brûlures

yoannc Membre 7 messages
Baby Forumeur‚ 31ans
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Brûlures :

Bonjour tout le monde. Je me présente, je m'appelle Yoann Cr¿, j'ai 23 ans, je vis dans les Côtes d'Armor, à St-Brieuc (22000). Je vais vous raconter mon témoignage sur mes brûlures et vous expliquer ce que je ressens. Ce témoignage s'adresse à tous ceux qui ont vécu un accident ayant causé des brûlures ou à ceux qui s'interrogent et veulent en savoir plus sur les brûlures.

Mon accident est intervenu le mardi 6 janvier 2009, je devais passer un examen de santé, qui était prévu ce jour-là, je me suis levé à 7h00 du matin, pour me préparer; mais, au moment ou je me suis levé du lit, j'avais la tête qui tournait. Je pensais que c'était la fatigue vu que je n'avais pas dormi depuis deux jours, parce que j'étais stressé, une semaine avant de passer mon examen de code. Mais non, en fait, j'avais la tête qui tournait parce que ça me prévenais que j'allais faire une crise d'épilepsie. En réalité, j'avais oublié de prendre mon médicament "dépakine 500 chrono" (pour ceux qui connaissent) à cause du stress. Après m'être levé du lit, je me suis enfermé dans ma salle de bain pour prendre une douche ; j'ai tourné le robinet d'eau chaude et j'ai voulu tourner le robinet d'eau froide, mais je n'ai pas eu le temps, parce que j'ai fait une crise d'épilepsie.

Je me suis brûlé à + de 50°C pendant environ 20 bonnes minutes. Ma mère qui m'avait entendu tomber et crier dans la douche et avait averti notre voisin pour ouvrir la porte, mais il n'avait pas réussi avec ses outils. A la fin de la crise d'épilepsie, j'ai du dormir dans l'eau chaude pour récupérer des forces (J'explique pour ceux qui ne connaissent pas ces types de crises, quand on en fait une, nos muscles se contractent et ils se vident de toutes leurs énergies). Une fois que j'avais pu récupérer, j'ai ouvert la porte qui était fermée à clé, étant encore à moitié inconscient. Mon voisin et ma mère m'on dégagé de la douche et ils m'ont allongé sur le lit. Ils ont appelé le SAMU et les pompiers. Le SAMU m'a amené à l'hôpital de St-Brieuc et ensuite, ils m'ont transféré en hélicoptère à hôpital "Hôtel Dieu" de Nantes dans le service des grands brulés. J'y suis resté un mois dans un lit, sans bouger. Durant ce mois, on m'a injecté de la morphine (c'est un médicament utilisé pour traiter les douleurs intenses). On m'a fait une anesthésie générale pour me mettre une sonde urinaire (instrument cylindrique que l'on introduit dans un conduit de l'organisme pour évacuer l'urine de la vessie) pour éviter les infections avec les brûlures. Ensuite, ils m'ont amené dans ma chambre.

Les chirurgiens évaluent la gravité d'une brûlure en fonction de la règle de « neuf de Wallace » par rapport à son étendue (pourcentage de la surface corporelle touchée) et de sa localisation des brûlures :

Règle de neuf pour un enfant :

Partie corporelle : Surface atteinte :

Tête et cou : 9%

Face antérieure du tronc : 18%

Face postérieure du tronc : 18 %

Chaque jambe : 18 % (x2)

Chaque bras : 9 % (x2)

Partie génitale et paume des mains : 1%

Total : 100%

Règle de neuf pour un enfant :

Partie corporelle : Surface atteinte :

Tête et cou : 17%

Face antérieure du tronc : 18%

Face postérieure du tronc : 18 %

Chaque jambe : 14 % (x2)

Chaque bras : 9 % (x2)

Partie génitale et paume des mains : 1%

Total : 100%Moi j'ai été évalué à environ 20 % au total.

Seules les zones ayant perdu la couche la plus superficielle de la peau, doivent être comptées dans le calcul. Les zones simplement « rouges » n'entrent pas dans le calcul de la surface.

Une évaluation permet d'établir la gravité de la brûlure, qui dépend de sa localisation, de sa profondeur (le degré de brûlure), de l'étendue de la surface endommagée (en pourcentage de la surface totale) :

- Brûlure du 1er degré : simple rougeur sur l'épiderme et la sensibilité peut être forte selon la région touchée. Ces brûlures ne nécessitent aucun soin spécial car la peau garde sa capacité de régénération.

- Brûlure du 2ème degré : tout l'épiderme est touché mais un peu moins sur le derme. Ces brûlures font apparaître des cloques sur les zones touchées. La peau se régénère d'elle-même à condition que la personne touchée prenne soin d'éviter toute infection.

- Brûlure du 3ème degré : le stade le plus grave, c'est la carbonisation. Les plaies sont sèches et peuvent s'infecter. Les bulles sont petites ou absentes, la peau est cartonnée. Ce sont les brûlures les plus graves. Elles détruisent toute la peau (épiderme et derme). La peau endommagée prend une coloration blanche, brune ou noire. Ces régions deviennent insensibles, Dans ce cas, il n'y a aucune possibilité de régénération d'elle-même pour la peau car toutes les cellules cutanées sont absentes. La greffe de peau est alors indispensable à la survie du blessé en cas de lésion étendue.

Le premier vendredi, ils m'ont greffé de la peau de porc (la peau de porc a le même génome que l'être humain et c'était pour préparer ma peau pour accueillir les greffes) et une semaine après ils m'ont enlevé les agraphes qui tenaient les greffes. Ils m'ont refait une anesthésie générale pour prendre cette fois-ci de la peau sur moi (au niveau des entrejambes) et la transférer sur les zones brulées et, une semaine après, ils m'ont enlevé les agraphes qui tenaient aussi les greffes. Une fois que mes nouvelles greffes ont bien pris, ils m'ont amené dans un centre de rééducation à Kerpape (à Ploemeur, prés de Lorient, 56270). Dans ce centre j'y suis resté environ deux mois. J'avais beaucoup de rendez-vous : kinésithérapeute (elle me faisait faire des étirements pour que la peau retrouve sa souplesse), assistance sociale (je construisais mon avenir professionnel avec elle), psychologue, psychiatre (je discutais des difficultés que je traversais durant mon accident), médecin, soins et une ergothérapeute (qui créé des aménagements pour qu'il est moins d'appui au niveau des plaies de certaines parties du corps et pour qu'elle puissent se cicatriser). Je prenais des cours de code de la route en plus de mes rendez-vous.

Conclusion : Cet accident m'a permis d'ouvrir les yeux, parce que je regarde plus le côté positif que le côté négatif. Je vois que :

- Je suis plaint parce que j'étais brûlé à 20 %, alors que ce n'est rien par rapport à d'autres gens qui ont eu plus grave. J'ai eu de la chance parce que cela aurait pu être pire !

- J'ai appris que demander la main d'une fille en tenant compte de sa beauté, n'apportait rien parce qu'il suffit qu'elle ait un accident, et sa beauté s'effacera parce que son physique sera déformé après son accident. Donc, j'ai appris à tenir compte davantage de sa beauté intérieure que de sa beauté extérieure. Je veux dire par là qu'il faut accepter tout le monde et qu'on peut tous avoir une déformation un jour. Donc accepter les personnes handicapées, sans la dévisager.

- J'ai vu que je suis passé souvent à côté de la vie parce que je n'ai pas profité assez de la nature c'est-à dire que je ne préférais pas jouer dehors par un beau temps, mais je préférais rester enfermé dans la maison avec mes copains pour jouer à la console de jeux ou à l'ordinateur. Après être resté un mois sans bouger dans un lit de l'hôpital de Nantes, quand je suis sorti pour la première fois pour faire un tour dehors, j'ai eu des sensations qu'on n'a pas tous les jours (comme par exemple : sentir l'air frais dans les cheveux, sentir la mer), retrouver la nature. Et je me suis rendu-compte que je ne sais pas profiter assez de la nature et des choses de la vie: c'est beau de vivre !

Quant on est hospitalisé on se rend compte des bonnes personnes sur qui on peut compter quand on a des problèmes.

Les chiffres :

En France, selon la DHOS (direction de l'hospitalisation et de l'organisation des soins), on comptait en 2005 environ 400 000 cas de brûlures ayant nécessité des soins médicaux.

70 % des cas de brûlures chez l'adulte étaient dues à des accidents domestiques

Dans le monde, les brûlures sont responsables de plus de 300 000 décès annuels d'après l'Organisation Mondiale de la Santé.

L'infection représente 70 % des causes de décès des grands brûlés, et aggrave les cicatrices.

Prévention :

Les types de brûlures qui existent et les préventions :

1) Les brûlures par le froid : ce sont des gelures causées par le froid (exemple : les mains d'un alpiniste).

La gelure peut être superficielle ou profonde. Elle peut parfois atteindre les muscles et les os.

2) La brûlure électrique : c'est le passage du courant électrique peut provoquer des brûlures dans le corps ou sur la peau (il y a 2 types deux brûlures, une au point d'entrée du courant, l'autre au point de sortie). Il peut aussi avoir risque de l'électrisation : le passage du courant a pu perturber le fonctionnement du système nerveux, du c¿ur, et a pu détruire des cellules à l'intérieur du corps. Cette dégradation de la victime peut aller jusqu'au décès, même si elle semble peu touchée à l'extérieur.

Devant une brûlure électrique, il faut donc :

  • protéger (éteindre et débrancher l'appareil défectueux, voire couper le courant).
  • allonger la victime, la mettre au repos.
  • prévenir les secours (le 15).
  • surveiller la victime en attendant les secours (couvrir la victime s'il fait froid, lui parler¿).

3) La brûlure chimique : si un produit chimique est en contact avec la peau, la peau est rongée et peut aussi causer un empoisonnement.

Si la brûlure n'a pas été chimiquement neutralisée son action d'attaque peut continuer.

Les consignes sur la conduite à tenir sont écrites sur toutes les bouteilles de produits chimiques. La conduite à tenir est :

  • protéger (éloigner la victime du produit, reboucher le flacon sans se brûler soi-même...).
  • enlever les vêtements imbibés en se protégeant (mettre des gants, ou bien saisir les vêtements par l'intermédiaire d'un linge épais).
  • laver la peau à grande eau (attention: uniquement si le produit ne réagit pas de façon violente avec l'eau) afin d'éliminer le produit, et en évitant de contaminer une autre partie du corps ; en particulier en cas de projection dans l'¿il, s'assurer que l'eau ne coule pas dans l'autre ¿il.
  • prévenir les secours (le 15), en précisant bien la partie touchée et la nature du produit ;
  • continuer le rinçage jusqu'à l'arrivée des secours.

Il est également possible d'utiliser, dans le milieu industriel ou hospitalier, des moyens actifs de décontamination des projections de produits chimiques, améliorant le lavage à l'eau.

4) La brûlure photochimique : La Berce du Caucase est un type de plante qui peut atteindre quatre mètre de hauteur et ce trouve en Europe centrale et sa sève peut causer de graves brûlures photochimiques. Pour enlever la sève de la peau, il faut prendre un papier pour absorber la sève sans frotter, puis laver au savon, et rincer abondamment l'endroit atteint avec l'eau. Après la zone infectée, il ne faut pas l'exposer à la lumière pendant plusieurs jours, le temps de la disparition de l'effet. La sève est incolore et inodore, et les cloques provoquées peuvent atteindre la taille d'une pomme de terre. Les séquelles de ce type de brûlure n'apparaissent qu'après plusieurs heures et peuvent persister durant des années. Si les yeux sont atteints, les rincer abondamment à l'eau claire puis porter des lunettes de soleil pour réduire leur exposition à la lumière et penser à consulter un médecin. En cas de contact important, ou si un enfant est atteint, consulter sans tarder un médecin ou le centre anti-poison pour tout conseil approprié.

5) La brûlure thermique :

1) Protéger (éloigner la victime de la source de chaleur, puis supprimer la source de chaleur exemple : débrancher le fer à repasser, couper le gaz...).

2) Si c'est une brûlure extérieure refroidissez-la en faisant ruisseler de l'eau froide sur l'endroit brûlé pendant au moins un quart d'heure. L'eau va évacuer la chaleur résiduelle, parce que sinon elle continuera à aggraver la brûlure.

L'eau doit :

  • être froide (par exemple l'eau froide du robinet), par contre une eau glacée peut aggraver les lésions par la contraction des petits vaisseaux qu'elle entraîne, majorant le déficit en apport en oxygène au niveau des tissus.
  • couler sans pression, afin que l'impact ne fasse pas mal ; pour la même raison, le point d'impact devra se situer au-dessus de la brûlure.
  • être de bonne qualité sanitaire, afin d'éviter une contamination.

Si des vêtements cachent la brûlure, on arrose les vêtements, et on les retire délicatement durant l'arrosage sauf s'ils collent à la peau. Si les vêtements collent à la peau et qu'il est nécessaire de les enlever, on peut essayer de les découper autour de la brûlure.

[/url] Si la brûlure continue à faire mal et gonfle dans les 24 heures, c'est qu'il y a une infection qui se développe, il faut alors aller voir un médecin. »

Si la personne présente une ou plusieurs cloques, on protège celles-ci avec un pansement (il faut éviter qu'elles ne percent). La prescription d'antalgiques (médicaments anti-douleurs) peut être utile.

6) Une brûlure interne : c'est une brûlure toujours grave qui concerne les voies respiratoires ou digestives. Elle résulte de l'absorption ou l'inhalation d'un produit chaud (exemple: gaz, produits chimiques).

Une fois la protection assurée (s'il s'agit d'un gaz, il faudra probablement éloigner la personne par un dégagement d'urgence en apnée), il faut faire le bilan de la personne, prévenir les secours, et la surveiller en attendant les secours (la couvrir s'il fait froid, lui parler¿).On empêche toute tentative de faire boire ou de faire vomir.

Quand une équipe de secouristes intervient sur une brûlure, ils font :

Si la brûlure est sur le haut du corps, on protège le bas contre le ruissellement, par exemple avec des sacs plastiques. On peut poursuivre le refroidissement avec une compresse de gel d'eau. Le temps que quelqu'un appelle les secours et que les secouristes arrivent, il est inutile d'arroser parce que la chaleur s'est déjà dissipée, et le risque est alors de provoquer une hypothermie.

Si la brûlure est étendue, le transport se fera en mettant la victime dans un drap stérile et en l'immobilisant entièrement dans un matelas immobilisateur, lorsque il est sous air, les billes bougent librement et peut mouler le matelas autour de la victime, afin de réduire les douleurs et les mouvements de la victime.

Si, la brûlure est au dos, on la transportera à plat-ventre.

Conséquences des brûlures : Les brûlures graves comportent un risque vital. Les brûlures moins graves peuvent comporter un risque fonctionnel (gène à certains mouvements) ou esthétique (cicatrisation cutanée compact et de couleur rouge).

Remerciement : Je remercie tout le service médical de Nantes et de Kerpape qui m'ont bien soigné et un grand merci à mes copains qui m'ont soutenu, à mes voisins, à toute ma famille mais aussi à aux patients de kerpape qui m'ont aidés.

Conclusion : J'aimerai bien que les gens retiennent les soins et les nouveaux médicaments qui sont créént pour lutter contre les maladies et qui retiennent aussi la gentillesse du personnel des hopitaux et non pas les quelques erreurs médical malheureuse et évitables, mais minoritaires

P.S. : Je décrirai la vie dans le centre de rééducation de Kerpape, mais aussi les crises d'épilepsies. Si vous êtes intéressés par c'est deux sujets et vous voulez être prévenus de la publication de ces deux sujets ou m'envoyez un commentaire sur ce témoignage de brûlures.

A partir de ce forum vous pourrez vos témoignges à propos des brûlures ou écrire des commentaires, je serai ravi de les lires et d'en discuster.

Yoann Cr.

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*°°Marine°°* Membre 358 messages
Forumeur survitaminé‚ 26ans
Posté(e)

Je voulais t'écrire pour te dire, Yohan, que ton témoignage m'a particulièrement touchée... et pour te dire également que je n'en n'ait pas rien à faire....

A ta place je ne sais pas comment j'aurais réagit.... J'aurais peut être même tentée le pire... en tout cas j'espère que tu as conscience à quel point tu es une personne forte pour voir les choses du côté positif...

J'espère que tu auras le bonheur que tu mérites, parce que malades, handicapés ou encore brulés ou non on y a tous le droit...

Je t'embrasse ... :smile2:

Modifié par *°°Marine°°*

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Sagara san Membre 12 453 messages
Explorateur de gaufrette‚ 43ans
Posté(e)

Post tres interessant, tres instructif.

je te souhaite bon courage pour la suite.

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vicvin Membre 271 messages
Forumeur activiste‚ 108ans
Posté(e)

Très intéressant !! très bon témoignage , que dire de plus ...

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virgule.6 Membre+ 71 334 messages
"Asilienne" de service‚ 53ans
Posté(e)

Je n'avais pas un an, lorsque l'accident est arrivé!

Ma nounou, a placé la chaise haute près de la cuisinière et à fait bouillir le lait!

J'ai tenté de prendre la casserole, et ce qui devait arriver est arrivé!

Les deux jambes brulées! Long séjour à l'hôpital...

Je n'ai aucun souvenirs ...heureusement!

Mais j'ai des vilaines cicatrices...

J'ai souvent complexé....mais elles font partie de moi!

On apprend à vivre avec!

On m'a proposé à plusieurs reprises de "poncer" ou "greffer" la plus disgracieuse...mais j'ai refusé!

Courage! :smile2:

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ASKI Membre+ 9 808 messages
Forumeur alchimiste‚ 62ans
Posté(e)

Bon courage à toi pour la suite et merci pour ce sujet qui ne peut laisser personne indifférent.

J'ai juste une remarque à faire: pourquoi ta mère et ton voisin ont attendu autant pour prévenir le SAMU et les pompiers ?

J'aurais appelé immédiatement les pompiers: tant pis pour la porte de la salle de bain :smile2:

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Invité sfc
Invité sfc Invités 0 message
Posté(e)

J'ai du mal a comprendre aussi l'histoire de cette porte, en forcent bien en générale une porte d'intérieure n'est pas si solide que ça et ils auraient aussi pu coupé l'eau dans le doute!

Enfin ce qui est fait est fait,

Moi il mai arrivé de me brûler le bras quand je travaillait en carrosserie, en déconnant avec du diluent, J'essayai de l'éteindre mais le bras reprenait feu instantanément, j'ai donc sauté dans un bassin qui se trouvait a coté ;) ça a failli cramer tout le garage, 4 mois de pansement. :smile2:

Je te souhaite bon courage

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yoannc Membre 7 messages
Baby Forumeur‚ 31ans
Posté(e)

Je voulais t'écrire pour te dire, Yohan, que ton témoignage m'a particulièrement touchée... et pour te dire également que je n'en n'ait pas rien à faire....

A ta place je ne sais pas comment j'aurais réagit.... J'aurais peut être même tentée le pire... en tout cas j'espère que tu as conscience à quel point tu es une personne forte pour voir les choses du côté positif...

J'espère que tu auras le bonheur que tu mérites, parce que malades, handicapés ou encore brulés ou non on y a tous le droit...

Je t'embrasse ... :smile2:

Merci pour ce message "Marine" ça me touche le c¿ur.

Yoann Cr...

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yoannc Membre 7 messages
Baby Forumeur‚ 31ans
Posté(e)

Je n'avais pas un an, lorsque l'accident est arrivé!

Ma nounou, a placé la chaise haute près de la cuisinière et à fait bouillir le lait!

J'ai tenté de prendre la casserole, et ce qui devait arriver est arrivé!

Les deux jambes brulées! Long séjour à l'hôpital...

Je n'ai aucun souvenirs ...heureusement!

Mais j'ai des vilaines cicatrices...

J'ai souvent complexé....mais elles font partie de moi!

On apprend à vivre avec!

On m'a proposé à plusieurs reprises de "poncer" ou "greffer" la plus disgracieuse...mais j'ai refusé!

Courage! :smile2:

Je vois que tu a vécu presque le même accident que moi. Je reprend ta phrase "On apprend à vivre avec!" je trouve que c'est bien que tu dise ça parce que tu vois aussi le côté positif tandis que d'autre il ont plus de mal à vivre avec et je trouve ça bien aussi que tu témoigne parce que ça va remonté le moral au gens qui ne long pas du tout.

J'ai une question "pourquoi à tu refuser de poncer ou de greffer ? et c'est toi ou t'es parents qui on refuser ?"

Yoann Cr...

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virgule.6 Membre+ 71 334 messages
"Asilienne" de service‚ 53ans
Posté(e)

C'est moi qui ait refusé! ;)

J'avais déjà 20 ans quand on m'a proposé cette opération...en fait chaque fois que je vais chez un toubib, il me dit "Oh que ces cicatrices sont disgracieuses!" ;)

Je me suis un peu renseignée, il paraitrait que le ponçage est très douloureux, quant à la greffe...pas envie qu'on me prenne la peau des fesses :smile2: ...pour avoir encore d'autres cicatrises!

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Ocytocine Membre+ 17 768 messages
Forumeur alchimiste‚ 45ans
Posté(e)

C'est vrai que c'est souvent un accident domestique. Je me suis brûlée au 2e degré le bras avec de l'huile bouillante en cuisinant, il y a quelques années .

Je me suis soignée seule : après l'avoir laisé mon bras un moment sous l'eau froide, je suis allée à la pharmacie chercher une crème spéciale, du tulle gras et des bandages en renouvelant le pansement deux fois par jour. J'ai juste fait examiner la blessure par mon médecin quelques jours après pour m'assurer que ça cicatrisait comme il faut.

Je me suis fait engueuler par mon entourage de ne pas être allée à l'hôpital et à la réflexion c'est vrai que ce n'était pas prudent. :smile2:

La cicatrice n'est pas très visible en hiver, mais dès que je bronze... Enfin j'en ai tellement des cicatrices que je ne fais pas attention.

J'ai le souvenir d'une douleur effroyable pendant plusieurs semaines. Je me demande ce que ça doit être au 3e degré. ;)

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yoannc Membre 7 messages
Baby Forumeur‚ 31ans
Posté(e)

Bon courage à toi pour la suite et merci pour ce sujet qui ne peut laisser personne indifférent.

J'ai juste une remarque à faire: pourquoi ta mère et ton voisin ont attendu autant pour prévenir le SAMU et les pompiers ?

J'aurais appelé immédiatement les pompiers: tant pis pour la porte de la salle de bain :smile2:

J'ai posé ta question à ma mère et à mon voisin : ils m'ont répondu que sur le coup de la panique, ils savaient pas trop quoi faire et ils s'imaginaient pas que j'avais fais une crise d'épilepsie sous la douche. Mais ils ont comme même essayés d'ouvrir la porte à l'aide d'outils.

Yoann Cr...

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yoannc Membre 7 messages
Baby Forumeur‚ 31ans
Posté(e)

J'ai du mal a comprendre aussi l'histoire de cette porte, en forcent bien en générale une porte d'intérieure n'est pas si solide que ça et ils auraient aussi pu coupé l'eau dans le doute!

Enfin ce qui est fait est fait,

Moi il mai arrivé de me brûler le bras quand je travaillait en carrosserie, en déconnant avec du diluent, J'essayai de l'éteindre mais le bras reprenait feu instantanément, j'ai donc sauté dans un bassin qui se trouvait a coté ;) ça a failli cramer tout le garage, 4 mois de pansement. :smile2:

Je te souhaite bon courage

Réponse :

J'ai posé ta question à ma mère et à mon voisin : ils m'ont répondu que sur le coup de la panique, ils savaient pas trop quoi faire et ils s'imaginaient pas que j'avais fais une crise d'épilepsie sous de l'eau chaude. Mais ils ont quand même essayé d'ouvrir la porte à l'aide d'outils.

Tu a eu beaucoup de chance pour le garage, c'est toujours dangereux des produits inflammables.

Moi-même quand j'étais au collège pour s'amuser entre copains nous mettions un briquet devant un déodorant pour provoquer une flamme, c'était peut-être marrant sur le coup et il y avait une montée d'adrénaline, mais j'ai eu du bol que ça ne m'ait pas explosé au visage. Surtout maintenant que je connais les conséquences.

J'ai un message à passé à tous ces jeunes : NE JOUER PAS AVEC DES PRODUITS INFLAMMABLES, MéME SI VOUS VOULEZ IMITER LES COPAINS, REFLECHISSEZ AVANT DE FAIRE LA CONNERIE. POSEZ-VOUS LA QUESTION DES CONSEQUENSES (DOULEURS, PLAIES, CICATRICES).

JE SAIS DE QUOI JE PARLE FAITES MOI CONFIANCE.

Yoann Cr...

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yoannc Membre 7 messages
Baby Forumeur‚ 31ans
Posté(e)

C'est moi qui ait refusé! ;)

J'avais déjà 20 ans quand on m'a proposé cette opération...en fait chaque fois que je vais chez un toubib, il me dit "Oh que ces cicatrices sont disgracieuses!" ;)

Je me suis un peu renseignée, il paraitrait que le ponçage est très douloureux, quant à la greffe...pas envie qu'on me prenne la peau des fesses :smile2: ...pour avoir encore d'autres cicatrises!

Réponse :

Ton médecin je trouve qu'il n'a pas à te dire que tes cicatrices sont disgracieuses, tu a le droit d'accepter tes cicatrices qui font parties de ton corps. Le ponçage je connait pas trop, je suppose aussi que ça doit être douloureux, mais au niveau des greffes, moi je n'ai pas pour l'instant des cicatrices à part que certaines parties des greffes ont gonflées parce que elle n'était pas très bien compressés par les vêtements compressifs.

Yoann Cr...

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jigé Membre 1 message
Baby Forumeur‚ 65ans
Posté(e)

Bonjour,

Vraiment bien ton témoignage !

Si j'interviens, c'est pour te dire que j'ai été soigné à St Brieuc dans les années 1955-56 pour des brûlures avec de l'eau bouillante sur 50% de la surface corporelle (les centres pour grands brûlés n'existaient peut-être pas). Je n'en ai plus de souvenirs aujourd'hui, sinon une vague image de la chambre où j'ai séjourné le plus souvent. Je n'ai pas fait de cures thermales ni de chirurgie réparatrice.

Si pendant l'enfance je fus plutôt chétif, à l'adolescence sont apparus les complexes à cause des cicatrices (qui vont des épaules jusqu'aux mollets).

Je te souhaite plein de courage (bien que tu sembles en avoir déjà beaucoup) et de réussir ta vie.

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Invité Nanou
Invité Nanou Invités 0 message
Posté(e)

bravo pour ton témoignage et ton courage :smile2:

je n'ai pas été brûlée mais mon père oui au 3ème degré, plus de 4 ans d'hopital...

donc j'ai pu constater toutes les souffrances que peuvent engendrer les brûlures pendant et après toutes les greffes nécessaires à la reconstruction... et surtout la kiné qui fait si mal et de voir cette souffrance ....

c'est long mais on s'en sort....

courage ;)

Modifié par Nanou

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Pierre-Richard Membre 490 messages
Forumeur survitaminé‚ 37ans
Posté(e)
Brûlures :

Bonjour tout le monde. Je me présente, je m'appelle Yoann Cr¿, j'ai 23 ans, je vis dans les Côtes d'Armor, à St-Brieuc (22000). Je vais vous raconter mon témoignage sur mes brûlures et vous expliquer ce que je ressens. Ce témoignage s'adresse à tous ceux qui ont vécu un accident ayant causé des brûlures ou à ceux qui s'interrogent et veulent en savoir plus sur les brûlures.

Mon accident est intervenu le mardi 6 janvier 2009, je devais passer un examen de santé, qui était prévu ce jour-là, je me suis levé à 7h00 du matin, pour me préparer; mais, au moment ou je me suis levé du lit, j'avais la tête qui tournait. Je pensais que c'était la fatigue vu que je n'avais pas dormi depuis deux jours, parce que j'étais stressé, une semaine avant de passer mon examen de code. Mais non, en fait, j'avais la tête qui tournait parce que ça me prévenais que j'allais faire une crise d'épilepsie. En réalité, j'avais oublié de prendre mon médicament "dépakine 500 chrono" (pour ceux qui connaissent) à cause du stress. Après m'être levé du lit, je me suis enfermé dans ma salle de bain pour prendre une douche ; j'ai tourné le robinet d'eau chaude et j'ai voulu tourner le robinet d'eau froide, mais je n'ai pas eu le temps, parce que j'ai fait une crise d'épilepsie.

Je me suis brûlé à + de 50°C pendant environ 20 bonnes minutes. Ma mère qui m'avait entendu tomber et crier dans la douche et avait averti notre voisin pour ouvrir la porte, mais il n'avait pas réussi avec ses outils. A la fin de la crise d'épilepsie, j'ai du dormir dans l'eau chaude pour récupérer des forces (J'explique pour ceux qui ne connaissent pas ces types de crises, quand on en fait une, nos muscles se contractent et ils se vident de toutes leurs énergies). Une fois que j'avais pu récupérer, j'ai ouvert la porte qui était fermée à clé, étant encore à moitié inconscient. Mon voisin et ma mère m'on dégagé de la douche et ils m'ont allongé sur le lit. Ils ont appelé le SAMU et les pompiers. Le SAMU m'a amené à l'hôpital de St-Brieuc et ensuite, ils m'ont transféré en hélicoptère à hôpital "Hôtel Dieu" de Nantes dans le service des grands brulés. J'y suis resté un mois dans un lit, sans bouger. Durant ce mois, on m'a injecté de la morphine (c'est un médicament utilisé pour traiter les douleurs intenses). On m'a fait une anesthésie générale pour me mettre une sonde urinaire (instrument cylindrique que l'on introduit dans un conduit de l'organisme pour évacuer l'urine de la vessie) pour éviter les infections avec les brûlures. Ensuite, ils m'ont amené dans ma chambre.

Les chirurgiens évaluent la gravité d'une brûlure en fonction de la règle de « neuf de Wallace » par rapport à son étendue (pourcentage de la surface corporelle touchée) et de sa localisation des brûlures :

Règle de neuf pour un enfant :

Partie corporelle : Surface atteinte :

Tête et cou : 9%

Face antérieure du tronc : 18%

Face postérieure du tronc : 18 %

Chaque jambe : 18 % (x2)

Chaque bras : 9 % (x2)

Partie génitale et paume des mains : 1%

Total : 100%

Règle de neuf pour un enfant :

Partie corporelle : Surface atteinte :

Tête et cou : 17%

Face antérieure du tronc : 18%

Face postérieure du tronc : 18 %

Chaque jambe : 14 % (x2)

Chaque bras : 9 % (x2)

Partie génitale et paume des mains : 1%

Total : 100%Moi j'ai été évalué à environ 20 % au total.

Seules les zones ayant perdu la couche la plus superficielle de la peau, doivent être comptées dans le calcul. Les zones simplement « rouges » n'entrent pas dans le calcul de la surface.

Une évaluation permet d'établir la gravité de la brûlure, qui dépend de sa localisation, de sa profondeur (le degré de brûlure), de l'étendue de la surface endommagée (en pourcentage de la surface totale) :

- Brûlure du 1er degré : simple rougeur sur l'épiderme et la sensibilité peut être forte selon la région touchée. Ces brûlures ne nécessitent aucun soin spécial car la peau garde sa capacité de régénération.

- Brûlure du 2ème degré : tout l'épiderme est touché mais un peu moins sur le derme. Ces brûlures font apparaître des cloques sur les zones touchées. La peau se régénère d'elle-même à condition que la personne touchée prenne soin d'éviter toute infection.

- Brûlure du 3ème degré : le stade le plus grave, c'est la carbonisation. Les plaies sont sèches et peuvent s'infecter. Les bulles sont petites ou absentes, la peau est cartonnée. Ce sont les brûlures les plus graves. Elles détruisent toute la peau (épiderme et derme). La peau endommagée prend une coloration blanche, brune ou noire. Ces régions deviennent insensibles, Dans ce cas, il n'y a aucune possibilité de régénération d'elle-même pour la peau car toutes les cellules cutanées sont absentes. La greffe de peau est alors indispensable à la survie du blessé en cas de lésion étendue.

Le premier vendredi, ils m'ont greffé de la peau de porc (la peau de porc a le même génome que l'être humain et c'était pour préparer ma peau pour accueillir les greffes) et une semaine après ils m'ont enlevé les agraphes qui tenaient les greffes. Ils m'ont refait une anesthésie générale pour prendre cette fois-ci de la peau sur moi (au niveau des entrejambes) et la transférer sur les zones brulées et, une semaine après, ils m'ont enlevé les agraphes qui tenaient aussi les greffes. Une fois que mes nouvelles greffes ont bien pris, ils m'ont amené dans un centre de rééducation à Kerpape (à Ploemeur, prés de Lorient, 56270). Dans ce centre j'y suis resté environ deux mois. J'avais beaucoup de rendez-vous : kinésithérapeute (elle me faisait faire des étirements pour que la peau retrouve sa souplesse), assistance sociale (je construisais mon avenir professionnel avec elle), psychologue, psychiatre (je discutais des difficultés que je traversais durant mon accident), médecin, soins et une ergothérapeute (qui créé des aménagements pour qu'il est moins d'appui au niveau des plaies de certaines parties du corps et pour qu'elle puissent se cicatriser). Je prenais des cours de code de la route en plus de mes rendez-vous.

Conclusion : Cet accident m'a permis d'ouvrir les yeux, parce que je regarde plus le côté positif que le côté négatif. Je vois que :

- Je suis plaint parce que j'étais brûlé à 20 %, alors que ce n'est rien par rapport à d'autres gens qui ont eu plus grave. J'ai eu de la chance parce que cela aurait pu être pire !

- J'ai appris que demander la main d'une fille en tenant compte de sa beauté, n'apportait rien parce qu'il suffit qu'elle ait un accident, et sa beauté s'effacera parce que son physique sera déformé après son accident. Donc, j'ai appris à tenir compte davantage de sa beauté intérieure que de sa beauté extérieure. Je veux dire par là qu'il faut accepter tout le monde et qu'on peut tous avoir une déformation un jour. Donc accepter les personnes handicapées, sans la dévisager.

- J'ai vu que je suis passé souvent à côté de la vie parce que je n'ai pas profité assez de la nature c'est-à dire que je ne préférais pas jouer dehors par un beau temps, mais je préférais rester enfermé dans la maison avec mes copains pour jouer à la console de jeux ou à l'ordinateur. Après être resté un mois sans bouger dans un lit de l'hôpital de Nantes, quand je suis sorti pour la première fois pour faire un tour dehors, j'ai eu des sensations qu'on n'a pas tous les jours (comme par exemple : sentir l'air frais dans les cheveux, sentir la mer), retrouver la nature. Et je me suis rendu-compte que je ne sais pas profiter assez de la nature et des choses de la vie: c'est beau de vivre !

Quant on est hospitalisé on se rend compte des bonnes personnes sur qui on peut compter quand on a des problèmes.

Les chiffres :

En France, selon la DHOS (direction de l'hospitalisation et de l'organisation des soins), on comptait en 2005 environ 400 000 cas de brûlures ayant nécessité des soins médicaux.

70 % des cas de brûlures chez l'adulte étaient dues à des accidents domestiques

Dans le monde, les brûlures sont responsables de plus de 300 000 décès annuels d'après l'Organisation Mondiale de la Santé.

L'infection représente 70 % des causes de décès des grands brûlés, et aggrave les cicatrices.

Prévention :

Les types de brûlures qui existent et les préventions :

1) Les brûlures par le froid : ce sont des gelures causées par le froid (exemple : les mains d'un alpiniste).

La gelure peut être superficielle ou profonde. Elle peut parfois atteindre les muscles et les os.

2) La brûlure électrique : c'est le passage du courant électrique peut provoquer des brûlures dans le corps ou sur la peau (il y a 2 types deux brûlures, une au point d'entrée du courant, l'autre au point de sortie). Il peut aussi avoir risque de l'électrisation : le passage du courant a pu perturber le fonctionnement du système nerveux, du c¿ur, et a pu détruire des cellules à l'intérieur du corps. Cette dégradation de la victime peut aller jusqu'au décès, même si elle semble peu touchée à l'extérieur.

Devant une brûlure électrique, il faut donc :

  • protéger (éteindre et débrancher l'appareil défectueux, voire couper le courant).
  • allonger la victime, la mettre au repos.
  • prévenir les secours (le 15).
  • surveiller la victime en attendant les secours (couvrir la victime s'il fait froid, lui parler¿).

3) La brûlure chimique : si un produit chimique est en contact avec la peau, la peau est rongée et peut aussi causer un empoisonnement.

Si la brûlure n'a pas été chimiquement neutralisée son action d'attaque peut continuer.

Les consignes sur la conduite à tenir sont écrites sur toutes les bouteilles de produits chimiques. La conduite à tenir est :

  • protéger (éloigner la victime du produit, reboucher le flacon sans se brûler soi-même...).
  • enlever les vêtements imbibés en se protégeant (mettre des gants, ou bien saisir les vêtements par l'intermédiaire d'un linge épais).
  • laver la peau à grande eau (attention: uniquement si le produit ne réagit pas de façon violente avec l'eau) afin d'éliminer le produit, et en évitant de contaminer une autre partie du corps ; en particulier en cas de projection dans l'¿il, s'assurer que l'eau ne coule pas dans l'autre ¿il.
  • prévenir les secours (le 15), en précisant bien la partie touchée et la nature du produit ;
  • continuer le rinçage jusqu'à l'arrivée des secours.

Il est également possible d'utiliser, dans le milieu industriel ou hospitalier, des moyens actifs de décontamination des projections de produits chimiques, améliorant le lavage à l'eau.

4) La brûlure photochimique : La Berce du Caucase est un type de plante qui peut atteindre quatre mètre de hauteur et ce trouve en Europe centrale et sa sève peut causer de graves brûlures photochimiques. Pour enlever la sève de la peau, il faut prendre un papier pour absorber la sève sans frotter, puis laver au savon, et rincer abondamment l'endroit atteint avec l'eau. Après la zone infectée, il ne faut pas l'exposer à la lumière pendant plusieurs jours, le temps de la disparition de l'effet. La sève est incolore et inodore, et les cloques provoquées peuvent atteindre la taille d'une pomme de terre. Les séquelles de ce type de brûlure n'apparaissent qu'après plusieurs heures et peuvent persister durant des années. Si les yeux sont atteints, les rincer abondamment à l'eau claire puis porter des lunettes de soleil pour réduire leur exposition à la lumière et penser à consulter un médecin. En cas de contact important, ou si un enfant est atteint, consulter sans tarder un médecin ou le centre anti-poison pour tout conseil approprié.

5) La brûlure thermique :

1) Protéger (éloigner la victime de la source de chaleur, puis supprimer la source de chaleur exemple : débrancher le fer à repasser, couper le gaz...).

2) Si c'est une brûlure extérieure refroidissez-la en faisant ruisseler de l'eau froide sur l'endroit brûlé pendant au moins un quart d'heure. L'eau va évacuer la chaleur résiduelle, parce que sinon elle continuera à aggraver la brûlure.

L'eau doit :

  • être froide (par exemple l'eau froide du robinet), par contre une eau glacée peut aggraver les lésions par la contraction des petits vaisseaux qu'elle entraîne, majorant le déficit en apport en oxygène au niveau des tissus.
  • couler sans pression, afin que l'impact ne fasse pas mal ; pour la même raison, le point d'impact devra se situer au-dessus de la brûlure.
  • être de bonne qualité sanitaire, afin d'éviter une contamination.

Si des vêtements cachent la brûlure, on arrose les vêtements, et on les retire délicatement durant l'arrosage sauf s'ils collent à la peau. Si les vêtements collent à la peau et qu'il est nécessaire de les enlever, on peut essayer de les découper autour de la brûlure.

[/url] Si la brûlure continue à faire mal et gonfle dans les 24 heures, c'est qu'il y a une infection qui se développe, il faut alors aller voir un médecin. »

Si la personne présente une ou plusieurs cloques, on protège celles-ci avec un pansement (il faut éviter qu'elles ne percent). La prescription d'antalgiques (médicaments anti-douleurs) peut être utile.

6) Une brûlure interne : c'est une brûlure toujours grave qui concerne les voies respiratoires ou digestives. Elle résulte de l'absorption ou l'inhalation d'un produit chaud (exemple: gaz, produits chimiques).

Une fois la protection assurée (s'il s'agit d'un gaz, il faudra probablement éloigner la personne par un dégagement d'urgence en apnée), il faut faire le bilan de la personne, prévenir les secours, et la surveiller en attendant les secours (la couvrir s'il fait froid, lui parler¿).On empêche toute tentative de faire boire ou de faire vomir.

Quand une équipe de secouristes intervient sur une brûlure, ils font :

Si la brûlure est sur le haut du corps, on protège le bas contre le ruissellement, par exemple avec des sacs plastiques. On peut poursuivre le refroidissement avec une compresse de gel d'eau. Le temps que quelqu'un appelle les secours et que les secouristes arrivent, il est inutile d'arroser parce que la chaleur s'est déjà dissipée, et le risque est alors de provoquer une hypothermie.

Si la brûlure est étendue, le transport se fera en mettant la victime dans un drap stérile et en l'immobilisant entièrement dans un matelas immobilisateur, lorsque il est sous air, les billes bougent librement et peut mouler le matelas autour de la victime, afin de réduire les douleurs et les mouvements de la victime.

Si, la brûlure est au dos, on la transportera à plat-ventre.

Conséquences des brûlures : Les brûlures graves comportent un risque vital. Les brûlures moins graves peuvent comporter un risque fonctionnel (gène à certains mouvements) ou esthétique (cicatrisation cutanée compact et de couleur rouge).

Remerciement : Je remercie tout le service médical de Nantes et de Kerpape qui m'ont bien soigné et un grand merci à mes copains qui m'ont soutenu, à mes voisins, à toute ma famille mais aussi à aux patients de kerpape qui m'ont aidés.

Conclusion : J'aimerai bien que les gens retiennent les soins et les nouveaux médicaments qui sont créént pour lutter contre les maladies et qui retiennent aussi la gentillesse du personnel des hopitaux et non pas les quelques erreurs médical malheureuse et évitables, mais minoritaires

P.S. : Je décrirai la vie dans le centre de rééducation de Kerpape, mais aussi les crises d'épilepsies. Si vous êtes intéressés par c'est deux sujets et vous voulez être prévenus de la publication de ces deux sujets ou m'envoyez un commentaire sur ce témoignage de brûlures.

A partir de ce forum vous pourrez vos témoignges à propos des brûlures ou écrire des commentaires, je serai ravi de les lires et d'en discuster.

Yoann Cr.

MERCI que dire de plus qu'un grand merci.

Merci pour la qualité de ton post

Merci de partager tout ça avec nous

Merci pour tout

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herve56 Membre 1 message
Baby Forumeur‚
Posté(e)

Bonjour jai lu tout vos messages, je me présente hervé je suis coupeur de feu en fait j'enléve la douleur des brulures et aide a la cicatrisation ,je suis entre le Morbihan et La Loire Atlantique si ca peut aider des gens .

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Ssassa Membre 1 message
Baby Forumeur‚
Posté(e)

Bonjour Yoan,

Je me présente. Je m'appelle Vanessa et je suis étudiante infirmière en 3ème année.

Je me permets d'entrer en contact avec vous car j'aurais besoin de votre aide et témoignage. Je ne sais pas si tu es encore sur ce forum car tu as posté ton message en 2009, mais j'espère pouvoir t'y trouver encore.

En 3ème année, la formation veut que les étudiants réalisent un Travail de Fin d'Etudes (TFE). Il s'agit d'un mémoire où nous devons traité d'un sujet qui nous tient à coeur et pour lequel on veut étoffer nos connaissances.

Pour ma part, j'ai choisi comme thématique les Grands Brûlés car, pour avoir effectuer un stage en 2009, dans un Service de Grands Brûlés en Lorraine, j'ai fortement été interpellé par l'émotion, la souffrance mais aussi par la bravoure et le courage que m'ont témoigné les patients et les familles que j'ai pu rencontré dans ce service.

Ce mémoire de recherche nous permet de nous projeter en tant que futur professionnel dans un projet dans lequel nous aimerions faire murir notre identité infirmière.

Motivée à travailler auprès des personnes brûlées, je veux approfondir mes connaissances sur la relation d'aide et de soutien. Elle me parait indispensable dans la prise en charge d'une telle souffrance et indissociable dans les soins que doit relater une infirmière. C'est pourquoi, mon mémoire s'oriente vers ce sujet.

Pour ma part, mon mémoire porte sur la psychologie du Grand Brûlé.

Je viens à m'interroger sur : Comment accompagner un Grand Brûlé dans sa souffrance morale face au choc brutal et inatendu d'une perte d'intégrité physique à laquelle il est confronté ?

J'ai pu remarqué durant mon stage que le patient souffre de cette mutilation physique où tout est si rapide, si soudain. Il se réveille dans un environnement inconnu, peu rassurant où il prend conscience de la gravité du traumatisme qu'il vit, qu'il subit. Or, en tant que futur infirmière, j'aimerais savoir comment on peut aider une personne en si grande souffrance ? quel accompagnement moral serait adapté selon vous ? Avez-vous eu un soutien de la part de l'équipe soignante ? Comment s'y est-elle prise ? Quelles attitudes doivent être requises ? Comment avez-vous vécu votre hospitalisation ? ... Il y a beaucoup de questions qui suscitent ma curiosité.

Par conséquent, j'espère pouvoir prendre contact avec vous afin de pouvoir échanger sur votre ressenti, émotions, vécu lors de l'hospitalisation.

Cordialement

Vanessa ,

Etudiante Infirmière 3ème année.

IFSI Auvergne

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sido69 Membre 9 messages
Baby Forumeur‚ 31ans
Posté(e)

Bonjour Vanessa,

Je suis tout à fait d'accord qu'on se rencontre pour en discuter et que je puisse t'aider dans ton projet professionnel. Je sais pas si ta un compte Facebook, moi j'en ai un c'est : Yoann Croguennec, comme ça, on pourra en discuté si tu le souhaite.

Bonne soirée Vanessa et à très bientôt.

Yoann Cr.

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