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Non décidement je ne suis pas un gilet jaune

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ouest35 Membre 8 006 messages
Forumeur alchimiste‚
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il y a 6 minutes, LeGrandPoulpe a dit :

Harari dans toute son abjecte horreur et dont le livre fleuri sur les tables de la boboïtude profonde ... Mais pourquoi penser à un meilleur futur puisque nous pauvres humains avons grandi avec l'idée qu'un astéroïde grand comme la lune pouvait nous heurter et anéantir notre caillou du jour au lendemain ?

 

Interview au Temps

Le Temps : Dans votre livre, vous affirmez qu’au XXIe siècle l’homme pourra se consacrer à de nouveaux objectifs parce qu’il est venu à bout de ses trois plus grands ennemis : la guerre, la maladie et la faim. Mais quid de la Syrie, du Yémen, du Soudan du Sud ? De la malaria et du cancer ? Du fait qu’un humain sur neuf souffre de la faim ?

Yuval Noah Harari : Je dis simplement qu’il y a 300, 3000 ou 30 000 ans, personne n’aurait envisagé que l’année prochaine pourrait peut-être se passer sans guerre, ni épidémie, ni faim. Aujourd’hui, en revanche, c’est une évidence pour la plus grande part de l’humanité. Pour la première fois dans l’histoire, plus de gens meurent d’avoir trop mangé que de n’avoir pas mangé : en 2010, trois millions de personnes sont mortes de surpoids, soit davantage que celles qui ont succombé à la faim, aux guerres, aux actes de violence et au terrorisme. Pour l’Américain ou l’Européen contemporain, Coca-Cola est une plus grande menace qu’al-Qaida.

Vous écrivez d’ailleurs que le terrorisme est comme « une mouche dans un magasin de porcelaine ».

Une mouche ne peut pas dévaster un magasin de porcelaine. Alors que fait-elle ? Elle se cherche un éléphant, s’enfile dans son oreille, le rend cinglé jusqu’à ce qu’il écume de colère et casse toute la vaisselle. C’est ce que nous vivons depuis vingt ans : al-Qaida n’aurait jamais pu déstabiliser l’Irak toute seule, alors elle a mis en rogne les Américains, qui ont détruit l’Irak. Et ses ruines voient fleurir de nouveaux groupes terroristes.

La métaphore fonctionne-t-elle aussi pour l’Europe ?

Depuis 1945, le projet européen a apporté une paix durable sur un continent qui n’avait connu que des guerres effroyables depuis des siècles. Mais aujourd’hui 500 millions d’Européens doutent tout à coup de cette Union européenne. Pourquoi ? Parce que quelques terroristes ont assassiné quelques centaines de personnes. C’est la mouche dans l’oreille. Et des éléphants plutôt dangereux trépignent déjà dans les démocraties européennes.

Mais c’est aux États-Unis que s’ébat actuellement le plus gros des éléphants.

Donald Trump incarne mieux que quiconque la crise de la grande vision libérale du XXe siècle, le modèle de la société libre, de l’économie globale et des frontières ouvertes qui a fonctionné durant les dernières décennies du XXe siècle. Mais à l’instar de tout modèle politique, le libéralisme doit s’adapter à des réalités nouvelles sous peine de disparaître. Je crois que les électeurs perçoivent à juste titre que le système politique ne fonctionne plus. Le politique n’est plus en mesure de proposer à la société des visions porteuses de sens. Du coup, les gens élisent un type comme Trump qui donne un coup de pied au cul au système.

La principale faculté du Créateur est de créer la vie.

C’est justement à ça que l’on travaille. Je crois qu’au XXIe siècle les principaux produits de l’économie ne seront plus les biens matériels mais les corps, le cerveau et la conscience, autrement dit la vie artificielle. L’Homo Deus a trois façons de passer au niveau supérieur : la bio-ingénierie, les cyborgs et la vie anorganique. Si ça marche, nous serons des dieux.

La première façon ?

La biotechnologie se limite à la vie organique, mais en mode turbo. La sélection naturelle bricole depuis quatre milliards d’années sur le vivant et il n’y a pas de raison de penser que l’Homo sapiens en est la forme ultime. Mais les bio-ingénieurs qui récrivent les codes génétiques n’auront pas la patience d’attendre si longtemps. L’homme contemporain construit des vaisseaux spatiaux et des ordinateurs alors que ses ancêtres d’il y a 200 000 ans fabriquaient péniblement des haches de pierre. Or nous ne différons de l’Homo Erectus que par de minuscules modifications d’ADN. Si nous savons procéder à de telles mutations, quelles facultés grandioses pourrions-nous obtenir ? Et quels désastres pourrions-nous occasionner ?

Deuxièmement :

La deuxième voie est plus radicale. Elle combine la vie organique avec des appareils anorganiques : yeux, oreilles, membres bioniques. Aujourd’hui déjà, des patients paralysés peuvent mouvoir des membres bioniques par le seul pouvoir de la pensée. On peut acheter sur la Toile, pour quelques centaines de dollars, des casques qui lisent les signaux électriques du cerveau et servent à la domotique : il suffit de penser à allumer la lumière pour qu’elle s’allume.

Troisièmement :

La troisième voie fait l’impasse sur l’organique pour fabriquer des êtres vivants entièrement anorganiques. Un logiciel intelligent remplace les réseaux neuronaux. Des chercheurs évoquent la possibilité de télécharger la conscience humaine sur un ordinateur, de répliquer le cerveau. J’en doute. Mais il est évident que la vie pourrait alors assumer des formes que nous n’imaginons pas, même dans nos rêves les plus fous – puisque nos rêves les plus fous résultent de la chimie organique.

Vous utilisez la notion de « surhomme » pour la prochaine évolution de l’Homo sapiens. Un terme connoté.

Je sais. Il y a quatre-vingts ans les nazis espéraient cultiver le surhomme par la reproduction sélective et la purification ethnique. La science actuelle poursuit un objectif apparenté mais avec des moyens autrement plus efficaces, l’ingénierie génétique et les interfaces entre cerveau et ordinateur. Ces surhommes auraient des facultés physiques et cognitives très supérieures aux nôtres : meilleure mémoire, intelligence accrue, corps plus fort et plus résistant. Peut-être allons-nous vers un avenir où une petite partie de l’humanité aura des facultés de type divin, tandis que les autres resteront en rade. Le XXIe siècle pourrait assister à l’éclosion d’une classe nouvelle, celle des inutiles. Ils n’ont plus de pouvoir politique et aucune valeur marchande. Et je tiens cela pour le plus grand danger dans un avenir proche.

Venons-en à la partie la plus noire de votre livre.

Ce n’est pas de la science-fiction, ça a commencé il y a longtemps. Il est hautement probable que les algorithmes et les robots assumeront non seulement des emplois industriels mais aussi des prestations de service. À quoi sert un chauffeur de poids lourd si des véhicules autonomes font le travail à moindre coût et de manière plus sûre ? Parmi les métiers menacés figurent aussi les représentants de commerce, les courtiers en bourse et les employés de banque. Enseignants et médecins ont aussi du souci à se faire.

Jusqu’ici, la technologie a toujours créé de nouveaux emplois.

Je doute qu’un camionneur quinquagénaire sans emploi puisse être aisément recyclé en designer de réalité virtuelle. Le problème est la vitesse inouïe du progrès. Naguère, des innovations techniques comme l’imprimerie ou la machine à vapeur se diffusaient très lentement, la société et le politique avaient le temps de s’adapter aux réalités nouvelles.

L’Homo deus serait-il vraiment une espèce nouvelle ou seulement une version améliorée de l’Homo sapiens ?

Question de définition : les surhommes qui verront le jour dans les cent ans à venir se différencieront sans doute davantage de nous que nous différons de l’homme de Néandertal ou du chimpanzé. Du coup, il serait correct de parler d’une espèce nouvelle.

Qu’adviendra-t-il alors de l’Homo sapiens ? Allons-nous disparaître, serons-nous mis à l’écart ?

La représentation apocalyptique, chère au cinéma, d’une armée de robots qui prend le pouvoir et massacre l’humanité est fausse. Il est plus probable que nous nous fondions peu à peu, imperceptiblement, avec nos propres inventions, ordinateurs, Internet des objets, flux de données planétaires. Après tout, il y a aujourd’hui déjà plein de gens qui voient leur téléphone mobile comme une partie d’eux-mêmes et ne peuvent s’en séparer. Et il y a plein de gens qui passent plus de temps à façonner leur profil sur Facebook que dans la vraie vie. Un jour ou l’autre, toutes ces optimisations nous auront tellement changé qu’il n’y aura plus de sens à ce que nous nous nommions Homo sapiens.

Peut-être viendra-t-on nous jeter des cacahuètes au zoo ?

C’est improbable mais cela fait surgir des questions éthiques urgentes. Si l’on veut savoir ce qui arrivera lorsque nous ne serons plus l’espèce dominante, il suffit d’observer notre façon de faire actuelle avec d’autres espèces moins complexes, les porcs, les bovins et les poules. Des milliards d’êtres sensibles vivent et meurent dans nos fabriques d’animaux. À mes yeux, c’est l’un des plus grands crimes de l’histoire.



C'est pourquoi vous n'êtes pas un gilet jaune (titre du topic) ? :hum:

:hi:bon aprem a vous.

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chanou 34 Membre 8 302 messages
Forumeur alchimiste‚
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il y a 11 minutes, LeGrandPoulpe a dit :

Harari dans toute son abjecte horreur et dont le livre fleuri sur les tables de la boboïtude profonde ... Mais pourquoi penser à un meilleur futur puisque nous pauvres humains avons grandi avec l'idée qu'un astéroïde grand comme la lune pouvait nous heurter et anéantir notre caillou du jour au lendemain ?

 

Il néglige une possibilité ; plus de source d'énergie bon marché ----------->effondrement de la civilisation technologique.

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LeGrandPoulpe Membre 245 messages
Forumeur activiste‚
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Il y a 2 heures, ouest35 a dit :

C'est pourquoi vous n'êtes pas un gilet jaune (titre du topic) ? :hum:

:hi:bon aprem a vous.

Cher Ouest35, comprendre le thème de ce topic risque de devoir vous faire lire les 10 pages précédentes, visionner les quelques vidéo et enfin lire, suivant l'importance qu'ils auront à vos yeux, quelques ouvrages référencés. Je comprend bien le principe d'un "topic" qui est une discussion sur un thème clairement mentionné par son titre, s’arrêter seulement à son titre ou à son dernier post, c'est faire preuve d'une certaine fainéantise. Je reste persuader que vous valez mieux que cela.

Bonne journée à vous.

Il y a 2 heures, chanou 34 a dit :

Il néglige une possibilité ; plus de source d'énergie bon marché ----------->effondrement de la civilisation technologique.

Absolument chanou 34. Merci de rappeler cette évidence qui leur fait si peur.

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LeGrandPoulpe Membre 245 messages
Forumeur activiste‚
Posté(e)
Il y a 3 heures, ouest35 a dit :

C'est pourquoi vous n'êtes pas un gilet jaune (titre du topic) ? :hum:

:hi:bon aprem a vous.

J'allais oublier, si vous souhaitez gagner du temps à la lecture de ce topic, surtout n'hésitez pas à sauter toutes les attaques ad hominem, le trolling institutionnalisé ici et les post aux affirmations péremptoires sans fondements ou simples références (voir la vidéo de Benjamin Bayard que j'ai pris la peine, pour un bien piètre résultat, de poster ici).

Si vous n'etes ici et comme beaucoup qu'à la recherche d'un peu d'amusement, ce qui est tout à fait compréhensible, faites le contraire.

J'aurais bien rajouter "7982 messages et encore du vent" mais je m'abstiendrais en cette belle journée de dimanche.

Modifié par LeGrandPoulpe

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LeGrandPoulpe Membre 245 messages
Forumeur activiste‚
Posté(e)

En tchèque "travailleur" se dit "robot".

Dans sa destruction systématique de notre nature le capital se prend à rêver et depuis le moyen age d'un grand remplacement. La technologie de naguère avait pour principe énergétique les moulins à eau. L'efficacité technologique libérait du temps pour que l'homme puisse prier. ( La révolution industrielle au moyen-âge - Jean Gimpel - 1975)

Aujourd'hui, et alors que le progrés informatique rend obsolète nombres de taches anciennement dédiées à l'homme (https://www.youtube.com/watch?v=yBmz29_5ffA)

celui-ci s'imagine être le nouveau dieu 2.0. (https://www.youtube.com/watch?time_continue=75&v=YVLeBTkeo0g)

Et mon petit pensum du jour parce ce que vous le valez bien ;) 

Appel des Chimpanzés du futur

Ici Pièces et Main d’œuvre

Voici un appel des Chimpanzés du futur

Frères humains, sœurs humaines,

Vous avez entendu parler du transhumanisme et des transhumanistes ; d’une mystérieuse menace, groupe fanatique, société de savants et d’industriels, discrète et puissante, dont les menées occultes et l’objectif affiché consistent à liquider l’espèce humaine pour lui substituer l’espèce supérieure, « augmentée », des hommes-machines. Une espèce résultant de l’eugénisme et de la convergence des nanotechnologies, des biotechnologies, des neurotechnologies et des immenses progrès de la science.

Vous avez entendu l’ultimatum, cynique et provocant, de ce chercheur en cybernétique : « Il y aura des gens implantés, hybridés, et ceux-ci domineront le monde. Les autres qui ne le seront pas, ne seront pas plus utiles que nos vaches actuelles gardées au pré. » (1) et encore, « Ceux qui décideront de rester humains et refuseront de s’améliorer auront un sérieux handicap. Ils constitueront une sous-espèce et formeront les chimpanzés du futur. » (2)

Et vous vous êtes demandé s’il fallait prendre ces esbroufes au sérieux, ou s’il ne s’agissait que de science-fiction et de l’expression boursouflée de l’orgueil technocratique.

Hélas, le danger est véritable, et l’Humanité affronte une tentative d’extinction, fomentée par et pour une faction égoïste, implacable et toute-puissante, lasse de partager ce monde résiduel avec des masses de bouches inutiles et toujours plus nombreuses.

Comment en sommes-nous venus là, et que devons-nous faire ?

Au début, il y avait les poètes.

Rimbaud : « J’ai créé toutes les fêtes, tous les triomphes, tous les drames. J’ai essayé d’inventer de nouvelles fleurs, de nouveaux astres, de nouvelles chairs, de nouvelles langues. J’ai cru acquérir des pouvoirs surnaturels. Eh bien ! je dois enterrer mon imagination et mes souvenirs ! Une belle gloire d’artiste et de conteur emportée ! »

Ducasse : « C’est un homme ou une pierre ou un arbre qui va commencer le quatrième chant. »

Puis les artistes futuristes, Français, Italiens, Soviétiques ; Marinetti, Maïakovski, Apollinaire et tant d’autres, chantres de la violence et de la vitesse ; clairons et rescapés de la Grande Guerre industrielle et mondiale, exaltèrent dans la technologie le vrai moyen de « changer la vie » et de « transformer le monde ». Ils firent la guerre aux vieilleries poétiques, au soleil et à la lune ; ils glorifièrent les aéronefs, les barrages, les moteurs, l’électricité, les Titanic, les Métropolis, les armées blindées, les stades gigantesques. Et les robots, les masses mécanisées.

Ils propagèrent les deux grands mouvements de l’époque : la technologie et le totalitarisme. Deux mouvements convergents. Deux aspects d’un même mouvement d’ingénieurs des hommes et des âmes, visant la fabrique de l’homme nouveau, de l’Übermensch nazi à l’Homme d’acier communiste en passant par toutes les variétés de surhommes et de Supermen, pour aboutir au cyborg ; à l’homme bionique des laboratoires transhumanistes, « hybridé » d’implants et d’interfaces.

Dès les années Trente, le national-révolutionnaire Ernst Jünger, critiquait le racisme biologique et grossier des nationaux-socialistes, pour lui opposer l’avènement d’un nouveau type d’humanité : Le Travailleur – en tchèque, le robot.

Ces progressistes au plan technologique sont des régressistes au plan social et humain, des partisans de la pire régression sociale et humaine ; ce qu’en langage commun on nomme des réactionnaires. Le nazisme, le fascisme et le communisme n’ont succombé que face au surcroît de puissance technoscientifique des Etats-Unis. Mais l’essence du mouvement, la volonté de puissance technoscientifique, s’est réincarnée et amplifiée à travers de nouvelles enveloppes politiques. Le laboratoire est florissant d’où s’est enfuie la créature immonde. Dès 1945, Norbert Wiener mettait au point la cybernétique, la « machine à gouverner » et « l’usine automatisée », qu’IBM implante aujourd’hui sous le nom de « planète intelligente ». C’est-à-dire la fourmilière technologique ubiquitaire, avec ses rouages et ses connexions, ses insectes sociaux-mécaniques qui se nommaient eux-mêmes, jadis, des zoon politikon, des animaux politiques.

Pour les transhumanistes et les collabos de la machine, l’humain est l’erreur. L’humain est faible et faillible, l’humain est fini. L’humain leur fait honte. Ils aspirent à la perfection, au fonctionnement infaillible et à l’infinité du système technologique ; à se fondre dans cette totalité autonome.

Les transhumanistes trouvent des soutiens partout. Ils s’expriment dans les émissions de radio et dans les journaux de référence. « L’homme augmenté, c’est déjà demain », proclame l’hebdomadaire citoyen qui se réjouit du fait accompli. « Un autre transhumanisme est possible », déclare l’Association française transhumaniste. On n’arrête pas le progrès et la gauche est pour le progrès. Etre de gauche, c’est réclamer le droit et les moyens de l’hybridation homme-machine pour toussétoutes ; d’un service public de l’eugénisme, nouvelle branche de la sécurité sociale.

Cependant, nous les chimpanzés du futur, nous n’avons pas perdu, et la machine n’a pas gagné.
L’Humain reste une bataille en cours tant qu’il ne s’abandonne pas, et il ne s’abandonne pas tant qu’il pense les choses et les dit avec des mots. Nommer une chose, c’est former une idée, et les idées ont des conséquences inévitables. Nous devons garder les mots et nommer les choses du mot juste. Nous devons former des idées avec leurs conséquences inévitables.

Les transhumanistes n’ont qu’une idée : la technologie.
Nous, chimpanzés du futur, n’avons qu’une technologie : les idées.
Cependant les idées sont plus actives, plus rapides, plus performantes que n’importe quelle technologie ; plus véloces et puissantes qu’Internet et l’électricité.

Nous disons : le transhumanisme est un nazisme en milieu scientifique. C’est ce techno-totalitarisme, ce « fascisme » de notre temps que nous combattons, nous, animaux politiques : Et nous vous appelons à l’aide.

Sauvons les mots.

Brisons les machines.

Reproduisez et répandez l’Appel des Chimpanzés du futur.

Grenoble, le 5 novembre 2014

 

 

Modifié par LeGrandPoulpe

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jacky29 Membre 8 272 messages
Forumeur alchimiste‚ 65ans
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Le 15 janvier 2019 à 16:27, PASCOU a dit :

Et alors relis ce que j'ai  écris...

alors cette définition du pouvoir horizontal, elle vient ou pas? 

Le 16 janvier 2019 à 11:34, sonnycro a dit :

Quoi qu'il en soit , il faut de la proportionnelle c

Quoi qu'il en soit , il faut de la proportionnelle c

Quoi qu'il en soit , il faut de la proportionnelle c

oui, c'est une litanie! merci, c'est stupéfiant cette pensée!

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jacky29 Membre 8 272 messages
Forumeur alchimiste‚ 65ans
Posté(e)
Le 17 janvier 2019 à 09:28, LeGrandPoulpe a dit :

Voici la version complète de l’article intitulé « Aberration » tiré de la célèbre Encyclopédie des nuisances (Dictionnaire de la déraison dans les arts, les sciences & les métiers) dont le directeur de la publication était Jaime Semprun.

L’aberration dans la vie des hommes n’est pas un phénomène passif dû à l’abusement du jugement par un monde trompeur, mais la conséquence d’actes non raisonnés dont l’enchaînement tire sa logique de contraintes apparemment immédiates jamais mises en question. L’aberration généralisée prospère sur cette lacune de la conscience. Puisque l’essence et le fondement de cette organisation sociale sont la marchandise et sa circulation, nous choisirons de traiter l’aberration qui en résulte d’un point de vue particulier mais exemplaire, la circulation de cette marchandise clef qu’est l’automobile.

Jusqu’à la Seconde Guerre mondiale, en règle générale, l’automobile fait partie du luxe d’une classe, comme l’évoquent la qualité de la production de cette époque et les satisfactions que l’on pouvait en tirer dans un paysage qui n’avait pas été transformé pour son usage. Mais le marché a ses nécessités et foin des somptuosités d’antan, l’automobile particulière en se destinant aussi aux pauvres va devenir ce que même un économiste comme E. J. Mishan (The Costs of Economic Growth) appelait la plus grande catastrophe de ce siècle. Une part croissante de l’activité s’organise autour d’elle, pour elle, et déjà viennent les premières marques du succès: aux États-Unis on ravitaille par hélicoptère les victimes d’un bouchon vieux de trois jours, et en 1953, Rome, pour la première fois pleine d’auto-immobiles, entrevoit la fin de son éternité quand un concert de klaxons de plusieurs heures manifeste indubitablement la joie de son accession au mal économique moderne, aux orgies de la lenteur équipée, aux bacchanales de la thrombose circulatoire. Pour s’aménager, les villes croient se faire honneur en prenant tout le mauvais des banlieues, l’autoroute gagne les peuples et les provinces, infecte tous les paysages et donne aux loisirs de masse un air de noble modernité. Ce triomphe accompli, l’addiction au pneumatique ayant irréversiblement marqué les mœurs, il n’était plus nécessaire d’être très gonflé pour énoncer la vérité centrale de tout cela: « L’automobile est un instrument de travail, ce n’est pas du tout un moyen de promenade. » (François Michelin, Ingénieurs de l’automobile, octobre 1979.)

A l’entretien de ce qui est tout le contraire d’une danseuse, et s’apparente à un appareil de contention pour masochiste, le salarié ordinaire doit consacrer le quart de son temps de travail (voir Le Temps qu’on nous vole, Jean Robert, 1980). Et l’infamie de cette finalité correspond à ce que l’économie appelle le bien-être, qui dans ce cas n’est que la pseudo-facilité de parcourir le territoire de l’aliénation, et comme toujours, elle ne le procure qu’en dégradant et en changeant la destination de ce qui avait pu être produit auparavant. Le luxe qu’a pu constituer l’automobile, qui supposait comme tout autre le privilège et la facilité, n’a jamais été destiné aux salariés modernes et c’est par une aberration fascinante qu’il prête son nom à l’incommodité d’objets vulgaires. Mais tout mobiles qu’ils soient, ces objets vulgaires ne peuvent pas encore circuler par eux-mêmes; pour s’user et se détruire ils ont besoin de la force de travail qu’ils doivent transporter et qui accessoirement subit le même sort. Il nous faut donc tourner nos regards vers leurs gardiens et possesseurs, leurs conducteurs.

L’automobiliste, doublement maltraité, lui qui travaille pour aller travailler, est directement contrôlé par la police dans ses moindres agissements. La voirie est son immense camp de travail soumis à l’arbitraire vexatoire de corps spécialisés de répression. L’automobiliste, redouté comme meurtrier potentiel, illustre parfaitement le modèle humain d’une société décadente: soumis et agressif, démuni et avide de domination, minable et narcissique, il lui manque deux qualités dans l’usage de sa machine, l’urbanité et la maîtrise. Il n’existe en effet que comme le représentant de la chose qu’il fait circuler. Isolé dans sa machine, c’est seulement un rapport fonctionnel entre les choses qui revêt pour lui la forme fantastique d’un rapport entre les hommes. Pourtant il a confiance dans l’avenir et croit au progrès avec la même fermeté qu’il conduit, c’est-à-dire jusqu’à la catastrophe statistiquement inévitable. Sa religion ne se perd pas dans le brouillard des arguties théologiques, elle est bien concrète et indiscutable, et sa rédemption par le travail se traduit en chevaux fiscaux. Mais il n’y a pas de religion sans fanatisme et cette cristallisation salariale de sueur et d’ennui constitue la seule chose pour laquelle notre citoyen automobilisé soit encore capable de se battre et même de tuer. Dans les zones où règne l’impiété, tout au moins le blasphème, les fidèles vont jusqu’à organiser des milices et veiller eux-mêmes, l’arme à la main, sur le repos de leurs autos garées sur les parkings obscurs. Car demain il leur faudra remplir le contrat moral qui les enchaîne à ce boulet automobile et à son territoire aménagé.

Mais comme dans toutes les religions, ce qui compte c’est le rite et non le résultat, sinon celle-ci se serait déjà effondrée devant cette simple constatation: la vitesse de déplacement moyenne du citadin motorisé est de l’ordre du double de celle d’un piéton, mais si l’on ajoute à ce temps de déplacement, le temps socialement nécessaire à produire ce qui le permet, on arrive à une vitesse globale moyenne de déplacement nettement inférieure à celle de l’homme du paléolithique. Un tel résultat objectivement dérisoire devrait légitimement troubler l’usager et le planificateur si une quelconque objectivité constituait un critère de jugement dans cette société. On sait qu’il n’en est rien. Et ce qui pourrait prêter seulement à sourire devient moins drôle quand on constate que pour en arriver là, il a fallu bouleverser de fond en comble le territoire urbain et rural.

Le premier développement de l’automobile a trouvé assez vite ses limites dans l’impossibilité d’usage que provoqua son succès même, et l’adaptation des villes à la circulation automobile, cause la plus visible de leur destruction, résume assez bien comment l’intensification du trafic marchand surmonte les aberrations conséquentes à sa pléthore par des aberrations plus grandes encore, jusqu’à ce que de nouveaux aménagements permettent de mettre de nouvelles voitures en circulation dans l’attente d’un nouvel étouffement. Désormais dans la ville idéale, idéale pour l’automobile, un tiers de la surface est destinée au réseau circulatoire, un tiers au stationnement, un tiers aux activités résiduelles. Mais ce résultat remarquable devait trouver sa perfection dans la construction d’un vaste réseau de routes exclusivement destinées aux automobiles, dites autoroutes. Nous retrouvons là le ressort subjectif qui justifie l’aberration objective de ce moyen de transport, le voyage. On sait que la construction des autoroutes et la motorisation de la force de travail fut un des volets de la mobilisation du prolétariat allemand par le national-socialisme. L’autoroute permettait de faire circuler aussi bien les Volkswagen que les Panzerwagen, et la promenade militaire est l’autre tare originelle qui domine le voyage moderne. Tout y est soumis à la même exigence formelle de vitesse et d’efficacité, à la même réalité de lenteur et de gabegie, et on y retrouve la même certitude d’y avoir au mieux du temps à perdre et au pire la vie. Dans les grandes manœuvres des départs en vacances, qui sont pour la grande majorité des automobilistes l’occasion du vrai voyage, tout est organisé militairement. Pour le jour J, l’état-major général a organisé le radio-guidage des légions de vacanciers. De la météo aux reconnaissances par l’aviation légère, du rappel de la nécessaire discipline aux itinéraires de dégagement en cas d’enlisement de l’offensive, tout a été prévu pour la traversée des territoires hostiles, les premiers secours comme l’installation de tribunaux spéciaux.

Ensuite on fait le bilan. Naturellement les pertes sont à la mesure d’une telle entreprise: pour un an et un pays raisonnablement belliqueux comme la France, le nombre des tués se monte à l’ équivalent d’une grosse division d’infanterie, et celui des blessés à plusieurs corps d’armée. Une telle hécatombe criminelle est parfaitement acceptée par la population comme une calamité naturelle contre laquelle par définition on ne peut rien; et ce fatalisme inouï traduit bien, là aussi, la perte générale du sens commun dans notre époque.

Ces aspects grotesques ou tragi-comiques sont la conséquence d’un voyage devenu pur déplacement. Ce que le voyageur moderne retrouve partout dans sa séparation d’avec le décor qu’il ne traverse que du regard, c’est sa soumission à un temps qui n’est pas à lui. Les fragments de réalité pétrifiée qui jalonnent sa route, résidus extraits d’une ancienne totalité vécue où ils avaient du sens, lui deviennent proprement inaccessibles et ne lui sont signalés que pour l’empêcher de s’assoupir. Et puisque l’ancienne histoire n’a pas disposé suffisamment de ses reliefs le long des autoroutes, on va jusqu’à lui indiquer des monuments qu’il ne peut pas voir et lui signaler qu’il est bien en train de traverser le paysage de la région où il se trouve. Un parcours aussi pauvre, dont la pseudo-réalité arbitraire culmine dans le monument remarquable ou le point de vue à ne pas manquer, nécessite toutefois ces haltes sécurisantes où le néo-voyageur pourra satisfaire ses besoins élémentaires avec les produits habituels de son supermarché. L’errance des nomades est purement formelle, disait Hegel, ils transportent leur monde avec eux. De même, le voyageur moderne se déplace dans son monde devenu immobile, la marchandise familière l’a précédé partout, elle est déjà là qui l’attend.

Au stade suivant de cette logique du digest on trouve la fabrication ex nihilo de réalités de synthèse destinées à être disposées le long de l’axe autoroutier, villages typiques, archéodrome, dysneylands, futuropolis. Pour en arriver là, dans ces décharges de l’esprit, l’automobiliste a dû acquérir une nouvelle manière de s’orienter qui n’a plus rien à voir avec une sensibilité humaine pratique, concrète, même aussi dérisoire que celle de pouvoir se repérer dans l’espace parce que l’on a tourné une fois à droite et deux fois à gauche. Pour se rendre d’un point à un autre, il n’est plus d’autre moyen que de suivre les indications distribuées par panneaux, sous titres comminatoires de la misère du paysage. L’erreur n’est pas prévue et elle est irréparable, il faut attendre la prochaine sortie vers une autre alvéole du labeur ou du loisir. Le sens de l’orientation qui nous lie peut-être encore trop à la sauvagerie est ici sans matière et sans emploi. La différence qu’il y avait dans la manière « d’aller tout droit » selon qu’on était en ville ou à la campagne, en empruntant une succession de rues ou de chemins, s’abolit dans une redondance de boucles de dégagement qui évoque plutôt les tests psychotechniques pour rats en labyrinthe de laboratoire.

Ce qui était promis dans le déplacement automobile, l’autonomie, se transforme en son contraire, non seulement dans le pseudo choix du but mais aussi dans la maîtrise de la machine. Une fois de plus la fée électronique promet de remédier à tout et d’abord d’habiller de neuf les archaïsmes techniques et sociaux. Elle fait parler la machine et déjà les nuits des villes sont pleines des hurlements de voitures violées. Mais l’humanoïdisation par l’informatique tend à avoir des aspects plus directement techniques: « Ce n’est pas tant la technologie elle-même qui va bouleverser le monde automobile que la substitution de l’intelligence artificielle à celle trop fantasque de l’homme. » (Michel Guégan, Les Dynasteurs, supplément aux Échos, 9 octobre 1985.) Puisque la voiture est un instrument de travail, son conducteur a les mêmes responsabilités vis-à-vis de l’organisation sociale que le conducteur de n’importe quelle autre machine, et sa fantaisie est criminalisée et sujette à prévention, comme dans n’importe quelle autre activité laborieuse. « Régissant la bonne marche de la mécanique, dorlotant le conducteur, l’électronique simplifiera la vie de ce dernier mais d’une certaine façon le placera en liberté surveillée. Les nouvelles conditions de circulation de l’an 2000 tolérant mal les excès de tempérament, l’électronique aidera à établir un nouvel ordre social sur les routes. » (Ibidem.) Passons sur les rêves policiers de ces normalisateurs à la petite semaine et notons simplement que la diversification et la sophistication de cette machine archaïque en centaines de modèles identiques évoquent plutôt une sorte de cul-de-sac évolutif, à l’instar de celui des insectes, que l’apparition d’une nouvelle ère. Le démiurge de l’évolution dans la production reste le marché, dépendant exclusivement aujourd’hui de la création de pseudo-besoins au nom desquels les hommes acceptent de travailler. L’automobile a parfaitement rempli ce rôle de moteur de l’ économie pendant cinquante ans, au prix de nuisances que nous n’avons fait qu’effleurer dans ces pages, ayant laissé de côté par exemple sa contribution massive à la pollution généralisée ou le gaspillage insensé de ressources qu’elle entraîne. Mais il nous semble plus important de conclure en dénonçant ce qui s’annonce plutôt que ce qui est déjà accompli.

Comme souvent les meilleurs arguments nous viennent de nos ennemis, en l’occurrence de ces fanatiques partisans de l’aliénation moderne qui, eux, sont à la fois satisfaits de ce qui existe et de ce qui se met en place. « L’automobile a structuré notre espace physique depuis les débuts du siècle. L’électronique et les télécommunications commencent à structurer notre espace intellectuel.Vont-elles aussi renouveler la géographie économique et humaine ? » questionnent les rédacteurs d’un numéro spécial de la revue Sciences et Techniques, modestement intitulé « La Révolution de l’intelligence. » Plus loin, pour que l’apparente neutralité de la formulation et le point d’interrogation final ne troublent pas plus avant les certitudes positivistes du lecteur, ils précisent: « La machine à vapeur a remplacé les ressources physiques de l’homme ou des animaux. Cette fois c’est une maîtrise conceptuelle qui nous est promise, et non plus physique seulement comme l’automobile. » Et un représentant du M.I.T. (Massachussets Institute of Technology), Edward Fredkin, peut conclure par ailleurs, avec la brutale franchise propre à ce continent qui veut ignorer la contradiction: « L’intelligence artificielle est la prochaine étape de l’évolution. »

Le déplacement abstrait permis par la machine se complète ainsi heureusement par le déplacement immobile permis par les télécommunications. Les hommes poursuivent donc leur chemin vers une atomisation, une séparation grandissante jusqu’à la perte programmée de l’autonomie de la pensée. L’économie a trouvé là, dans la satisfaction de besoins créés par son développement préalable, un nouveau monde aux possibilités aussi illimitées que l’insatisfaction fondamentale qu’elle produit; car ce qui caractérise ce nouveau marché, c’est que la marchandise-pilote qui le sous-tend, le message, du logiciel au banal divertissement télévisé, est devenue purement immatérielle. Toute la folie d’un mode de production devenu indépendant des hommes trouve là sa légitime conclusion quand aucune de ses prémisses n’est mise radicalement en doute. Et les désastres auxquels on nous a habitués sont peu de choses en regard de ceux qui nous sont promis.

Source: Encyclopédie des nuisances, n° 7. Mai 1986

Et pour aller plus loin, l'indispensable : http://velorution.org/_src/velosophie/ivan-illich_energie-et-equite/+/EnergieEtEquite-IvanIllich1973.pdf

textes des années 70 et 80, tu as de nouvelles données ou pas, octo?

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jacky29 Membre 8 272 messages
Forumeur alchimiste‚ 65ans
Posté(e)
Il y a 23 heures, LeGrandPoulpe a dit :

Cher Ouest35, comprendre le thème de ce topic risque de devoir vous faire lire les 10 pages précédentes, visionner les quelques vidéo et enfin lire, suivant l'importance qu'ils auront à vos yeux, quelques ouvrages référencés. Je comprend bien le principe d'un "topic" qui est une discussion sur un thème clairement mentionné par son titre, s’arrêter seulement à son titre ou à son dernier post, c'est faire preuve d'une certaine fainéantise. Je reste persuader que vous valez mieux que cela.

Bonne journée à vous.

Absolument chanou 34. Merci de rappeler cette évidence qui leur fait si peur.

non, elle ne fait pas peur, octo! quoi de plus idiot que de mettre tous ses oeufs dans le même panier? et nous nous disons "sapiens"!!! rires! 

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LeGrandPoulpe Membre 245 messages
Forumeur activiste‚
Posté(e)
il y a 32 minutes, jacky29 a dit :

textes des années 70 et 80, tu as de nouvelles données ou pas, octo?

Par Simon Romero – Le 31 décembre 2018 – The New York Times

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CHANDLER, Arizona – Un jour d’octobre vers midi, l’agresseur se glisse hors d’un parc et se dirige vers sa cible, un fourgon sans chauffeur construit par Waymo, une filiale de Google, qui tourne au ralenti à une intersection voisine.

L’agresseur mène son attaque avec un objet pointu non identifié, perforant rapidement un des pneus. Le suspect, identifié comme étant un homme blanc d’une vingtaine d’années, disparait ensuite dans le quartier, à pied.

Cette attaque, une parmi deux douzaines d’attaques perpétrées ces deux dernières années contre des véhicules sans chauffeur, à Chandler, une ville près de Phoenix, où Waymo a commencé à tester ses fourgonnettes en 2017. La ville s’était pourtant penchée sur les réticences du public à l’égard de la montée de l’intelligence artificielle, et les fonctionnaires municipaux ont entendu des plaintes sur tous les sujets, de la sécurité à d’éventuelles pertes d’emploi.

 

D’après les rapports de police, certaines personnes ont caillassé des fourgonnettes Waymo. D’autres ont essayé à plusieurs reprises de faire sortir les véhicules de la route. Une femme a crié sur l’une des camionnettes en lui disant de quitter son quartier. Un homme s’est arrêté à côté d’un véhicule Waymo et a menacé l’employé qui se trouvait à l’intérieur avec un morceau de tuyau en PVC.

Au cours de l’une des anecdotes les plus graves, un homme a menacé un véhicule Waymo et son conducteur de secours avec un revolver de calibre .22. Il a dit à la police qu’il « méprisait » les voitures sans chauffeur, à cause de l’accident mortel d’une piétonne, en mars à Tempe, non loin de là, par une voiture Uber sans chauffeur.

« Il y a d’autres endroits où ils pourraient tester », nous dit Erik O’Polka, 37 ans, qui a reçu un avertissement de la police en novembre, après avoir, à plusieurs reprises, essayé de faire sortir les fourgonnettes Waymo de la route avec sa Jeep Wrangler. Dans un cas, il s’est dirigé de face vers un de ces véhicules automatiques jusqu’à ce qu’il soit obligé de freiner soudainement.

Son épouse, Elizabeth, 35 ans, a admis dans une interview que son mari « trouve amusant de freiner brusquement » devant les fourgonnettes sans chauffeur, et qu’elle-même « les a souvent forcées à s’arrêter » pour pouvoir leur crier dessus en leur disant de sortir de leur quartier. Cela a commencé, selon le couple, lorsque leur fils de 10 ans a failli être heurté par l’un de ces véhicules alors qu’il jouait dans un cul-de-sac voisin.

« Ils ont dit qu’ils ont besoin d’essais grandeur nature, mais je ne veux pas être victime d’une de leurs erreurs grandeur nature », nous déclare M. O’Polka, qui dirige sa propre entreprise qui fournit des technologies de l’information aux petites entreprises.

 « Ils ne nous ont jamais demandé si nous voulions faire partie de leur test grandeur nature », rajoute sa femme, qui aide à gérer l’entreprise.

merlin_135736899_a47afdc3-8b23-4d0c-a107 Un piéton a été heurté et tué par un véhicule Uber à l’intersection de Mill Avenue et Curry Road à Tempe, Arizona, en mars dernier.

Au moins 21 attaques de ce type ont été lancées contre des fourgonnettes Waymo à Chandler, comme l’a signalé pour la première fois The Arizona Republic. Certains analystes disent qu’ils s’attendent à ce que de tels comportements se multiplient à mesure que le pays s’engage dans un débat plus large sur les voitures sans chauffeur et les changements colossaux qu’elles provoqueront dans la société américaine. Ce débat porte sur des craintes allant de la cession du contrôle de la mobilité à des véhicules autonomes à la suppression d’emplois pour les conducteurs.

« Les gens s’acharnent à juste titre », explique Douglas Rushkoff, théoricien des médias à la City University of New York et auteur du livre Throwing Rocks at the Google Bus [Lancer des pierres sur les cars Google]. Il compare les voitures sans chauffeur à des équivalents robotiques des briseurs de grève, ces travailleurs qui refusent de se joindre aux grèves ou qui prennent la place de ceux qui sont en grève.

« On a de plus en plus l’impression que les grandes entreprises qui perfectionnent les technologies sans chauffeur n’ont pas nos intérêts à cœur, ajoute-t-il. Pensez aux humains qui entraînent ces véhicules, qui forment l’intelligence artificielle qui les remplacera. »

Ces chauffeurs d’urgence des fourgonnettes Waymo qui ont été attaqués dans divers cas ont expliqué à la police de Chandler que l’entreprise préférait ne pas poursuivre les agresseurs en justice.

Dans certains de leurs rapports, les policiers ont également déclaré que Waymo n’était pas souvent disposé à fournir des vidéos des attaques. Dans un des cas, un employé de Waymo a répondu à la police qu’elle aurait besoin d’un mandat pour obtenir une vidéo enregistrée par les véhicules de l’entreprise.

Un gestionnaire de Waymo a montré des images vidéo de l’incident à l’agent Johnson, mais n’a pas permis à la police de les conserver pour une enquête plus approfondie. Selon le rapport de l’agent Johnson, le directeur a déclaré que l’entreprise ne voulait pas poursuivre l’affaire en justice, même si Waymo était préoccupé par les perturbations que connaissent ses essais à Chandler.

L’officier William Johnson, de la police de Chandler, décrit dans un rapport écrit en juin comment le conducteur d’un Cruiser Chrysler zigzaguait entre les lignes blanches pour gêner une fourgonnette Waymo.

Le rapport indique que Waymo était préoccupé par l’effet des attaques sur ses conducteurs d’urgence, qui sont censés rester en mode de surveillance. « Ces incidents incitent les conducteurs à reprendre le mode manuel plutôt que de rester en mode automatisé en raison de leurs peurs de ce que le conducteur de l’autre véhicule peut faire », y écrit l’agent Johnson.

Les chauffeurs d’urgence des fourgonnettes Waymo qui ont été attaquées ont dit à la police de Chandler que l’entreprise préférait ne pas poursuivre les agresseurs en justice.

Dans un communiqué, une porte-parole de Waymo a déclaré que les attaques ne concernaient qu’une petite fraction des plus de 25 000 miles que les camionnettes de la compagnie parcourent chaque jour en Arizona.

« La sécurité est au cœur de tout ce que nous faisons, ce qui signifie que la sécurité de nos conducteurs, de nos motocyclistes et du public est notre priorité absolue, a déclaré Alexis Georgeson, la porte-parole de Waymo. Au cours des deux dernières années, les Arizoniens ont bien accueilli et se sont montrés enthousiasmés par le potentiel de cette technologie qui rend nos routes plus sûres. »

Mme Georgeson a déclaré que l’entreprise prenait au sérieux la sécurité de ses chauffeurs d’urgence et a contesté les allégations selon lesquelles Waymo essayait d’éviter une mauvaise publicité en choisissant de ne pas intenter une action en justice.

« Nous signalons les incidents que nous jugeons dangereux et nous avons fourni des photos et des vidéos aux forces de l’ordre locales lorsque nous avons signalé ces actes de vandalisme ou d’agression, déclare Mme Georgeson. Nous soutenons nos chauffeurs et nous nous engageons dans les cas où un acte de vandalisme a été perpétré contre nous. »

Les autorités de Chandler et d’ailleurs en Arizona restent volontiers ouvertes à Waymo et à d’autres entreprises de voitures sans chauffeur. Rob Antoniak, directeur de l’exploitation de Valley Metro, qui aide à superviser le système de transport en commun de la région métropolitaine de Phoenix, a déclaré sur Twitter que l’Arizona accueillait toujours les voitures autonomes à bras ouverts malgré les attaques contre les fourgons Waymo.

« Ne laissez pas des criminels lançant des pierres ou crevant des pneus faire dérailler les efforts pour assurer l’avenir des transports », a déclaré M. Antoniak.

Mais ce tapis rouge officiel ne convainc pas les esprits négatifs.

L’un d’entre eux, Charles Pinkham, 37 ans, se tenait dans la rue devant un véhicule Waymo à Chandler un soir d’août quand la police l’a approché.

« Pinkham était en état d’ébriété, et son comportement variait de calme à belliqueux et agité pendant mon contact avec lui, a écrit l’officier Richard Rimbach dans son rapport. Il a dit qu’il en avait marre des véhicules Waymo qui circulaient dans son quartier, et qu’il pensait que la meilleure idée pour résoudre ce problème était de se tenir debout devant ces véhicules. »

Ça a marché, apparemment. L’employée de Waymo qui était à l’intérieur de la camionnette, Candice Dunson, a décidé de ne pas porter plainte et a dit à la police que l’entreprise préférait arrêter d’utiliser ses véhicules dans cette zone.

Pinkham a reçu un avertissement. La fourgonnette a continué sa route.

 

_____________________________

 

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Des tests de véhicules autonomes en France dès 2019

Publié le 17 mai 2018 par Adri1

Selon l’AFP, la France va autoriser les tests de véhicules autonomes sans conducteur sur l’ensemble de son territoire dès 2019, a annoncé lundi le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, assurant vouloir placer le pays en pointe sur ces technologies. Grandiose, désormais les feuilles de choux pour chiens écrasés pourront donc écrire sans abus de langage aucun que « lundi dernier une voiture a renversé un passant / une personne âgée / un cycliste / un enfant / un obstacle humain… » (biffer la mention inutile) et donc dédouaner le caisseux sédentaire et irresponsable de toute faute. Déjà qu’il était à peine sanctionné quand il tuait quelqu’un.

« La loi Pacte (Plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises, NDLR) prévoira que les expérimentations sur routes ouvertes seront possibles sur tout le territoire français jusqu’au niveau 5 d’autonomie, c’est à dire en l’absence de tout conducteur« , a déclaré M. Le Maire, dans un discours à Paris présentant la stratégie du gouvernement sur les véhicules autonomes. Rassurez-vous, bonnes gens, on œuvre pour la croissance ici, alors rien de précisé dans cette loi quant à un changement dans l’utilisation de l’espace public actuellement dévolu à 80 % à la bagnole, et la liberté de TOUS les usagers de TOUS les modes de circuler partout. Spécialement les modes autogènes dont l’ONU comme l’OMS notamment attestent qu’ils sont ceux permettant de lutter contre la pollution de l’air et la sédentarité.

Il a souhaité l’adoption de cette loi « avant la fin de l’année 2018 pour que toutes les dispositions soient opérationnelles dès 2019« . La fin du monde est donc pour demain.

« De nombreux tests de véhicules autonomes sont déjà menés sur les routes françaises, mais ils nécessitent des autorisations, sont limités à certains tronçons, et la législation impose pour l’instant la présence d’un opérateur à bord. »

« Rendant compte de travaux menés par Anne-Marie Idrac, Haute responsable pour la stratégie nationale du développement des véhicules autonomes, M. Le Maire a affirmé vouloir faire de la France le pays le plus attractif en Europe pour développer ces transformations technologiques » et a promis un « soutien à l’effort de recherche et développement« . Tu m’étonnes, la Frooooooonce est LE pays de bagnolards par excellence de ce côté-ci des pécos. 600 bagnoles pour 1000 personnes en moyenne…

« L’arrivée des voitures autonomes sur les routes constitue une révolution pour les services de mobilité. Elle promet des transports plus sûrs, plus accessibles aux personnes âgées ou handicapées, moins consommateurs d’espace, plus propres et même moins coûteux. » Plus sûrs, quand il s’agit de mettre la vie des autres (et tout spécialement des usagers vulnérables) entre les mains de machines qui apprennent en tuant ? Moins consommateurs d’espace, alors qu’il faudra toujours des routes pour faire rouler ces criminomobiles autonomes ? Moins consommateurs d’espace qu’un train voire qu’un vélo, vous y croyez vous ? Plus propres, quand le choix pour les faire rouler c’est soit avec un mix nucléaire / charbon / pétrole soit 100% pétrole ? Moins coûteux, alors que ça suppose qu’il faudra toujours entretenir l’infrastructure routière pour y faire circuler ces nouveaux étrons à 4 roues devant lesquels se pâment les technicistes ?

« Mais elle nécessite des modifications complexes des réglementations existantes, notamment pour redéfinir les responsabilités en cas d’accident ou pour assurer la sécurité des données privées des utilisateurs. Elle est aussi un défi pour les entreprises de la filière automobile qui se retrouvent confrontées à des investissements colossaux tout en devant faire face à de nouveaux concurrents venus des services des transports ou des hautes technologies. » Pas un seul mot sur la sobriété, la soutenabilité des transports, ni même le Peak All. Qu’on est bien dans sa petite bulle…

« La course à l’innovation est mondiale et la complexité des chantiers poussera à des coopérations européennes face à la Chine et aux Etats-Unis. »

« Pour les experts, ces deux pays sont en effet les mieux placés, grâce à leur immense marché et leurs nombreuses sociétés innovantes: Google, Apple, Tesla ou Uber côté américain, face à Baidu (intelligence artificielle), Huawei (télécoms), Didi (services de VTC), Tencent (internet) ou encore Lynk & Co (constructeur automobile) côté chinois. »

« Menace pour les constructeurs »

« Les véhicules autonomes sont « une opportunité (…) qui doit être saisie. C’est aussi une menace pour nos constructeurs si leurs produits accusent un retard technologique« , a d’ailleurs souligné lundi la ministre des Transports, Elisabeth Borne. N.B. : Je ne vois pas trop pourquoi on parle de NOS constructeurs, dans la simple mesure où ils ont déjà délocalisé 80 à 90 % de leur activité industrielle hors de notre beau pays de veaux motorisés.

« Nous constituons une +équipe de France de la mobilité autonome+ pour faire de la France un territoire pionnier » dans ce domaine. « Nous sommes prêts aujourd’hui à déployer un programme d’expérimentation à grande échelle« , a estimé Luc Chatel, président de la Plateforme automobile, qui représente la filière. Ah, un ancien ministre de Sarko le Bagnolo-Président en tant que représentant du milieu de la bagnole, qui appelle à expérimenter chez nous ce qui tue déjà de l’autre côté de l’Atlantique, voilà une reconversion réussie Messieurs-Mesdames. On l’applaudit !

« Du côté des constructeurs français, PSA (marques Peugeot, Citroën, DS, Opel, Vauxhall) a commencé ses tests en juillet 2015. Il prévoit de commercialiser autour de 2021-2023 ses premiers modèles permettant au conducteur de quitter la route des yeux. » Soit au plus tôt un an après que Renault ait « remis à jour » 80% des logiciels truqués de leurs bagnoles diesel pour lesquelles ils se sont fait prendre en 2016. Juste un peu de mise en perspective des dates…

« La voiture totalement autonome en toutes conditions n’est certes pas pour demain, mais les constructeurs commencent à mettre sur le marché des aides à la conduite déjà suffisamment évoluées pour que l’ordinateur de bord prenne en partie les commandes dans certaines circonstances, par exemple pour garder ses distances ou doubler sur une autoroute. »

« Les progrès technologiques permettront d’ici deux à trois ans des systèmes semi-autonomes encore plus avancés, autorisant le conducteur à ne plus regarder la route, toujours dans des situations bien définies. » Comme sur l’Autopilot de Tesla. Déjà deux morts à son actif.

« Parallèlement aux voitures individuelles, des navettes électriques entièrement autonomes, exploitées par des entreprises sur des zones bien délimitées, feront leur apparition. Renault prévoit la commercialisation de 15 voitures semi-autonomes d’ici 2022. Il a également présenté au salon de Genève son concept EZ-GO de navette électrique, autonome et partagée, dont il promet une version commerciale pour cette même date. » T’as raison Carlos, des fois que ça ferait oublier que tu es empêtré dans le Dieselgate toi aussi.

« D’autres acteurs français, des start-up comme Navya, ou des équipementiers comme Valeo ou Faurecia, sont également fortement impliqués dans ces innovations. » Chacun sa part du gâteau. Persistons à bousiller la planète pour un billet au mépris des alertes répétées de tous les interlocuteurs scientifiques, environnementalistes, indépendants… Vive la Fronce, Et vive la croissance !

Simon Romero

sources : http://carfree.fr/index.php/2018/05/17/des-tests-de-vehicules-autonomes-en-france-des-2019/

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jacky29 Membre 8 272 messages
Forumeur alchimiste‚ 65ans
Posté(e)
Il y a 8 heures, LeGrandPoulpe a dit :

Par Simon Romero – Le 31 décembre 2018 – The New York Times

original.jpg

CHANDLER, Arizona – Un jour d’octobre vers midi, l’agresseur se glisse hors d’un parc et se dirige vers sa cible, un fourgon sans chauffeur construit par Waymo, une filiale de Google, qui tourne au ralenti à une intersection voisine.

L’agresseur mène son attaque avec un objet pointu non identifié, perforant rapidement un des pneus. Le suspect, identifié comme étant un homme blanc d’une vingtaine d’années, disparait ensuite dans le quartier, à pied.

Cette attaque, une parmi deux douzaines d’attaques perpétrées ces deux dernières années contre des véhicules sans chauffeur, à Chandler, une ville près de Phoenix, où Waymo a commencé à tester ses fourgonnettes en 2017. La ville s’était pourtant penchée sur les réticences du public à l’égard de la montée de l’intelligence artificielle, et les fonctionnaires municipaux ont entendu des plaintes sur tous les sujets, de la sécurité à d’éventuelles pertes d’emploi.

 

D’après les rapports de police, certaines personnes ont caillassé des fourgonnettes Waymo. D’autres ont essayé à plusieurs reprises de faire sortir les véhicules de la route. Une femme a crié sur l’une des camionnettes en lui disant de quitter son quartier. Un homme s’est arrêté à côté d’un véhicule Waymo et a menacé l’employé qui se trouvait à l’intérieur avec un morceau de tuyau en PVC.

Au cours de l’une des anecdotes les plus graves, un homme a menacé un véhicule Waymo et son conducteur de secours avec un revolver de calibre .22. Il a dit à la police qu’il « méprisait » les voitures sans chauffeur, à cause de l’accident mortel d’une piétonne, en mars à Tempe, non loin de là, par une voiture Uber sans chauffeur.

« Il y a d’autres endroits où ils pourraient tester », nous dit Erik O’Polka, 37 ans, qui a reçu un avertissement de la police en novembre, après avoir, à plusieurs reprises, essayé de faire sortir les fourgonnettes Waymo de la route avec sa Jeep Wrangler. Dans un cas, il s’est dirigé de face vers un de ces véhicules automatiques jusqu’à ce qu’il soit obligé de freiner soudainement.

Son épouse, Elizabeth, 35 ans, a admis dans une interview que son mari « trouve amusant de freiner brusquement » devant les fourgonnettes sans chauffeur, et qu’elle-même « les a souvent forcées à s’arrêter » pour pouvoir leur crier dessus en leur disant de sortir de leur quartier. Cela a commencé, selon le couple, lorsque leur fils de 10 ans a failli être heurté par l’un de ces véhicules alors qu’il jouait dans un cul-de-sac voisin.

« Ils ont dit qu’ils ont besoin d’essais grandeur nature, mais je ne veux pas être victime d’une de leurs erreurs grandeur nature », nous déclare M. O’Polka, qui dirige sa propre entreprise qui fournit des technologies de l’information aux petites entreprises.

 « Ils ne nous ont jamais demandé si nous voulions faire partie de leur test grandeur nature », rajoute sa femme, qui aide à gérer l’entreprise.

merlin_135736899_a47afdc3-8b23-4d0c-a107 Un piéton a été heurté et tué par un véhicule Uber à l’intersection de Mill Avenue et Curry Road à Tempe, Arizona, en mars dernier.

Au moins 21 attaques de ce type ont été lancées contre des fourgonnettes Waymo à Chandler, comme l’a signalé pour la première fois The Arizona Republic. Certains analystes disent qu’ils s’attendent à ce que de tels comportements se multiplient à mesure que le pays s’engage dans un débat plus large sur les voitures sans chauffeur et les changements colossaux qu’elles provoqueront dans la société américaine. Ce débat porte sur des craintes allant de la cession du contrôle de la mobilité à des véhicules autonomes à la suppression d’emplois pour les conducteurs.

« Les gens s’acharnent à juste titre », explique Douglas Rushkoff, théoricien des médias à la City University of New York et auteur du livre Throwing Rocks at the Google Bus [Lancer des pierres sur les cars Google]. Il compare les voitures sans chauffeur à des équivalents robotiques des briseurs de grève, ces travailleurs qui refusent de se joindre aux grèves ou qui prennent la place de ceux qui sont en grève.

« On a de plus en plus l’impression que les grandes entreprises qui perfectionnent les technologies sans chauffeur n’ont pas nos intérêts à cœur, ajoute-t-il. Pensez aux humains qui entraînent ces véhicules, qui forment l’intelligence artificielle qui les remplacera. »

Ces chauffeurs d’urgence des fourgonnettes Waymo qui ont été attaqués dans divers cas ont expliqué à la police de Chandler que l’entreprise préférait ne pas poursuivre les agresseurs en justice.

Dans certains de leurs rapports, les policiers ont également déclaré que Waymo n’était pas souvent disposé à fournir des vidéos des attaques. Dans un des cas, un employé de Waymo a répondu à la police qu’elle aurait besoin d’un mandat pour obtenir une vidéo enregistrée par les véhicules de l’entreprise.

Un gestionnaire de Waymo a montré des images vidéo de l’incident à l’agent Johnson, mais n’a pas permis à la police de les conserver pour une enquête plus approfondie. Selon le rapport de l’agent Johnson, le directeur a déclaré que l’entreprise ne voulait pas poursuivre l’affaire en justice, même si Waymo était préoccupé par les perturbations que connaissent ses essais à Chandler.

L’officier William Johnson, de la police de Chandler, décrit dans un rapport écrit en juin comment le conducteur d’un Cruiser Chrysler zigzaguait entre les lignes blanches pour gêner une fourgonnette Waymo.

Le rapport indique que Waymo était préoccupé par l’effet des attaques sur ses conducteurs d’urgence, qui sont censés rester en mode de surveillance. « Ces incidents incitent les conducteurs à reprendre le mode manuel plutôt que de rester en mode automatisé en raison de leurs peurs de ce que le conducteur de l’autre véhicule peut faire », y écrit l’agent Johnson.

Les chauffeurs d’urgence des fourgonnettes Waymo qui ont été attaquées ont dit à la police de Chandler que l’entreprise préférait ne pas poursuivre les agresseurs en justice.

Dans un communiqué, une porte-parole de Waymo a déclaré que les attaques ne concernaient qu’une petite fraction des plus de 25 000 miles que les camionnettes de la compagnie parcourent chaque jour en Arizona.

« La sécurité est au cœur de tout ce que nous faisons, ce qui signifie que la sécurité de nos conducteurs, de nos motocyclistes et du public est notre priorité absolue, a déclaré Alexis Georgeson, la porte-parole de Waymo. Au cours des deux dernières années, les Arizoniens ont bien accueilli et se sont montrés enthousiasmés par le potentiel de cette technologie qui rend nos routes plus sûres. »

Mme Georgeson a déclaré que l’entreprise prenait au sérieux la sécurité de ses chauffeurs d’urgence et a contesté les allégations selon lesquelles Waymo essayait d’éviter une mauvaise publicité en choisissant de ne pas intenter une action en justice.

« Nous signalons les incidents que nous jugeons dangereux et nous avons fourni des photos et des vidéos aux forces de l’ordre locales lorsque nous avons signalé ces actes de vandalisme ou d’agression, déclare Mme Georgeson. Nous soutenons nos chauffeurs et nous nous engageons dans les cas où un acte de vandalisme a été perpétré contre nous. »

Les autorités de Chandler et d’ailleurs en Arizona restent volontiers ouvertes à Waymo et à d’autres entreprises de voitures sans chauffeur. Rob Antoniak, directeur de l’exploitation de Valley Metro, qui aide à superviser le système de transport en commun de la région métropolitaine de Phoenix, a déclaré sur Twitter que l’Arizona accueillait toujours les voitures autonomes à bras ouverts malgré les attaques contre les fourgons Waymo.

« Ne laissez pas des criminels lançant des pierres ou crevant des pneus faire dérailler les efforts pour assurer l’avenir des transports », a déclaré M. Antoniak.

Mais ce tapis rouge officiel ne convainc pas les esprits négatifs.

L’un d’entre eux, Charles Pinkham, 37 ans, se tenait dans la rue devant un véhicule Waymo à Chandler un soir d’août quand la police l’a approché.

« Pinkham était en état d’ébriété, et son comportement variait de calme à belliqueux et agité pendant mon contact avec lui, a écrit l’officier Richard Rimbach dans son rapport. Il a dit qu’il en avait marre des véhicules Waymo qui circulaient dans son quartier, et qu’il pensait que la meilleure idée pour résoudre ce problème était de se tenir debout devant ces véhicules. »

Ça a marché, apparemment. L’employée de Waymo qui était à l’intérieur de la camionnette, Candice Dunson, a décidé de ne pas porter plainte et a dit à la police que l’entreprise préférait arrêter d’utiliser ses véhicules dans cette zone.

Pinkham a reçu un avertissement. La fourgonnette a continué sa route.

 

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Des tests de véhicules autonomes en France dès 2019

Publié le 17 mai 2018 par Adri1

Selon l’AFP, la France va autoriser les tests de véhicules autonomes sans conducteur sur l’ensemble de son territoire dès 2019, a annoncé lundi le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, assurant vouloir placer le pays en pointe sur ces technologies. Grandiose, désormais les feuilles de choux pour chiens écrasés pourront donc écrire sans abus de langage aucun que « lundi dernier une voiture a renversé un passant / une personne âgée / un cycliste / un enfant / un obstacle humain… » (biffer la mention inutile) et donc dédouaner le caisseux sédentaire et irresponsable de toute faute. Déjà qu’il était à peine sanctionné quand il tuait quelqu’un.

« La loi Pacte (Plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises, NDLR) prévoira que les expérimentations sur routes ouvertes seront possibles sur tout le territoire français jusqu’au niveau 5 d’autonomie, c’est à dire en l’absence de tout conducteur« , a déclaré M. Le Maire, dans un discours à Paris présentant la stratégie du gouvernement sur les véhicules autonomes. Rassurez-vous, bonnes gens, on œuvre pour la croissance ici, alors rien de précisé dans cette loi quant à un changement dans l’utilisation de l’espace public actuellement dévolu à 80 % à la bagnole, et la liberté de TOUS les usagers de TOUS les modes de circuler partout. Spécialement les modes autogènes dont l’ONU comme l’OMS notamment attestent qu’ils sont ceux permettant de lutter contre la pollution de l’air et la sédentarité.

Il a souhaité l’adoption de cette loi « avant la fin de l’année 2018 pour que toutes les dispositions soient opérationnelles dès 2019« . La fin du monde est donc pour demain.

« De nombreux tests de véhicules autonomes sont déjà menés sur les routes françaises, mais ils nécessitent des autorisations, sont limités à certains tronçons, et la législation impose pour l’instant la présence d’un opérateur à bord. »

« Rendant compte de travaux menés par Anne-Marie Idrac, Haute responsable pour la stratégie nationale du développement des véhicules autonomes, M. Le Maire a affirmé vouloir faire de la France le pays le plus attractif en Europe pour développer ces transformations technologiques » et a promis un « soutien à l’effort de recherche et développement« . Tu m’étonnes, la Frooooooonce est LE pays de bagnolards par excellence de ce côté-ci des pécos. 600 bagnoles pour 1000 personnes en moyenne…

« L’arrivée des voitures autonomes sur les routes constitue une révolution pour les services de mobilité. Elle promet des transports plus sûrs, plus accessibles aux personnes âgées ou handicapées, moins consommateurs d’espace, plus propres et même moins coûteux. » Plus sûrs, quand il s’agit de mettre la vie des autres (et tout spécialement des usagers vulnérables) entre les mains de machines qui apprennent en tuant ? Moins consommateurs d’espace, alors qu’il faudra toujours des routes pour faire rouler ces criminomobiles autonomes ? Moins consommateurs d’espace qu’un train voire qu’un vélo, vous y croyez vous ? Plus propres, quand le choix pour les faire rouler c’est soit avec un mix nucléaire / charbon / pétrole soit 100% pétrole ? Moins coûteux, alors que ça suppose qu’il faudra toujours entretenir l’infrastructure routière pour y faire circuler ces nouveaux étrons à 4 roues devant lesquels se pâment les technicistes ?

« Mais elle nécessite des modifications complexes des réglementations existantes, notamment pour redéfinir les responsabilités en cas d’accident ou pour assurer la sécurité des données privées des utilisateurs. Elle est aussi un défi pour les entreprises de la filière automobile qui se retrouvent confrontées à des investissements colossaux tout en devant faire face à de nouveaux concurrents venus des services des transports ou des hautes technologies. » Pas un seul mot sur la sobriété, la soutenabilité des transports, ni même le Peak All. Qu’on est bien dans sa petite bulle…

« La course à l’innovation est mondiale et la complexité des chantiers poussera à des coopérations européennes face à la Chine et aux Etats-Unis. »

« Pour les experts, ces deux pays sont en effet les mieux placés, grâce à leur immense marché et leurs nombreuses sociétés innovantes: Google, Apple, Tesla ou Uber côté américain, face à Baidu (intelligence artificielle), Huawei (télécoms), Didi (services de VTC), Tencent (internet) ou encore Lynk & Co (constructeur automobile) côté chinois. »

« Menace pour les constructeurs »

« Les véhicules autonomes sont « une opportunité (…) qui doit être saisie. C’est aussi une menace pour nos constructeurs si leurs produits accusent un retard technologique« , a d’ailleurs souligné lundi la ministre des Transports, Elisabeth Borne. N.B. : Je ne vois pas trop pourquoi on parle de NOS constructeurs, dans la simple mesure où ils ont déjà délocalisé 80 à 90 % de leur activité industrielle hors de notre beau pays de veaux motorisés.

« Nous constituons une +équipe de France de la mobilité autonome+ pour faire de la France un territoire pionnier » dans ce domaine. « Nous sommes prêts aujourd’hui à déployer un programme d’expérimentation à grande échelle« , a estimé Luc Chatel, président de la Plateforme automobile, qui représente la filière. Ah, un ancien ministre de Sarko le Bagnolo-Président en tant que représentant du milieu de la bagnole, qui appelle à expérimenter chez nous ce qui tue déjà de l’autre côté de l’Atlantique, voilà une reconversion réussie Messieurs-Mesdames. On l’applaudit !

« Du côté des constructeurs français, PSA (marques Peugeot, Citroën, DS, Opel, Vauxhall) a commencé ses tests en juillet 2015. Il prévoit de commercialiser autour de 2021-2023 ses premiers modèles permettant au conducteur de quitter la route des yeux. » Soit au plus tôt un an après que Renault ait « remis à jour » 80% des logiciels truqués de leurs bagnoles diesel pour lesquelles ils se sont fait prendre en 2016. Juste un peu de mise en perspective des dates…

« La voiture totalement autonome en toutes conditions n’est certes pas pour demain, mais les constructeurs commencent à mettre sur le marché des aides à la conduite déjà suffisamment évoluées pour que l’ordinateur de bord prenne en partie les commandes dans certaines circonstances, par exemple pour garder ses distances ou doubler sur une autoroute. »

« Les progrès technologiques permettront d’ici deux à trois ans des systèmes semi-autonomes encore plus avancés, autorisant le conducteur à ne plus regarder la route, toujours dans des situations bien définies. » Comme sur l’Autopilot de Tesla. Déjà deux morts à son actif.

« Parallèlement aux voitures individuelles, des navettes électriques entièrement autonomes, exploitées par des entreprises sur des zones bien délimitées, feront leur apparition. Renault prévoit la commercialisation de 15 voitures semi-autonomes d’ici 2022. Il a également présenté au salon de Genève son concept EZ-GO de navette électrique, autonome et partagée, dont il promet une version commerciale pour cette même date. » T’as raison Carlos, des fois que ça ferait oublier que tu es empêtré dans le Dieselgate toi aussi.

« D’autres acteurs français, des start-up comme Navya, ou des équipementiers comme Valeo ou Faurecia, sont également fortement impliqués dans ces innovations. » Chacun sa part du gâteau. Persistons à bousiller la planète pour un billet au mépris des alertes répétées de tous les interlocuteurs scientifiques, environnementalistes, indépendants… Vive la Fronce, Et vive la croissance !

Simon Romero

sources : http://carfree.fr/index.php/2018/05/17/des-tests-de-vehicules-autonomes-en-france-des-2019/

mon cher octo, tes placards sont insupportables, nous savons tous que la voiture est un modèle de locomotion obsolète... une fois ceci posé, la voiture est plus que nécessaire en milieu rural... alors tu proposes quoi, personnellement, et puis-je avoir une réponse simple à ça: en quoi est-ce pertinent au fait que tu te dises pas gilet jaune? merci, sois clair et concis. 

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