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Homicide conjugal, la mécanique du crime

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grandfred Membre 15 510 messages
Forumeur alchimiste‚ 55ans
Posté(e)

Tous les trois jours en France, une femme est tuée par son compagnon. Pourtant, ces meurtres ne sont pas une fatalité : loin d'être des faits divers imprévisibles, ils fonctionnent selon un schéma précis, une mécanique qu'il serait possible d'enrayer. Un reportage d'"Envoyé spécial".

Laurie, Jessica, Estelle, Sandra, Nicole, Fatima, Virginie… une litanie de prénoms qui fait froid dans le dos. Depuis le 1er janvier 2017, en France, 140 femmes sont mortes sous les coups de leur conjoint. Tous les trois jours, une femme est assassinée par son compagnon. Un chiffre glaçant qu'il serait pourtant possible de faire baisser.

Loin du fait divers imprévisible, l'homicide conjugal fonctionne selon un schéma type. C'est la conclusion d'Alexia Delbreil, médecin légiste au CHU de Poitiers, qui a réalisé la première étude d'ampleur sur ces crimes. A force de voir des femmes sur sa table d'autopsie, elle a décidé d'analyser tous les homicides conjugaux de sa juridiction. Elle a décortiqué 42 dossiers judiciaires en Poitou-Charente, soit des milliers de pages de procès-verbaux d'audition, d'expertises psychiatriques, de rapports d'autopsie.

Mêmes profils d'agresseur, circonstances similaires


en entier sur

https://www.francetvinfo.fr/societe/violences-faites-aux-femmes/video-homicide-conjugal-la-mecanique-du-crime_2689364.html

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Ink 82 Membre 630 messages
Forumeur forcené‚ 35ans
Posté(e)

Bonjour, du coup je trouve le titre pas très représentatif de ce drame national. Les mots ont un poids, et les féminicides seraient à mettre en exergue. Bonne journée

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Out of Paprika Membre 13 476 messages
Piment doux‚ 97ans
Posté(e)

J'ai vu le reportage hier soir, pas forcément très édifiant. Je n'ai pas compris en quoi ce crime était mécanique, étant démontré que les agresseurs pétaient les plombs de façon tout à fait différente. 

Il faudrait sans doute pouvoir lire l'étude du médecin légiste, certainement bien plus parlante (drôle de métier au passage).

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January Animatrice 33 754 messages
©‚ 101ans
Posté(e)
Il y a 2 heures, Out of Paprika a dit :

J'ai vu le reportage hier soir, pas forcément très édifiant. Je n'ai pas compris en quoi ce crime était mécanique, étant démontré que les agresseurs pétaient les plombs de façon tout à fait différente. 

Il faudrait sans doute pouvoir lire l'étude du médecin légiste, certainement bien plus parlante (drôle de métier au passage).

Pas très édifiant effectivement. A part qu'ils pètent les plombs parce qu'ils sont "contrariés". Oui, euh.. C'est pas un peu la palisse ? Si on veut enrayer cette "mécanique", il faudrait déjà que ces messieurs commencent par ne pas considérer leur femme comme un objet leur appartenant... Le point crucial il est là.

  • Merci 2

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Invité Kokelicot
Invité Kokelicot Invités 0 message
Posté(e)

J'ai vu le reportage également....

Je pense qu'il manque en France de vraies cellules accompagnement psychologique sur du long terme. Une fois que l'alerte est lancée avec faits avérés et plaintes enregistrées un suivi devrait avoir lieu par des autorités spécifiques.

Malheureusement au-delà des faits physiques, il y a plein d'enjeux psychologiques et notamment de culpabilité qui se trament.

A titre d'exemple, j'ai une voisine qui a élevé seule son gamin, absence du père, à 20 ans le gamin est sans emploi, s'adonne à la drogue. En manque, il a tenté d'étrangler sa mère et l'a battue. Les voisins sont intervenus, intervention des policiers qui ont réussi à récupérer le gamin enfui par la fenêtre, pompiers qui ont emmené la maman au CHU, ITT, le gamin placé en garde à vue, comparution devant le juge avec une interdiction d'approcher sa mère et le domicile à je ne sais combien de mètres. Une voisine a payé les frais de serrurier pour que le gamin n'est plus accès à l'appartement. 1 mois plus tard cette maman a repris son fils chez elle.... Les crises sont récurrentes, d'elle-même elle est incapable d'appeler la police car quelque soit le danger encouru elle culpabilise de savoir que son fils sera à la rue. Tout le voisinage l' a soutenue, il n'y a pas eu de non-assistance à personne en danger. Maintenant les locataires de l'immeuble et moi-même sont lassés d'intervenir. On interpelle la police et 3/4 jours plus tard elle reprend son fils.... Que faire ?

Tous les signaux d'alerte sont présents, le voisinage n'a pas fermé les yeux, c'est une cellule psychologique qui est nécessaire pour cette maman en détresse.... Enregistrer une plainte est une chose, accompagner une personne qui culpabilise quitte à subir des violences physiques est tout autre....

C'est le cas d'une maman qui a porté, chéri, élevé son enfant...

Parfois c'est d'une femme, ou d'un homme qui a aimé un être devenu violent

J'espère qu'un jour en France on accompagnera ces personnes qui n'ont fait qu'aimer et qui peinent entre sauver leur peau et avoir encore cette once de renoncement à leur propre vie par culpabilité et qu'aucun service psychologique ne soit dans l'immédiateté...

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Out of Paprika Membre 13 476 messages
Piment doux‚ 97ans
Posté(e)
il y a 42 minutes, January a dit :

Pas très édifiant effectivement. A part qu'ils pètent les plombs parce qu'ils sont "contrariés". Oui, euh.. C'est pas un peu la palisse ? Si on veut enrayer cette "mécanique", il faudrait déjà que ces messieurs commencent par ne pas considérer leur femme comme un objet leur appartenant... Le point crucial il est là.

Oui, j'ai aussi trouvé le reportage un peu léger pour un sujet aussi grave. On te répète qu'en fait ils réagissent mal quand la dame prend la décision de rompre (le scoop). Si ça c'est une mécanique, je trouve le raisonnement flippant. Ce serait plutôt la résultante de gros déséquilibrés mentaux à qui il faut apprendre que non, Madame n'a pas de place particulière et qu'elle est en droit de la choisir pour elle-même.

En vérité j'ai halluciné.

il y a 2 minutes, Kokelicot a dit :

J'ai vu le reportage également....

Je pense qu'il manque en France de vraies cellules accompagnement psychologique sur du long terme. Une fois que l'alerte est lancée avec faits avérés et plaintes enregistrées un suivi devrait avoir lieu par des autorités spécifiques.

Malheureusement au-delà des faits physiques, il y a plein d'enjeux psychologiques et notamment de culpabilité qui se trament.

A titre d'exemple, j'ai une voisine qui a élevé seule son gamin, absence du père, à 20 ans le gamin est sans emploi, s'adonne à la drogue. En manque, il a tenté d'étrangler sa mère et l'a battue. Les voisins sont intervenus, intervention des policiers qui ont réussi à récupérer le gamin enfui par la fenêtre, pompiers qui ont emmené la maman au CHU, ITT, le gamin placé en garde à vue, comparution devant le juge avec une interdiction d'approcher sa mère et le domicile à je ne sais combien de mètres. Une voisine a payé les frais de serrurier pour que le gamin n'est plus accès à l'appartement. 1 mois plus tard cette maman a repris son fils chez elle.... Les crises sont récurrentes, d'elle-même elle est incapable d'appeler la police car quelque soit le danger encouru elle culpabilise de savoir que son fils sera à la rue. Tout le voisinage l' a soutenue, il n'y a pas eu de non-assistance à personne en danger. Maintenant les locataires de l'immeuble et moi-même sont lassés d'intervenir. On interpelle la police et 3/4 jours plus tard elle reprend son fils.... Que faire ?

Tous les signaux d'alerte sont présents, le voisinage n'a pas fermé les yeux, c'est une cellule psychologique qui est nécessaire pour cette maman en détresse.... Enregistrer une plainte est une chose, accompagner une personne qui culpabilise quitte à subir des violences physiques est tout autre....

C'est le cas d'une maman qui a porté, chéri, élevé son enfant...

Parfois c'est d'une femme, ou d'un homme qui a aimé un être devenu violent

J'espère qu'un jour en France on accompagnera ces personnes qui n'ont fait qu'aimer et qui peinent entre sauver leur peau et avoir encore cette once de renoncement à leur propre vie par culpabilité et qu'aucun service psychologique ne soit dans l'immédiateté...

A part faire hospitaliser le fils en hp d'urgence, je ne vois en effet pas de solution. 

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January Animatrice 33 754 messages
©‚ 101ans
Posté(e)
à l’instant, Out of Paprika a dit :

En vérité j'ai halluciné.

J'me disais bien aussi que t'étais soft :smile2:  Moi je viens de le voir et j'ai fait comme ça : :mef2:

Comme tu dis, "le scoop". Enfin bon, j'ai pas compris la "mécanique" (étant donné que je crois que je la connais depuis longtemps comme malheureusement beaucoup d'entre nous). Monsieur n'est pas content ? T'en prends une. Tu parles d'une mécanique... Tu veux le quitter, il va perdre son jouet préféré ? Tu prends un coup de couteau. Bah, c'est la mécanique quoi :facepalm:

 

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January Animatrice 33 754 messages
©‚ 101ans
Posté(e)
il y a 5 minutes, Kokelicot a dit :

Je pense qu'il manque en France de vraies cellules accompagnement psychologique sur du long terme. Une fois que l'alerte est lancée avec faits avérés et plaintes enregistrées un suivi devrait avoir lieu par des autorités spécifiques.

Il n'y a pas assez de structures. Les associations suppléent mais ce n'est pas suffisant. Les autorités judiciaires ne sont pas assez présentes, la protection nécessaire (ces femmes craignent pour leur vie) est carrément défaillante, faute de personnel, faute d'argent. J'ai connu des cas où la police ne se déplaçait même pas. Je ne jette pas la pierre aux services de police, mais il y a quelque chose de réellement défaillant plus haut. 

Juste... une prise de conscience ce serait bien ? 

il y a 11 minutes, Kokelicot a dit :

c'est une cellule psychologique qui est nécessaire pour cette maman en détresse....

On ne peut pas forcer les gens à se faire aider...

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Out of Paprika Membre 13 476 messages
Piment doux‚ 97ans
Posté(e)
il y a 3 minutes, January a dit :

J'me disais bien aussi que t'étais soft :smile2:  Moi je viens de le voir et j'ai fait comme ça : :mef2:

Comme tu dis, "le scoop". Enfin bon, j'ai pas compris la "mécanique" (étant donné que je crois que je la connais depuis longtemps comme malheureusement beaucoup d'entre nous). Monsieur n'est pas content ? T'en prends une. Tu parles d'une mécanique... Tu veux le quitter, il va perdre son jouet préféré ? Tu prends un coup de couteau. Bah, c'est la mécanique quoi :facepalm:

:D

Sinon oui, c'est ça. J'ai regardé par curiosité de l'explication de la fameuse "mécanique", mais c'est débile présenté comme ça. Si ça se voulait préventif c'est bien raté. Attacher sa compagne sur les rails du tgv ça faisait aussi partie d'une mécanique? wtf? 

 

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Invité Kokelicot
Invité Kokelicot Invités 0 message
Posté(e)
il y a 7 minutes, Out of Paprika a dit :

 

A part faire hospitaliser le fils en hp d'urgence, je ne vois en effet pas de solution. 

je suis entièrement d'accord avec toi.

Mais de quelle manière procéder ?

Le fils refuse des soins psychiatriques, la mère culpabilise et se trouve psychologiquement incapable d'alerter pour un internement qui ne se fait pas de manière si facile que ça et un voisinage qui a peur de représailles physiques pour être intervenus.

C'est là où je pense qu'il manque un espace que je ne saurais nommer pour que les autorités interviennent mais non pas en simple acte de présence car alerte il y a eu mais que le danger est répétitif. Un internement d'un adulte majeur ne se fait pas si facilement surtout si la mère culpabilise et ne fait pas les démarches nécessaires....

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pila Membre 11 422 messages
Forumeur alchimiste‚ 58ans
Posté(e)

Ca me rappelle le récit d'une femme qui allait se faire violer, qui a causé à son agresseur (inconnu d'elle). Le type a fini en pleurs.

La violence n'est pas ce qui caractérise en premier un humain.

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Out of Paprika Membre 13 476 messages
Piment doux‚ 97ans
Posté(e)
il y a 5 minutes, Kokelicot a dit :

je suis entièrement d'accord avec toi.

Mais de quelle manière procéder ?

Le fils refuse des soins psychiatriques, la mère culpabilise et se trouve psychologiquement incapable d'alerter pour un internement qui ne se fait pas de manière si facile que ça et un voisinage qui a peur de représailles physiques pour être intervenus.

C'est là où je pense qu'il manque un espace que je ne saurais nommer pour que les autorités interviennent mais non pas en simple acte de présence car alerte il y a eu mais que le danger est répétitif. Un internement d'un adulte majeur ne se fait pas si facilement surtout si la mère culpabilise et ne fait pas les démarches nécessaires....

Non je sais bien que ça ne se fait pas si facilement. Il faut que la mère agisse et se fasse aider d'un médecin, sans sa collaboration ça ne va pas être possible. C'est aussi pour ça qu'il faut pousser les femmes victimes de violence à parler et agir, mais là non plus ce n'est pas du tout évident. Tu as le temps de te faire tuer 15 fois avant qu'il y ait une action de justice, les associations sont là pour aider et protéger, parler dans un premier temps peut aussi aider à y voir plus clair.

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Invité Kokelicot
Invité Kokelicot Invités 0 message
Posté(e)
il y a 33 minutes, January a dit :

 

On ne peut pas forcer les gens à se faire aider...

Certes, n'oublions pas que certains en sont incapables pour maintes raisons.

Je déplore juste que dans notre pays, on s’apitoie sur des drames alors que tous les signaux d'alerte étaient présents.

Sachons humblement reconnaître que oui, il y a  des services municipaux pour enregistrer des plaintes mais qu'il n'y a aucun suivi.

Pourquoi tant de personnes rebutent à signaler des faits à leur encontre ?

Un enregistrement sur un bout de papier est une chose, la continuité des faits dans la réalité en est une autre....

Reconnaître un manquement de suivi dans notre société n'est pas la dénigrer, c'est tenter d'y pallier.... 

Modifié par Kokelicot

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January Animatrice 33 754 messages
©‚ 101ans
Posté(e)
il y a 11 minutes, Out of Paprika a dit :

Si ça se voulait préventif c'est bien raté.

Finalement c'est là qu'on se rend bien compte à quel point le truc est tabou. On n'arrive même pas à en parler de façon cohérente, précise et crue. 

@KokelicotTu prêches une convaincue, je sais bien qu'il y a des choses qui ne vont pas. Mais parfois, il faut accepter aussi qu'il n'y ait pas de solution. C'est triste, mais tu sais cette femme dont tu parles, il faudra qu'il y ait un drame pour qu'enfin elle, j'ai bien dit elle, réagisse et veuille se "sauver"  s'il en est encore temps :(

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Invité Kokelicot
Invité Kokelicot Invités 0 message
Posté(e)
il y a 11 minutes, Out of Paprika a dit :

Non je sais bien que ça ne se fait pas si facilement. Il faut que la mère agisse et se fasse aider d'un médecin, sans sa collaboration ça ne va pas être possible. C'est aussi pour ça qu'il faut pousser les femmes victimes de violence à parler et agir, mais là non plus ce n'est pas du tout évident. Tu as le temps de te faire tuer 15 fois avant qu'il y ait une action de justice, les associations sont là pour aider et protéger, parler dans un premier temps peut aussi aider à y voir plus clair.

Nombreux(ses) ceux et celles qui ont tenté de lui parler, peine perdue, elle reste éperdument accrochée à cet espèce de cordon ombilical qu'elle n'est pas capable de couper, désormais elle rase les murs pour ne croiser quiconque car elle refusera toute aide.

Je pense sincèrement que c'est au moment de sa strangulation et son admission au CHU, que les autorités psychiatriques auraient du suivre cette famille et l'accompagner dans sa démarche d'éloignement avec son fils.

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Promethee_Hades Membre 12 369 messages
Chien Fou forumeur‚ 84ans
Posté(e)
il y a 48 minutes, Kokelicot a dit :

J'ai vu le reportage également....

Je pense qu'il manque en France de vraies cellules accompagnement psychologique sur du long terme. Une fois que l'alerte est lancée avec faits avérés et plaintes enregistrées un suivi devrait avoir lieu par des autorités spécifiques.

Malheureusement au-delà des faits physiques, il y a plein d'enjeux psychologiques et notamment de culpabilité qui se trament.

A titre d'exemple, j'ai une voisine qui a élevé seule son gamin, absence du père, à 20 ans le gamin est sans emploi, s'adonne à la drogue. En manque, il a tenté d'étrangler sa mère et l'a battue. Les voisins sont intervenus, intervention des policiers qui ont réussi à récupérer le gamin enfui par la fenêtre, pompiers qui ont emmené la maman au CHU, ITT, le gamin placé en garde à vue, comparution devant le juge avec une interdiction d'approcher sa mère et le domicile à je ne sais combien de mètres. Une voisine a payé les frais de serrurier pour que le gamin n'est plus accès à l'appartement. 1 mois plus tard cette maman a repris son fils chez elle.... Les crises sont récurrentes, d'elle-même elle est incapable d'appeler la police car quelque soit le danger encouru elle culpabilise de savoir que son fils sera à la rue. Tout le voisinage l' a soutenue, il n'y a pas eu de non-assistance à personne en danger. Maintenant les locataires de l'immeuble et moi-même sont lassés d'intervenir. On interpelle la police et 3/4 jours plus tard elle reprend son fils.... Que faire ?

Tous les signaux d'alerte sont présents, le voisinage n'a pas fermé les yeux, c'est une cellule psychologique qui est nécessaire pour cette maman en détresse.... Enregistrer une plainte est une chose, accompagner une personne qui culpabilise quitte à subir des violences physiques est tout autre....

C'est le cas d'une maman qui a porté, chéri, élevé son enfant...

Parfois c'est d'une femme, ou d'un homme qui a aimé un être devenu violent

J'espère qu'un jour en France on accompagnera ces personnes qui n'ont fait qu'aimer et qui peinent entre sauver leur peau et avoir encore cette once de renoncement à leur propre vie par culpabilité et qu'aucun service psychologique ne soit dans l'immédiateté...

Bonjour Kokelicot, bisous

Hélas cas dramatiquement fréquent qui ne peut être qu'en augmentation, je connais plusieurs personnes dans ce cas là.

Son assassin sera son bébé tant aimé.

il y a 37 minutes, Out of Paprika a dit :

:D

Sinon oui, c'est ça. J'ai regardé par curiosité de l'explication de la fameuse "mécanique", mais c'est débile présenté comme ça. Si ça se voulait préventif c'est bien raté. Attacher sa compagne sur les rails du tgv ça faisait aussi partie d'une mécanique? wtf? 

 

Bonjour Out of Paprika, bisous

Entièrement d'accord avec toi et January, que je salue d'un bisous. J'ai pas du tout été satisfait de l'émission, qui ne le savait pas ?

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Promethee_Hades Membre 12 369 messages
Chien Fou forumeur‚ 84ans
Posté(e)
il y a 19 minutes, January a dit :

Finalement c'est là qu'on se rend bien compte à quel point le truc est tabou. On n'arrive même pas à en parler de façon cohérente, précise et crue. 

@KokelicotTu prêches une convaincue, je sais bien qu'il y a des choses qui ne vont pas. Mais parfois, il faut accepter aussi qu'il n'y ait pas de solution. C'est triste, mais tu sais cette femme dont tu parles, il faudra qu'il y ait un drame pour qu'enfin elle, j'ai bien dit elle, réagisse et veuille se "sauver"  s'il en est encore temps :(

Ce sera toujours son bébé, que les autres ne comprennent pas, il a tant souffert le pauvre.

En plus faut voir surtout la dedans le système éducatif familial, on retrouve souvent les même schémas.

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January Animatrice 33 754 messages
©‚ 101ans
Posté(e)

Il y a très peu de victimes qui parlent en dehors des structures destinées à recueillir leur récit, leur plainte éventuelle ou encore destinées à les soigner. Tant que cette parole ne se libérera pas, les choses ne changeront pas. On voit bien à quel point c'est difficile, regardez ce qu'il s'est passé avec l'affaire Weinstein, pour le coup, là il y a une "mécanique". D'un seul coup c'est l'explosion, si une, dix, vingt "y vont", alors on y va, sinon, on la ferme. Et après ça, bah faut avoir les épaules devant les gens qui vont juger, critiquer, éreinter une fois de plus, comme si on n'en avait déjà pas assez pris dans la g.. Faut avoir les épaules devant tous ceux qui viendront défendre l'indéfendable, qui viendront dire "t'exagères" ou alors carrément "c'est pas vrai", "pourquoi t'es pas partie", "ma parole t'aimais ça", etc..

Il faut faire parler les victimes, et les gens qui les soutiennent. Ca fait du monde faut pas croire, bien plus de monde que du côté des salopards heureusement, mais il faut une émulation et une vraie prise de conscience, une solidarité, une lucidité qui fait qu'on arrête de se dire : "ça ne me regarde pas moi je dis rien". Tant qu'il n'y aura pas ça, on ne pourra pas juste...juste commencer à faire changer certaines mentalités. 

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Invité Kokelicot
Invité Kokelicot Invités 0 message
Posté(e)
il y a 4 minutes, Promethee_Hades a dit :

Bonjour Kokelicot, bisous

Hélas cas dramatiquement fréquent qui ne peut être qu'en augmentation, je connais plusieurs personnes dans ce cas là.

Son assassin sera son bébé tant aimé.

Tout à fait Promethee_Hades, pour elle, cela reste l'enfant qu'elle a porté durant 9 mois, qu'elle a allaité, dont elle a vu les 1ers pas, les 1ers sourires, les 1ers mots, pleins de moments de bonheur et de joie. Être maman isolée, bosser durement et se dire zut je dois faire intervenir autorités, préfet pour faire interner mon fils à son encontre, bah elle y arrive pas....Parce ce que parfois c'est tellement dur de se dire que tout l'amour que je donne n'est pas encore suffisant malgré des hématomes....

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January Animatrice 33 754 messages
©‚ 101ans
Posté(e)
il y a 1 minute, Promethee_Hades a dit :

En plus faut voir surtout la dedans le système éducatif familial, on retrouve souvent les même schémas.

Il n'y a rarement qu' 1 seul problème, c'est un fait. 

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