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Qu'est ce que la philosophie?

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liloupia Membre 33 messages
Forumeur balbutiant‚ 32ans
Posté(e)

"Le philosophe ne peut pas se spécialiser dans tel ou tel aspect de la philosophie parce qu’il regarde l’homme. L’homme n’est pas d’abord l’affaire de spécialistes, faire de la philosophie, c’est chercher à vivre pleinement notre vie d’homme, chercher à la vivre avec intelligence. C’est pourquoi la philosophie n’est pas réservée à une élite, à un petit cercle universitaire. Chacun, à son rythme peux y avoir accès. Chercher à comprendre l’homme n’est pas une petite affaire. "Connais-toi, toi-même" disait Socrate. La philosophie doit apporter à l’homme une connaissance profonde de ce qu’il est avec ses grandeurs, ses limites, ses erreurs. La philosophie a une fonction dévoilante. Il faut aller toujours plus loin, approfondir, découvrir ce qui n’est pas immédiatement donné ou évident.

La philosophie doit permettre à l’intelligence d’être plus elle-même, de voir tout ce qui est, avec un discernement plus grand, une pénétration plus profonde. Cette recherche de la vérité sur l’homme n’était pas abstraite. "

C'est un petit extrait du témoignage d'un ami philosophe. Je le trouve plutot interessant!

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Talon Membre 1 722 messages
Forumeur alchimiste‚ 72ans
Posté(e)

Et je ne vois rien à ajouter. Philosophie, c'est amour de la sagesse. Pour les premiers philosophes (Thalès et Pythagore) elle consistait en la physique, la logique, puis la morale. Toujours en ayant pour but la vérité.

Modifié par Talon

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deja-utilise Membre 4 575 messages
If you don't want, you Kant... ‚
Posté(e)

Rappel:

nothing.pngdeja-utilise, le 01 janvier 2014 - 17:32, dit :

extraits:

" Le mot « philosophie » (du grec ancien φιλοσοφία - composé de φιλεῖν : « aimer », et de σοφία : 1. habileté manuelle ; 2. savoir, science ; 3. sagesse pratique ; d'où : 1. sagesse [en général] ; 2. habileté, ruse [en mauvaise part] ; donc, « la sagesse » -, c'est-à-dire littéralement : « l'amour de la sagesse ») désigne une activité et une discipline existant depuis l'Antiquité en Occident et se présentant comme un questionnement, une interprétation et une réflexion sur le monde et l'existence humaine, ou encore comme un savoir systématique. Différents buts peuvent lui être attribués, de la recherche de la vérité, et de la méditation sur le bien et le beau, à celle du sens de la vie, et du bonheur, mais elle consiste plus largement dans l'exercice systématique de la pensée et de la réflexion. Ancrée dès ses origines dans le dialogue et le débat d'idées, la philosophie peut également se concevoir comme une activité d'analyse, de définition, de création ou de méditation sur des concepts.

À la différence des sciences naturelles, des sciences formelles et des sciences humaines, auxquelles elle est intimement liée par son histoire, la philosophie ne se donne pas un objet d'étude particulier et unique. On trouve toutefois au sein de la philosophie des domaines d'étude distincts, tels la logique, l’éthique, la métaphysique, la philosophie politique et la théorie de la connaissance. Au cours de l’histoire, d’autres disciplines se sont jointes à ces branches fondamentales de la philosophie, comme l’esthétique, la philosophie du droit, la philosophie des sciences (appelée aussi épistémologie), la philosophie de l'esprit, l’anthropologie philosophique, ou la philosophie du langage.

Malgré les difficultés que comporte cette entreprise, il est possible de distinguer certaines grandes caractéristiques positives de la méthode philosophique. La philosophie se comprend comme un travail critique. C'est une de ses définitions les plus courantes. Cette critique n’est cependant jamais purement et simplement négative. Elle a pour but de créer de nouvelles certitudes et de corriger les fausses évidences, les illusions et erreurs du sens commun ou de la philosophie elle-même. Socrate, par exemple, interrogeait ses contemporains et les Sophistes afin de leur montrer leurs contradictions et leur incapacité à justifier ce qui leur semblait évident12. Descartes13 est à l'époque moderne le meilleur représentant de cette conception de la philosophie, car, selon lui, seul un doute radical et général pouvait être le fondement d'une pensée parfaitement rigoureuse et indubitable.

La philosophie est souvent caractérisée comme un travail sur les concepts et notions, un travail de création de concepts permettant de comprendre le réel, de distinguer les objets les uns des autres et de les analyser, mais aussi un travail d'analyse des concepts et de leurs ambiguïtés14. Elle a très tôt15 reconnu les problèmes que posent les ambiguïtés du langage. De nos jours la philosophie analytique donne elle aussi une grande place à ce problème.

En outre, à la différence des sciences, la délimitation des méthodes et du domaine de la philosophie fait partie de la philosophie elle-même. Chaque penseur se doit d'indiquer quels problèmes il souhaite éclairer, et quelle sera la méthode la plus adaptée pour résoudre ces problèmes. Il faut en effet bien voir qu'il y a une unité profonde des problèmes philosophiques et de la méthode philosophique. Il ne faut donc pas voir l'instabilité des méthodes et des thèmes philosophiques comme une faiblesse de la discipline, mais plutôt comme un trait caractéristique de sa nature. Ainsi, la philosophie est une sorte de retour critique du savoir sur lui-même, ou plus précisément une critique rationnelle de tous les savoirs (opinions, croyances, art, réflexions scientifiques, etc.), y compris philosophiques - puisque réfléchir sur le rôle de la philosophie c'est entamer une réflexion philosophique16.

Enfin, la philosophie est une discipline déductive et rationnelle. Elle n'est pas simple intuition ou impression subjective, mais demeure inséparable de la volonté de démontrer par des arguments et déductions ce qu’elle avance : elle est volonté de rationalité. C'est même la rupture des présocratiques avec la pensée religieuse (mythologie) de leur époque, et leur rapport aux dieux grecs qui est considérée traditionnellement comme le point marquant de la naissance de la philosophie. Ce souci de démontrer et de livrer une argumentation se retrouve au cours de toute l'histoire de la philosophie. Qu'on songe aux discussions éristiques durant l'Antiquité, à l'intérêt que portent les philosophes à la logique depuis Aristote, mais aussi, au Moyen Âge, au souci de donner à la philosophie la rigueur démonstrative des mathématiques (comme chez Descartes ou Spinoza) ou à l'importance qu'accorde la philosophie analytique de nos jours à la rigueur et à la clarté argumentatives. Malgré cette tendance profonde, la philosophie contemporaine a vu se développer une critique radicale de la raison, que ce soit chez Nietzsche, Heidegger, ou encore Adorno : la rationalité même s'est donc trouvée mise en débat par la philosophie17.

La méthode est un ensemble de prescriptions relatives au déroulement optimal d'une activité. Cette dernière peut être soit une pratique collective assez complexe, comme la gestion de la communauté politique (« méthode démocratique »), soit la résolution d'un problème théorique spécifique (« méthode diagonale de Cantor », « méthode des tables sémantiques »). Le concept de méthode est historiquement lié au problème de l'acquisition de la certitude dans le champ cognitif. Pour Socrate, l'activité qui vise la connaissance est, comme tout autre art obligée de se conformer à certaines règles. Dans les dialogues platoniciens, Socrate semble pleinement conscient du rapport qui existe entre la validité d'une connaissance et la modalité de son acquisition : c'est d'ailleurs là l'essence de toute position qui reconnaît à la méthode une importance prédominante. La maïeutique de Socrate ainsi que la méthode dialectique dans les diverses présentations qu'on peut en donner à partir des dialogues platoniciens sont des procédures visant à éviter l'erreur dans l'analyse des concepts, et tout particulièrement la forme d'erreur qui réside dans l'acceptation tacite ou inconsciente des préjugés et des présupposés. "

Ce message a été modifié par deja-utilise - 23 janvier 2014 - 07:18.

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Slkpax Membre 1 047 messages
Forumeur alchimiste‚
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Voilà, oui, amour de la sagesse, et amour de l'amour de la Sagesse.

Slkpax

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Invité Dompteur de mots
Invité Dompteur de mots Invités 0 message
Posté(e)

Thèse:

- Le besoin philosophique de se questionner naît du manque de clarté intérieure.

- Le manque de clarté intérieure découle du fait que les acquis moraux sont devenus inefficaces et inadaptés aux aspirations individuelles – il en résulte une confusion des actes et des pensées.

- Le manque de clarté intérieure favorise le développement de la vie contemplative et réflexive, au détriment de la vie active. L’être fortifie son maillon faible.

- Par la vie réflexive, l’être cherche à se situer, en retirant une à une les couches de pensée morale qui l’habitent, en démontant ses croyances accumulées grâce au raisonnement et à l’observation du monde.

- L’être n’acquiert aucune vérité mais seulement la joie de se construire sur ses propres raisonnements. Cette joie constitue en soi une forme de clarté.

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deja-utilise Membre 4 575 messages
If you don't want, you Kant... ‚
Posté(e)

Thèse2:

- La peur est la plus grande motivation des animaux, y compris l'Homme.

- L'inconnu, l'incompréhensible, le manque de solution/réponse engendre un état de peur plus ou moins prononcé, selon les individus, et non compensé.

- Chez certains, cette énergie intérieure engendrée par l'émotion d'effroi, conduira à chercher des réponses, pour résorber cette angoisse/souffrance, et comme le souligne Socrate, le "plaisir" vient de la suppression de la souffrance, il donne pour ce faire, celui de la démangeaison, la sensation "agréable" vient après s'être gratté, après avoir éliminé le mal/les maux. Mais revers de la médaille, la quête de réponse suscite le questionnement, qui augmente aussi l'inconnu, repoussant sans cesse les frontières, s'auto-alimentant, en même temps qu'il soulage, le questionnement-réponse s'auto-entretient sans fin, ce qui n'empêche pas des moments de bien-être lors de trouvaille, d'une pause pour une étape franchie, d'un bastion renversé, d'une impression d'aboutissement.

La philosophie partage ceci de commun avec le progrès, c'est que plus on progresse/évolue, moins on en ressent les bénéfices, les bienfaits, il faut donc aussi être conscient que le plus important ce n'est pas le bout/extrémité/but de notre recherche, mais le chemin pris à chaque instant! Il ne faut pas avoir peur, se convaincre, que notre travail restera toujours inachevé, et apprendre à se contenter d'un certain niveau, sans oublier de vivre/profiter des choses simples/agréables raisonnablement, ce qu'Épicure avait préconisé en son temps, les extrêmes sont néfastes tôt ou tard.

Modifié par deja-utilise

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Blaquière Membre 5 076 messages
Forumeur alchimiste‚
Posté(e)

"- La peur est la plus grande motivation des animaux, y compris l'Homme."

Moi, je dirais plutôt la tension sexuelle, comme chez les araignées ou les mentes religieuses qui n'hésitent pas à aller à l'abattoir pour copuler...

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tison2feu Membre 1 882 messages
Forumeur alchimiste‚
Posté(e)

Thèse2:

- La peur est la plus grande motivation des animaux, y compris l'Homme.

- L'inconnu, l'incompréhensible, le manque de solution/réponse engendre un état de peur plus ou moins prononcé, selon les individus, et non compensé.

Il faudrait, cher Déjà-U, peaufiner ta première formulation relative à la peur, en tant qu'émotion de base.

S'il est vrai que l'émotion est vecteur d'action, il s'agit seulement de tendance à l'action. Mais l'homme, en tant qu'animal, est tributaire d'un autre vecteur d'action plus puissant, à savoir l'instinct (oui, monsieur Blaquière) qui impose quant à lui un certain type de comportement. La peur est-elle à l'origine de la pulsion sexuelle ?

Au contraire de l'instinct, la peur permettra une accommodation particulièrement flexible à l'environnement, et ce via un découplage du stimulus et du comportement. Le corps est paralysé un instant afin de nous laisser le temps (temps de latence) de décider de la réaction appropriée.

C'est précisément ici que les différences individuelles prendront tout leur sens, comme si le philosophe avait quant à lui tendance à prolonger ce temps de latence afin de mettre en oeuvre une stratégie plus pointue d'ajustement face à certains états émotionnels ou à un certain manque de clarté intérieure. Partant de là, nous pouvons passer soit à ta "thèse", soit à la "thèse" de DdM.

Modifié par tison2feu

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deja-utilise Membre 4 575 messages
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Posté(e)

"- La peur est la plus grande motivation des animaux, y compris l'Homme."

Moi, je dirais plutôt la tension sexuelle, comme chez les araignées ou les mentes religieuses qui n'hésitent pas à aller à l'abattoir pour copuler...

L'attraction/instinct sexuelle c'est comme l'appétit, ça s'en va et ça revient plus ou moins cycliquement, ce n'est pas ce qui dirige en permanence toute la vie, bien que lorsque c'est son tour, cela prend une grande importance pour l'être en question. La peur engendre des décisions, des interrogations, d'être supprimée, mais il n'y a pas d'organe spécifique comme exutoire, et cela débouche sur bien plus d'ouverture/d'embranchements/de possibilités.

Quand on regarde bien comment nos actions ont pris naissance, on y trouvera bien souvent l'évitement de la peur, ou son corolaire la prise de plaisir qui n'est autre que l'autre face de la même réalité. Il y d'autres pulsions de vie, que la sexualité, en cela je rejoins plus volontiers JUNG que FREUD.

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deja-utilise Membre 4 575 messages
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Posté(e)

Il faudrait, cher Déjà-U, peaufiner ta première formulation relative à la peur, en tant qu'émotion de base.

S'il est vrai que l'émotion est vecteur d'action, il s'agit seulement de tendance à l'action. Mais l'homme, en tant qu'animal, est tributaire d'un autre vecteur d'action plus puissant, à savoir l'instinct (oui, monsieur Blaquière) qui impose quant à lui un certain type de comportement. La peur est-elle à l'origine de la pulsion sexuelle ?

Au contraire de l'instinct, la peur permettra une accommodation particulièrement flexible à l'environnement, et ce via un découplage du stimulus et du comportement. Le corps est paralysé un instant afin de nous laisser le temps (temps de latence) de décider de la réaction appropriée.

C'est précisément ici que les différences individuelles prendront tout leur sens, comme si le philosophe avait quant à lui tendance à prolonger ce temps de latence afin de mettre en oeuvre une stratégie plus pointue d'ajustement face à certains états émotionnels ou à un certain manque de clarté intérieure. Partant de là, nous pouvons passer soit à ta "thèse", soit à la "thèse" de DdM.

J'espère avoir commencé avec Blaquière, mais je vais poursuivre avec toi!

L'émotion, et autres sensations, ne sont pas des vecteurs, mais les moteurs de nos actions, il suffit de se rappeler la chienne de Pavlov privée de tous ses sens, elle passait tout son temps à ne rien faire, hormis s'alimenter de temps en temps ( instinct de survie => peur innée de la mort ).

Si tu n'es pas dans l'évitement d'une souffrance ou si tu n'es pas dans la recherche d'un plaisir/satisfaction immédiat ou différé, je ne vois pas bien ce qui te pousserait à l'action? Personne n'agit sans raison.

Toutes les peurs ne conduisent pas à l'inaction instantanée, au contraire parfois la réaction aurait mérité un temps de réflexion/recul, cela dépend de l'individu, de l'environnement et son état d'esprit/humeur au moment des faits.

Le philosophe ne pouvant pas évacuer instantanément/violemment son questionnement, qui le taraude pourtant, n'a d'autre choix que de traiter le "mal" par le "mal", c'est à dire lutter contre une idée avec d'autres idées.

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chris- Membre 1 821 messages
Nihiliste,Solipsiste‚
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Perso, le plus grand des philosophes et le plus sage c'est DIEU le créateur!

Son immense sagesse a guidé une partie mon existence il m'a fait découvrir la vie moi qui était aveugle.

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Talon Membre 1 722 messages
Forumeur alchimiste‚ 72ans
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DU et Blaquière, l'humain possède encore ces trois instincts : conservation et défense, nutrition, procréation. Les deux premiers sont utiles à l'individu, le troisième à l'espèce. La peur, que je comprends comme une panique, différente de la crainte, submerge (comprime dit Bergson) la raison.

"L'intensité des émotions violentes ne doit donc être autre chose que la tension musculaire qui les accompagne. Éliminez toute trace d'ébranlement organique,toute velléité de contraction musculaire ; il ne restera de la colère qu'une idée.

Une frayeur intense s'exprime par des cris, des efforts pour se cacher ou s'échapper, des palpitations et du tremblement. Ces mouvements font aussi partie de la frayeur même ; par eux, la frayeur devient une émotion,susceptible de passer par des degrés différents d'intensité.

Supprimez-les entièrement, et à la frayeur plus ou moins intense succédera une idée de frayeur, la représentation toute intellectuelle d'un danger qu'il importe d'éviter.

Un coup de canon tiré à nos oreilles, une lumière éblouissantes'allumant tout à coup, nous enlèvent pendant un instant la conscience de notre personnalité."

Modifié par Talon

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Blaquière Membre 5 076 messages
Forumeur alchimiste‚
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Oui !

C'est Alain, je crois qui a dit :

"La bâillement occupe toute l'âme."

Et que dire de l'éternuement ?!

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deja-utilise Membre 4 575 messages
If you don't want, you Kant... ‚
Posté(e)

DU et Blaquière, l'humain possède encore ces trois instincts : conservation et défense, nutrition, procréation. Les deux premiers sont utiles à l'individu, le troisième à l'espèce. La peur, que je comprends comme une panique, différente de la crainte, submerge (comprime dit Bergson) la raison.

Je ne remets pas en cause les instincts en tant que tels. Mais nous n'y faisons peu appel au quotidien, une autre chose agit pour nous faire réagir.

Et lorsque je parle de peur, il ne faut pas la limiter à un état de stupeur/torpeur, mais la voir comme quelque chose d'insidieux et d'intensité très variable, par exemple l'étudiant qui a peur de rater son examen, stimule son activité cérébrale pour l'affronter en travaillant suffisamment. Lorsque le patient va voir son médecin-traitant il aura une certaine angoisse pour le compte-rendu de son analyse, lorsque nous montons dans notre auto, nous mettons notre ceinture soit parce que l'on est conscient des risques routiers, soit par peur de rencontrer un gendarme, si je me contraints à aller au travail quotidiennement c'est par peur de ne pas avoir de quoi subvenir à mon existence, si je tente de trouver des réponses à mes questions, c'est toujours à cause de l'effet anxiogène/stressant du questionnement seul ( la curiosité étant de l'autre coté du curseur, car derrière la découverte peut se produire de la satisfaction/joie ).

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Talon Membre 1 722 messages
Forumeur alchimiste‚ 72ans
Posté(e)

DU, c'est un problème de terminologie; ce n'est pas la peur que vous décrivez, mais la crainte qui suscite la prudence. Et la crainte est question d'opinion, pas de danger réel. La peur déclenche une envoi de molécules dans le corps, les vaisseaux sanguins gonflent pour faire circuler plus de sang, les muscles sont "super-oxygénés", les sens sont décuplés (ce qui nous fait sembler le temps plus long). Bref, si l'énergie ainsi emmagasinée n'est pas utilisée, la peur se transforme en colère, colère qui dépense l'énergie et calme le sujet. Mais ce qui est certain, c'est qu'on ne peut pas dire "j'ai peur", mais plutôt "j'ai eu peur". Manque de conscience de soi.

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deja-utilise Membre 4 575 messages
If you don't want, you Kant... ‚
Posté(e)

DU, c'est un problème de terminologie

peur /pœʁ/ féminin

1- Crainte, frayeur, émotion pénible produite par l’idée ou la vue d’un danger.

2- S’emploie avec un sens très atténué dans un grand nombre de phrases où il est clair qu’il ne s’agit pas d’une peur véritable.

Variantes

La peur est grandement classifiée en deux types : peur externe et peur interne.

  • La peur externe est une peur extérieure dont l'individu est motivé d'éviter.
  • La peur interne est une peur intérieure connectée à une émotion souvent négative (ex. : sous-estimation de soi).

La peur peut être décrite selon les émotions ressenties par un individu. Ces émotions varient entre la prudence jusqu'à une extrême phobie et paranoïa. La peur est connectée par un nombre d'états émotionnels et cognitifs incluant l'inquiétude, l'anxiété, la terreur, l'horreur, la panique et la crainte. Les expériences de la peur peuvent se manifester longtemps après avoir été vécues, c'est-à-dire que l'individu peut revivre ses peurs durant des cauchemars, ou durant des nuits de terreur. Certaines pathologies liées à la peur (définies par des peurs irrationnelles et persistantes) peuvent inclure de différents types de troubles anxieux qui sont très répandues, et également certaines maladies sévères comme la phase extrême du trouble bipolaire et certaines formes de schizophrénie.

L'expérience de la méfiance peut être expliquée en tant que sentiment de peur ou de prudence, habituellement en réponse à une personne dangereuse ou peu familière. La méfiance peut survenir lorsque quelque chose ou quelqu'un est remis en question ou inconnu. Par exemple, un individu peut se méfier d'un autre lorsque celui-ci agit d'une manière improbable ou peu commune. La méfiance est également considérée comme une prévoyance et une remise en cause de situations qui peuvent devenir à tout moment effrayantes voire dangereuses.

La terreur est une forme très prononcée de la peur. C'est une sensation de danger imminent. Elle peut également être causée lors d'une phobie. La terreur peut conduire une personne au point de choix irrationnels et d'un comportement atypique. La paranoïa est un terme utilisé pour décrire une psychose de la peur. Celle-ci est expérimenté en tant que sentiment de persécution. La paranoïa est un état d'âme extrême combiné aux cognitions, plus spécifiquement, aux délires. Ce niveau de peur peut indiquer qu'un individu a changé de comportement d'une manière extrême ou mal-adaptée.

Modifié par deja-utilise

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Monkey.D.Luffy Membre 4 868 messages
Forumeur alchimiste‚ 30ans
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L'amour de la sagesse, la recherche de la vérité et le questionnement sur la vie.

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chris- Membre 1 821 messages
Nihiliste,Solipsiste‚
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Un truc en voie de disparition car démodé, obsolète, suranné, qui va disparaître comme les dinosaures ! :p parce que limité par le langage. pour qu'elle s'exprime encore il faudrait lui rajouter les mathématiques et les neurosciences cognitives. Si ces conditions sont réunies. Alors je pense qu'elle pourra donner des vraies réponses concernant le sens et le but de la vie! :hehe:

Modifié par chris-

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maxime0805 Membre 767 messages
Forumeur accro‚ 22ans
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Un truc en voie de disparition car démodé, obsolète, suranné, qui va disparaître comme les dinosaures ! :p parce que limité par le langage. pour qu'elle s'exprime encore il faudrait lui rajouter les mathématiques et les neurosciences cognitives. Si ces conditions sont réunies. Alors je pense qu'elle pourra donner des vraies réponses concernant le sens et le but de la vie! :hehe:

Va lire de la philo au lieu de décréter que c'est dépassé. Tu serais surpris par l'actualité des raisonnements que ces "dinosaures" ont produit !

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chris- Membre 1 821 messages
Nihiliste,Solipsiste‚
Posté(e)

Va lire de la philo au lieu de décréter que c'est dépassé. Tu serais surpris par l'actualité des raisonnements que ces "dinosaures" ont produit !

L'actualité de leur raisonnement en 2014 ? :smile2: Ce sont que des mots ! Ces gens ne connaissaient rien du comportement humain de la chimie du cerveau de la biologie des comportements et des recherches en neurosciences cognitive.aujourd'hui tes copains philosophes sont très largement dépassé par le modernisme de la recherche sur les nouvelles sciences humaines. A Leur décharge ils n'avaient pas encore les outils pour comprendre les mécanismes complexes de la nature de l'homme et du véritable sens de la vie.

un conseil mon gars ne vis pas dans le passé et pense par toi même! :hehe:

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