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Fessenheim, deuxième mouture !

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Promethee_Hades Membre 21206 messages
Chien Fou forumeur‚ 86ans
Posté(e)

Je vous lit je me marre, j'ai pas trop envie de participer au débat que je trouve vain. Par contre j'habite pas bien loin de Flamanville et je suis persuadé qu'elle va pété, très vite, je suis au première loge. Quand à l'autre centrale Alsacienne si elle pète aussi ce sera j'en doute pas un bon cas d'école pour les générations futures. Après bon ça va faire un peu de nettoyage, c'est pas vraiment inquiétant, s'il faut ceci pour arrêter de faire les cons pendant quelque siècle, quelques dizaines de millier de morts, risquent de sauver la planète, c'est le sacrifice humain au Dieux, là le dieu du nucléaires qui a ses dévots.

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Zelig Membre 5446 messages
Forumeur alchimiste‚
Posté(e)

Alors, on est partant pour un débat avec des liquidateurs, ainsi que des médecins et des scientifiques travaillant toujours sur le site de Tchernobyl ?

Un débat en vrai, c'est ce que je te propose pour la quatrième fois. J'ai les dates, les lieux et le nom des intervenants: je les connais et ait déjà travaillé avec quelques uns.

Cela étant dit, je comprends tes réticences et ton silence gêné: la perspective de se faire lyncher et ridiculiser en public n'est guère réjouissante.

Mais il faudrait que tu aies le courage de distiller les opinions que tu écris ici-même dans le MONDE REEL, et pas uniquement virtuellement sur Internet.

C'est bien beau de raconter n'importe quoi sur son clavier, mais on parle de gens qui existent réellement, qui ont réellement vécu ces événements dramatiques. Et le réel finit toujours par vous rattraper.

Modifié par Zelig

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Leste Membre 2502 messages
Forumeur alchimiste‚
Posté(e)

Quelles insultes?

En fait ton ignorance n'est pas limité à la science, tu n'es pas non plus à l'aise en français!

Quelle courbe? Source de quelle affirmation?

Ton message est incohérent et incompréhensible.

Super, discutons du concept d'état par rapport au concept de canton.

Tu n'es pas fort en raisonnement abstrait!

Un canton suisse n'est pas la Suisse comme un village français n'est pas France.

Tu as fait une tentative de désinformation que j'ai paré.

Mais quel accident majeur? Comment veux-tu qu'il se produise un accident ayant un impact significatif en dehors de la centrale?

Lisez mes sources, toutes mes sources, en gros vous voulez que je vous démontre ce que je viens de démontrer, c'est incroyable. Ca fait 3 pages qu'on parle d'accident majeur, et là vous en êtes encore à vous demandez ce qu'est un accident majeur, soit ça rentre pas, soit vous ne lisez pas mes sources, soit alors vous ne comprenez pas.

Pour les cantons et non pas un canton, j'ai déjà expliqué que le dossier était toujours en cours, que d'autres cantons allaient encore se prononcer, là non plus vous ne lisez pas. Même l'Allemagne souhaiterait que la centrale soit arrêtée.

http://www.francetvinfo.fr/societe/nucleaire/fessenheim-apres-la-suisse-l-allemagne-veut-sa-fermeture_1346059.html

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simple-touriste Membre 1215 messages
Forumeur alchimiste‚
Posté(e)

Va donc oser dire ce que tu dis ici-même face à un liquidateur qui a vu tous ses copains mourir dans les circonstances que l'on sait.

Lui dire quoi?

Que sur un forum français qu'il ne connait pas il y a des forumeurs qui ne comprennent rien à ce qu'on leur explique?

Que sur ce forum certains vont jusqu'à prétendre que lui et ses camarades n'ont reçu que des doses très faibles de radiations?

Cela ne me concerne en rien. Tu ne veux pas aller lui dire?

Je pense que tu n'en es pas capable.

Et toi, tu l'es?

Internet, c'est souvent "que de la gueule"... et spécialement lorsqu'on est à ce point en dehors de la réalité, en dehors de l'univers physique dirais-je même en te lisant.

Tout le monde est contre tes affirmations délirantes, scientifiques du forum y compris. Une rare unanimité, et c'est qu'il doit bien y avoir une raison ? A ton avis, laquelle ?

Tout le monde c'est qui? Combien parmi "tout le monde" a des compétences scientifiques ou sait seulement lire une courbe? Ou même comprend le français?

Pourquoi je n'ai jamais les réponses aux questions que je pose?

Quelles affirmations sont "délirantes"? Est-ce que tu peux les réfuter?

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Leste Membre 2502 messages
Forumeur alchimiste‚
Posté(e)

Dis, tu le fais exprès? Tu n'as rien compris à ce que je t'explique ou bien tu es un troll?

Tu n'as strictement rien compris comme toujours.

Tu es feignant et médiocre et je n'ai pas envie de te donner la béquée.

Cette fois-ci la discussion est terminée, je ne parle pas avec des personnes qui insultent et qui n'ont que ceci comme argument, des liens qui ne fonctionnent pas, aucune source, aucun justificatif, on répond sans aucune preuve, tout le monde peut le faire, il suffit de contredire ce que dit l'autre par un retour de questions.

Bye bye.

Modifié par Leste

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simple-touriste Membre 1215 messages
Forumeur alchimiste‚
Posté(e)

Alors, on est partant pour un débat avec des liquidateurs, ainsi que des médecins et des scientifiques travaillant toujours sur le site de Tchernobyl ?

Mais débattre DE QUOI?

Et en quoi les "liquidateurs" pourraient apporter quoi que ce soit à ce débat?

Cela étant dit, je comprends tes réticences et ton silence gêné: la perspective de se faire lyncher et ridiculiser en public n'est guère réjouissante.

Lyncher? Pourquoi, c'est de blousons noirs tes copains?

En quoi la présence d'un public inculte aide au débat?

C'est bien beau de raconter n'importe quoi sur son clavier, mais on parle de gens qui existent réellement, qui ont réellement vécu ces événements dramatiques. Et le réel finit toujours par vous rattraper.

Au niveau démagogie et populisme, tu es champion.

La science mise au pas par la populace.

Tu aurais été un bon révolutionnaire.

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Leste Membre 2502 messages
Forumeur alchimiste‚
Posté(e)

Lui dire quoi?

Que sur un forum français qu'il ne connait pas il y a des forumeurs qui ne comprennent rien à ce qu'on leur explique?

Que sur ce forum certains vont jusqu'à prétendre que lui et ses camarades n'ont reçu que des doses très faibles de radiations?

Cela ne me concerne en rien. Tu ne veux pas aller lui dire?

Et toi, tu l'es?

Tout le monde c'est qui? Combien parmi "tout le monde" a des compétences scientifiques ou sait seulement lire une courbe? Ou même comprend le français?

Pourquoi je n'ai jamais les réponses aux questions que je pose?

Quelles affirmations sont "délirantes"? Est-ce que tu peux les réfuter?

CQFD !!! :smile2:

Mais débattre DE QUOI?

Et en quoi les "liquidateurs" pourraient apporter quoi que ce soit à ce débat?

Lyncher? Pourquoi, c'est de blousons noirs tes copains?

En quoi la présence d'un public inculte aide au débat?

Au niveau démagogie et populisme, tu es champion.

La science mise au pas par la populace.

Tu aurais été un bon révolutionnaire.

Réponse par la négative et renvoi de questions. Aucun argument, aucune source. CQFD. :)

Modifié par Leste
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Zelig Membre 5446 messages
Forumeur alchimiste‚
Posté(e)

Zéro source en effet. Une péroraison solitaire qui a sans doute trop peur d'aller venir discuter avec des gens qui travaillent encore ou ont travaillé sur le site de Tchernobyl.

Pourtant c'est facile, puisqu'ils sont de visite en ce moment même en France. A Paris, à Clermont, en Alsace, à Marseille etc...: ils sont venus pour débattre, justement...

"Que de la gueule"...

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simple-touriste Membre 1215 messages
Forumeur alchimiste‚
Posté(e)

Lisez mes sources, toutes mes sources, en gros vous voulez que je vous démontre ce que je viens de démontrer, c'est incroyable.

Tu n'as rien démontré, malheureux.

Ca fait 3 pages qu'on parle d'accident majeur,

Non, que tu répètes des slogans vides de sens.

et là vous en êtes encore à vous demandez ce qu'est un accident majeur, soit ça rentre pas, soit vous ne lisez pas mes sources, soit alors vous ne comprenez pas.

Ton bluff ne marche pas.

Pour les cantons et non pas un canton, j'ai déjà expliqué que le dossier était toujours en cours, que d'autres cantons allaient encore se prononcer, là non plus vous ne lisez pas.

Qu'est-ce que ça change qu'ils se joignent?

Même l'Allemagne souhaiterait que la centrale soit arrêtée.

Bien évidemment, puisque ces ahuris nous polluent à fond, et veulent détourner l'attention de leur politique de suicide collectif.

Cette fois-ci la discussion est terminée, je ne parle pas avec des personnes qui insultent et qui n'ont que ceci comme argument, des liens qui ne fonctionnent pas, aucune source, aucun justificatif, on répond sans aucune preuve, tout le monde peut le faire, il suffit de contredire ce que dit l'autre par un retour de questions.

Bye bye.

J'ai des tonnes de sources.

Tu veux des sources dans la littérature scientifique ou bien dans la presse de vulgarisation?

► L'article scientifique stipule de manière claire que la radioactivité émise par les centrales nucléaires ne peut être une cause de l'excès de leucémies infantiles relevé sur la courte période 2002 -2007. Pour une raison simple : cette radioactivité est mille fois plus faible que la radioactivité naturelle. La conclusion de l'article : il n'y a pas d'association entre la proximité plus ou moins importante des cas avec la centrale, à l'intérieur de la zone des 5 kilomètres. Cette absence de corrélation est relevée y compris pour la période 2002/2007. En outre, les centrales nucléaires ne sont pas le facteur principal de variation de la radioactivité sur le territoire métropolitain. En d'autres termes, un enfant vivant près de la centrale nucléaire de Nogent sur Seine est moins exposé à la radioactivité qu'un enfant vivant loin de toute centrale nucléaire mais sur un territoire granitique et fortement émetteur de radon, comme en Limousin, en Bretagne centrale, ou à la Bourboule. Si l'on veut véritablement étudier l'effet de variations faibles de radioactivité sur l'incidence des leucémies infantiles, il faut faire une cartographie des zones à forte émission de radon car si il y a un effet, il sera beaucoup plus fort que celui des centrales nucléaire. Ce travail est en cours.

http://sciences.blogs.liberation.fr/home/2012/01/leuc%C3%A9mies-et-centrales-nucl%C3%A9aires-d%C3%A9sinformation-ou-information-.html

Vas donc expliquer à Sylvestre Huet qu'il contredit les scientifiques!

Zéro source en effet. Une péroraison solitaire qui a sans doute trop peur d'aller venir discuter avec des gens qui travaillent encore ou ont travaillé sur le site de Tchernobyl.

Pourtant c'est facile, puisqu'ils sont de visite en ce moment même en France. A Paris, à Clermont, en Alsace, à Marseille etc...: ils sont venus pour débattre, justement...

"Que de la gueule"...

Pour discuter DE QUOI?

"Que de la gueule"...

CQFD !!! :smile2:

Réponse par la négative et renvoi de questions. Aucun argument, aucune source. CQFD. :)

Donc tu avoues que tu n'as aucun argument, aucune question précise.

Je gagne.

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Leste Membre 2502 messages
Forumeur alchimiste‚
Posté(e)

Tu n'as rien démontré, malheureux.

Non, que tu répètes des slogans vides de sens.

Ton bluff ne marche pas.

Qu'est-ce que ça change qu'ils se joignent?

Bien évidemment, puisque ces ahuris nous polluent à fond, et veulent détourner l'attention de leur politique de suicide collectif.

J'ai des tonnes de sources.

Tu veux des sources dans la littérature scientifique ou bien dans la presse de vulgarisation?

http://sciences.blogs.liberation.fr/home/2012/01/leuc%C3%A9mies-et-centrales-nucl%C3%A9aires-d%C3%A9sinformation-ou-information-.html

Vas donc expliquer à Sylvestre Huet qu'il contredit les scientifiques!

Pour discuter DE QUOI?

"Que de la gueule"...

On continue par la négative et par le retour de questions, j'ai donné une dizaine de sources déjà.

La source que vous venez de mettre dit simplement que les centrales nucléaires ne sont pas dangereuses quand tout se passe bien (qui veut dire quand il n'y pas d'accident majeur comme Tchernorbyl ou Fukushima): la radioactivité émise par les centrales nucléaires ne peut être une cause de l'excès de leucémies infantiles relevé sur la courte période 2002 -2007.

Alors que vous vos propos sont complètement différents, puisque vous dites qu'en cas d'accident majeur, il n'y a aucun risque pour la population... On a beau vous contredire ceci par des sources, par des photos, vous continuez de dire que c'est faux, et les photos que vous n'osez ragerdez c'est quoi ? Du photo montage peut être ? Non c'est la cause d'une forte radioactivité.

Vous n'avez jamais vu aucun reportage sur Tchernobyl ?

Donc tu avoues que tu n'as aucun argument, aucune question précise.

Je gagne.

Vous gagner de perdre.

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simple-touriste Membre 1215 messages
Forumeur alchimiste‚
Posté(e)

Le lien ne fonctionne pas.

La référence de l'étude est :

Long-term census data reveal abundant wildlife populations at Chernobyl

Deryabina, T.G. et al.

Current Biology , Volume 25 , Issue 19 , R824 - R826

(Et si ça te suffit pas, c'est tant pis pour ta tronche. Je ne fais pas de cours de remédiation.)

D'après Yablokov :

2005. l'OMS / AIEA déclarent : nombre total de morts

(1986 - 2056)

env. 9000, nbr de malades – env. 200.000

D'après https://www.euronuclear.org/events/pime/pime2006/presentations/Balonov.pdf :

In total, about 4000 thyroid

cancer cases have been

detected in this cohort during

1992–2002; more than 99% of

them were successfully

treated, but nine persons died

(as of 2004)

D'après l'OMS :

Health Effects of the Chernobyl Accident and Special Health Care Programmes

This total, about 4000 deaths projected over the lifetimes of the some

600,000 persons most affected by the accident

http://www.who.int/ionizing_radiation/chernobyl/WHO%20Report%20on%20Chernobyl%20Health%20Effects%20July%2006.pdf

Je ne sais pas où Yablokov a vu écrit "200.000 malades".

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Leste Membre 2502 messages
Forumeur alchimiste‚
Posté(e)

Quelques reportages :

Des milliers de fausses couches ont suivi suite au nuage de Tchernorbyl en Biélorussie et Ukraine.

300 000 enfants en Biélorussie ont eu des malformations (becs de lièvre, yeux déformés, cerveaux surdimensionnés etc...)

Mais d'après vous ceci n'est pas la cause de Tchernobyl donc c'est quoi ? Merci de répondre ?

La référence de l'étude est :

(Et si ça te suffit pas, c'est tant pis pour ta tronche. Je ne fais pas de cours de remédiation.)

D'après Yablokov :

D'après https://www.euronuclear.org/events/pime/pime2006/presentations/Balonov.pdf :

D'après l'OMS :

Health Effects of the Chernobyl Accident and Special Health Care Programmes

http://www.who.int/ionizing_radiation/chernobyl/WHO%20Report%20on%20Chernobyl%20Health%20Effects%20July%2006.pdf

Je ne sais pas où Yablokov a vu écrit "200.000 malades".

This total, about 4000 deaths projected over the lifetimes of the some

600,000 persons most affected by the accident

Oui c'est pas 200 000 mais 600 000 personnes affectées.

200 000 malades et sans doute 400 000 malformations ?

C'est donc rien ?

Modifié par Leste

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simple-touriste Membre 1215 messages
Forumeur alchimiste‚
Posté(e)

Des leucémies autour de centrales? causées par des traces infimes de radioactivité?

C'est une plaisanterie. Tu m'indiqueras les IC pour chaque centrale, qu'on se marre.

Je m'y colle parce que sinon on y est encore dans un mois :

Childhood leukemia around French nuclear power plants—The geocap study, 2002–2007

The aim of this work is to study the risk of childhood acute leukemia (AL) around French nuclear power plants (NPPs). The nationwide Geocap case–control study included the 2,753 cases diagnosed in mainland France over 2002–2007 and 30,000 contemporaneous population controls. The last addresses were geocoded and located around the 19 NPPs. The study used distance to NPPs and a dose-based geographic zoning (DBGZ), based on the estimated dose to bone marrow related to NPP gaseous discharges. An odds ratio (OR) of 1.9 [1.0–3.3], based on 14 cases, was evidenced for children living within 5 km of NPPs compared to those living 20 km or further away, and a very similar association was observed in the concomitant incidence study (standardized incidence ratio (SIR) = 1.9 [1.0–3.2]). These results were similar for all the 5-year-age groups. They persisted after stratification for several contextual characteristics of the municipalities of residence. Conversely, using the DBGZ resulted in OR and SIR close to one in all of the dose categories. There was no increase in AL incidence over 1990–2001 and over the entire 1990–2007 period. The results suggest a possible excess risk of AL in the close vicinity of French NPPs in 2002–2007. The absence of any association with the DBGZ may indicate that the association is not explained by NPP gaseous discharges. Overall, the findings call for investigation for potential risk factors related to the vicinity of NPP and collaborative analysis of multisite studies conducted in various countries.

http://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1002/ijc.27425/abstract

Donc la réponse (partielle) à ma question est que l'IC (estimé) à 95% est [1.0–3.3] pour la moyenne.

On continue par la négative et par le retour de questions, j'ai donné une dizaine de sources déjà.

Tu n'as donné aucune source de qualité.

Moi j'en ai fourni.

La source que vous venez de mettre dit simplement que les centrales nucléaires ne sont pas dangereuses quand tout se passe bien (qui veut dire quand il n'y pas d'accident majeur comme Tchernorbyl ou Fukushima): la radioactivité émise par les centrales nucléaires ne peut être une cause de l'excès de leucémies infantiles relevé sur la courte période 2002 -2007.

Oui, ce qui est UNE des questions discutées ici. Tu n'as pas suivi la discussion.

Alors que vous vos propos sont complètement différents,

Je sais ce que j'ai dit. Toi, tu ne sais pas ce que j'ai dit.

Je me suis exprimé sur PLUSIEURS POINTS.

Trop compliqué pour toi.

puisque vous dites qu'en cas d'accident majeur, il n'y a aucun risque pour la population...

Non, je n'utilise pas le terme "accident majeur" donc je ne dis pas ça.

Le terme "accident majeur" est vide de sens. Un accident peut être majeur pour l'exploitant qui a bousillé un réacteur de plusieurs milliards d'euros sans être majeur pour la population.

On a beau vous contredire ceci par des sources, par des photos,

Justement tu ne me contredis en rien, parce que tu ne sais même pas ce que je dis.

Comment une photo pourrait être pertinente ici? Comment une photo peut montrer quelque chose qui n'est pas encore arrivé?

vous continuez de dire que c'est faux, et les photos que vous n'osez ragerdez c'est quoi ? Du photo montage peut être ? Non c'est la cause d'une forte radioactivité.

Quelle dose radioactive? Où ça? Quels éléments? Combien de cas?

Vous n'avez jamais vu aucun reportage sur Tchernobyl ?

Quel reportage? Pour montrer quoi?

Vous gagner de perdre.

Bon, ça suffit hein. Tes carences ne sont pas seulement scientifiques, elles relèvent de la compréhension du français et de la logique élémentaire.

Bon, je vais regarder les reportages. Au moins le début, et si ça a l'air sérieux je regarderai entièrement.

Des milliers de fausses couches ont suivi suite au nuage de Tchernorbyl en Biélorussie et Ukraine.

300 000 enfants en Biélorussie ont eu des malformations (becs de lièvre, yeux déformés, cerveaux surdimensionnés etc...)

Tu as des sources sérieuses, indiquant le nombre d'avortement ayant lieu avant et après l'effondrement de l'URSS et le nombre de bébés mal formés tués à la naissance? Il suffit que cette pratique diminue pour qu'on voit une augmentation des malformations.

Est-ce que tu vas me soutenir que cette pratique n'existait pas?

Mais d'après vous ceci n'est pas la cause de Tchernobyl donc c'est quoi ? Merci de répondre ?

Non, je n'ai pas à répondre à cette question. C'est à toi de montrer que ça ne peut pas être autre chose, ou qu'il est très peu vraisemblable que ça soit autre chose.

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simple-touriste Membre 1215 messages
Forumeur alchimiste‚
Posté(e)

Quelques reportages :

Ce premier reportage montre bien un amateurisme incroyable dans le pilotage du réacteur, amené à une très basse puissance contrairement aux consignes!

Un comportement irresponsable impossible sur les centrales françaises.

Oui c'est pas 200 000 mais 600 000 personnes affectées.

200 000 malades et sans doute 400 000 malformations ?

C'est donc rien ?

"sans doute" dans ta langue a l'air de signifier "ce qui sort de mon imagination fertile".

Déjà où vois-tu 200 000 malades?

Ensuite comprends-tu ce que le mot "affecté" signifie en français? J'en doute fortement.

Je te répète:

Va donc oser dire ce que tu dis ici-même face à un liquidateur qui a vu tous ses copains mourir dans les circonstances que l'on sait.

Je vais lui dire quoi, qu'une expérience impliquant le contournement des dispositifs de protection, avec une procédure contraire aux règles de sûreté, n'aurait pas du être lancée en pleine nuit sans aucun ingénieur spécialiste de la fission présent pour superviser?

Tu crois qu'il ne le sait pas??????

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Zelig Membre 5446 messages
Forumeur alchimiste‚
Posté(e)

Je vais lui dire quoi, qu'une expérience impliquant le contournement des dispositifs de protection, avec une procédure contraire aux règles de sûreté, n'aurait pas du être lancée en pleine nuit sans aucun ingénieur spécialiste de la fission présent pour superviser?

Non, on te parle des conséquences réelles d'une pollution radioactive massive sur l'environnement. Je le répète: tu auras des scientifiques ukrainiens qui travaillent encore sur le site. et tu ne pourras pas les bluffer avec ton portnawak, bien planqué dans ton fauteuil derrière ton écran: car ces mecs risquent leurs vies pour étudier les conséquences de la folie humaine en matière de confiance dans le nucléaire.

Mais j'ai bien compris: tu sembles faire celui qui ne comprend rien à rien, qui ne comprend pas, et qui affirme un peu tout et n'importe quoi.

Aucun courage et aucune honte.

Je pense cependant qu'une confrontation avec la réalité serait susceptible de te vacciner contre les délires que tu répands obsessionnellement sur la toile. Ça pourrait être un choc, et cela peut marcher dans le cadre de certaines thérapies. Y compris concernant les trolleurs pathologiques.

Par exemple, cela a parfois marché de confronter certains négationnistes avec des survivants des camps. Parfois, mais pas toujours.

Songes-y quand même.

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simple-touriste Membre 1215 messages
Forumeur alchimiste‚
Posté(e)

Ah ah ! Mais j'ai pas dit que le scientifique dit que : J'ai montré des preuves avec des chiffres, des courbes, des analyses etc...

Que faut-il de plus ?

Des éléments objectifs, vérifiables. Pas des supputations d'un activiste sans crédibilité.

Mettre sur un graphe un excès par rapport à un taux de base supposé décroissant d'une certaine façon n'a aucune valeur. (Les "climatologues" aiment bien de ce genre de "mesure".)

Sur un graphique en épidémiologie tu mets ce qui est mesuré, pas le résultat d'un calcul basé sur un postulat non défini et non discuté!!!

C'est tellement évident que je ne comprends pas qu'il faille l'expliquer. Mais tu devrais vraiment faire l'effort de le comprendre, parce que c'est essentiel.

Et la Société allemande pour la Sécurité des Installations et Réacteurs Nucléaires qui dit que des terroristes peuvent déclencher un accident majeur à la centrale nucléaire de Fessenheim, ce sont aussi des propagandistes antinucléaires ?

Tu veux parler de la "Société pour la sûreté des installations et des réacteurs nucléaires"?

En général des organismes de sûreté deviennent de plus en plus exigeants avec le temps.

Ici on parle d'un organisme en charge de la sûreté dans pays qui abandonne le nucléaire, alors tu peux compter sur eux pour être encore plus excessifs que d'habitude.

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simple-touriste Membre 1215 messages
Forumeur alchimiste‚
Posté(e)

Non, on te parle des conséquences réelles d'une pollution radioactive massive sur l'environnement.

Et donc tu n'es pas capable de citer la littérature scientifique sur ce sujet, et tu dois me renvoyer à un forum, organisé par qui au fait?

Personne ici n'est arrivé à m'apporter la contradiction sauf peut être sur la distinction entre "état" et "canton".

Je le répète: tu auras des scientifiques ukrainiens qui travaillent encore sur le site. et tu ne pourras pas les bluffer avec ton portnawak, bien planqué dans ton fauteuil derrière ton écran: car ces mecs risquent leurs vies pour étudier les conséquences de la folie humaine en matière de confiance dans le nucléaire.

N'importe quoi. En quoi ils risquent leur vie? Les sources radioactives concentrées sont bien identifiées.

Celui qui bluffe ici ce n'est certainement pas moi.

Le courage, l'esprit de résistance, tu ne connais pas. Tu hurles avec les loups.

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simple-touriste Membre 1215 messages
Forumeur alchimiste‚
Posté(e)

Des milliers de fausses couches ont suivi suite au nuage de Tchernorbyl en Biélorussie et Ukraine.

300 000 enfants en Biélorussie ont eu des malformations (becs de lièvre, yeux déformés, cerveaux surdimensionnés etc...)

Mais d'après vous ceci n'est pas la cause de Tchernobyl donc c'est quoi ? Merci de répondre ?

Oui c'est pas 200 000 mais 600 000 personnes affectées.

200 000 malades et sans doute 400 000 malformations ?

C'est donc rien ?

D'après le Forum Tchernobyl de l'ONU, groupe d'expert santé, il n'y a pas augmentation des malformations attribuable aux radiations :

Given the range of absorbed doses received by the vast majority of parents prior to or during

conception, the Chernobyl epidemiological studies are consistent with evidence in previous

scientific literature. They do not indicate a radiation related increase in malformations or

infant mortality as a direct result of radiation exposure

http://www.who.int/ionizing_radiation/chernobyl/WHO%20Report%20on%20Chernobyl%20Health%20Effects%20July%2006.pdf

Alors, c'est toujours moi qui m'oppose aux scientifiques, ou bien c'est toi?

Merci de répondre!

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Leste Membre 2502 messages
Forumeur alchimiste‚
Posté(e)

Non, on te parle des conséquences réelles d'une pollution radioactive massive sur l'environnement. Je le répète: tu auras des scientifiques ukrainiens qui travaillent encore sur le site. et tu ne pourras pas les bluffer avec ton portnawak, bien planqué dans ton fauteuil derrière ton écran: car ces mecs risquent leurs vies pour étudier les conséquences de la folie humaine en matière de confiance dans le nucléaire.

Mais j'ai bien compris: tu sembles faire celui qui ne comprend rien à rien, qui ne comprend pas, et qui affirme un peu tout et n'importe quoi.

Aucun courage et aucune honte.

Je pense cependant qu'une confrontation avec la réalité serait susceptible de te vacciner contre les délires que tu répands obsessionnellement sur la toile. Ça pourrait être un choc, et cela peut marcher dans le cadre de certaines thérapies. Y compris concernant les trolleurs pathologiques.

Par exemple, cela a parfois marché de confronter certains négationnistes avec des survivants des camps. Parfois, mais pas toujours.

Songes-y quand même.

Effectivement, simple-touriste est un négationniste au même titre de ceux qui affirment que le 11 septembre n'a jamais existé, que le VIH n'existe pas, que Michael Jackson n'est pas mort etc...

Personnellement comme je l'ai dit plus haut, je ne discute plus avec une personne qui n'a aucune source à part des sources qui vont dans notre sens et qui dit haut et fort que Tchernobyl n'a eu aucun impacte sur la population et qu'il ne s'agit donc pas d'une catastrophe majeur...

Ce ne sont plus 600 000 morts mais près d'un million, et selon l'ONU, plus de 11 millions de personnes souffrent des conséquences de Tchernobyl, ma mère a d'ailleurs eu des problèmes de thyroïde suite à ça, confirmé par la médecine, le bilan est là :

Tchernobyl, 25 ans après, c'est pour les «liquidateurs» de 25 000 à 125 000 morts et plus de 200 000 invalides, et pour les populations exposées à la contamination un bilan qui sera selon les estimations de 14 000 à plus de 985 000 morts à travers le monde.

Un message du Secrétaire Général de l'ONU, Kofi Annan, déclare que 9 millions d'adultes et plus de 2 millions d'enfants, souffrent des conséquences de Tchernobyl, et que la tragédie ne fait que commencer. "Un nombre qui ne fait qu'augmenter", selon Martin Griffiths, Directeur du département des affaires humanitaires des Nations Unies (Conférence OMS 1995).

Ces victimes souffrent de maux liés aux radiations: leucémies, cancers du côlon, du poumon, de la vessie, du rein, de la thyroïde, du sein...

Et surtout, l'irradiation aggrave la morbidité (incidence des maladies): maladies du coeur et des vaisseaux (dans des régions contaminées par 5 à 15 Ci de Cs137/km2, jusqu'à 80% des enfants souffrent de symptômes cardiaques), maladies du foie, des reins, de la glande thyroïde, altérations du système immunitaire, arrêt du développement mental chez des enfants exposés in utero, cataractes, mutations génétiques, malformations congénitales, malformations du système nerveux, hydrocéphalies, etc.

1) - Estimation NRC (autorité de sûreté américaine) à 14 000 morts et DOE (département de l'énergie des Etats-Unis) à 27 000 morts -

Chernobyl: A Crossroad in the Radiation Health Sciences (http://www.ratical.org/radiation/CNR/RIC/chp24F.html#part4)

"Estimate Issued by NRC:

The geographical distribution in the estimate is (Nrc87, pages 8-10, 8-14):

EUROPEAN USSR: 10 000 fatal + 10 000 non-fatal.

NON-USSR EUROPE: 4 000 fatal + 4 000 non-fatal.

Estimate Issued by DOE:

EUROPEAN USSR: 11 410 fatal cancers.

ASIAN USSR: 2 500 fatal cancers

NON-USSR EUROPE: 13 000 fatal cancers.

NON-USSR ASIA: 620 fatal cancers.

USA + CANADA: 27 fatal cancers."

2) - Estimation soviétique (en août 1986) à 40 000 morts

Délégation soviétique, AIEA, Vienne en août 1986, annexe 7 du document concernant les problèmes médico-biologiques. (Gazette Nucléaire 96/97 juillet 1989, http://www.dissident-media.org/infonucleaire/bilan_sanitaire_tcherno.html)

Les experts soviétiques ont estimé les doses reçues par la population. Voici quelques chiffres pour résumer :

a) pour la population évacuée dans un rayon de 30 km, 135 000 personnes, la dose moyenne pour le rayonnement externe est de 11,9 rem ; 24 200 d'entre elles reçurent plus de 35 rem. Cette estimation néglige toute contamination interne. Celle-ci n'a certainement pas été négligeable ; par exemple il est indiqué qu'à Pripyat l'activité béta totale dans l'air était de 15 000 Bq/m3, soit pour un homme standard inhalant 20 m3 d'air par jour une incorporation de 600 000 Bq en 48 heures. La nourriture consommée avant l'évacuation devait être très fortement contaminée.

b) l'estimation porte sur 75 millions d'habitants de la partie européenne de l'URSS, essentiellement la population de l'Ukraine, Biélorussie et Russie. Les valeurs explicitées sont les suivantes pour cette population:

Dose engagée pour 70 ans

- par rayonnement externe 29 millions personnes x rem

- par contamination par les Césium 210 millions personnes x rem

Mortalité par cancers de la thyroïde induits par l'Iode 131 : 1 500.

Les experts soviétiques se réfèrent à la publication 26 de la CIPR (1977) qui recommande un modèle de risque cancérigène sans seuil, directement proportionnel à la dose de rayonnement reçu.

Le bilan de l'excès de mortalité par cancers radioinduits pourrait être de 30 000 à 40 000 pour les 70 ans à venir.

Le rapport mentionne qu'il n'a pas été tenu compte du Strontium 90 faute de données fiables sur ses coefficients de transfert, mais il est signalé qu'il pourrait être une des composantes importantes de la contamination radioactive avec le Césium.

c) aucune estimation n'est faite pour le reste de l'URSS. Ceci devrait alourdir le bilan car, même si la contamination y a été plus faible, elle touche une population bien plus nombreuse (200 millions d'habitants environ).

d) effets génétiques : aucune estimation n'est faite pour ces effets.

3) Le bilan pour les 75 millions d'habitants d'Ukraine, de Biélorussie et de Russie est de 126 500 morts avec le nouveau facteur de risques officiellement admise par la C.I.P.R. (Commission Internationale de Protection Radiologique) depuis 1990 à partir de l'annexe 7 du rapport de l'A.I.E.A. de 1986. (Tchernobyl, une catastrophe, Bella et Roger Belbéoch, Éd. Allia, Paris 1993, http://www.dissident-media.org/infonucleaire/tcherno_une_catastrophe.html)

Pour estimer l'excès de cancers mortels qui seront dus à la catastrophe de Tchernobyl, il est nécessaire tout d'abord de fixer le facteur de risque cancérigène et ensuite de connaître la dose engagée collective. En ce qui concerne le facteur de risque considérons deux valeurs extrêmes. La valeur minimale est celle officiellement admise par la C.I.P.R. (Commission Internationale de Protection Radiologique) depuis 1990: 500 cancers mortels supplémentaires pour 1 million de rem x homme de dose engagée (ou 10.000 sievert x homme). Pour la valeur haute, nous prendrons la valeur brute (sans corrections), établie à partir du suivi de mortalité des survivants japonais: 1.740 cancers mortels supplémentaires pour une dose engagée de 1 million de rem x homme (intitulée ci-dessous R.E.R.F. 1987). Cette valeur n'est pas la plus élevée de toutes les estimations proposées pour le facteur de risque cancérigène. L'étude du suivi de mortalité de l'usine nucléaire de Hanford (U.S.A.) par Mancuso, Stewart et Kneale conduit à une valeur 2 à 3 fois plus élevée. Ainsi ce que nous donnons ici comme valeur haute du bilan pourrait être aussi assez sous-estimée.

La dose moyenne engagée sur 70 ans a été évaluée à 3,3 rem par les experts soviétiques en 1986, correspondant à une dose engagée collective d'environ 250 millions de rem x homme. Cela donne les valeurs suivantes pour le nombre possible de cancers mortels à venir:

C.I.P.R. 1990 = 125 000 morts

R.E.R.F. 1987 = 430 000 morts

A ces bilans il faut ajouter les cancers radio-induits dans le reste de l'U.R.S.S. et sur l'ensemble de l'hémisphère Nord. Pour les régions très lointaines de Tchernobyl, la contamination radioactive ainsi que la dose engagée individuelle sont plus faibles, mais elles concernent par contre des populations beaucoup plus importantes et le bilan est loin d'etre négligeable même s'il est difficile à établir.

Ces évaluations concernent l'excès de mortalité par des cancers radio-induits. On peut estimer que les cancers non fatals seront à peu près en nombre égal.

Pour ceux qui sont intervenus ultérieurement, les liquidateurs, les diverses informations disponibles permettent d'évaluer à environ 600.000 au moins le nombre de décontaminateurs qui se sont relayés jusqu'à présent sur le site. Deux hypothèses ont été retenues pour la dose individuelle moyenne reçue:

- 5 rem (valeur officielle);

- 25 rem (valeur plausible d'autant plus qu'il faut tenir compte de la forte contamination interne par les poussières).

Avec ces deux valeurs le nombre des morts serait:

C.I.P.R. 1990 : pour 5 rem = 1 500 ; pour 25 rem = 7 500

R.E.R.F. 1987: pour 5 rem = 5 220 ; pour 25 rem = 26 100

Pour être complet, il faudrait aussi inclure dans le bilan l'excès de mortalité par cancer parmi ceux qui, pendant des années encore, vont intervenir sur le site. Personne parmi les officiels n'a jusqu'à présent fourni d'indications sur ce point.

4) - Estimation J. W. Gofman à 475 000 morts + 475 000 cancers non mortels

Chernobyl's 10th: Cancer and Nuclear-Age Peace Don't Be Deceived By John W. Gofman, M.D., Ph.D. (http://www.ratical.org/radiation/CNR/Chernys10th.html)

"A Million Chernobyl-Induced Cancers

My estimate in 1986, based upon releases of various non-iodine radionuclides, was 475,000 fatal cancers plus about an equal number of additional non-fatal cases, occurring over time both inside and outside the ex-Soviet Union. Such estimates, old and new, have to be based on real-world evidence from non-Chernobyl studies --- because standard epidemiological studies (which "count" extra cancer cases) are the wrong tool for evaluating Chernobyl. No one can "see" even a half-million Chernobyl-induced cancers when they are spread among a half-billion people and occur over a century.

There is great "beauty" in this situation, from the viewpoint of radiation enthusiasts. They can sponsor studies from which they can announce, "We didn't find a half-million extra cancers --- we didn't find any provable excess at all."

If a half-million people were rounded up in a stadium and shot to death, the corpses would be there to see. The same number of people killed by vicious cancers from Chernobyl --- spread out in time over Europe, Britain, Scandinavia, and the ex-USSR --- will never know what killed them. And assuredly the radiation community won't tell them. Then how can we assure you that the cancers are real? "

5) Estimation de A. Yablokov, V. Nesterenko, A. Nesterenko: 985 000 morts à travers le monde entre 1986 et 2004

En janvier 2010, l'Académie des sciences de New York (NYAS) a publié le recueil le plus complet de données scientifiques concernant la nature et l'étendue des dommages infligés aux êtres humains et à l'environnement à la suite de l'accident de Tchernobyl «Chernobyl: Consequences of the catastrophe for people and the environment». Cet ouvrage met à la disposition du lecteur une grande quantité d'études collectées dans les pays les plus touchés: la Biélorussie, la Russie et l'Ukraine. Les auteurs estiment que les émissions radioactives du réacteur en feu ont atteint dix milliards de curies, soit deux cents fois les retombées des bombes atomiques lancées sur Hiroshima et Nagasaki, que sur les 830 000 «liquidateurs» intervenus sur le site après les faits, 112 000 à 125 000 sont morts, et que le nombre de décès à travers le monde attribuables aux retombées de l'accident, entre 1986 et 2004, est de 985 000, un chiffre qui a encore augmenté depuis cette date.

Lire: Les conséquences de la catastrophe de Tchernobyl pour l'homme et la nature, version en Word (.doc), réduite et traduite par Wladimir Tchertkoff du livre publié sous la direction de Alexeï Yablokov.

6) Le bilan pour les «liquidateurs»

Pour les «liquidateurs», ces 600 000 à 800 000 soldats, civils et fonctionnaires qui ont été expédiés sur place juste après l'explosion pour neutraliser le réacteur et enterrer les déchets contaminés.

En novembre 1995, le Ministre de la Santé de l'Ukraine a déclaré à Genève, que 10% des liquidateurs de son pays étaient déjà invalides.

A la conférence de l'OMS à Kiev en juin 2001, le Ministre de la Santé d'Ukraine a déclaré que dans la plupart des républiques de l'ancienne Union Soviétique, la proportion des invalides parmi les liquidateurs dépassait les 30% !

S.I. Ivanov, Médecin chef de la Fédération de Russie a déclaré que: "Plus de 200 000 Russes ont été engagés dans les travaux de liquidation... Selon le Registre officiel, 50.000 sont invalides et 15.000 déjà morts."

Selon Wladimir Tchertkoff qui a filmé la conférence de l'OMS à Kiev en 2001 (Cf. le documentaire "Controverses Nucléaires"): « L'estimation du nombre total des liquidateurs, appelés de toute l'Union Soviétique à construire le "sarcophage" et à décontaminer les territoires, varie entre 600 000 et 800 000 jeunes hommes en pleine santé (certaines associations de défense de leurs droits avancent le chiffre de 1 million). Leur âge moyen était de 33 ans en 1986. Les informations concernant la catastrophe de Tchernobyl étant couvertes du secret d'état pendant les 4 premières années (les dernières de l'existence de l'URSS), et les doses d'irradiation qu'ils ont reçues étant systématiquement diminuée [...]. Les survivants de cette armée sont dispersés sur les 11 fuseaux horaires de l'ex-Union Soviétiques, nombreux sont inconnus des statisticiens et grâce à la désinformation, planifiée conjointement par le Krémlin et par les agences nucléaires de l'ONU, ils ne savent pas pourquoi ils sont malades et de quoi ils meurent si jeunes. Le chiffre officiel enregistré par la Fédération de Russie permet donc d'évaluer à 200 000 - 300 000 le nombre total des liquidateurs invalides et à 60 000 - 100 000 les décédés, à ce jour. »

En avril 2004 dans le texte de commémoration (de la catastrophe de Tchernobyl) de l'Ambassade d'Ukraine en Belgique, il est dit que depuis 1986 sont décédés plus de 25.000 "liquidateurs" ! (http://www.ukraine.be/news/discours/d260404.html)

Pour le physicien bélarusse Gueorgui Lepnine qui a travaillé sur le réacteur numéro 4 "Selon mon décompte, le nombre de « liquidateurs » décédés atteint aujourd'hui [septembre 2005] près de 100 000 personnes, alors qu'un million de personnes au total ont travaillé à la centrale de Tchernobyl " après l'accident, a estimé M. Lepnine. "Aujourd'hui, les médecins tentent d'expliquer ces morts par le stress, les maladies cardio-vasculaires. Mais pourquoi ces maladies sont-elles apparues?", s'interroge M. Lepnine. "Il n'y a aucune statistique sur le décès des "liquidateurs", personne ne les publie", a-t-il souligné. Selon le physicien bélarusse, la mortalité parmi les "liquidateurs" de Tchernobyl est 75 fois plus élevée que parmi les catégories comparables de la population.

7) Les cancers de la thyroïde

"C'est une maladie du petit enfant qui n'existait pratiquement pas autrefois, une affection très maligne, contrairement au cancer de la thyroïde plus commun chez nous. Dans 80% des cas, au moment du diagnostic il y a déjà des métastases dans les ganglions lymphatiques voire dans le poumon" (Professeur Michel Fernex, Vienne, 12-15 avril 1996).

Officiellement 1 800 cas de cancer de la thyroïde attribués à Tchernobyl ont aujourd'hui été recensés. Dans les régions les plus contaminées, comme à Gomel, cette pathologie est 200 fois plus courante chez les enfants qu'en Europe de l'Ouest. Les prévisions sur le nombre de cas à venir vont de «quelques milliers», selon l'AIEA, à 66 000 pour les seuls enfants biélorusses âgés de moins de quatre ans en 1986, selon Elisabeth Cardis, une scientifique de l'OMS qui qualifie néanmoins cette estimation de «très incertaine» (http://www.unesco.org/courier/2000_10/fr/planet.htm).

8) Pathologies cardiaques

"En 1989, le quotidien la Pravda publia une carte montrant que la zone contaminée était bien plus étendue qu'on ne l'avait annoncé. Environ 28 000 km2 étaient contaminés par des retombées de 5 à 15 curies de césium 137 par kilomètre carré (sans compter le strontium 90, le plutonium... ): 16 500 km2 en Biélorussie, 8 000 en Russie et 3 500 en Ukraine."

Et pour le Dr. Galina Bandajevskaya, cardiologue et pédiatre: Dans des régions contaminées par 5 à 15 Ci de 137Cs/km2, jusqu'à 80% des enfants souffrent de symptômes cardiaques.

9) Autre maladies

Le diabète sucré a été évoqué au nombre des causes de mort considérées comme n'ayant aucun rapport avec Tchernobyl. Cependant le Ministre de la Santé de l'Ukraine avait, lors de la Conférence de l'OMS à Genève en novembre 1995, signalé une augmentation de 25% de l'incidence de cette maladie. Elle aurait également augmenté de 28% en Biélorussie. A Gomel, le nombre des cas de diabète sucré de l'enfant a doublé par rapport à la période qui précède l'accident.

Par ailleurs, dans les zones contaminées, les maladies infectieuses augmentent de gravité, le rhume se complique de sinusite qui dégénère en abcès du cerveau, évolution autrefois excessivement rare. La même chose se produit avec les bronchites qui, chez l'enfant, entraînent une pneumonie qui évolue vers des pneumonies nécrosantes. Ces maladies exceptionnelles dans le service universitaire de pédiatrie à Minsk, deviennent communes et elle entraînent des séquelles irréversibles. D'autres maladies encore, comme l'asthme bronchique et des allergies, prouvent que le système immunitaire de ces enfants est atteint. (Professeur Michel Fernex, Vienne, 12-15 avril 1996)

10) Malformations à la naissance

Le nombre des enfants nés avec des malformations majeures a dramatiquement augmenté dans les zones contaminées par les retombées radioactives. L'incidence des malformations a doublé à l'échelle nationale après l'accident de Tchernobyl par rapport à la période de 1982 à 1986. (Professeur Michel Fernex, Vienne, 12-15 avril 1996)

Viatcheslav Stanislavovitch médecin-chef du service pédiatrique de l'hôpital de Gomel (Bélarus) déclare : "... En 1985, 1 an avant la catastrophe, 200 cas de malformations étaient répertoriés. En 2000, plus de 800 cas, malgré pourtant une baisse considérable des naissances : actuellement 14 à 15 000 naissances/an, contre 28 à 30 000 avant la catastrophe de Tchernobyl" (Trait d'union n°25/26, Mission CRIIRAD au Bélarus en 2003).

Dans la région de Vitesk, pourtant considérée comme propre, il y a une augmentation de 47 % des malformations intra-utérines de 1986 à 1994. Dans la région de Moguilev, où la contamination en césium 137 est de près de 15 curies/km2 (soit 555 000 becquerels/m2), l'augmentation est de 83 %, alors qu'elle est de 87% dans celle de Gomel [la région du Bélarus la plus contaminée]". Selon les données du ministère de la santé, le taux de malformations à la naissance est actuellement de 8,5 pour 1 000 ; En fait, précise-t-il, s'il n'y avait pas eu le dépistage et les avortements 12 enfants sur 1 000 (et non pas 8) seraient nés avec des malformations. Il ajoute que ces chiffres sont à prendre avec précaution, car toutes les malformations ne sont pas prises en compte. (professeur Lazjuk, Trait d'union n°25/26, Mission CRIIRAD au Bélarus en 2003)

Quelques photos d'Adi Roche, responsable de la "Fondation les Enfants de Tchernobyl" d'Irlande. Elles proviennent de Minsk (fin 1995). Vous avez un enfant né avec des malformations multiples des extrémités, de la face, du cerveau. Il est mort au bout de quelques mois. Un autre enfant né avec une anencéphalie, c'est à dire une absence de cerveau. Il mène une vie végétative et ses parents l'ont abandonné. Ici vous voyez un enfant né avec une malformation de la face en bec de lièvre traversant. On l'a intubé après opération, mais il n'a pas survécu. La petite Nastia, parfaitement normale sauf une amélie des deux jambes avec pieds bots, a pu être opérée avec succès en Irlande [fig 13 - 20] (Solange Fernex, Vienne, 12-15 avril 1996).

Conclusion: Pour masquer l'augmentation de l'incidence des maladies et des cancers, la science peut être utilisée par l'AIEA et l'OMS pour éviter de trouver un lien entre une maladie et Tchernobyl (voir: Les liens contre-nature de l'OMS avec l'AIEA, leur accord de 1959). La technique à utiliser pour ce type de recherche "négative" est la suivante: Il faut tout d'abord choisir de mauvais indicateurs dans les protocoles de recherche. Par exemple, si l'on étudie les cancers, on choisira la mortalité au lieu de la morbidité, sachant qu'il faut beaucoup d'années avant que l'on ne meure d'un cancer. On choisira ensuite la fausse pathologie, par exemple on recherchera la cirrhose plutôt que le diabète sucré. Il est aussi important de choisir un délai inapproprié, pour que l'étude soit terminée avant la fin de la période de latence des tumeurs malignes, ce qui permet de conclure à l'absence de cancers radio induits. Le protocole exclura également de l'étude les groupes à risque comme les femmes enceintes ou les enfants. Sur ces bases, l'expert ne trouvera - comme souhaité - aucune différence statistiquement significative. C'est ainsi que ces "experts" prétendent avoir démontré l'absence de lien entre Tchernobyl et les pathologies étudiées.

De plus, pour les autorités sanitaires, tout excès de cancers dus au rayonnement est considéré comme négligeable s'il est faible comparé aux cancers qui se développent naturellement. Ainsi, même les évaluations ci-dessus du bilan de la catastrophe de Tchernobyl sont pour eux totalement négligeables. En effet, la mortalité par cancers naturels sera d'environ 20 000 pour les 135 000 évacués de 1986, 90 000 pour les liquidateurs, 11 millions pour les 75 millions d'habitants pris en compte pour l'Ukraine, la Biélorussie et la Russie. Pour ces autorités, « négligeable » a un sens strictement social. Le fait qu'il s'agit d'individus dont la mort sera le résultat du fonctionnement catastrophique d'une installation nucléaire ne les concerne pas. Karl Morgan à propos de l'effet cancérigène des retombées des tests de bombes nucléaires écrit : « C'est comme si l'on disait à une mère dont l'enfant se meurt de cancer induit par les radiations de ne pas se faire de mauvais sang parce que 30 millions d'autres personnes dans la zone humide des USA mourront naturellement de cancers. »

http://www.dissident-media.org/infonucleaire/estimations.html

Et voici le rapport de l'OMS en français : (mais j'imagine que le négationiste va dire que l'OMS n'est pas une source fiable...lol)

Tchernobyl : l’ampleur réelle de l’accident

20 ans après, un rapport d’institutions des Nations Unies donne des réponses définitives et propose des moyens de reconstruire des vies

Communiqué Conjoint OMS/IAEA/UNDP

5 septembre 2005 | Geneva - Jusqu’à 4 000 personnes au total pourraient à terme décéder des suites d'une radio‑exposition consécutive à l'accident survenu il y a une vingtaine d'années dans la centrale nucléaire de Tchernobyl : telles sont les conclusions d’une équipe internationale de plus d'une centaine de scientifiques.

Toutefois, à la fin du premier semestre de 2005, moins d'une cinquantaine de décès avait été attribuée directement à cette catastrophe. Pratiquement tous étaient des membres des équipes de sauvetage qui avaient été exposés à des doses très élevées : un grand nombre sont morts dans les mois qui ont suivi l'accident, mais d'autres ont survécu jusqu’en 2004.

Les nouveaux chiffres sont présentés dans un rapport abrégé qui fait date intitulé ‘Chernobyl’s Legacy: Health, Environmental and Socio-Economic Impacts’ (L'héritage de Tchernobyl : impacts sanitaires, environnementaux et socio‑économiques) que vient de publier le Forum Chernobyl. Basé sur un rapport de 600 pages en trois volumes, qui regroupe les travaux de centaines de scientifiques, d'économistes et de spécialistes de la santé, ce rapport abrégé évalue les conséquences sur 20 ans du plus grave accident nucléaire de l'histoire. Le Forum est composé de huit institutions spécialisées du système des Nations Unies, à savoir l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), l'Organisation mondiale de la santé (OMS), le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), l’Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE), le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) de l’ONU, le Comité scientifique des Nations Unies pour l’étude des effets des rayonnements ionisants (UNSCEAR) et la Banque mondiale, ainsi que des gouvernements du Bélarus, de la Russie et de l'Ukraine.

« Cette compilation des recherches les plus récentes peut contribuer à résoudre les questions que l'on continuait de se poser sur le nombre de décès et de maladies réellement imputables à l'accident de Tchernobyl et sur ses répercussions économiques » déclare le président du Forum Tchernobyl, Burton Bennett, éminent spécialiste des effets radiologiques. « Les gouvernements des trois pays les plus touchés se sont rendus compte qu’ils devaient définir clairement la voie à suivre et qu’ils ne pourraient aller de l'avant qu'en se basant sur un consensus solide quant aux conséquences environnementales, sanitaires et économiques et en bénéficiant des conseils judicieux et de l'appui de la communauté internationale. »

« Il s'agit d'un accident très grave ayant des répercussions sanitaires majeures, notamment pour les milliers de travailleurs exposés durant les premiers jours qui ont reçu des doses de rayonnements très élevées et pour les milliers d'autres atteints d'un cancer de la thyroïde » poursuit M. Bennett. « Toutefois, d'une manière générale, nous n'avons constaté aucune incidence négative grave sur la santé du reste de la population des zones avoisinantes, ni de contamination de grande ampleur qui constituerait toujours une menace sérieuse pour la santé humaine, à l'exception de quelques rares zones d’accès restreint ».

Le rapport du Forum est destiné à aider les pays touchés à comprendre l'ampleur véritable des conséquences de l’accident et à suggérer aux gouvernements du Bélarus, de la Russie et de l’Ukraine des moyens de résoudre les grands problèmes socio-économiques qui en découlent. Les membres du Forum, parmi lesquels figurent des représentants des trois gouvernements en question, se réuniront les 6 et 7 septembre, à Vienne, à l’occasion d’un rassemblement sans précédent de spécialistes mondiaux de Tchernobyl, des effets radiologiques et de la radioprotection qui viendront examiner ces conclusions et recommandations.

Principales conclusions du rapport

Ce rapport volumineux contient des douzaines de conclusions majeures :

Environ un millier de membres du personnel du réacteur qui travaillaient sur le site et de membres des équipes d’intervention ont été fortement exposés à des doses de rayonnements très élevées le premier jour de l'accident ; sur les plus de 200 000 de travailleurs affectés à ces équipes ou chargés d’assurer le retour à la normale en 1986 et 1987, 2 200, selon les estimations, pourraient décéder des suites d’une radio-exposition.

On estime à 5 millions le nombre de personnes résidant actuellement dans des zones du Bélarus, de la Russie et de l'Ukraine contaminées par des radionucléides à la suite de l'accident ; environ 100 000 d'entre elles vivent dans des zones classées précédemment par les autorités gouvernementales comme zones ‘strictement contrôlées’. La classification actuelle des zones doit être revue et assouplie à la lumière des nouvelles conclusions.

Quelque 4 000 cas de cancer de la thyroïde, essentiellement chez des enfants et des adolescents au moment de l'accident, sont imputables à la contamination résultant de l'accident, et au moins neuf enfants en sont morts ; toutefois, à en juger par l'expérience du Bélarus, le taux de survie parmi les patients atteints de ce type de cancer atteint presque 99 %.

La plupart des membres des équipes d’intervention et des habitants des zones contaminées ont reçu des doses à l’organisme entier relativement faibles, comparables aux niveaux du fond naturel de rayonnement. Aucune indication ni probabilité d’une diminution de la fertilité parmi les populations touchées, ni aucune indication d’une augmentation des malformations congénitales pouvant être attribuées à une radio-exposition n’a donc pu être établie.

La pauvreté, les maladies liées au ‘mode de vie’ qui se généralisent dans l'ex-Union soviétique, et les troubles mentaux constituent, pour les populations locales, une menace beaucoup plus grave que l'exposition aux rayonnements.

L’évacuation de quelque 350 000 personnes hors des zones touchées et leur relogement se sont avérés être une ‘expérience extrêmement traumatisante’. Bien que 116 000 d’entre elles aient été évacuées de la zone la plus gravement touchée immédiatement après l’accident, les évacuations ultérieures ont joué un rôle négligeable dans la réduction des radio-expositions.

La persistance de mythes et d’idées fausses sur le risque d'irradiation ont provoqué chez les habitants des zones touchées un ‘fatalisme paralysant’.

Les programmes ambitieux de réhabilitation et d’avantages sociaux entrepris par l'ex-Union soviétique et poursuivis par le Bélarus, la Russie et l'Ukraine, doivent être redéfinis car, outre le fait que la situation radiologique a changé, ils sont mal ciblés et dotés de ressources insuffisantes.

Les éléments structurels du sarcophage construit pour recouvrir le réacteur endommagé se dégradent et risquent de s'effondrer en provoquant un rejet de poussière radioactive ;

Il reste encore à établir un plan global pour le stockage définitif des tonnes de déchets hautement radioactifs sur le site et aux alentours de la centrale de Tchernobyl, qui soit conforme aux normes de sûreté en vigueur.

Hormis les maladies et les décès radio-induits, le rapport déclare que l'impact de Tchernobyl sur la santé mentale est « le plus grand problème de santé publique que l'accident ait provoqué » et attribue en partie cet impact psychologique négatif à l’absence d'informations précises. Les personnes concernées ont une perception négative de leur état de santé, sont convaincues que leur espérance de vie a été abrégée, manquent d’initiative et sont dépendantes de l’assistance fournie par l’État.

« Vingt ans après l'accident de Tchernobyl, les habitants des zones touchées n'ont toujours pas les informations dont ils ont besoin pour mener une vie saine et productive qui est tout à fait possible » explique Louisa Vinton, coordonnatrice pour Tchernobyl au PNUD. « Nous conseillons aux gouvernements concernés de leur communiquer des informations précises, non seulement sur les moyens de vivre sans risque dans des régions faiblement contaminées, mais aussi sur l’adoption de modes de vie sains et la création de nouveaux moyens de subsistance ». Toutefois, comme le déclare Michael Repacholi, responsable du programme Rayonnements de l'OMS « au final, le message du Forum Tchernobyl est rassurant ».

Il explique que sur les 4 000 patients atteints d’un cancer de la thyroïde, essentiellement des enfants, tous ont guéri, à l'exception de neuf qui sont décédés. « Ceci mis à part, l'équipe d’experts internationaux n'a trouvé aucune indication d'une quelconque augmentation de l’incidence de la leucémie et du cancer chez les habitants affectés par Tchernobyl ».

Les experts internationaux ont estimé que les rayonnements pourraient provoquer à terme jusqu'à 4 000 décès chez les populations les plus exposées après l'accident de Tchernobyl, à savoir les membres des équipes d’intervention en 1986 et 1987, les personnes évacuées et les résidants de la plupart des zones contaminées. Ce nombre inclut les décès avérés consécutifs à des cancers et des leucémies radio‑induits ainsi que des statistiques prévisionnelles basées sur les estimations des doses de rayonnements reçues par ces populations. Comme un quart des personnes environ mourront des suites d’un cancer spontané ne résultant pas de Tchernobyl, il sera difficile d'observer l'augmentation d'environ 3 % seulement induite par les rayonnements. Toutefois, dans les cohortes les plus exposées des membres des équipes d’intervention et des travailleurs chargés d’assurer le retour à la normale, on a déjà constaté une augmentation de certains types de cancer (la leucémie par exemple) à certaines périodes. M. Repacholi a expliqué que les prévisions reposaient sur une soixantaine d’années d’expérience scientifique des effets de telles doses.

« Les effets sanitaires de l’accident étaient potentiellement catastrophiques, mais une fois que vous les additionnez en vous basant sur des conclusions scientifiques dûment validées, en ce qui concerne le public, ils n’ont pas été aussi forts que ce que l’on pouvait craindre initialement » conclut M. Repacholi.

L’estimation relative au nombre de décès à terme qui figure dans le rapport est très inférieure aux hypothèses antérieures largement reprises par les médias, selon lesquelles les radio-expositions allaient entraîner la perte de dizaines de milliers de vies humaines. Cependant, le chiffre de 4 000 n'est pas très éloigné des estimations faites en 1986 par des scientifiques soviétiques, selon Mikhail Balonov, spécialiste des rayonnements à l'Agence internationale de l'énergie atomique, à Vienne, qui travaillait dans l'ex-Union soviétique au moment de l'accident.

En ce qui concerne les incidences sur l'environnement, les rapports des scientifiques sont également rassurants, car leurs évaluations révèlent qu'à l'exception de la zone fortement contaminée de 30 km de rayon autour du réacteur, toujours interdite d’accès, de certains lacs fermés et de forêts d’accès limité, les niveaux de rayonnements sont, pour la plupart, redevenus acceptables. « Dans la plupart des zones, les problèmes sont économiques et psychologiques, pas sanitaires ni environnementaux » déclare M. Balonov, secrétaire scientifique du Forum Tchernobyl qui participe aux initiatives visant à un retour à la normale depuis la catastrophe.

Recommendations

Le rapport recommande de concentrer les efforts d'assistance sur les zones fortement contaminées et de redéfinir les programmes gouvernementaux pour aider ceux qui sont vraiment dans le besoin. Il est suggéré de substituer aux programmes qui encouragent une ‘dépendance’ et une mentalité de ‘victime’ des initiatives qui ouvrent des perspectives, soutiennent le développement local et redonnent aux gens confiance en l’avenir.

Sur le plan de la santé, le rapport du Forum préconise de continuer à suivre de près les travailleurs ayant souffert d’un syndrome d'irradiation aiguë et les autres membres des équipes d’intervention fortement exposés. Il recommande aussi un contrôle ciblé des enfants traités au radio-iode pour un cancer de la thyroïde et des travailleurs ayant reçu des doses élevées pendant les opérations d’assainissement qui sont atteints de cancers non thyroïdiens. Toutefois, l'efficacité des programmes de contrôle en cours devrait être évaluée par rapport à leurs coûts, car l'incidence des cancers de la thyroïde spontanés augmente fortement à mesure que la population cible vieillit. En outre, l’établissement de registres du cancer très fiables doit bénéficier d'un appui continu des gouvernements.

En ce qui concerne l'environnement, le rapport préconise un suivi à long terme des radionucléides du césium et du strontium pour évaluer l'exposition des êtres humains et la contamination des aliments et pour analyser l'impact des mesures correctives et des mesures prises pour réduire la radioactivité. Il faut donner des informations plus complètes au public sur la présence de substances toujours radioactives dans certains produits alimentaires et sur les méthodes de préparation des aliments qui réduisent l’incorporation de radionucléides. Dans certaines régions, des restrictions à la cueillette de certains produits sauvages sont toujours nécessaires.

Toujours en ce qui concerne la protection de l’environnement, le rapport du Forum préconise de mettre en œuvre un programme de gestion intégrée des déchets provenant du sarcophage, du site de la centrale de Tchernobyl et de la zone d’exclusion pour que des mesures de gestion cohérentes puissent être appliquées et que des capacités d’accueil pour tous les types de déchets radioactifs puissent être créées. Il faut traiter les problèmes d’entreposage et de stockage définitif des déchets dans toute la zone d’exclusion de manière globale.

M. Balonov souligne que dans les zones où l’exposition des êtres humains est faible, aucune mesure corrective n’est nécessaire. « Si nous ne prévoyons pas d’incidences sur la santé et l’environnement, nous ne devrions pas gaspiller nos ressources et nos efforts sur des zones faiblement contaminées qui ne sont pas prioritaires, mais les concentrer sur les vrais problèmes » ajoute-t-il.

Notant que de larges segments de la population, particulièrement dans les zones rurales, ne disposent toujours pas d’informations précises, le rapport insiste en particulier sur la nécessité de trouver de meilleurs moyens d’informer le public et de surmonter le problème du manque de crédibilité qui a entravé les initiatives antérieures. Des informations précises sont disponibles depuis des années, mais soit elles ne sont pas parvenues aux personnes qui en ont besoin, soit les gens ne les ont pas crues et acceptées et donc n’en ont pas tenu compte.

Le rapport recommande de cibler les informations sur des publics précis, notamment les responsables locaux et le personnel de santé, de définir une stratégie plus large qui encourage des modes de vie sains et de diffuser des informations sur les moyens de réduire les expositions internes et externes aux rayonnements et de s’attaquer aux principales causes de maladie et de mortalité.

Sur le plan socio-économique, il recommande une nouvelle approche en matière de développement qui aide les personnes à « prendre en main leur vie et leur environnement pour maîtriser leur avenir ». Il affirme que les gouvernements doivent rationaliser et recentrer les programmes relatifs à Tchernobyl en définissant des indemnisations mieux ciblées, en supprimant celles inutilement accordées aux habitants des zones les moins contaminées, en améliorant les soins de santé primaires, en favorisant des techniques sûres de production alimentaire et en encourageant les investissements et le développement du secteur privé, notamment de petites et moyennes entreprises.

M. Vinton note que « le plus important est la nécessité de diffuser des informations précises sur des modes de vie sains et d’établir des règles plus élaborées pour promouvoir de petites entreprises en milieu rural. Le vrai danger, c’est la pauvreté. Nous devons prendre des mesures pour aider les gens à se prendre en charge ».

Tchernobyl : l’ampleur réelle de l’accident

20 ans après, un rapport d’institutions des Nations Unies donne des réponses définitives et propose des moyens de reconstruire des vies

Réponse à des questions restées longtemps en suspens

A quel niveau de rayonnement les gens ont-ils été exposés à la suite de l’accident ?

À l’exception du personnel sur le site du réacteur et des membres des équipes d’intervention exposés le 26 avril, la plupart des travailleurs chargés d’assurer le retour à la normale et ceux qui vivent dans les zones contaminées ont reçu des doses d’irradiation à l’organisme entier relativement faibles, comparables aux niveaux du fond naturel de rayonnement et inférieures aux doses moyennes que reçoivent les gens qui vivent dans certaines parties du monde où le fond naturel de rayonnement est élevé.

Pour la majorité des cinq millions d’habitants des zones contaminées, les expositions se situent dans la limite de dose recommandée pour le public ; toutefois 100 000 personnes environ reçoivent encore des doses supérieures. L’assainissement de ces zones et l’application de contre-mesures agricoles se poursuivent. Les niveaux d’exposition vont continuer à baisser lentement mais la plus grande partie de l’exposition résultant de l’accident est advenue.

Combien de gens sont morts et combien devraient mourir à l’avenir ?

Il y aurait au total quelque 4 000 décès, parmi les membres des équipes d’intervention et les habitants des zones les plus contaminées, d’ores et déjà imputables à Tchernobyl ou qui devraient se produire à l’avenir. Ce chiffre comprend la cinquantaine de membres des équipes d’intervention décédés des suites du syndrome d’irradiation aiguë, neuf enfants morts d’un cancer de la thyroïde et 3 940 décès en tout dus à un cancer-radio induit ou à une leucémie parmi les 200 000 membres des équipes d’intervention entre 1986 et 1987, les 116 000 personnes évacuées et les 270 000 habitants des zones les plus contaminées (soit environ 600 000 personnes au total). Ce sont ces trois grandes cohortes qui ont reçu des doses de rayonnement supérieures parmi toutes les personnes exposées aux rayonnements à la suite de l’accident de Tchernobyl.

Selon les estimations, 4 000 décès supplémentaires pourraient survenir pendant la durée de vie des quelque 600 000 personnes en question. Comme un quart d’entre elles environ mourront des suites d’un cancer spontané ne résultant pas de l’accident de Tchernobyl, il sera difficile d’observer l’augmentation d’environ 3 % imputable aux rayonnements. Toutefois, dans les cohortes les plus exposées des membres des équipes d’intervention et des travailleurs chargés d’assurer le retour à la normale, on a constaté une augmentation de certains types de cancer (la leucémie par exemple).

La confusion qui existe quant à l’impact de l’accident vient du fait que des milliers d’habitants des zones touchées sont décédés de mort naturelle. En outre, du fait que la population locale s’attend généralement à avoir un bilan de santé mauvais et qu’elle a tendance à mettre tous les problèmes de santé sur le compte de l’exposition aux rayonnements, elle a supposé que les décès imputables à l’accident de Tchernobyl étaient beaucoup plus nombreux qu’ils ne le sont réellement.

Quelles maladies se sont déjà déclarées ou risquent de se déclarer à l’avenir ?

Les habitants qui ont consommé des denrées contaminées à l’iode radioactif dans les jours qui ont suivi immédiatement l’accident ont reçu des doses à la thyroïde relativement élevées. Ceci est tout particulièrement vrai des enfants qui ont bu du lait de vaches qui avaient mangé de l’herbe contaminée. Le fait que l’iode se concentre dans la thyroïde explique dans une large mesure l’incidence élevée du cancer de la thyroïde chez les enfants.

Plusieurs études récentes font état d’une légère augmentation de l’incidence de la leucémie chez les membres des équipes d’intervention mais pas chez les enfants ni chez les adultes qui vivaient dans les zones contaminées. Une faible augmentation des cancers solides et peut-être de maladies du système circulatoire a été relevée mais doit être évaluée plus en détail en raison de l’influence indirecte possible de facteurs tels que le tabac, l’alcool, le stress et un mode de vie malsain.

Y a-t-il ou y aura-t-il des effets héréditaires ou des effets sur les organes reproducteurs?

En raison des doses relativement faibles reçues par les habitants des zones contaminées, aucune indication ni probabilité d’une diminution de la fertilité n’a pu être établie ni chez les hommes ni chez les femmes. Par ailleurs, les doses étant si faibles, il a été impossible d’établir la preuve de quelconques effets sur le nombre d’enfants morts-nés, de grossesses non menées à terme, de complications à l’accouchement ou sur l’état de santé général des enfants. Il semble que l’augmentation modeste mais régulière des malformations congénitales signalées tant dans les zones contaminées que dans les zones non contaminées du Bélarus soit liée à une amélioration de la qualité des rapports établis sur la question et non aux rayonnements.

Est-ce que le traumatisme d’un relogement rapide a provoqué des troubles psychologiques ou mentaux persistants ?

Des symptômes de stress, de dépression, d’anxiété et autres symptômes physiques médicalement inexpliqués, y compris le sentiment d’être en mauvaise santé, ont été signalés. Le fait que les personnes touchées aient été désignées comme des ‘victimes’ et non comme des ‘survivants’ les a conduites à se considérer elles-mêmes comme des êtres sans défense, faibles et ne maîtrisant pas leur avenir. Cela a suscité chez elles des comportements timorés et une inquiétude exagérée quant à leur santé soit, au contraire, des réactions totalement irresponsables se manifestant par la consommation de champignons, de baies et de gibier provenant des zones toujours classées comme hautement contaminées, par l’abus d’alcool et de tabac et par le vagabondage sexuel non protégé.

Quelles ont été les incidences sur l’environnement ?

Les écosystèmes touchés par Tchernobyl ont été largement étudiés et surveillés ces 20 dernières années. Pendant dix jours après l’accident, des rejets importants de radionucléides ont eu lieu, contaminant plus de 200 000 km² en Europe. L’ampleur du dépôt de radioactivité a varié suivant qu’il pleuvait ou non lors du passage des masses d’air contaminées.

La plupart des isotopes de strontium et de plutonium ont été déposés dans un rayon de 100 km autour du réacteur endommagé. L’iode radioactif était une source d’inquiétude majeure après l’accident mais, comme il a une période courte, il a complètement décru à présent. Le strontium et le césium, qui ont une période plus longue de 30 ans, sont toujours actifs et resteront une source de préoccupation pendant encore des dizaines d’années. Bien que les isotopes de plutonium et l’américium 241 restent radio-actifs pendant peut-être des milliers d’années, leur contribution à l’exposition humaine est faible.

Quelle est l’ampleur de la contamination urbaine ?

Les surfaces à l’air libre, comme les routes, les espaces verts et les toits, ont été les plus contaminées. Les habitants de Pripyat, la ville la plus proche de Tchernobyl, ont été rapidement évacués, ce qui a permis de réduire leur exposition éventuelle à des matières radioactives. Le vent, la pluie et l’activité humaine ont réduit la contamination de surface mais ont entraîné une contamination secondaire des systèmes d’égouts et de boues d’épuration. Le niveau de rayonnement dans l’air au‑dessus des zones habitées est revenu au niveau du fond naturel mais il est resté plus élevé au-dessus des sols nus.

Quel a été le degré de contamination des zones agricoles ?

Les intempéries, la décroissance physique, la migration des radionucléides dans le sol et les baisses de biodisponibilité ont entraîné une réduction sensible du transfert des radionucléides aux plantes et aux animaux. Du fait de son absorption rapide dans le lait à partir de l’herbe et des fourrages, l’iode radioactif a suscité des préoccupations au début et des niveaux élevés ont été signalés dans certaines parties de l’ex-Union soviétique et du sud de l’Europe mais, étant donné la période courte de ce nucléide, les craintes se sont vite apaisées. À l’heure actuelle et sur le long terme, le radiocésium, présent dans le lait, la viande et certains végétaux, reste le plus grand sujet de préoccupation pour l’exposition humaine interne mais, à l’exception de quelques rares zones, les concentrations se situent en deçà des niveaux sûrs.

Quelle est l’ampleur de la contamination forestière ?

Après l’accident, les animaux et la végétation dans les zones de forêt et de montagne ont absorbé une forte quantité de radiocésium, les niveaux d’activité restant longtemps élevés dans les champignons, les baies et le gibier. L’exposition provenant des produits agricoles ayant baissé, l’impact relatif de l’exposition provenant des produits forestiers a augmenté et ne diminuera qu’avec la migration dans le sol et la décroissance lente des matières radioactives. Un transfert élevé de radiocésium du lichen à la viande de renne et aux humains a été observé dans la région arctique et sub-arctique, la viande de renne étant fortement contaminée en Finlande, en Norvège, en Russie et en Suède. Les gouvernements concernés ont imposé des restrictions à la chasse, notamment en programmant l’ouverture de la saison de chasse à la période où la chair des animaux est moins contaminée.

Quelle est l’ampleur de la contamination dans les systèmes aquatiques ?

La contamination des eaux de surface à travers la plupart de l’Europe a baissé rapidement grâce à la dilution, à la décroissance physique, et à l’absorption de radionucléides dans les sédiments du fond et dans les sols des bassins versants. Toutefois, en raison de la bio-accumulation dans la chaîne alimentaire aquatique, on a trouvé des concentrations élevées de radiocésium dans des poissons provenant de lacs aussi éloignés que ceux d’Allemagne et de Scandinavie. Les niveaux comparables de radiostrontium, élément qui se concentre dans les arêtes et non dans les muscles, n’ont pas été significatifs pour les humains. Les niveaux dans le poisson et les eaux sont actuellement bas, sauf dans les zones où se trouvent des lacs ‘fermés’ sans déversoir. Dans ces lacs, les niveaux de radiocésium contenu dans le poisson resteront élevés pendant des décennies et les restrictions imposées à la pêche devraient donc y être maintenues.

Quelles contre-mesures environnementales et autres mesures correctives ont été prises ?

La contre-mesure agricole la plus efficace prise dès le début a été de retirer de l’alimentation animale l’herbe des pâturages contaminés et de surveiller les niveaux de rayonnement dans le lait. Le traitement des terres pour les cultures fourragères, les fourrages ‘propres’ et l’emploi de liants de césium (qui empêchent le transfert de radiocésium des fourrages au lait) ont permis de réduire considérablement la contamination et de continuer à pratiquer l’agriculture, encore qu’un accroissement de la teneur en radionucléides des produits végétaux et animaux ait été mesuré depuis le milieu des années 90, lorsque les problèmes économiques ont obligé à réduire les traitements. L’utilisation de certaines terres agricoles dans les trois pays concernés est interdite tant que des mesures correctives n’auront pas été prises.

Un certain nombre de mesures appliquées aux forêts dans les pays touchés et en Scandinavie ont permis de réduire l’exposition des êtres humains, notamment les restrictions imposées à l’accès à certaines zones de forêts, à la récolte de produits comestibles comme le gibier, les baies et les champignons et au ramassage public de bois de chauffage, parallèlement aux nouvelles mesures prises au niveau de la chasse pour éviter la consommation de viande de gibier lorsque les niveaux saisonniers de radiocésium risquent d’être élevés. Les faibles niveaux de revenus dans certaines régions poussent la population locale à ignorer ces règles.

Quels ont été les effets radio-induits sur les plantes et les animaux ?

On a constaté un accroissement de la mortalité des conifères, des invertébrés et des mammifères et une perte de la capacité de reproduction végétale et animale dans les zones à forte exposition sur un rayon de 20 à 30 kilomètres. Au-delà de cette zone, aucun effet radio-induit aigu n’a été signalé. La réduction des niveaux d’exposition a permis aux populations biologiques de se rétablir, bien que l’on ait constaté des effets génétiques des rayonnements dans les cellules somatiques et germinales de plantes et d’animaux. L’interdiction d’activités agricoles et industrielles dans la zone d’exclusion a permis à de nombreuses populations végétales et animales de se propager et a créé paradoxalement un ‘sanctuaire unique de biodiversité’.

Est-ce que le démantèlement du sarcophage et la gestion des déchets radioactifs posent de nouveaux problèmes environnementaux ?

Le sarcophage protecteur a été érigé très vite, ce qui explique certaines imperfections de la structure elle-même et n’a pas permis de rassembler toutes les données sur la stabilité de la tranche du réacteur endommagée. En outre, certains éléments structurels du sarcophage se sont corrodés en 20 ans. Le principal danger que pourrait présenter le sarcophage est l’effondrement de ses structures supérieures qui entraînerait un rejet de poussière radioactive.

Ces structures instables ont été renforcées récemment et la construction d’une nouvelle enveloppe de confinement sûre destinée à recouvrir le sarcophage actuel va démarrer bientôt. Cette enveloppe, conçue pour tenir plus d’un siècle, permettra le démantèlement du sarcophage actuel, l’enlèvement de la masse de combustible radioactif de la tranche endommagée et, à terme, le déclassement du réacteur endommagé.

Il reste à définir une stratégie globale pour la gestion des déchets de haute activité et de longue période qui proviennent d’anciennes activités de dépollution. Une grande quantité de ces déchets a été entreposée provisoirement dans des tranchées et des décharges qui ne répondent pas aux prescriptions en vigueur en matière de sûreté des déchets.

Quel a été le coût économique ?

En raison des politiques appliquées à l’époque de l’explosion et compte tenu de l’inflation et des bouleversements économiques qui ont suivi l’éclatement de l’Union soviétique, il n’a pas été possible de calculer les coûts exacts. Une série d’estimations effectuées dans les années 90 ont chiffré les coûts étalés sur 20 ans à des centaines de milliards de dollars. Ces coûts couvrent les dégâts directs, les dépenses liées à la remise en état et à l’atténuation des effets, le relogement des gens, la protection sociale et les soins de santé de la population touchée, la recherche sur l’environnement, sur la santé et sur la production d’aliments ‘propres’, la surveillance radiologique ainsi que les pertes indirectes dues à l’interdiction de l’utilisation de terres agricoles et de forêts et à la fermeture d’installations agricoles et industrielles, mais aussi des coûts additionnels comme l’annulation du programme électronucléaire bélarussien et le surcoût énergétique occasionné par la perte de production d’électricité en provenance de Tchernobyl. Les coûts ont lourdement grevé les budgets des trois pays concernés.

Quelles ont été les principales conséquences pour l’économie locale ?

L’agriculture a été le secteur le plus durement touché, 784 320 hectares de terres ayant été interdits à la production agricole. La production de bois a été interrompue sur 694 200 hectares de forêt. Des mesures correctives ont permis de produire des aliments ‘propres’ dans de nombreuses régions mais ont entraîné une augmentation des coûts imputable à l’emploi d’engrais, d’additifs et de procédés de culture spéciaux. Même là où l’agriculture et l’élevage sont sans risque, la connotation négative que revêt le nom de Tchernobyl a posé des problèmes de marketing et a entraîné une chute des revenus, une baisse de la production et la fermeture d’installations. Parallèlement, les bouleversements dus à l’effondrement de l’Union soviétique, à la récession et aux nouveaux mécanismes de marché ont nui à l’économie de la région et se sont traduits par une baisse du niveau de vie, le chômage et une pauvreté accrue. Toutes les régions agricoles, quelles aient été touchées par les rejets radioactifs ou non, se sont avérées vulnérables.

La pauvreté est particulièrement aiguë dans les zones touchées. Les salaires des ouvriers agricoles sont généralement bas et les emplois en dehors de l’agriculture sont limités. Un grand nombre d’ouvriers qualifiés et diplômés, surtout des jeunes, ont quitté la région. Qui plus est, le climat des affaires n’est pas propice à la création d’entreprises et l’investissement privé est modeste.

Quel impact Tchernobyl et l’après-Tchernobyl ont-ils eu sur les communautés locales ?

Plus de 350 000 personnes ont été relogées en dehors des zones les plus contaminées, dont 116 000 immédiatement après l’accident. Même après avoir eu des indemnisations, un logement gratuit et le choix de leur nouveau domicile, l’expérience a été traumatisante pour un grand nombre des personnes évacuées, qui se sont retrouvées sans travail et qui ont le sentiment de ne plus avoir de place dans la société. Les enquêtes montrent que ceux qui sont restés ou qui sont retournés chez eux vivaient mieux l’après-Tchernobyl que ceux qui ont été relogés. Les tensions entre les nouveaux arrivés et la population d’origine dans les villages de relogement ont aussi contribué à l’ostracisme ressenti par les premiers. La structure démographique des zones touchées s’est dégradée car beaucoup d’ouvriers qualifiés, diplômés et ayant l’esprit d’entreprise, souvent des jeunes, ont quitté la région en laissant derrière eux une population âgée qui ne possède guère les qualités requises pour remettre l’économie en route.

Étant donné le vieillissement de la population, il y a plus de décès que de naissances, ce qui renforce le sentiment que ces zones sont des endroits dangereux. Même lorsque les salaires y sont élevés, les écoles, les hôpitaux et les autres services publics de base manquent de spécialistes qualifiés.

Quelles ont été les incidences sur les individus ?

D’après le rapport du Forum sur la santé, l’impact de Tchernobyl sur la santé mentale est le plus grand problème de santé publique que l’accident ait provoqué à ce jour. Les habitants des zones touchées ont une perception négative de leur état de santé et de leur situation, exacerbée par un sens exagéré du risque sanitaire que la radio‑exposition leur fait courir et par la conviction que leur espérance de vie est réduite. Rien n’indique que l’anxiété concernant les effets sanitaires des rayonnements est en train de diminuer, au contraire. L’espérance de vie est en baisse dans toute L’ex-Union soviétique à cause des maladies cardiovasculaires, des blessures et des empoisonnements, mais pas à cause des maladies radio‑induites.

Comment les gouvernements ont-ils réagi ?

Les programmes de relogement et de réhabilitation lancés à l’époque de l’Union soviétique n’ont pas pu être maintenus après 1991 et le financement de projets a diminué, de sorte que de nombreux projets n’ont pas pu être achevés ou ont dû être abandonnés et qu’un grand nombre des prestations promises ont manqué de financement. En outre, des indemnisations ont été allouées à des catégories très larges de ‘victimes de Tchernobyl’, finissant par couvrir jusqu’à sept millions de personnes qui reçoivent déjà ou qui peuvent prétendre à recevoir des retraites, des primes spéciales et des prestations maladie, y compris des vacances gratuites et des indemnités garanties. Les prestations accordées aux victimes de Tchernobyl privent de ressources d’autres secteurs des dépenses publiques, mais une réduction de ces indemnisations ou un ciblage limité aux groupes à haut risque est impopulaire et pose des problèmes politiques.

Vu la réduction notable des niveaux de rayonnement au cours des 20 dernières années, les gouvernements doivent revoir la classification des zones contaminées. De nombreuses zones considérées auparavant comme zones à risque sont en fait propres à l’habitation et à la mise en culture. Les classifications actuelles sont beaucoup plus restrictives que ne le justifient les niveaux de rayonnement démontrés.

Le rapport souligne la nécessité d’affiner les priorités et de rationaliser les programmes pour atteindre ceux qui sont le plus dans le besoin, tout en rappelant qu’une réallocation des ressources risque de susciter une ‘vive résistance de la part de ceux qui en bénéficient déjà’. Il est suggéré entre autres que le droit à des indemnisations soit ‘racheté’ en échange d’une somme forfaitaire destinée à financer le démarrage de petites entreprises.

http://www.who.int/mediacentre/news/releases/2005/pr38/fr/index1.html

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simple-touriste Membre 1215 messages
Forumeur alchimiste‚
Posté(e)

"En janvier 2010, l'Académie des sciences de New York (NYAS) a publié"

Peux-tu préciser dans quelles conditions et ce qu'il faut penser de ce torche-cul?

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