Aller au contenu

Marcel Gauchet : nous allons devoir revenir à une laïcité de combat

Messages recommandés

chapati Membre 6957 messages
Forumeur alchimiste‚ 154ans
Posté(e)

Assez compliqué aussi de se faire une opinion d'un type qui, d'une phrase à l'autre, dit tout et son contraire.

En ce qui concerne Hollande par exemple, il le dit très intelligent, profondément sympathique et pleins de bonnes intentions... pour enchaîner juste après avec des mots comme inélégance, grossièreté et désinvolture.

Mon lien

L'âge peut-être ?

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
Annonces
Maintenant
DroitDeRéponse Membre 72291 messages
Un con qui marche ira plus loin qu'un intellectuel assis‚ 48ans
Posté(e)

L'insaisissable monsieur Gauchet selon Libé ("philosophe ou nouveau réac" s'interroge-t-il)

L'auto-proclamé intellectuel de gauche selon Mediapart ("défenseur de l'ordre social tel qu'il va" selon ce média)

Tel Ramadan, Gauchet ne semble pas faire l'unanimité en matière de clarté.

Mais puisque ce genre de question est malvenue ici, difficile d'approfondir. L'ambiguïté semble être un thème passionnant chez Ramadan mais indigne d'intérêt chez Gauchet.

Pourtant certain n'hésitent pas à en faire un portrait qui ne déparerait pas les attaques habituelles sur Ramadan, lisons plutôt :

Alors ce topic se poursuivra, d'évitement en évitement, et ayant de mon côté assez peu de goût pour la chasse à l'homme, et aussi peu d'intérêt pour le laïus du bonhomme, ça risque de me lasser assez vite tout ça.

Par exemple la formule comme quoi le christianisme serait la religion de la sortie de la religion me semble un slogan marketing.

Jusque là je pensais qu'il était question de sortie de la religion oui, tel qu'exprimé en bon français semble-t-il : sortir de la croyance en une religion... or si l'on en croit les adeptes de Gauchet du forum, il semble que cela doive être réduit à l'entrée dans la laïcité !

Ça fait pshitttt...

Pas bien intéressant donc. Pour la philosophie, on changera de rayon en librairie...

.

Le concept n'est pas de Gauchet mais de Max Weber, faut remonter plus haut

https://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9senchantement_du_monde

  • Like 1

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
LouiseAragon Membre 14351 messages
Forumeur alchimiste‚
Posté(e)

Assez compliqué aussi de se faire une opinion d'un type qui, d'une phrase à l'autre, dit tout et son contraire.

En ce qui concerne Hollande par exemple, il le dit très intelligent, profondément sympathique et pleins de bonnes intentions... pour enchaîner juste après avec des mots comme inélégance, grossièreté et désinvolture.

Mon lien

L'âge peut-être ?

Est-ce l'âge ou la dialectique ?

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
DroitDeRéponse Membre 72291 messages
Un con qui marche ira plus loin qu'un intellectuel assis‚ 48ans
Posté(e)

L'insaisissable monsieur Gauchet selon Libé ("philosophe ou nouveau réac" s'interroge-t-il)

L'auto-proclamé intellectuel de gauche selon Mediapart ("défenseur de l'ordre social tel qu'il va" selon ce média)

Tel Ramadan, Gauchet ne semble pas faire l'unanimité en matière de clarté.

Mais puisque ce genre de question est malvenue ici, difficile d'approfondir. L'ambiguïté semble être un thème passionnant chez Ramadan mais indigne d'intérêt chez Gauchet.

Pourtant certain n'hésitent pas à en faire un portrait qui ne déparerait pas les attaques habituelles sur Ramadan, lisons plutôt :

Alors ce topic se poursuivra, d'évitement en évitement, et ayant de mon côté assez peu de goût pour la chasse à l'homme, et aussi peu d'intérêt pour le laïus du bonhomme, ça risque de me lasser assez vite tout ça.

Par exemple la formule comme quoi le christianisme serait la religion de la sortie de la religion me semble un slogan marketing.

Jusque là je pensais qu'il était question de sortie de la religion oui, tel qu'exprimé en bon français semble-t-il : sortir de la croyance en une religion... or si l'on en croit les adeptes de Gauchet du forum, il semble que cela doive être réduit à l'entrée dans la laïcité !

Ça fait pshitttt...

Pas bien intéressant donc. Pour la philosophie, on changera de rayon en librairie...

.

Ton besoin atavique de savoir si gauchet est de ta religion de gauche permet de comprendre que tu n'es pas sorti de la religion . Sans rupture épistémologique tu penses donc de la matrice , mieux vaut donc effectivement que tu passes ton chemin à la Fnac en te renseignant auprès du vendeur sur qui pense avec les vraies valeurs de gauche. Peut être Édouard Louis ?

Modifié par DroitDeRéponse

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
LouiseAragon Membre 14351 messages
Forumeur alchimiste‚
Posté(e)

Ton besoin atavique de savoir si gauchet est de ta religion de gauche permet de comprendre que tu n'es pas sorti de la religion . Sans rupture épistémologique tu penses donc de la matrice , mieux vaut donc effectivement que tu passes ton chemin à la Fnac en te renseignant auprès du vendeur sur qui pense avec les vraies valeurs de gauche. Peut être Édouard Louis ?

Il est certain que c'est difficile de s'y reconnaître puisque

les "héros" du Ps s'affichent de + en + comme des gens de Droite

à la solde du capital et de l'OTAN !

Il y a de quoi être désemparé... :smile2: non ? :smile2:

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
DroitDeRéponse Membre 72291 messages
Un con qui marche ira plus loin qu'un intellectuel assis‚ 48ans
Posté(e)

Assez compliqué aussi de se faire une opinion d'un type qui, d'une phrase à l'autre, dit tout et son contraire.

En ce qui concerne Hollande par exemple, il le dit très intelligent, profondément sympathique et pleins de bonnes intentions... pour enchaîner juste après avec des mots comme inélégance, grossièreté et désinvolture.

Mon lien

L'âge peut-être ?

Aucun de ces mots n'est l'ennemi de l'autre .

Tu ne t'en aperçois pas car n'étant pas sorti de la religion tu en es encore à essayer de te faire une opinion sur une œuvre à l'aune de ce que peut dire l'auteur sur Hollande . Quand l'heteronomie joue à plein , et nous la voyons à l'œuvre sur ton post , chacun comprendra qu'il est impossible à l'individu religieux de penser en autonomie , il lui faut sans cesse se raccrocher à sa doctrine , aux codes religieux qui font son intériorité .

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
pere_vert Membre 3856 messages
Forumeur alchimiste‚
Posté(e)

C'est vrai j'ai pas fait mes devoirs et j'ai pas tout lu, mais comme je l'ai dit avant je pense qu'on se trompe de débat. La laïcité c'est un principe assez clair sur le fonctionnement de l'État. Ce principe de fonctionnement, on est en droit de vouloir le calquer peu ou prou à nos affaires économiques et sociales (on construit un immeuble par l'ingénierie humaine, pas par l'invitation de dieu).

Ce qu'on craint c'est qu'à cause du sectarisme de certaines idéologies, on ne soit jamais capables d'atteindre la Fraternité malgré nos différences.

Vous ne trouvez pas?

Modifié par pere_vert

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
DroitDeRéponse Membre 72291 messages
Un con qui marche ira plus loin qu'un intellectuel assis‚ 48ans
Posté(e)

Il est certain que c'est difficile de s'y reconnaître puisque

les "héros" du Ps s'affichent de + en + comme des gens de Droite

à la solde du capital et de l'OTAN !

Il y a de quoi être désemparé... :smile2: non ? :smile2:

Gauchet a toujours ete de gauche , comme onfray . Quant à ses affichages , le désenchantement date des années 80. Bref son positionnement n'a pas beaucoup changé , ce qui a change est un religieux marxiste qui confronté à l'individualisation du monde bascule dans l'intégrisme . Ce fondamentalisme rentre en résonance avec un amour/haine d'une individualisation bébé de la pensee libérale .

Ce n'est pour moi pas le sujet, mais c'est un incontournable pour Moriarty ou Chapati, peut être éclairerez vous le sujet d'une lumière gauche droite qui m'avait échappée mais qui pour moi vue de l'extérieur frise le religieux . Nos premiers représentants se seraient scindes en s'asseyant devant et derrière que nous débattrions des valeurs du derrière . L'heteronomie a de beaux jours devant elle .

Modifié par DroitDeRéponse

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
pere_vert Membre 3856 messages
Forumeur alchimiste‚
Posté(e)

Aucun de ces mots n'est l'ennemi de l'autre .

Tu ne t'en aperçois pas car n'étant pas sorti de la religion tu en es encore à essayer de te faire une opinion sur une œuvre à l'aune de ce que peut dire l'auteur sur Hollande . Quand l'heteronomie joue à plein , et nous la voyons à l'œuvre sur ton post , chacun comprendra qu'il est impossible à l'individu religieux de penser en autonomie , il lui faut sans cesse se raccrocher à sa doctrine , aux codes religieux qui font son intériorité .

Mais par la liberté de conscience garantie par la constitution et même par simple bon sens, ceci n'est pas gênant. Du moment qu'il expose les choses avec "rationalité" alors qu'il pense avec "religiosité", je vois pas en quoi ça serait un problème. Et si problème il y a, c'est pas, il me semble un problème de laïcité mal comprise mais plutôt quelque chose d'ordre culturel.

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
DroitDeRéponse Membre 72291 messages
Un con qui marche ira plus loin qu'un intellectuel assis‚ 48ans
Posté(e)

C'est vrai j'ai pas fait mes devoirs et j'ai pas tout lu, mais comme je l'ai dit avant je pense qu'on se trompe de débat. La laïcité c'est un principe assez clair sur le fonctionnement de l'État. Ce principe de fonctionnement, on est en droit de vouloir le calquer peu ou prou à nos affaires économiques et sociales (on construit un immeuble par l'ingénierie humaine, pas par l'invitation de dieu).

Ce qu'on craint c'est qu'à cause du sectarisme de certaines idéologies, on ne soit jamais capables d'atteindre la Fraternité malgré nos différences.

Vous ne trouvez pas?

Je suis d'accord avec vous pere vert, mais la fraternité malgré les différences présuppose l'autonomie , c'est aussi d'ailleurs ce qui est sous tendu par l'idée abstraite de nation , des individus divers dans leurs convictions mais qui sont à meme de penser celles d'autrui et d'agir quand ils le jugent bon en autonomie et non par le filtre idéologique englobant . Quand Mélenchon parle d'amour , peu importe son idéologie et la mienne , il a mon oreille, la sortie de la religion est la , il n'y a pas une société partagée sur des lignes de front idéologiques et englobantes , c'est ce qui rend possible une nation et la fraternité dont vous parlez . Peu importe ce que vous appelez la pensee magique , dès lors que les "bonnes idées " appartiennent à un groupe , il y en a au moins deux et il y aura toujours un gagnant et un perdant rangeant la fraternité ou la nation au rayon utopie. Partant de là effectivement , une identité toute entière dans la religion qui ne peut donc s'en abstraire dans un cadre professionnel est en incapacité d'intégrer pleinement la diversité , son identité pourrait alors l'amener par exemple à ne pas serrer une main , et nous serions dans l'aporie du respect de l'identité de chacun , de l'individualité de chacun , lequel aurait raison et au nom de quelle référence ?

Seule la sortie de la religion sens Gauchet permet de sortir de l'aporie puisqu'il évacue l'idéologie de l'identité de l'individu .J'ai bien conscience de dépasser du cadre de votre post, mais j'essaie de surfer sur le fond du sujet, vu d'autres individus la loi 2004 ou l'interdiction du voile dans la fonction publique, où les restrictions de la liberté religieuse au boulot sont un sectarisme de l'idéologie laïciste et sont contraires à la fraternité , aux respects des différences et aux libertés individuelles . Pourquoi auraient ils tort ?

Modifié par DroitDeRéponse

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
DroitDeRéponse Membre 72291 messages
Un con qui marche ira plus loin qu'un intellectuel assis‚ 48ans
Posté(e)

Mais par la liberté de conscience garantie par la constitution et même par simple bon sens, ceci n'est pas gênant. Du moment qu'il expose les choses avec "rationalité" alors qu'il pense avec "religiosité", je vois pas en quoi ça serait un problème. Et si problème il y a, c'est pas, il me semble un problème de laïcité mal comprise mais plutôt quelque chose d'ordre culturel.

La constitution garantit, mais précisément , de nombreux citoyens, parfois épaulés par le CDH de l'ONU, vous feront remarquer que la loi 2004 par exemple est contraire à la liberté de conscience. L'interdiction des symboliques diverses et variées dans la fonction publique pose également la même problématique . Vous y voyez une rationalité, Moriarty ReichenBachfall y voit un universalisme indépassable , pourtant le reste du monde ne pratique pas cet interdit , précisément au nom de l'universalisme de la liberté de conscience . Donc qui est dans la "religiosité" , qui est dans la "rationalité" . Le reste du monde serait il irrationnel ?

Entendons nous bien je suis un farouche défenseur de la loi 1905, mais la rationalité est parfois une commodité , tout comme le bon sens .

Quant à l'ordre culturel , pour un non sorti du religieux , séparer culture et religion est impossible, c'est donc au final un problème de laïcité. Au fond du fond le principe de laïcité ne s'arrête pas au monotheisme .

Modifié par DroitDeRéponse

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
chapati Membre 6957 messages
Forumeur alchimiste‚ 154ans
Posté(e)

Ton besoin atavique de savoir si gauchet est de ta religion de gauche permet de comprendre que tu n'es pas sorti de la religion . Sans rupture épistémologique tu penses donc de la matrice , mieux vaut donc effectivement que tu passes ton chemin à la Fnac en te renseignant auprès du vendeur sur qui pense avec les vraies valeurs de gauche. Peut être Édouard Louis ?

:smile2:

T'es gonflé ! Juste que j'ai la gentillesse de m'intéresser à ce type dont la pensée semble tenir dans une boite d'allumettes et que je m'aperçois en allant sur internet qu'il est considéré comme louche de chez louche.

Ensuite une association d'idées me fait non pas penser à toi mais à Ramadan à qui tu fais avec les autres loups un beau procès d'intention et qui se trouve être musulman quand tu glorifies depuis lurette ce gugusse de Gauchet qui manie des idées bien proches du FN à mon goût.

Ceci dit n'ai pas peur, j'ai bien été pris ici pour un adorateur de la divine Marine parce que j'avais un discours favorable au traditions puis été harcelé par deux adorateurs de la vérité en (petites) boites sur un fil avant que les mignons ne s'aperçoivent que non décidément non, ça n'avait pas l'air de coller.

Bref avant de cataloguer un mec je prends moi des précautions.

Juste que quand un type nous parle du retour du patriotisme et de conneries de ce genre, ça me fait penser à d'autres conneries que je lis sur ce forum par exemple, et qu'il faut vraiment aller chercher un Valls pour entendre ce type de mot au sein de la gauche...

Mais je vois que tu évites le sujet, je ne veux pas insister et nuire à ton oeuvre forumesque.

Juste que depuis le temps que tu es ambigu ça le fait marrer de m'apercevoir que ton maître à penser est lui aussi considéré par moult médias comme chelou de chez chelou.

Désolé pour mon absence de charité chrétienne...

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
DroitDeRéponse Membre 72291 messages
Un con qui marche ira plus loin qu'un intellectuel assis‚ 48ans
Posté(e)

T'es gonflé ! Juste que j'ai la gentillesse de m'intéresser à ce type dont la pensée semble tenir dans une boite d'allumettes

https://fr.wikipedia.org/wiki/Marcel_Gauchet

Directeur d’études à l’École des hautes études en sciences sociales au Centre de recherches politiques Raymond Aron

La pensée de Marcel Gauchet, au travers de sa généalogie de la « modernité » se propose de redéfinir et de mettre à distance « le moderne » tout autant que ses relectures heideggériennes et post-modernistes, celle d'un Foucault par exemple. Elle est ainsi philosophie en ce qu'elle fait accéder au contemporain – il définit ainsi la philosophie dans La Condition historique – En donnant ainsi à redéfinir ce que l'on nomme le « moderne », sa pensée se fait simultanément philosophie politique. Le désenchantement du monde – et ses déploiements dans La Révolution des pouvoirs, La Révolution des droits de l'homme, La religion dans la démocratie –, dans une perspective tocquevillienne, faisait la généalogie de la percée démocratique dans son versant négatif, celui de la sortie de la religion. Il pointe les paradoxes de notre société et les replace dans une perspective historique. La suite, L'Avènement de la démocratie, en fait la généalogie sur le versant positif ; celui du devenir-humain au travers du gouvernement des hommes par eux-mêmes dans le temps et l'espace, au travers de la production (praxis) maîtrisée, par le droit et le politique, de leur propre devenir, autrement dit au travers du gouvernement de l'histoire. Condition politique et condition historique prennent ainsi progressivement la relève de la forme primordiale religieuse de l'être-ensemble.

Le projet de Gauchet au travers de L'Avènement de la démocratie peut ainsi se définir comme une théorie et une reconceptualisation de la démocratie, du point de vue d'une anthropologie historique, qu'il donne à comprendre comme « régime mixte ». C'est la forme de l'être-ensemble autonome, « sorti de la religion », s'organisant par la maîtrise du droit, du politique, et de l'« histoire », entendue comme « devenir-générateur ». Il croise ainsi l'échec toujours possible de ce devenir-humain, de la maîtrise conjointe de ces trois dimensions fondamentales de l'humain-social hors religion. Les tragédies du XXe siècle y sont analysées comme réponse à la première « crise de croissance » des jeunes démocraties libérales. Le libéralisme – compris comme « renversement libéral », irruption de l'historicité et de la « société » – sans démocratie – sans maîtrise politique de cette historicité – ouvrira en effet sur le retour du politique portant encore l'empreinte du religieux.

Cette théorie de la démocratie en tant qu'elle fait émerger les points nodaux liant le déploiement de l'être-collectif comme du sujet peut se comprendre à un second niveau, comme il le dit dans La condition politique, comme une anthropo-sociologie transcendantale, c'est-à-dire qu'elle est dévoilement des conditions de possibilité de l'avènement du sujet – tel qu'explicité dans La pratique de l'esprit humain, L'inconscient cérébral, Le vrai Charcot, ainsi qu'au travers de sa pensée sur l'éducation –, du sujet pris en même temps que distinct dans l'être-collectif ; c'est-à-dire, notion centrale de la pensée de Marcel Gauchet, du politique. Le politique est ce qui donne à une collectivité humaine le pouvoir de se gouverner. Il est refoulé en régime d'hétéronomie et se manifeste comme tel en régime d'autonomie, s'affirmant en passant – au travers de l'avènement de l'État, puis de l'État-nation moderne, de l'individu et de l'histoire – du statut d'englobant symbolique à celui d'infrastructure réelle, s'affirmant ainsi « moderne » dans la métamorphose que lui fait subir le renversement libéral.

Marcel Gauchet s'est également intéressé à la question de la crise de l'École et de l'éducation, qu'il analyse dans des termes proches de ceux de Hannah Arendt (Conditions de l'éducation, « l'école à l'école d'elle-même »). Selon lui, l'École est au service de la production d'un citoyen et individu rationnel, tourné vers l'avenir. Cependant, l'approfondissement de l'individualisme contemporain conduit à perdre de vue que cette production suppose certaines conditions. La pédagogie, ou le pédagogisme, est de nature idéologique, il redouble la négation de cette nécessité. À partir de là, Gauchet s'intéresse à des thèmes comme l'autorité, ou encore la transmission des savoirs. Apprendre, ce n'est pas qu'assimiler un savoir à sa psychologie propre, c'est accommoder son fonctionnement mental à des méthodes nouvelles. Gauchet se veut optimiste : la démocratie donnera naissance à un consensus politique autour de l'école et de ses exigences, car l'école est la condition sine qua non de la formation de l'individu dont ont besoin nos sociétés.

Œuvre

Ouvrages

Les ouvrages de Marcel Gauchet sont traduits en plus d'une vingtaine de langues.

  • Étienne de La Boétie, Discours de la servitude volontaire, 1976. Présentation très dense cosignée par Miguel Abensour et Marcel Gauchet.
  • La Pratique de l’esprit humain : l'institution asilaire et la révolution démocratique, en collaboration avec Gladys Swain, Gallimard, Paris, 1980.
  • Le Désenchantement du monde. Une histoire politique de la religion, Gallimard, Paris, 1985.
  • La Révolution des droits de l'homme, Gallimard, Paris, 1989.
  • L'Inconscient cérébral, Éditions du Seuil, « La Librairie du XXe siècle », Paris, 1992, (ISBN 2-02-013548-5).
  • Situations de la démocratie (en collaboration avec Pierre Manent et Pierre Rosanvallon), Seuil, coll. « Hautes Etudes », Paris, 1993.
  • Dialogue avec l'insensé - À la recherche d'une autre histoire de la folie, en collaboration avec Gladys Swain, Gallimard, Paris, 1994. Bilan intellectuel et social critique de la situation de la psychanalyse et de l'héritage de Lacan depuis les années 70.
  • La Révolution des pouvoirs : la souveraineté, le peuple et la représentation 1789-1799, Gallimard, Paris, 1995.
  • Entretiens avec Marcel Gauchet (avec K. Von Bulow), Kime, coll. « Sens de l'histoire », Paris, 1997.
  • Le Vrai Charcot : les chemins imprévus de l'inconscient (en collaboration avec Gladys Swain), Calmann-Lévy, Paris, 1997. L'avant-Freud.
  • La Religion dans la démocratie : parcours de la laïcité, Gallimard, Paris, 1998 - Prix Ève-Delacroix27.
  • La Démocratie contre elle-même, Gallimard, Paris, 2002.
  • La Condition historique, Stock, coll. « Les essais », Paris, 2003. Entretien avec François Azouvi et Sylvain Piron. Retrace le parcours intellectuel et politique depuis 1968 de l'historien et philosophe français sous forme d'entretiens. Effectue la synthèse de son œuvre qui couvre notamment l'histoire de la religion, l'histoire politique, l'interprétation des totalitarismes, l'avenir des démocraties libérales et la philosophie du sujet.
  • Pour une philosophie politique de l’éducation (en collaboration avec Marie-Claude Blais et Dominique Ottavi), Hachette littératures, coll. « Pluriel », Paris, 2003.
  • La Démocratie de notre temps (avec Pierre Manent et Alain Finkielkraut), Editions du Tricorne/Répliques - France Culture, Genève, 2003.
  • Le Religieux après la religion (avec Luc Ferry), Grasset, Paris, 2004.
  • Utopia e modernità (avec Robert Redeker), Città Aperta edizioni, 2004.
  • Un monde désenchanté ?, Éditions de l'Atelier, 2004.
  • La Condition politique, Gallimard, Paris, 2005.
  • La Démocratie d'une crise à l'autre, Cécile Defaut, Paris, 2007.
  • L'Avènement de la démocratie, t. 1, La Révolution moderne, t. 2 La crise du libéralisme, Gallimard, Paris, 2007.
  • Conditions de l'éducation (en collaboration avec Marie-Claude Blais et Dominique Ottavi), Stock, Paris, 2008.
  • Histoire du sujet et Théorie de la personne (en collaboration avec Jean-Claude Quentel, coll.), PU Rennes, 2009.
  • De quoi l'avenir intellectuel sera-t-il fait, avec Pierre Nora, Paris, Gallimard (Le débat), 2010.
  • L'Avènement de la démocratie, t. 3, A l'épreuve des totalitarismes, 1914-1974, Gallimard, Paris, 2010.
  • Le religieux et le politique, Douze réponses de Marcel Gauchet. Paris, Desclée de Brouwer, collection Religion & Politique, 2010.
  • Pour une philosophie politique de l’éducation (en collaboration avec Marie-Claude Blais et Dominique Ottavi), Pluriel, Paris, 2013.
  • Transmettre, apprendre (en collaboration avec Marie-Claude Blais et Dominique Ottavi), Stock, Paris, 2014.
  • Que faire ? Dialogue sur le communisme, le capitalisme et l’avenir de la démocratie, avec Alain Badiou, Philo, 2014
  • Quel pouvoir voulons-nous ? avec Charles Melman, Le célibataire, 28, automne 2014
  • Comprendre le malheur français (en collaboration avec Eric Conan et François Azouvi), Stock, 2016

Articles

  • « La logique du politique », Critique, no 329, octobre 1974.
  • « Politique et société : la leçon des sauvages », Textures, no 10-11 et no 12-13, 1976.
  • « L’expérience totalitaire et la pensée politique », Esprit, no 7-8, juillet-août 1976
  • « La dette du sens et les racines de l'État. Politique de la religion primitive », Libre. Politique - anthropologie – philosophie, Payot, no 2, deuxième semestre 1977.
  • « De l'avènement de l'individu à la découverte de la société », Annales. Économies, sociétés, civilisations, no 3,mai-juin 1979.
  • « Tocqueville, l'Amérique et nous », Libre. Politique - anthropologie – philosophie, no 7, mars 1980, p. 43-120.
  • « De l'inexistentialisme », Le Débat, no 1, mai 1980.
  • « Les mystères du best-seller ou les fortunes de la vertu », Le Débat, no 2, juin 1980.
  • « Les droits de l’homme ne sont pas une politique », Le Débat, no 3, juillet-août 1980.
  • « Benjamin Constant : l'illusion lucide du libéralisme », préface à Benjamin Constant, Écrits politiques, collection «Pluriel », Paris, L.G.F., 1980 (textes choisis, présentés et annotés par Marcel Gauchet).
  • « Des deux corps du roi au pouvoir sans corps. Christianisme et politique I », Le Débat, no 14, juillet-août 1981.
  • « Des deux corps du roi au pouvoir sans corps. Christianisme et politique II », Le Débat, no 15, sept-oct 1981.
  • « Fin de la religion ? », Le Débat, no 28, janvier 1984.
  • « Sur la religion », Le Débat, no 32, novembre 1984.
  • « Pinel et Esquirol à la Salpêtrière. Nouveaux documents » (avec Gladys Swain), Perspectives psychiatriques, 1984, II, no 96, 92-99.
  • « L'École à l'école d'elle-même. Contraintes et contradictions de l'individualisme démocratique », Le Débat, no 37, novembre 1985.
  • « Comment traiter de la religion? », Esprit, no 4-5, avril-mai 1986, p. 201-212. Discussion avec Pierre Manent.
  • « Servir l'État. Entretien avec Simon Nora », Le Débat, no 40, mai-sept. 1986.
  • « Les Lettres sur l'histoire de France d'Augustin Thierry », dans P. Nora (Dir.), Les lieux de mémoire, II.1 La Nation, Paris, 1986, p. 247-316.
  • « Constant : le libéralisme entre le droit et l'histoire », dans F. Châtelet, O. Duhamel et E. Pisier (dir.), Dictionnaire des œuvres politiques, Paris, PUF, 1986.
  • « Necker, une lecture politique de la Révolution française », dans F. Furet et M. Ozouf (dir.), Dictionnaire critique de la Révolution française, Flammarion, 1988.
  • « Changement de paradigme en sciences sociales ? », Le Débat, no 50, mai-août 1988.
  • « Pacification démocratique, désertion civique », Le Débat, no 60, mai-août 1990.
  • « Sous l'amour de la nature, la haine des hommes », Le Débat, no 60, mai-août 1990.
  • « Les Mauvaises surprises d'une oubliée : la lutte des classes », Le Débat, no 60, mai-août 1990.
  • « Pleurer les paysans ? », Le Débat, no 60, mai-août 1990.
  • « On n'échappe pas à la philosophie de l'histoire. Réponse à Emmanuel Terray », Le Genre humain, no 23, printemps 1991.
  • « La Droite et la Gauche », in Pierre Nora (dir.), Les Lieux de mémoire, III, Les France, 1. Conflits et partages, Gallimard, Paris, 1992, rééd. coll. « Quarto », tome II, 1997, p. 2533-2600.
  • « L'Intellectuel et l'action politique », Le Banquet, no 1, 1992. Entretien.
  • « Le Mal démocratique », Esprit, no 195, octobre 1993, p. 67-88.
  • « L'État au miroir de la raison d'État », dans Y.C. Zarka (dir.), Raison et déraison d'État. Théoriciens et théories de la raison d'État aux XVIe et XVIIe siècles, Paris PUF, 1994.
  • « La République enlisée », Le Banquet, no 6, janvier 1995. Débat avec Philippe Raynaud.
  • « Les Élites, le peuple, l'opinion. Entretien avec Alain Minc », Le Débat, no 85, mai-août 1995.
  • « Le Niveau monte, le livre baisse », Le Débat, no 92, novembre-décembre 1996.
  • « Les formes de la recomposition sociale - L'État en crise ?, Débat entre Marcel Gauchet et Jacques Lenoble », in C. Derenne et L. Deutsch, La fragmentation sociale : Enjeux et perspectives, Paris, Economica, p. 103-121.
  • « Essai de psychologie contemporaine. I. Un nouvel âge de la personnalité », Le Débat, no 99, mars- avril 1998.
  • « Essai de psychologie contemporaine. II. L'inconscient en redéfinition », Le Débat, no 100, mai-août 1998.
  • « L’élargissement de l’objet historique », Le Débat, no 103, janvier-février 1999.
  • « Quand les droits de l’homme deviennent une politique », Le Débat, no 110, mai - août 2000
  • « Les voies secrètes de la société libérale », Le Débat, no 111, septembre-octobre 2000.
  • « Croyance religieuse et croyance politique », Le Débat, no 115, mai-août 2001.
  • « L'Héritage jacobin et le problème de la représentation », Le Débat, no 116, septembre-octobre 2001.
  • « Les deux sources du processus d’individualisation », Le Débat, no 119, mars-avril 2002.
  • « Les Tâches de la philosophie politique », Revue du MAUSS, no 19, second semestre 2002.
  • « Après la bataille : la gauche, la droite, les institutions. Un échange avec René Rémond », Le Débat, no 121, septembre-octobre 2002.
  • « Quelle laïcité pour quelle modernité ? : entretien avec Marcel Gauchet », Lire au collège, no 63, automne 2002.
  • « La transformation hypercontemporaine de l'individualité et l'éducation », in Collectif PAIDEIA, Y a-t-il une éducation après la modernité ?, L’Harmattan, 2002.
  • « Les Robespierristes de la bien-pensance ont perdu », Marianne, 2-8 décembre 2002. Interview par Elisabeth Lévy sur l'ouvrage de Daniel Lindenberg "Le rappel à l'ordre. Enquête sur les nouveaux réactionnaires", Seuil 2002.
  • « Visages de l'autre. La trajectoire de la conscience utopique », Le Débat, no 125, mai-août 2003.
  • « La droite, la gauche, un an après » (discussion avec René Rémond), Le Débat, no 126, septembre-octobre 2003.
  • « Ce que nous avons perdu avec la religion », Revue du MAUSS, no 22, second semestre 2003.
  • « Le politique et la religion. Douze propositions en réponse à Alain Caillé », Revue du MAUSS, no 22, second semestre 2003.
  • « Du religieux, de sa permanence et de la possibilité d’en sortir », Le Débat, no 127, novembre-décembre 2003. Discussion avec Régis Debray.
  • « Le Problème européen », Le Débat, no 129, mars-avril 2004.
  • « Un nouveau rapport de force » (discussion avec René Rémond), Le Débat, no 131, septembre-octobre 2004.
  • « Le Socialisme en redéfinition », Le Débat, no 131, septembre-octobre 2004.
  • « La Redéfinition des âges de la vie », Le Débat, no 132, novembre-décembre 2004.
  • « L'Enfant du désir », Le Débat, no 132, novembre-décembre 2004.
  • « Comment l'Europe divise la France. Un échange », (avec René Rémond), Le Débat, no 136, septembre-octobre 2005.
  • « Contre-pouvoir, méta-pouvoir, anti-pouvoir », Le Débat, n°138, janvier-février 2006. (avec Jean Lacouture et Jean-François Kahn)
  • « Autour de Eloge du secret de Jean Lacouture », Le Débat, n°139, mars-avril 2006. (avec René Rémond)
  • « Le temps du marasme. Un échange », Le Débat, n°141, septembre-octobre 2006. (avec Alain-Gérard Slama)
  • « Droite, gauche : la nouvelle donne », Le Débat, n°146, septembre-octobre 2007.
  • « Bilan d’une génération », Le Débat, n°149, mars-avril 2008.
  • « Autour de Les Religions meurtrières d’Elie Barnavi : Combattre et comprendre », Le Débat, n°150, mai-août 2008.
  • « De la critique à l’autocritique. Le combat des Lumières aujourd’hui », Le Débat, n°150, mai-août 2008.
  • « Une année de sarkozysme », Le Débat, n°151, septembre-octobre 2008.
  • « Du bon usage des droits de l’homme », Le Débat, n°153, janvier-février 2009.
  • « Vers une société de l’ignorance ? », Le Débat, n°156, septembre-octobre 2009. (avec Alain Duhamel)
  • « Retombées politiques de la crise », Le Débat, n°156, septembre-octobre 2009.
  • « Trois figures de l’individu », Le Débat, n°160, mai-août 2010.
  • « Points et contrepoints : People. Visibles et invisibles », Le Débat, n°160, mai-août 2010.
  • « A saut et à gambades : Concept », Le Débat, n°160, mai-août 2010.
  • (avec Jacques Julliard) « Face à la crise : Sarkozy et les forces politiques françaises », Le Débat, n° 161, septembre-octobre 2010.
  • « Mutation dans la famille et ses incidences », La Revue Lacanienne, n°8. La famille, fin d’un drame psychique ?, 1er décembre 2010.
  • « La démocratie représentative n’a pas dit son dernier mot », Le Débat, n° 164, mars-avril 2011.
  • (avec Claude Imbert) « Droite, gauche : le brouillage des lignes », Le Débat, n° 166, septembre-octobre 2011.
  • « Religions séculières : origine, nature et destin », Le Débat, n° 167, novembre-décembre 2011.
  • (avec Roland Hureaux) « Les paradoxes d’une élection. Un échange », Le Débat, n° 171, novembre-décembre 2012.
  • (avec Jean-François Kahn) « Du sarkozysme au hollandisme. Marcel Gauchet, Jean-François Kahn : un échange », Le Débat, n° 176, novembre-décembre 2013.
  • "Sécularisation ou Sortie de la religion?", Droits,1, n°59.
  • « De l’utilité des petits récits », Le Débat, n° 178, janvier-février 2014.
  • (avec Alain Duhamel) « L’année du dévoilement. Alain Duhamel, Marcel Gauchet : un échange », Le Débat, n°181, septembre-octobre 2014.
  • "L'enfant imaginaire", Le Débat, janvier 2015, n° 183.
  • "Qui sont les acteurs de l'histoire?", Le Débat, 184, mars-avril 2015. (texte de la communication des Rendez-Vous de l'Histoire).
  • "Nous avons renoncé à comprendre le monde", Revue internationale et stratégique, 2015, 3, n°99.
  • "Les ressorts du fondamentalisme islamique", Le Débat, 2015, 3, n° 185, p. 63-81.
  • "Les démocraties nationales face à la finance globale, Le Débat, 2016, 2, n° 189.
  • "Repenser la laïcité en fonction de l'Islam",actes du colloque "Intégration, laïcité, continuer la France",2016, en ligne : http://www.fondation-res-publica.org/Repenser-la-laicite-en-fonction-de-l-islam_a976.html

Bibliographie critique

Ouvrages consacrés partiellement ou en totalité à l’œuvre de Marcel Gauchet

  • Marc-Olivier Padis, Marcel Gauchet. La Genèse de la démocratie, Michalon, Collection Le Bien Commun, juin 1996.
  • Antoon Braeckmann (dir.), La Démocratie à bout de souffle ? Une introduction critique à la philosophie politique de Marcel Gauchet, Louvain, Editions Peeters, 2007.
  • François Nault (dir.), Religion, modernité et démocratie. En dialogue avec Marcel Gauchet, Presses de l’Université Laval, Québec, 2008.
  • Patrice Bergeron, La sortie de la religion. Brève introduction à la pensée de Marcel Gauchet, Athena Canada, septembre 2009.
  • Charles Morisset, La philosophie de l’histoire chez Marcel Gauchet, mémoire de maîtrise en sciences politiques non publié, Université du Québec, Montréal, septembre 2009.
  • (en) Warren Breckman, Adventures of the Symbolic : Post-marxism and Radical Democracy, Columbia University Press, 201328
  • Gilles Labelle et Daniel Tanguay (dir.), Vers une démocratie désenchantée? : Marcel Gauchet et la crise contemporaine de la démocratie libérale, , Montréal, Fides, 2013.
  • Marcel Gauchet et Jean-Claude Quentel (dir.), Histoire du sujet et théorie de la personne. La rencontre Marcel Gauchet - Jean Gagnepain, Rennes, Presses Universitaires de Rennes, 2009.

Articles consacrés à l’œuvre de Marcel Gauchet

  • Olivier Mongin, « Quand la religion s’éclipse », Esprit, n°10, pp. 34-49, Paris, 1985.
  • Tarcy Dey, « Archéologie ou Phénoménologie du Religieux ? », La Nouvelle Revue Française, n°393, pp. 69-77, 1985.
  • Vincent Sohet, « La sociologie et l’institution du social. Réflexions épistémologiques à propos de l’œuvre de Marcel Gauchet », Les Carnets du Centre de Philosophie du droit, n°101, Université Catholique de Louvain, Louvain-la-neuve, 2002.
  • (en) Natalie J. Doyle, « Democracy as socio-cultural project of individual and collective sovereignty: Claude Lefort, Marcel Gauchet and the French Debate on Modern Autonomy », Thesis Eleven, 75, pp. 69-95, 2003.
  • (en) Samuel Moyn, « Savage and modern liberty. Marcel Gauchet and the origins of new French tought », European Journal of Political Theory, vol. 4, n°2, Sage Publications, London, avril 2005.
  • Serge Cantin, « Aux sources du Désenchantement du monde de Marcel Gauchet. Eléments pour une généalogie », Sciences Religieuses, vol. 34, n°3-4, Wilfred Laurier University Press, Waterloo, Ontario, pp. 495-511, 2005.
  • (en) Wim Weymans, « Freedom through political representation? Lefort, Gauchet and Rosanvallon on the relationship between state and society », European Journal of Political Theory, 4, 3, pp. 263-282, 2005.
  • (en) Karl E. Smith, « Re-imagining Castoriadis’s psychic monad », Thesis Eleven, 83, pp. 5-14, 2005.
  • Emile Perreau-Saussine, « Marcel Gauchet contre Tocqueville », Commentaire, vol. 31 (121), pp. 378-383, printemps 2008.
  • André Tosel, « Le système historico-politique de Marcel Gauchet : du schématisme à l’incertitude », La Revue internationale des livres et des idées, n°8, novembre-décembre 2008.
  • Gilles Labelle, « Institution symbolique, Loi et Décision sans sujet. Y a-t-il deux philosophies de l’histoire chez Marcel Gauchet ? », in François Nault (dir.), Religion, modernité et démocratie. En dialogue avec Marcel Gauchet, Presses de l’Université Laval, Québec, pp. 61-88, 2008.
  • (en) Wim Weymans, « Revising Foucault’s model of modernity and exclusion : Gauchet and Swain on madness and democracy », Thesis Eleven, 98, pp. 33-51, 2009.
  • (en) François Godard, « Enchanting social democracy : the resilience of a belief system », Critical Review : A Journal of Politics and Society, Volume 23, Issue 4, 2011, pp. 475-49429
  • (en) Natalie J. Doyle, Autonomy and modern liberal democracy. From Castoriadis to Gauchet, European Journal of Social Theory, vol. 15, n°3, August 2012, pp. 331-34730
  • (en) Natalie J Doyle, « Introduction to Marcel Gauchet’s. Democracy: From One Crisis to Another », Social Imaginaries 1.1, 2015, pp. 151-161 .
  • (it) Lorenzo Comensoli Antonini. «Gauchet lettore di Kantorowicz. Apporti alla teoria del disincantoFilosofia Politica 27, n° 2 (2013): p. 271-294.

Heureusement que tu es là pour synthétiser sa pensée laugh.gif

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
chapati Membre 6957 messages
Forumeur alchimiste‚ 154ans
Posté(e)

Aucun de ces mots n'est l'ennemi de l'autre .

Tu ne t'en aperçois pas car n'étant pas sorti de la religion tu en es encore à essayer de te faire une opinion sur une œuvre à l'aune de ce que peut dire l'auteur sur Hollande . Quand l'heteronomie joue à plein , et nous la voyons à l'œuvre sur ton post , chacun comprendra qu'il est impossible à l'individu religieux de penser en autonomie , il lui faut sans cesse se raccrocher à sa doctrine , aux codes religieux qui font son intériorité .

Oui oui bien sûr...

Tu ne t'en aperçois pas parce qu'il te manque une profondeur psychologique et peut-être une ethique voire plus simplement un sens de la logique - et ceci répond à la reponse de Louise aussi qui cause dialectique, pour changer.

J'ai bien noté qu'il était question d'un homme d'un côté et d'une réaction d'icelui de l'autre merci :)

Juste que si on a le droit à une certaine contradiction - personne n'est parfait - de passer de mots comme "intelligent et sympathique " à un tryptique tel que "inélégant grossier et désinvolte ", ça le fait pas tellement chez moi. Enfin ça fait louche hein ! Bon t'es pas le seul à être parano remarque mais quand même, qu'un type sympa et intelligent - et j'ai envie de dire raffiné si tu m'y autorise - puisse être en même temps inélégant grossier et désinvolte sur un sujet humain, il faut pour moi une certaine détestation ou mépris chez un père la morale pour envisager ce type de langage.

Tiens moi qui suis sympa et intelligent, il m'arrive d'être insultant mais pas grossier, pas grossier dans le sens lourd, tu comprends ? Raffiné et grossier c'est antinomique.

C'est comme la vulgarité ça, on peut dire des gros mots très euh... "inélégants", mais avec élégance. C'est un peu aristocratique ce genre de notion en nuance, je comprends que ça te trouble, tu n'auras qu'à pointer une contradiction entre aristocratisme et gauche en guise de réponse - tiens je te mâche le travail - ça plaira à tes suiveurs plein de bon sens populaire...

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
DroitDeRéponse Membre 72291 messages
Un con qui marche ira plus loin qu'un intellectuel assis‚ 48ans
Posté(e)

Juste que si on a le droit à une certaine contradiction - personne n'est parfait - de passer de mots comme "intelligent et sympathique " à un tryptique tel que "inélégant grossier et désinvolte ", ça le fait pas tellement chez moi.

Précisément si, je pense que l'illustration est bonne .

Bon je passe à autre chose, c'est inintéressant , et ce type de pensée n'a même pas besoin d'une boîte d'allumettes .

Bonne journée .

Modifié par DroitDeRéponse

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
chapati Membre 6957 messages
Forumeur alchimiste‚ 154ans
Posté(e)

Ouh là je lis ta réponse à mon post précédent, c'est du lourd !

Je t'aide pour la prochaine, tu vas sur le site de CNRTL et tu tapes "élégance aristocrate raffiné grossier désinvolte psychologie rhétorique ", t'arriveras presque d'un coup a la page suivante où tu traiteras les affaires courantes loin de ces bruits de couloirs de journalistes qui disent des drôles de choses sur ce Gauchet.

Sinon je sais pas moi, relis-le peut-être ?

Bonne journée

Précisément si, je pense que l'illustration est bonne .

Bon je passe à autre chose, c'est inintéressant , et ce type de pensée n'a même pas besoin du boîte d'allumettes .

Bonne journée .

Oui je suis d'accord.

D'ailleurs Libé c'est un torchon encore plus d'extrême-gauche que Le Figaro, c'est dire le mépris que son contenu peut inspirer ! :noel:

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
DroitDeRéponse Membre 72291 messages
Un con qui marche ira plus loin qu'un intellectuel assis‚ 48ans
Posté(e)

http://www.la-croix....5-07-09-1332824

Le rejet de l’Occident prend, dans certaines d’entre elles, un tour particulièrement violent. Comment l'expliquer? M. G.: En simplifiant à outrance, cela me semble relever d’une contradiction entre l’esprit de l’Islam et sa situation historique objective. Cette religion se présente comme « la » révélation ultime, comme la religion qui englobe les autres monothéismes et se considère comme supérieure à eux.

Or, ce sentiment de supériorité religieuse coïncide avec un échec civilisationnel des sociétés musulmanes (en termes de croissance économique, de confort matériel, d'avancée scientifique, etc). Il y a, de ce point de vue, une crise très profonde de la conscience musulmane et un profond ressentiment envers l'Occident.

C’est dans ce contexte qu'il faut comprendre que certains espèrent, via une lecture rigoriste de la loi coranique, renouer avec un passé perçu comme glorieux. Ce décalage entre, d'un côté, une appartenance religieuse se vivant comme supérieure et, de l'autre, l'humiliation concrète du quotidien, on la retrouve chez toute une partie des jeunes de nos banlieues tentés par le djihad.

La montée du phénomène djihadiste en France a conduit les autorités à repenser l’arsenal répressif, mais aussi préventif, en vue de l’endiguer. Mais comment s'attaquer à la racine du phénomène?

M. G .: Je crois qu’il faut en revenir à notre point de départ et se poser la question suivante : Quelles conditions faut-il remplir pour permettre à nos jeunes de se réaliser en tant qu’individu? C'est la nouvelle question sociale. L'avènement de la révolution industrielle avait amené avec elle la question de la lutte des classes. La nouvelle question qui se pose à nous tient plus, désormais, à la réalisation de l'individu. Comment en donner les moyens à tous?

> Lire aussi : Opinion  : comment mieux combattre le djihadisme

Cela passe pour commencer par une réflexion en profondeur sur l’éducation. Car c’est sur elle que repose au départ la capacité d’indépendance individuelle. On ne peut pas se contenter de distribuer ça et là un peu d'argent, via l'État social, à ces jeunes en déshérence. La mesure du problème reste à prendre.

===================================================================

La laïcité de combat passe t'elle par l'éducation nationale ?

L'éducation nationale , le nom en lui même est une singularité française .

Modifié par DroitDeRéponse

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
Invité Magus
Invité Magus Invités 0 message
Posté(e)

Cela fait plus d'un siècle que la France est dans une laïcité de combat. S'il faut régulièrement le rappeler, c'est que le combat connaît des revers. Ce qui est intéressant, c'est que ce "combat" n'a jamais déclaré vouloir le bonheur du plus grand nombre. C'est la raison pour laquelle, athée, je me défis des croisés contre.

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
DroitDeRéponse Membre 72291 messages
Un con qui marche ira plus loin qu'un intellectuel assis‚ 48ans
Posté(e)

Ce qui est intéressant, c'est que ce "combat" n'a jamais déclaré vouloir le bonheur du plus grand nombre. C'est la raison pour laquelle, athée, je me défis des croisés contre.

Bonjour Magus,

Je ne suis pas sur d'avoir bien compris, pourriez vous étoffer ?

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
Reichenbachfall Membre 38 messages
Forumeur balbutiant‚
Posté(e)

Cela fait plus d'un siècle que la France est dans une laïcité de combat. S'il faut régulièrement le rappeler, c'est que le combat connaît des revers. Ce qui est intéressant, c'est que ce "combat" n'a jamais déclaré vouloir le bonheur du plus grand nombre. C'est la raison pour laquelle, athée, je me défis des croisés contre.

Je ne suis pas trop d'accord; la laïcité de combat selon moi, c'est plus les hussards noirs de la république de l'école de Jules Ferry.

C'est révélé dans les débats houleux qui ont abouti à la loi de 1905...mais depuis cette époque, c'est plus calme ....la loi dite de laïcité est un précieux allié de la république, indispensable allié.

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
Annonces
Maintenant

Join the conversation

You can post now and register later. If you have an account, sign in now to post with your account.

Invité
Répondre à ce sujet…

×   Collé en tant que texte enrichi.   Coller en tant que texte brut à la place

  Seulement 75 émoticônes maximum sont autorisées.

×   Votre lien a été automatiquement intégré.   Afficher plutôt comme un lien

×   Votre contenu précédent a été rétabli.   Vider l’éditeur

×   Vous ne pouvez pas directement coller des images. Envoyez-les depuis votre ordinateur ou insérez-les depuis une URL.

Chargement

×