (ouch), mais du coup l'ambiguïté du sujet me laisse une chance peut-être...

Je mettrais 13 ou 14 ! Tu nous diras...

Je suis surpris par le "J'abandonna" et le "je me précipita"...  C'est de l'humour ou une faute de frappe (i)?

La nature elle y est quand même raisonnablement... les fleurs, les feuilles, les fruits...

Ça a un côté un peu grandiloquent comme le texte de Lamartine...

"L'hote de ces bois" petit clin d'oeil à La Fontaine : j'aime bien...

"Dans l'eau de la claire Fontaine,

Martine se baignait toute nue !...."

Sur 16, au moins 10 !

'J'ai rajouté : @yoyo75)

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yoyo95 Membre 127 messages
Forumeur inspiré‚ 16ans
Posté(e)
il y a 4 minutes, Blaquière a dit :

Je mettrais 13 ou 14 ! Tu nous diras...

Je suis surpris par le "J'abandonna" et le "je me précipita"...  C'est de l'humour ou une faute de frappe (i)?

La nature elle y est quand même raisonnablement... les fleurs, les feuilles, les fruits...

Ça a un côté un peu grandiloquent comme le texte de Lamartine...

Oui une faute excuse moi.

C'est noté sur 16. Ouai c'est pas non plus le truc du siècle, je croise les doigts quand même pour que ça soit pas trop mal.

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