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Dissidence hongroise : Article 7 ou article 50, il faut choisir !


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oh-dae-soo Membre 802 messages
Forumeur accro‚ 107ans
Posté(e)

Dissidence hongroise : Article 7 ou article 50, il faut choisir !

LE CAS HONGROIS ÉVOLUE DE JOUR EN JOUR :

- TOTALE CONFIRMATION DES ANALYSES DE L’UPR

- SILENCE RADIO DE LE PEN, MÉLENCHON ET DUPONT-AIGNAN, CAR LES ÉVÉNEMENTS PROUVENT QUE LEURS PROGRAMMES BIDON SONT INAPPLICABLES.

source : http://www.romandie.com/news/n/_Barroso_pret_a_utiliser_tous_ses_pouvoirs_face_a_la_Hongrie120120121401.asp

Comme je l’ai déjà souligné, une escalade est en cours entre les cercles européistes et les dirigeants hongrois. La question s’envenime de jour en jour et l’on vient d’apprendre, aujourd’hui 12 janvier 2012, deux informations très importantes :

1)- LA COMMISSION VA ENVOYER DES LETTRES DE MISES EN DEMEURE AU GOUVERNEMENT DE BUDAPEST EN VUE DE DÉFÉRER LA HONGRIE DEVANT LA COUR DE JUSTICE DE L’UE

Par la bouche de son président José Manuel Barroso, la Commission européenne a décidé d’envoyer trois lettres de mise en demeure au gouvernement hongrois, pour lui donner deux mois pour se conformer au droit européen.

Faute de quoi des poursuites seront entamées devant la Cour de Justice de l’Union européenne.

Ce que reproche spécialement la Commission à la Hongrie, ce sont les nouvelles dispositions législatives adoptées qui « portent atteinte à l’indépendance » de la banque centrale du pays.

2)- DES RESPONSABLES EUROPÉISTES MENACENT DE METTRE EN ŒUVRE L’ARTICLE 7 DU TUE À L’ENCONTRE DE LA HONGRIE

Allant déjà plus loin, certains députés européens, comme le chef du groupe libéral-démocrate au Parlement européen Guy Verhofstadt, ont proposé de déclencher l’article 7 du TUE à l’encontre de la Hongrie.

Cet article 7 permet, dans son alinea 3, de suspendre les droits de vote dans l’UE d’un Etat « en cas de violation grave et persistante des valeurs fondamentales » des Vingt-Sept :

ARTICLE 7

« 1. – Sur proposition motivée d’un tiers des États membres, du Parlement européen ou de la Commission européenne, le Conseil, statuant à la majorité des quatre cinquièmes de ses membres après approbation du Parlement européen, peut constater qu’il existe un risque clair de violation grave par un État membre des valeurs visées à l’article 2. Avant de procéder à cette constatation, le Conseil entend l’État membre en question et peut lui adresser des recommandations, en statuant selon la même procédure. Le Conseil vérifie régulièrement si les motifs qui ont conduit à une telle constatation restent valables.

2. – Le Conseil européen, statuant à l’unanimité sur proposition d’un tiers des États membres ou de la Commission européenne et après approbation du Parlement européen, peut constater l’existence d’une violation grave et persistante par un État membre des valeurs visées à l’article 2, après avoir invité cet État membre à présenter toute observation en la matière.

3. – Lorsque la constatation visée au paragraphe 2 a été faite, le Conseil, statuant à la majorité qualifiée, peut décider de suspendre certains des droits découlant de l’application des traités à l’État membre en question, y compris les droits de vote du représentant du gouvernement de cet État membre au sein du Conseil. Ce faisant, le Conseil tient compte des conséquences éventuelles d’une telle suspension sur les droits et obligations des personnes physiques et morales »

CONCLUSION : ARTICLE 7 ou ARTICLE 50, IL FAUT CHOISIR !

Les événements en cours avec la Hongrie confirment en tous points les analyses que j’expose depuis de nombreux mois.

A savoir que c’est un mensonge politicien éhonté que de faire croire aux Français que l’on peut violer les traités européens sans que cela n’entraîne une réaction juridique violente et extrêmement rapide de la Commission européenne et des dirigeants d’une partie au moins des autres États membres de l’UE.

Depuis des mois et des mois, les leurres « souverainistes » (Mme Le Pen et MM. Mélenchon et Dupont-Aignan) sont mis en avant par les médias :

- pour organiser l’omerta sur l’article 50 qui, seul, permet de sortir de l’UE ;

- et pour faire croire aux électeurs que la France pourrait impunément violer telle ou telle disposition des traités européens.

M. Mélenchon affirme ainsi pouvoir « désobéir » [sic] aux traités, tout en restant dans l’UE.

Mme Le Pen affirme tout et son contraire sur l’euro les délocalisations, et Schengen, mais la seule chose qui soit claire, c’est qu’elle refuse de sortir de l’UE

M. Dupont-Aignan affirme vouloir « transformer l’euro en une monnaie commune en restant dans l’UE » [sic].

Ce que prouvent les événements en cours, c’est que si l’un ou l’autre de ces leurres arrivait au pouvoir, il leur arriverait exactement la même chose qu’à la Hongrie aujourd’hui :

a)- moins d’un mois après le début de leur « désobéissance » aux traités, ils recevraient une lettre de mise en demeure de la Commission leur enjoignant de revenir aux engagements des traités,

b)- à défaut d’obtempérer piteusement, la France serait ensuite déférée sous 2 mois devant la Cour de Justice (CJUE), qui, statuant en urgence, imposerait à la France de revenir à ses engagements juridiques et assortirait cette décision de pénalités probables extrêmement lourdes (de l’ordre de plusieurs dizaines de millions d’euros par jour de retard à exécution),

c)- entre temps, de nombreux parlementaires européens et probablement une majorité de dirigeants des autres États-membres de l’UE proposeraient de retirer à la France son droit de vote au sein du Conseil, en vertu de l’article 7 alinea 3.

Mme Le Pen et MM. Mélenchon et Dupont-Aignan n’ayant de toute façon pas proposé aux Français de sortir de l’UE – et se déclarant au contraire résolument en faveur d’une « Autre Europe » – il est aisé de deviner comment cette partie de bras de fer se terminerait : en pantalonnade ! Et la France rentrerait piteusement dans le rang.

Si par extraordinaire ce n’était pas le cas et que l’un d’entre eux décide alors de sortir la France de l’UE, il faut souligner que leur attitude de départ aurait profondément altéré la position de négociation de la France.

Il faut en effet noter que si la disposition de l’article 7 alinea 3 était prise contre la France (retrait du droit de vote de la France au Conseil), on peut se demander si notre pays serait encore habilité à « adresser la notification » nécessaire à ce même Conseil pour obtenir la mise en œuvre de l’article 50 pour sortir de l’UE…

En toute hypothèse, la France aurait alors une position extrêmement fragilisée pour entamer les négociations prévues pour un retrait de l’UE.

Le cas hongrois nous apporte aujourd’hui la preuve :

1) que Mme Le Pen, M. Mélenchon et M. Dupont-Aignan :

soit sont d’une incompétence technique abyssale et qu’ils ignorent ce que sont la CJUE et l’article 7 du TUE,

soit sont des politiciens sans rectitude qui trompent délibérément les électeurs.

Il n’est pas impossible qu’ils soient les deux à la fois.

2)- que l’UPR, seule, voit une nouvelle fois confirmées en totalité ses analyses et ses propositions :

Nous avons choisi, nous, de nous soustraire une bonne fois pour toutes aux menaces de la CJUE et de l’article 7 et au vol de démocratie que représentent les traités européens.

Nous avons, nous, choisi la liberté et cette liberté ne porte qu’un seul numéro : L’ARTICLE 50.

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baillousque Membre 2246 messages
Forumeur alchimiste‚
Posté(e)

Qu'il me soit permis de rappeler ce qui pour moi a mis le feu aux poudres .

A LIRE ATTENTIVEMENT car étrangement on occulte ce texte .

une traduction du préambule de la nouvelle Constitution hongroise. .... faite d'après la traduction anglaise non-officielle disponible en ligne.

<br style="color: rgb(28, 40, 55); font-family: Tahoma, 'Lucida Grande', Helvetica, Verdana, FreeSans, sans-serif; font-size: 14px; line-height: 20px; "><br style="color: rgb(28, 40, 55); font-family: Tahoma, 'Lucida Grande', Helvetica, Verdana, FreeSans, sans-serif; font-size: 14px; line-height: 20px; ">Préambule de la Constitution hongroise du 25 avril 2011Nous, membres de la nation hongroise à l’aube du nouveau millénaire, portant la responsabilité de l’ensemble des Hongrois, déclarons par la présente que :Nous sommes fiers de ce que notre roi saint Etienne ait établi l’Etat hongrois sur des fondations fermes il y a mille ans, et qu’il ait fait de notre pays une partie de l’Europe chrétienne.Nous sommes fiers de nos ancêtres qui se sont battus pour la survie, la liberté et l’indépendance de notre pays.Nous sommes fiers des magnifiques créations intellectuelles du peuple hongrois.Nous sommes fiers de que notre peuple ait bataillé pendant des siècles pour protéger l’Europe et qu’avec son talent et sa diligence, il ait enrichi ses valeurs communes.Nous reconnaissons le rôle du christianisme dans la préservation de notre nation. De même nous apprécions les différentes traditions de notre pays.Nous promettons de préserver l’unité spirituelle et intellectuelle de notre nation, battue par les tempêtes du siècle passé. Nous considérons les nationalités et les groupes ethniques vivant en Hongrie comme faisant partie de notre nation hongroise.Nous nous engageons à préserver et à entretenir notre héritage, la culture hongroise, notre langue sans pareille, les trésors naturels et faits de main d’homme du bassin des Carpates. Nous portons la responsabilité de nos enfants ; c’est pourquoi nous userons prudemment de nos ressources matérielles, intellectuelles et naturelles, afin de préserver ce qui sera essentiel à la vie des générations futures.Nous croyons que notre culture nationale fournit une riche contribution à la diversité de l’unité européenne.Nous respectons la liberté et les cultures d’autres peuples ; nous aspirons à coopérer avec toutes les nations du monde.Nous professons que la base de l’existence humaine et la dignité humaine.Nous professons que la liberté individuelle ne peut pleinement se développer que dans la coopération avec d’autres.Nous professons que les cadres les plus importants de notre coexistence sont la famille et la nation, que les valeurs fondamentales qui nous unissent sont la fidélité, la foi et l’amour.Nous professons que la force d’une communauté et l’honneur de chaque personne s’enracinent dans le travail et les prestations intellectuelles.Nous professons l’obligation de venir en aide aux pauvres.Nous professons que l’objectif partagé du citoyen et de l’Etat est d’obtenir une vie bonne, la sécurité, l’ordre, la justice et la liberté.Nous professons que le véritable règne du peuple ne peut exister que lorsque l’Etat est au service de ses citoyens et s’occupe de leurs affaires de manière équitable sans abus ni parti pris.Nous respectons ce qui a été accompli par notre constitution historique et la Sainte Couronne, qui incarne la continuité de l’Etat constitutionnel hongrois et l’unité des nations.Nous ne reconnaissons pas la suspension de notre constitution historique, résultat d’une occupation étrangère. Nous rejetons l’applications d’une loi limitant la responsabilité pour les crimes inhumains perpétrés contre la nation hongroise et ses citoyens pendant le règne des régimes national-socialiste et communiste.Nous n’acceptons pas la continuité légale de la « constitution » communiste de 1949, qui a servi de base à un régime tyrannique ; c’est pourquoi nous la déclarons nulle et non avenue.Nous sommes en accord avec les membres du premier Parlement librement élu, qui ont affirmé lors de leur première résolution que notre liberté d’aujourd’hui trouve sa source dans notre révolution de 1956.
Nous considérons que la souveraineté étatique de la Hongrie, perdue le 19 mars 1944, a été reconquise le 2 mai 1990, lorsque le premier corps représentatif du peuple librement élu a été constitué. Nous considérons ce dernier jour comme le point de départ de la nouvelle démocratie et de l’ordre constitutionnel de notre pays.Nous déclarons qu’après les décennies d’événements du XXe siècle qui ont conduit vers un déclin moral, nous avons un besoin éminent d’un renouveau spirituel et intellectuel.Nous avons confiance dans l’avenir que nous construisons ensemble, l’engagement des jeunes générations. Nous croyons que nos enfants et nos petits-enfants utiliseront leurs talents, leur persévérance, et leur force émotionnelle pour que la Hongrie redevienne grande.Notre loi fondamentale est le fondement de notre système légal ; c’est un contrat entre les Hongrois du passé, du présent et du futur ; c’est un cadre dynamique qui exprime la volonté de la nation, le cadre dans lequel nous voulons vivre.Nous, citoyens de la Hongrie, sommes prêts à fonder l’ordre de notre nation sur la coopération de la nation [VOILA !Ce discours n'est il pas par la seule noblesse de son ton une offense à la médiocrité calamiteuse qui nous domine (note de baillousque)] <br class="Apple-interchange-newline">

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