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Il faut se rendre à l'évidence...


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NeeD Membre 1 468 messages
Forumeur alchimiste‚ 32ans
Posté(e)

Je viens de lire cet article et franchement il faut se rendre à l'évidence :

Vous êtes plus fortes que nous, et de loin.

Certes, vous êtes détentrice du monopole sacrée de donner la vie, miracle existentiel que malheureusement nous ne pourrons jamais comprendre ou ressentir dans notre chair. Mais le prix de ce privilège est tellement élevé en terme de souffrance physique que vous voir l'accepter vous rend presque... terrifiantes !

Quoi qu'il en soit dans cette guerre de la chair et du vivant, vous avez tout notre respect.

Modifié par NeeD

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Invité vieilledame
Invité vieilledame Invités 0 message
Posté(e)

O oui, mon premier accouchement a été horrible: un maximun de souffrance d'un coup, qui est resté à son maximun pendant 15 heures. J'ai réclamé une péridurale, qui a notablement calmé les douleurs des contractions, mais pas cette douleur atroce en arrière plan. Une bécasse qui n'avait jamais mis d'enfant au monde elle même me montrait avec des mimiques d'exaspération, qu'elle pensait que je faisais ma douillette. On m'a suggéré plus tard une explication: "chère madame, vous avez dû faire une crise d'appendicite non soignée et vous avez des addhérences".

Epuisée au point d'avoir les muscles qui tremblaient, assoiffée (non, on ne doit pas vous donner à boire, au cas où une césarienne serait nécessaire), humiliée par la position "anti-accouchement", le médecin en a eu assez d'attendre. Il a alors pressé de toutes ses forces sur mon ventre pour obliger le bébé à glisser hors de moi. J'ai hurlé et souhaité m'évanouir. J'étais malheureusement coriace.

Puis, ce "gentil médecin compatissant" s'est emparé d'un scapel, qu'il a tenu à quelques centimètres de mon périné, prêt à l'inciser (à vif, bien sûr) pour "éviter une déchirure qui serait plus difficile à recoudre". Terrifiée à l'idée de devoir de suporter encore plus de douleur, je lui demandé de me laisser une chance d'accoucher normalement. Il a accepté.

Mon bébé est né. La douleur était si atroce, que j'avais perdu mon bon sens. Je ne savais plus où j'étais, ce qui se passait. On a posé un paquet sur mon ventre et j'ai voulu m'en débarrasser en le repoussant de mes mains. Je ne savais plus rien, si ce n'est que j'avais eu mal, si mal!

J'ai oublié de dire que, quand le médecin a été sûr qu'une césarienne ne serait pas utile, j'ai eu le droit de boire. Nous étions en Août et il faisait extrêmement chaud. J'ai réclamé de l'eau. Mon mari est parti en chercher aux distributeurs... qui avaient été dévalisés. Les sages femmes, infirmières et le reste (stagiaires? éléves?...) étaient trop occupée avec les autres femmes qui accouchaient en même temps que moi, dont une maman qui donnait naissance à des jumeaux, pour m'apporter un verre d'eau. Pas une goutte d'eau pendant 15 heures!

A peine déchirée heureusement, il n'a pas été nécessaire de me faire des points de suture (à vif, bien évidemment). Mais je n'ai pu uriner des jours durant qu'en m'asseyant dans un baquet d'eau froide... ce qu'on ne vous autorise pas à l'Hôpital.

Et l'allaitement? Un plaisir? Oh que non! à chaque têtée, votre ventre subit des contractions qui, paraît-il, permettent à l'utérus de reprendre sa forme... encore heureux que la sage femme ne vous fasse pas une injection qui est destinée à provoquer ces contractions.

J'ai subi cette épreuve suplémentaire lors de la naissance de mon second enfant (J'ai vécu dans la terreur de l'accouchement à venir chaque jours pendant neuf mois, sans rien en dire à personne.) Et bien après avoir passé une nuit dans les contarctions, donné naissance à mon deuxième dans le courant de la journée, j'ai encore passé la nuit suivante dans les contractions. Saturée de douleur et de fatigue, je ne pouvais plus que pleurer. On appelle ca "La dépression du port-partum" et ce serait psychologique, d'après les médecins qui eux, n'accouchent pas.

Vous devez subir les crevasses au sein, qui vous font appréhender chaque tétée (6 à 8 par jours au moins). Bien sûr, vous savez vous tenir. Alors vous ne criez pas de douleur. Vous vous cramponnez de toutes vos forces au bord de la table, ou au bois du lit.

Vous souffrez peut-être d'engorgement des mastites qui vous font ressentir une soufrance qui vous transperce jusqu'au dos et vous empêche de fermer l'oeil pendant les quelques heures où le bébé adoré (car on l'adore tout de même) dort lui-même.

Et pendant la journée? Et bien vous allez faire les courses, vous faites le ménage courant, vous cuisinez, vous douchez habillez, cajolez le jeune aîné... et votre crétin de mari, frustré par les deux, trois semaines d'abstention, vient vous faire des avances.

Mon deuxième accouchement a eu lieu à la maison. J'étais bien moins mal chez moi que sur cette table d'accouchement faite pour le confort du personnel hospitalier et non pour celui de la maman. J'ai pu prendre des bains presque brûlants pour atténuer les douleurs des contractions (ca marche), je n'ai pas eu de péridurale (pas de médecin sur place) mais au moins, j'étais seule avec la sage-femme et non entourée d'inconnus.

Ce deuxième accouchement a été atroce (circulaire du cordon? La sage femme a introduit sa main entière dans mon corps soit pour le vérifier, soit pour dégager le bébé) mais bien plus court. Et j'ai ensuite pu me reposer, ce qui avait été totalement impossible après la naissance du premier, vu que ma voisine de chambre à l'Hôpital, maman nord-africaine, recevait toute la smala. Et puis le personnel vous réveille de toute facon pour vous demander si vous allez bien!

Voilà la réalité.

Modifié par vieilledame

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querida13 Membre 21 958 messages
forumeuse acharnée‚
Posté(e)

Ah ,nooon ,un peu de pudeur,on va pas se mettre à faire les vieilles soldates de la gésine!Raconter nos douleurs de parturientes!Faire le concours des heures de travail,de l'épisiotomie,de la césarienne,des forceps et autres spatules,de la longueur des lochies,le parcours du combattant des biberons nocturnes, des tétées des courses, alors qu'on est complètement HS ,quasi comateuses;marchant comme des canes.Sans compter le déchirement de laisser nos (tout)petits entre des mains mercenaires pour aller bosser!

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January Animatrice 33 069 messages
©‚ 101ans
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Purée l'article est gratiné laugh.gif

Le matin au ptit déj ça l'fait pas NeeD rooo !

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Invité dominette999
Invité dominette999 Invités 0 message
Posté(e)

mes fistons sont sortis comme des fleurs ! même pas mal ! :smile2:

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Talon 1 Membre 4 880 messages
Talon 1‚ 72ans
Posté(e)

Parce que les humains sont bipèdes et ont adopté la position verticale, les femmes doivent souffrir en accouchant. Cette position a eu pour conséquence de resserrer les os du bassin pour soutenir le corps droit. Ce qui entraîne que les enfants naissent avant terme, que leur cerveau n'est pas tout à fait développé, contrairement aux autres animaux. Il se développe jusqu'à l'âge de 20 ans. Les femmes, pour ne pas souffrir, devraient marcher à quatre pattes. Autre avantage : leurs seins seraient enfin bien droits.lol

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XYparfoisZ Membre 4 674 messages
La mauvaise herbe...‚
Posté(e)

15 janvier 2016 à 16 h 59 min

Thygo says: "ça me fait du bien de lire ça. Bon, mais pas à toi en tout cas. J’ai jamais décollé pendant l’accouchement de la maman de nos deux enfants. J’avais l’impression d’être le seul dans ce cas. Et ben visiblement on est au moins deux et même que t’es une fille d’après ce que tu dis. J’ai tellement entendu dire avec un visage extatique: « C’est le plus beau jour de ma vie ». Plus beau jour mon cul oui. Toi, le sois disant mâle dominant, t’es là comme un con à voir ta pauvre compagne dans un état plus que lamentable, à souffrir comme une vache parce que toi, neuf mois plus tôt, t’as pris un pied de malade à lui gicler au fond de son vagin que tu visites bien trop peu souvent à ton gout. Et voilà qu’aujourd’hui, ta petite salve de merde s’est transformer en un petit rôti qui va déchirer ta compagne, comme toi tu la déchireras jamais. Et puis tu la sens bien la solitude. Ton attitude de merdeux qui ne sert absolument à rien ici. Tu gènes même. Ah si. Tu sers à ta gonzesse. Elle t’insulte, elle te maudit, toi et les dix prochaines générations. Tu remarqueras qu’elle maudit déjà son futur bébé. Bref, je ne vais pas plus m’étaler parce que tu as tout dit et très clairement. Le truc le plus marquant qui m’est resté de ces deux accouchements, c’est la chatte en sang de ma pauvre compagne en train de se faire recoudre. Là, tu te dis que plus jamais tu n’iras trifouiller dans le coin. Non vraiment, plus jamais. En tout cas, plus la sienne. source"

Ce témoignage doit a dû en laisser plus d'une songeuses... :dev:

bon, j'ai un truc sur le feu =====>[sortie]

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Invité vieilledame
Invité vieilledame Invités 0 message
Posté(e)

Oui, assister à la naissance de son enfant peut changer la relation entre les conjoints.

Un de mes amis, qui se sentait supérieur à son épouse parce qu'il avait plus de bagages scolaires est descendu de plusieurs crans après ca. Il a été tellement estomaqué par la réalité des souffrances et des humilations qu'elle avait subies, qu'il est devenu très respectueux.

Un autre s'est senti coupable, car il était reponsable (à ses yeux) de cette somme de souffrances. Lui, a eu 15 minutes de plaisir, et elle, des mois de désagréments suivis d'une somme incroables de souffrances.

Je ne crois pas que tous les futurs pères soient capables de vivre cette expérience et de ne pas en sortir changés.

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Morfou Membre 17 625 messages
Forumeur alchimiste‚ 67ans
Posté(e)

Pas souffert plus que ça! et pas de péridurale, une seule épisiotomie, et rien du reste; quels barbares avec leurs engins,(je parle du matériel utilisé, bien sur!)

Je pense que je n'en aurais pas eu autant sinon! :smile2:

Jamais passé de nuit blanche non plus, suis pas maso; au lit avec moi! :p

Le "mal joli" ne dure le plus souvent, pour moi toutes les fois, qu'au moment des contractions et de l'accouchement, et encore, on sait que l'on va être soulagé, c'est presque un plaisir!

Par contre le placenta, houlala! nous prennent pour des vaches? :spam:

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