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La révolte de grandir dans une famille pauvre

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asci Membre 319 messages
Forumeur survitaminé‚
Posté(e)

La révolte de grandir dans une famille pauvre vous a-t-elle quitté ? vous a-t-elle affaibli ou vous a-t-elle rendu plus fort ?

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eriu Membre 720 messages
Forumeur forcené‚ 54ans
Posté(e)

Bonjour

Pauvreté affective ou financière ? 

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Cheragaz Membre 1 744 messages
Forumeur alchimiste‚ 103ans
Posté(e)
Il y a 3 heures, asci a dit :

La révolte de grandir dans une famille pauvre vous a-t-elle quitté ? vous a-t-elle affaibli ou vous a-t-elle rendu plus fort ?

Je n'ai jamais éprouvé de révolte, ni d'envie envers les autres,  lors de mon enfance pauvre.

Bizarrement, et je suis incapable de dire pourquoi,  pour moi ce n'était qu'une situation passagère, venant de facteurs contre lesquels je ne pouvais agiir en tant qu'enfant mais qui cesserait à l'âge adulte.

 

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stvi Membre 15 502 messages
Forumeur alchimiste‚ 108ans
Posté(e)
Il y a 5 heures, asci a dit :

La révolte de grandir dans une famille pauvre vous a-t-elle quitté ? vous a-t-elle affaibli ou vous a-t-elle rendu plus fort ?

grandir dans une famille pauvre ou riche dans un pays qui n'a rien à vendre fait l'égalité des classes ...

c'est relatif , notre société qui regorge de produits addictifs ,de  richesses ,provoque forcément les jalousies de ceux qui ne peuvent pas se les payer et qui  ressentent donc une  relative pauvreté  ...

ou commence la vraie pauvreté ,celle qui empêche d'acheter les produits de première nécessité ? c'est de celle là dont tu parles ,ou de celle qui consiste à ne pas avoir des baskets Nike ... 

Modifié par stvi

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BadKarma Membre 8 682 messages
Docteur Honoris Causa Es "Patati & Patata..."‚ 55ans
Posté(e)

Disons que d' aucuns vous rétorqueront avec une cynique bienveillance que d' être riche de pauvreté se pourra d' être considéré comme un préambule acceptable au bon déroulement de son existence, en partant certes d' un capital de peu, mais certainement pas dans un dénuemente des plus insupportables ...

Aux uns les couilles en or, aux autre des nouilles encore et, les vaches seront bien gardées, non mais...

Modifié par BadKarma

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alex33 Invité 3 messages
Baby Forumeur‚ 37ans
Posté(e)

La pauvreté n'est qu'un point de vue comparatif à une moyenne existante plus ou moins pertinante.

Nous sommes tous moins aisés que d'autres et mieux loties que certains.

Je pense donc que le sentiment d'injustice est plus approprié que celui de révolte mais que la véritable raison de ce désarroi peut se résumer la sensation (plus ou moins légitime) d'être condamné à rester dans la classe sociale sans véritablement de perspectives d'avenir.

Donc, une frustration telle que celle-ci peut-être autant bénéfique et constructive que néfaste et contre productive.

C'est individuellement que l'on peut en juger, tous le monde a au moins baissé les bras au moins une fois dans sa vie alimenté par cette perception négative qui te ramène à notre condition sociale, et tous le monde a au moins une fois progressé dans son existance en renoncant à la fausse fatalité de sa condition.

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soisig Membre 445 messages
Forumeur survitaminé‚
Posté(e)
Il y a 3 heures, Cheragaz a dit :

Je n'ai jamais éprouvé de révolte, ni d'envie envers les autres,  lors de mon enfance pauvre.

Bizarrement, et je suis incapable de dire pourquoi,  pour moi ce n'était qu'une situation passagère, venant de facteurs contre lesquels je ne pouvais agiir en tant qu'enfant mais qui cesserait à l'âge adulte.

 

Même chose. Je n'ai jamais ressenti de révolte, la question ne se posait même pas. Je savais également que je devais subir mon enfance jusqu'à 18 ans, et que la vie commencerait ensuite. 

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Auger Membre 606 messages
Forumeur forcené‚ 50ans
Posté(e)
Il y a 2 heures, stvi a dit :

grandir dans une famille pauvre ou riche dans un pays qui n'a rien à vendre fait l'égalité des classes ...

c'est relatif , notre société qui regorge de produits addictifs ,de  richesses ,provoque forcément les jalousies de ceux qui ne peuvent pas se les payer et qui  ressentent donc une  relative pauvreté  ...

ou commence la vraie pauvreté ,celle qui empêche d'acheter les produits de première nécessité ? c'est de celle là dont tu parles ,ou de celle qui consiste à ne pas avoir des baskets Nike ... 

C'est dur d'être pauvre, enfant : être rejeté par les autres qui ont les baskets Nike que tu évoques, ne pas partir en vacances, encore moins aux sports d'hiver, être mal habillé.... au final, être rejeté !!

C'est comme être célibataire au milieu de couples : on ressent une impression désagréable de ne pas être à sa place et d'être mis à l'écart (même si, en réalité, cette mise à l'écart ne vient pas vraiment des autres mais de soi...)

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Enchantant Membre 7 060 messages
Forumeur confit‚
Posté(e)
Il y a 6 heures, eriu a dit :

Pauvreté affective ou financière ? 

Tout à fait...

Le sens du mot pauvreté est trop souvent assimilé au manque de bien matériel.

Pour un enfant, la pauvreté absolue est celle qui conjugue simultanément l’absence d’affectivité ou d’amour de ses parents en plus d’une absence de bien matériel.

On peut très bien appartenir à une famille riche de bien matériel tout en souffrant d’une pauvreté affective très grande.

C’est justement l’absence de cette affection ou d'amour, qui est le signe d’une très grande pauvreté et qui marque profondément à vie, ceux qui en ont manqué dans leur enfance !

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eriu Membre 720 messages
Forumeur forcené‚ 54ans
Posté(e)
il y a 1 minute, Enchantant a dit :

Tout à fait...

Le sens du mot pauvreté est trop souvent assimilé au manque de bien matériel.

Pour un enfant, la pauvreté absolue est celle qui conjugue simultanément l’absence d’affectivité ou d’amour de ses parents en plus d’une absence de bien matériel.

On peut très bien appartenir à une famille riche de bien matériel tout en souffrant d’une pauvreté affective très grande.

C’est justement l’absence de cette affection ou d'amour, qui est le signe d’une très grande pauvreté et qui marque profondément à vie, ceux qui en ont manqué dans leur enfance !

Elle est même bien pire , quand une famille est pauvre , même très pauvre matériellement mais que l'amour est là ,  alors ça devient complètement secondaire ..je suis tout à fait d'accord , d'où en effet mon interrogation :) 

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Swannie Membre 6 881 messages
Forumeur alchimiste‚
Posté(e)
Il y a 10 heures, asci a dit :

La révolte de grandir dans une famille pauvre vous a-t-elle quitté ? vous a-t-elle affaibli ou vous a-t-elle rendu plus fort ?

Une très grande chance que de naître et grandir dans une famille pauvre, cela rend extrêmement fort. 

Si enfant et ado, on n'apprécie pas toujours lorsque les copains-copines sont plus vernis (vêtements, jouets, etc.), une fois adultes, on fait le constat d'avoir reçu une formidable éducation, celle qui nous apprend à ne jamais vivre au dessus de nos moyens. Si tu veux plus, tu travailleras plus, nous disait-on, sinon tu devras vivre avec ce que tu gagneras, alors bosses à l'école et trouves toi un bon job, ton avenir est entre tes mains.

Dans ma fratrie, nous étions les seuls à ne pas avoir de vélo (juste un exemple), vers l'âge de 10 ans, qu'importe, il y avait toujours quelqu'un pour nous faire monter derrière ou nous prêter le sien :) 

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asci Membre 319 messages
Forumeur survitaminé‚
Posté(e)
Il y a 8 heures, eriu a dit :

Bonjour

Pauvreté affective ou financière ? 

Cet article montre comment la pauvreté matérielle tape sur le lien familial.

 

Il y a 7 heures, Cheragaz a dit :

Je n'ai jamais éprouvé de révolte, ni d'envie envers les autres,  lors de mon enfance pauvre.

Bizarrement, et je suis incapable de dire pourquoi,  pour moi ce n'était qu'une situation passagère, venant de facteurs contre lesquels je ne pouvais agiir en tant qu'enfant mais qui cesserait à l'âge adulte.

 

Pourquoi la pauvreté cesserait-elle à l'âge adulte, à 18 ans précisément ? 

Il y a 5 heures, stvi a dit :

grandir dans une famille pauvre ou riche dans un pays qui n'a rien à vendre fait l'égalité des classes ...

c'est relatif , notre société qui regorge de produits addictifs ,de  richesses ,provoque forcément les jalousies de ceux qui ne peuvent pas se les payer et qui  ressentent donc une  relative pauvreté  ...

ou commence la vraie pauvreté ,celle qui empêche d'acheter les produits de première nécessité ? c'est de celle là dont tu parles ,ou de celle qui consiste à ne pas avoir des baskets Nike ... 

Je continue de croire que les riches font des riches et les pauvres font des pauvres ; il y a des exceptions. Je t'invite à consulter les biographies des plus grands scientifiques, des artistes, de ceux qui ont façonnés le monde, l'infériorité numérique de la présence de "fils du peuple" est frappante. Aujourd'hui, l'école publique est une formidable chance. 

Il y a 4 heures, alex33 a dit :

La pauvreté n'est qu'un point de vue comparatif à une moyenne existante plus ou moins pertinante.

Nous sommes tous moins aisés que d'autres et mieux loties que certains.

Je pense donc que le sentiment d'injustice est plus approprié que celui de révolte mais que la véritable raison de ce désarroi peut se résumer la sensation (plus ou moins légitime) d'être condamné à rester dans la classe sociale sans véritablement de perspectives d'avenir.

Donc, une frustration telle que celle-ci peut-être autant bénéfique et constructive que néfaste et contre productive.

C'est individuellement que l'on peut en juger, tous le monde a au moins baissé les bras au moins une fois dans sa vie alimenté par cette perception négative qui te ramène à notre condition sociale, et tous le monde a au moins une fois progressé dans son existance en renoncant à la fausse fatalité de sa condition.

La révolte contre l'injustice

Il y a 3 heures, Auger a dit :

C'est comme être célibataire au milieu de couples : on ressent une impression désagréable de ne pas être à sa place et d'être mis à l'écart (même si, en réalité, cette mise à l'écart ne vient pas vraiment des autres mais de soi...)

Certains y voient dans la séduction d'une femme riche une tentative de rétablir l'égalité, l'équilibre des classes...

il y a 27 minutes, Swannie a dit :

Une très grande chance que de naître et grandir dans une famille pauvre, cela rend extrêmement fort. 

Si enfant et ado, on n'apprécie pas toujours lorsque les copains-copines sont plus vernis (vêtements, jouets, etc.), une fois adultes, on fait le constat d'avoir reçu une formidable éducation, celle qui nous apprend à ne jamais vivre au dessus de nos moyens. Si tu veux plus, tu travailleras plus, nous disait-on, sinon tu devras vivre avec ce que tu gagneras, alors bosses à l'école et trouves toi un bon job, ton avenir est entre tes mains.

Dans ma fratrie, nous étions les seuls à ne pas avoir de vélo (juste un exemple), vers l'âge de 10 ans, qu'importe, il y avait toujours quelqu'un pour nous faire monter derrière ou nous prêter le sien :) 

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Répy Membre 9 605 messages
scientifique‚
Posté(e)
Il y a 12 heures, asci a dit :

La révolte de grandir dans une famille pauvre vous a-t-elle quitté ? vous a-t-elle affaibli ou vous a-t-elle rendu plus fort ?

J'ai vécu toute mon enfance dans une famille pauvre mais travailleuse. et ça vous forge un caractère.

Je n'étais pas révolté mais résigné à la frugalité. Notre vie était comme ça.

C'est par le travail dans mes études que je suis sorti de ces conditions modestes et à la grande satisfaction de mes parents. 

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Cheragaz Membre 1 744 messages
Forumeur alchimiste‚ 103ans
Posté(e)
il y a 3 minutes, asci a dit :
Il y a 8 heures, Cheragaz a dit :

 

Pourquoi la pauvreté cesserait-elle à l'âge adulte, à 18 ans précisément

Même un peu avant, en ce qui me concerne,  par rapport à mes autres copains pauvres ;).

 

Lorsque j'ai été en âge de faire des petits boulots, je me suis lancé.

J'ai commencé par faire du nettoyage dans un laboratoire,  par couper de l'herbe et des arbres dans les jardins,  j'ai fait les vendanges, les figues,  les emballages cadeaux en période de Noël ......

Puis j'ai travaillé pour diverses boîtes jusqu'à ce que je trouve celle où je suis encore actuellement.

Dès le départ j'ai économisé pour ne plus être pauvre et ensuite être à l'aise financièrement vers l'âge de 30 ans.

Ça ne s'est pas fait tout seul ni tout de suite, personne ne m'a payé mon permis ni mon abonnement téléphonique (y'en avait pas à l'époque ;)), j'ai beaucoup bossé et je me suis pas mal privé, mais maintenant, ça va ;).

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versys Membre 4 846 messages
Forumeur alchimiste‚
Posté(e)
il y a 23 minutes, Répy a dit :

J'ai vécu toute mon enfance dans une famille pauvre mais travailleuse. et ça vous forge un caractère.

Je n'étais pas révolté mais résigné à la frugalité. Notre vie était comme ça.

C'est par le travail dans mes études que je suis sorti de ces conditions modestes et à la grande satisfaction de mes parents. 

Des proches de ma compagne vivent bien  en dessous du seuil de pauvreté, chomage, handicap, CMU, etc... 

Leur fils fut brillant à l'école et, grâce à des bourses, il poursuivit ses études et est aujourd'hui ingénieur chez Airbus Industries.

Certes, un enfant né dans un milieu aisé, devrait avoir moins de difficultés, mais aura t il la même ambition, et ses parents lui inculqueront ils les mêmes capacités ??

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querida13 Membre 24 363 messages
forumeuse acharnée‚
Posté(e)
Il y a 7 heures, stvi a dit :

grandir dans une famille pauvre ou riche dans un pays qui n'a rien à vendre fait l'égalité des classes ...

c'est relatif , notre société qui regorge de produits addictifs ,de  richesses ,provoque forcément les jalousies de ceux qui ne peuvent pas se les payer et qui  ressentent donc une  relative pauvreté  ...

ou commence la vraie pauvreté ,celle qui empêche d'acheter les produits de première nécessité ? c'est de celle là dont tu parles ,ou de celle qui consiste à ne pas avoir des baskets Nike ... 

Bizarrement j'en suis plus riche que eux qui sont nés avec une cuillère en argent dans la bouche, parce que cela m'a appris la débrouille.

Mes parents, s'ils me disaient que la brioche du boulanger était chère, m'ont appris à chercher pour savoir en faire une toute seule et c'est idem pour la frusque trop chère dans la vitrine: j'ai appris à tailler un patron , à aller chercher le tissu et à coudre la jupe. C'est ce pourquoi nous avons aussi appris à nous passer des autres et à avoir le sens de l'effort et à retirer le meilleur rapport qualité prix de chaque matière première travaillée  …Car avec le prix de revient de la brioche du boulanger , on donnait de la brioche à toute la famille!

Un proverbe dit: donne à l'homme un poisson, il mangera un jour, apprends lui à pêcher il mangera toute sa vie.

En bref au lieu de me donner le poisson, ou d'aller le manger au restaurant on m'a appris à le pêcher ,à l'écailler et le vider, à le mettre en conserve, à le découper, à le congeler et à le cuisiner et ces savoirs sont bien plus précieux que le fait d'ouvrir la bouche et d'attendre que le poisson nous tombe tout rôti dans le bec.

Modifié par querida13
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Swannie Membre 6 881 messages
Forumeur alchimiste‚
Posté(e)
Il y a 5 heures, Auger a dit :

C'est dur d'être pauvre, enfant : être rejeté par les autres qui ont les baskets Nike que tu évoques, ne pas partir en vacances, encore moins aux sports d'hiver, être mal habillé.... au final, être rejeté !!

C'est comme être célibataire au milieu de couples : on ressent une impression désagréable de ne pas être à sa place et d'être mis à l'écart (même si, en réalité, cette mise à l'écart ne vient pas vraiment des autres mais de soi...)

ça dépend des gens là où l'on vit, des amitiés qu'on lie, on est pas forcément mis à l'écart.

Mes parents était connus comme de grands travailleurs et donc respectés de tous. Ma meilleure amie d'enfance était issue d'un milieu riche (son grand-père était même le Maire de la commune), je passais régulièrement des week-ends chez eux, dans leur grande et confortable maison qui était un palais à mes yeux. Ils m'ont toujours aimée ainsi que ma famille, à ce jour, les parents de cette amie, il m'arrive encore de les rencontrer occasionnellement, leur affection n'a pas diminué d'un poil, leur bienveillance à mon égard se lit dans leurs yeux. C'est aussi l'une des raisons pour lesquelles je refuse de dénigrer les riches, il y en a d'aussi bien que les pauvres, et ces gens là gagnaient de l'argent, fruit de leur labeur, noblement. Ce ne fut pas les seuls parents riches de mes ami(e)s d'enfance, il y en a eu d'autres, qui ne nous ont jamais mis à l'écart, rejetés.

J'avais une autre très bonne amie issue de l'immigration, des espagnols arrivés en France vivant dans une grande misère, leur maison était un baraquement de bois. Je n'ai jamais rechigné à aller chez elle non plus, je ne faisais pas de différence entre la riche et la pauvre.

Modifié par Swannie
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querida13 Membre 24 363 messages
forumeuse acharnée‚
Posté(e)
Il y a 5 heures, Auger a dit :

C'est dur d'être pauvre, enfant : être rejeté par les autres qui ont les baskets Nike que tu évoques, ne pas partir en vacances, encore moins aux sports d'hiver, être mal habillé.... au final, être rejeté !!

C'est comme être célibataire au milieu de couples : on ressent une impression désagréable de ne pas être à sa place et d'être mis à l'écart (même si, en réalité, cette mise à l'écart ne vient pas vraiment des autres mais de soi...)

Mais nous on s'en foutait: pour courir dans la garrigue on n'avait pas besoin d'être sapés comme des princes, bien au contraire on portait nos affaires les plus usées! On se serait fait agonir par ma mère si nous avions éculé nos chaussures  de tous les jours sur les cailloux ou si nous avions effiloché nos vêtements  d'école dans les chênes kermès!

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Auger Membre 606 messages
Forumeur forcené‚ 50ans
Posté(e)
il y a 2 minutes, Swannie a dit :

ça dépend des gens là où l'on vit, des amitiés qu'on lie, on est pas forcément mis à l'écart.

Mes parents était connus comme de grands travailleurs et donc respectés de tous. Mon amie d'enfance était issue d'un milieu riche (son grand-père était même le Maire de la commune), je passais régulièrement des week-ends chez eux, dans leur grande et confortable maison qui était un palais à mes yeux. Ils m'ont toujours aimée ainsi que ma famille, à ce jour, les parents de cette amie, il m'arrive encore de les rencontrer occasionnellement, leur affection n'a pas diminué d'un poil, leur bienveillance à mon égard se lit dans leurs yeux. C'est aussi l'une des raisons pour lesquelles je refuse de dénigrer les riches, il y en a d'aussi bien que les pauvres, et ces gens là gagnaient de l'argent, fruit de leur labeur, noblement. Ce ne fut pas les seuls parents riches de mes ami(e)s d'enfance, il y en a eu d'autres, qui ne nous ont jamais mis à l'écart, rejetés.

Ton post et ton expérience - que je respecte bien évidemment - m'apparaissent quand même comme des contre-exemples : du style "mon pépé il a picolé et fumé pendant 73 ans et, à 97 ans, il a une santé de fer".

De surcroît, j'ai bien précisé, que l'on se mettait à l'écart soi-même plus que par les autres.

Dans notre société (et dans toutes les autres, je le crains) le besoin d'être intégré et accepté par un groupe (et encore plus quand on est enfant ou adolescent) est très fort ; c'est du moins ma petite expérience de la vie... et surtout de celle des autres autour de moi que j'ai observés, ma propre expérience ne suffisant pas à ériger un modèle ou une doctrine.

 

il y a 6 minutes, querida13 a dit :

Mais nous on s'en foutait: pour courir dans la garrigue on n'avait pas besoin d'être sapés comme des princes, bien au contraire on portait nos affaires les plus usées! On se serait fait agonir par ma mère si nous avions éculé nos chaussures  de tous les jours sur les cailloux ou si nous avions effiloché nos vêtements  d'école dans les chênes kermès!

Je parle de différence avec les autres : évidemment si on a été élevé à une époque et dans un milieu où tout le monde était pauvre, en guenille,... il n'y a pas de problème puisque pas de différence...

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querida13 Membre 24 363 messages
forumeuse acharnée‚
Posté(e)
Il y a 2 heures, Swannie a dit :

Une très grande chance que de naître et grandir dans une famille pauvre, cela rend extrêmement fort. 

Si enfant et ado, on n'apprécie pas toujours lorsque les copains-copines sont plus vernis (vêtements, jouets, etc.), une fois adultes, on fait le constat d'avoir reçu une formidable éducation, celle qui nous apprend à ne jamais vivre au dessus de nos moyens. Si tu veux plus, tu travailleras plus, nous disait-on, sinon tu devras vivre avec ce que tu gagneras, alors bosses à l'école et trouves toi un bon job, ton avenir est entre tes mains.

Dans ma fratrie, nous étions les seuls à ne pas avoir de vélo (juste un exemple), vers l'âge de 10 ans, qu'importe, il y avait toujours quelqu'un pour nous faire monter derrière ou nous prêter le sien :) 

Ce qui est intéressant dan les habitats groupés c'est que les gamins se groupent aussi et mettent un peu en commun leurs jeux, ce qui fait que l'on savait jouer un peu à tout, tout en ne possédant pas forcément tous les jeux à la mode! Avant noël comme on avait mis en place cette solidarité là , on se concertait même tous pour ne pas commander la même chose à papa noël dans ma barre d'immeubles, pour qu'on puisse tester les jeux des autres!

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