Ils ont débarqué !

Invité Lounet
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Hé oui, il y a 64 ans, je venais d'entendre cette phrase magique...

Je regardai alors par la fenêtre de ma chambre et, en constatant les rouleaux de nuages bas et sombres, je me suis dit: Ils ont bien mal choisi leur jour...

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La Haine Membre+ 18 949 messages
N'a pas la haine, la distribue - Avocat du diable‚ 29ans
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Aurions-nous le droit à un témoignage du début de l'opération Overlord ? :snif:

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Invité seth rotten
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Posté(e)

Ah ça il faisait salement moche le 6 juin. D'ailleurs à la base ça devait être le 5 mais l'opération fut retardée de 24h parce que les conditions météo étaient trop mauvaises pour permettre le parachutage des soldats envoyés derrière les lignes ennemies dans des conditions acceptables.

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Invité Lounet
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Posté(e)
Aurions-nous le droit à un témoignage du début de l'opération Overlord ? :snif:

Non, je n'étais pas en Normandie. Mais si vous voulez, je peux vous raconter mes souvenirs des bombardements de juin et juillet dans la région parisienne?

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usagi Membre+ 241 210 messages
E-mage‚ 69ans
Posté(e)
:snif: les Allemand avaient relachés leur vigilance sur la Manche a cause du mauvais temps :snif:

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Invité seth rotten
Invité seth rotten Invités 0 message
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Et surtout ils ne s'attendaient pas à un débarquement dans cette zone là.

é noter que le déchiffrage du code ENIGMA fut crucial dans l'organisation du D-Day.

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Invité Lounet
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Posté(e)

Alors, personne ne me demande de raconter mes souvenirs de Juin 44 ?

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Ryo Membre 911 messages
Forumeur accro‚ 43ans
Posté(e)
Alors, personne ne me demande de raconter mes souvenirs de Juin 44 ?
Si si racontes nous :snif:

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Invité Lounet
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Posté(e)

Bon, alors, à la demande générale, je vais vous raconter ce que j'ai vécu un matin de juin 44 dans la région parisienne:

Alors que je me levais pour aller à l'école, un tintamarre aussi soudain qu'inhabituel me fit regarder par la fenêtre: Des avions étaient là, à moyenne altitude.

Une ou deux explosions particulièrement proches et violentes me firent dire tout haut : "Cette fois, ils exagèrent". Je ne savais pas moi-même si ce "ils" désignait les avions alliés ou la dca allemande...

La sirène s'empressa de faire entendre sa tardive et dérisoire mise en garde.

Puis un avion largua à moins de 2 km devant moi une fusée d'un rouge intense qui descendit lentement à la verticale. Je compris, non sans inquiétude, qu'il s'agissait d'un marqueur et que nous étions près de la cible d'un bombardement.

Je vis effectivement des débris projetés en l'air par l'explosion de bombes.

Les avions quittèrent ensuite rapidement notre ciel et je me rendis comme d'habitude à l'école où je retrouvai la moitié environ de mes camarades.

Là, notre directeur nous déclara: "il n'y aura pas classe ce matin, vous pouvez aller voir..."

Et nous sommes allés voir. A moins de 400 mètres de là, la rue était barrée par un tas de décombres, sur lesquels s'affairaient des sauveteurs avec des pelles.Nous avons fait le tour par une rue parallèle. Beaucoup de poussière. Une image m'a particulièrement marqué, celle d'un matelas d' enfant accroché aux les fils téléphoniques.Qui avait dormi dessus? Nous savions que c'était peut-être l'un de nos camarades.

Et pourtant, nous n'étions pas émus outre mesure. Je précise cela parce que, de nos jours, en une telle circonstance, on ne manquerait pas de faire appel à une "cellule de soutien psychologique". J'ai tout lieu de penser que ce sont les adultes qui transmettent leur peur aux enfants. Si les adultes ne perdent pas leur sang froid, les enfants trouvent presque normale n'importe quelle situation.

Je me souviens d'un élève qui était présent à l'école ce matin là, et qui habitait une maison mitoyenne de celles qui étaient réduites à un tas de gravats. Il est resté silencieux ! Etait-il "sonné" ? Etait-il un peu débile ? Je ne sais.

Ce bombardement fit environ 200 morts.

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Invité ossiane
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Posté(e)
:snif: la suite s'il vous plait.....merci :snif:

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Invité Lounet
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Posté(e)

En juin 44, les alertes étaient quotidiennes. Les sirènes n'émouvaient plus personne. Tout juste provoquaient-elles un concert d'aboiements des chiens du quartier. Aux deux seules occasions où nous avons été vraiment en danger, elles ne se sont fait entendre qu'après celui-ci passé. Parfois, leur mugissement grave était repris par le grondement sourd des vagues de bombardiers en approche par l'ouest.

J'aurai toujours en mémoire un certain après- midi . On les distiguait, à haute altitude dans le ciel dégagé, comme de petites croix brillantes, par groupes de 14 (box) quadrimoteurs qui se succèdaient à quelques minutes d'intervalle. Parfois, des vides dans leur formation serrée donnaient à penser que des appareils étaient manquants. Devant eux s'ouvraient les petits flocons de la DCA. Il était évident que l'un ou l'autre des appareils serait inévitablement touché s'ils poursuivaient leur route. J'admirai le courage qu'il fallait aux pilotes pour ne pas en dévier. Et un avion s'est en effet allumé, puis a laissé échapper une trainée jaune et noire qui s'est allongée jusqu'à devenir gigantesque. Pendant peut-être une minute, l'avion touché garda sa ligne de vol et sa place dans le box. Nous guettions les parachutes; le temps passait, et rien. Enfin, une corolle apparut sous l'avion. Presqu'aussitôt, elle se transforma en une flamme fugace et il ne resta plus rien... Puis une seconde corolle s'ouvrit.sous la queue de l'avion. "Trop tôt" avions-nous envie de crier, "tu as ouvert ton parachute trop tôt" ! Et à nouveau, la petite tache blanche dans le ciel disparut dans une brève flamèche.

Peut-être le feu s'était-il déjà communiqué à l'équipement des malheureux aviateurs avant qu'ils ne quittent l'avion..? Une minute plus tard, celui-ci largua ses bombes, ce qui semblerait indiquer qu'un homme au moins était encore vivant à bord; puis il se désintégra en morceaux et le ciel redevint vide. Quelques instants plus tard, j'entendis les explosions de ses bombes dans les bois.

J'ai pensé: La guerre va être perdue !( C'était avant la percée d'Avranches)

Tous ceux qui se trouvaient au sud de la région parisienne ce jour là ont assisté à cette tragédie. Je pense que l'objectif du raid était Villeneuve St-Georges.

Les jours suivants, des évènements semblables se sont reproduits.

J'ai toujours dans les oreilles le ronflement sinistre des moteurs d'un "Libérator" coupé en deux que nous avons vu tomber en tournoyant au dessus des bois de Vélizy.

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Invité Simplicius
Invité Simplicius Invités 0 message
Posté(e)

Je suis impressionné devant la précision des souvenirs. Très intéressant à lire en tout cas.

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Invité ossiane
Invité ossiane Invités 0 message
Posté(e)
:snif: oui très intéressant,vivement la suite... :snif:

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Invité Lounet
Invité Lounet Invités 0 message
Posté(e)

La voici:

...un "Libérator" coupé en deux que nous avons vu tomber en tournoyant au dessus des bois de Vélizy.

Aucun parachute n'est apparu. Je demandai à mon père: Mais pourquoi donc ils ne sautent pas ? Il me répondit d'un air désolé: " Peut-être ne peuvent-ils pas ?" L'équipage était probablement blessé, ou mort. Devant le spectacle, de jeunes femmes poussaient des cris d'effroi, que nous, plus jeunes, ne comprenions pas...

Quelques jours plus tard, nous nous sommes rendus au point de chute. Il était encore gardé par une sentinelle allemande. Un camarade de mon frère qui habitait à proximité était arrivé sur les lieux avant les allemands et avait récupéré les papiers de l'un des membres de l'équipage. Après la libération, il a pris contact avec sa famille, qui l'a invité, parait-il, aux USA.

Un autre jour, je tenais compagnie à mon père qui bricolait tranquillement dans le jardin; ma mère s'apprêtait à distribuer leur nourriture aux poules, quand des chasseurs ont fait brusquement irruption dans le ciel. Aussitôt, la dca a ouvert le feu ; la sirène a été prise de court encore une fois. Des obus ont éclaté à basse altitude... Leurs éclats ont commencé à pleuvoir autour de nous. Ils traversaient les feuillage des arbres ou ricochaient sur les toits. Mon père m'a dit: "Va te mettre à l'abri"; lui-même a continué son travail comme si de rien n'était. Je me suis dirigé sans hâte vers un hangar à une quinzaine de mètres de là, presque content d'éprouver l'expérience du " feu". .Je n'ai pas été déçu ! Je n'avais pas fait trois pas que j'ai entendu le chuintement d'un éclat d'obus allant se ficher en terre en passant à moins d'un mètre de mon épaule.

Je n'ai jamais compris pourquoi mon père avait considéré qu'il était moins en danger que moi... Peut-être l'habitude de 14-18 ? Pendant que ma mère, un peu plus loin, se dirigeait sans trop se presser vers la porte de la maison, suivie des poules frustrées de leur pitance, elles-mêmes suivies du coq qui fermait la marche, un éclat d'obus est tombé si près de ce dernier qu'il a sursauté; (je crois même qu'il a traversé les plumes de sa queue !).

Le tout n'a duré que quelques minutes à l'issue desquelles mon père a vu un avion s'abattre au loin.

Nous nous sommes rendus en vélo à Trappes, où la gare de triage avait été sévèrement bombardée 3 semaines auparavant. Les champs étaient profondément labourés de trous de bombes, loin de l'objectif auquel elles étaient destinées. Sur la ville ravagée planait un silence de mort. L' un des rares cheminots qui se trouvaient là nous a dit, en nous montrant un passage sous les voies effondrées: "On croit que le chef de gare se trouve dessous". De fait, il n'y avait personne pour déblayer les décombres.

Les jeunes gens allaient dans les champs récolter les petits pois. Ils arrachaient les plants entiers,qu'ils entassaient dans la remorque de leur vélo sans prendre le temps de cueillir les gousses, de peur d'être surpris par un nouveau bombardement..

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Invité Lounet
Invité Lounet Invités 0 message
Posté(e)

Début août 44, des allemands écrasés de fatigue traversèrent la ville de Versailles en direction de l'est dans des véhicules de fortune. Carrioles à chevaux ou voitures civiles camouflées de branchages. Pour faire bonne mesure, certaines portaient aussi un drapeau blanc, ou même une croix-rouge.

Le 12 août, le bruit courut que les allemands avaient abandonné le camp de Satory. Nombre de jeunes, dont mon frère et moi, s'y rendirent alors pour piller les dépôts. Nous chargeâmes notre remorque non pas d'armes comme je l'espérais, mais de ...skis et de rouleaux de papier photo. Nous eumes un moment de frayeur, quand un mauvais plaisant cria: "Voilà les SS qui arrivent"; ce qui n'était nullement invraisemblable. Nous décampames avec notre butin, heureusement sans rencontrer d'uniformes.

Tout le monde s'est mis à confectionner des drapeaux français, américains et anglais. Nous ne savions pas trop où se trouvaient les éléments avancés des alliés.

Dans la journée du 24 , des tirs se firent entendre ici et là. Vers 17 h, un petit avion de reconnaissance nous survola, à une altitude d'environ 350 mètres. Ses ailes portaient des rayures caractéristiques de l'aviation US. Des tirs d'armes légères se déclenchèrent alors contre lui, ce qui m'étonna, car il me semblait hors de portée et d'autre part je croyais les allemands partis de notre quartier. Mais bientôt, une mitrailleuse qu'il venait de survoler par malchance se fit entendre; l'appareil fut touché et le pilote amorça un virage pour se poser en catastrophe sur l'une des larges avenue de la ville, avant de mourir.

Le lendemain matin, je vis la carcasse brûlée de l'appareil. (un piper-cub, pour ceux qui connaissent) Je repense encore à cet homme jeune dont la destinée a basculé en un instant devant mes yeux.

La nuit venue, des grappes de points lumineux sillonnèrent le ciel d'est en ouest. J'ai su plus tard qu'il s'agissait d'obus tirés par les canons de Leclerc depuis le pont de Sèvres sur la batterie allemande de Bougival (qui n'a pas riposté). Après avoir entendu la radio ( l'électricité n'était pas coupée ) annoncer à 22 h que Paris était libéré (ce qui nous laissa sceptiques) je suis allé me coucher, pas trop rassuré.

A mon réveil, j'ai vu un civil porteur d'un brassard tricolore , pistolet au poing, qui remontait la rue. Je dois dire qu'il m'a paru un peu frimeur.

Nous nous sommes rendus au centre ville.J'ai été un peu déçu de ne voir que des camions militaires vides rangés devant la préfecture, pas même gardés.Je pense que les soldats étaient occupés plus loin en direction de Paris. Quelques impacts marquaient la façade de l'hôtel de ville; des voitures incendiées gisaient ça et là.

Une colonne de prisonniers passa devant nous; puis des femmes aux habits déchirés qu'on entrainait sans ménagements. Ma grande soeur à qui je demandai ce qu'on leur reprochait me répondit laconiquement: "Elles sont allées avec des allemands". J'avais 10 ans et je n'ai compris ce qu'elle voulait dire que quelques années plus tard...

Je n'ai jamais connu par la suite une telle liesse populaire,en aucune autre circonstance.

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respublikae Membre 50 messages
Forumeur en herbe‚ 38ans
Posté(e)
Aurions-nous le droit à un témoignage du début de l'opération Overlord ? :snif:

Non, je n'étais pas en Normandie. Mais si vous voulez, je peux vous raconter mes souvenirs des bombardements de juin et juillet dans la région parisienne?

Oui raconte nous ton vécu ...s'il te plait ... peut être "L' Histoire" en a t elle besoin ! :snif:

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Rasibus Membre 4 080 messages
Forumeur alchimiste‚ 83ans
Posté(e)

Ce topic vieux de 5 ans n'a pas eu de suite ? Il faudrait créer une rubrique "souvenirs" pour les forumeurs qui auraient vécu des évènemts marquants.

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nerelucia Membre 12 818 messages
Forumeur alchimiste‚ 110ans
Posté(e)

ça me rappelle ce que m'avait raconté une normande, dans son village, un côté de la rue a été bombardé, pas l'autre.

Comme la famille habitait des deux côtés, les morts n'étaient que d'un côté.

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Loargan Membre+ 9 026 messages
Forumeur alchimiste‚
Posté(e)

Egalement, Nerelucia, ce topic fait remonter les récits de parents de Normandie, qui ont vécu le débarquement et les bombardements. Une dame -une de mes mémés- par exemple, qui tenait une épicerie au Havre, non loin du port. Elle a tout perdu quand la ville a été bombardée, s'est retrouvée les mains dans les poches et à la rue. Elle se souvient d'une voisine par la suite, tombant sur une main dépassant des décombres, et sombrant en larmes en se lamentant : "C'est ma fille.".

Pendant ces bombardements, plusieurs milliers de personnes s'étaient réfugiées sous un tunnel en pensant qu'elles seraient épargnées par les bombes (on pensait que les bombardiers évitaient certains sites sensés abriter les gens, comme les églises, etc.). Malheureusement, ces milliers de personnes se sont trompées : pas de survivant !

Ma "mémé" (jeune femme à l'époque) a été hébergée quelques temps chez une de ses copines, une coquette un rien aguicheuse. Sa maison à elle était toujours debout, mais n'avait plus de façade, c'était donc comme dans les maisons de poupée. Une fois, en prenant leur repas dans la cuisine, elles voient passer deux soldats allemands dans la rue. La copine les appelle pour leur faire coucou, d'un air gamin. Evidemment, son hôte a eu peur que les allemands le prennent mal, mais pas du tout : ils lui ont répondu par un salut de la main et un hochement de tête très respectueux.

Par la suite, ont eu lieu les débarquements des alliés sur plusieurs plages de Normandie. Elle se rappelait que sur la plage du Havre, un jour, elle a vu des Américains arriver sur leurs drôles d'embarcations. L'un d'eux, une fois débarqué, a baissé son pantalon et s'est accroupi, pris de colique, sans doute à cause de la peur, ou peut-être à cause d'une conserve de corned-beef périmée.

Une fois, au-dessus du port, les gens ont pu assister à un combat sans merci entre un avion allié et un autre allemand. Les deux pilotes se sont entretués, leurs deux avions sont tombés au sol. On a sorti les pilotes de leur appareil, dans un piteux état évidemment, et un curé est venu pour bénir leurs deux dépouilles, sans distinction.

Un de mes oncles, qui était très jeune à l'époque, racontait que la nuit, les gens dans leur lit pouvaient entendre passer les soldats allemands faire leur ronde dans la rue, à cause du bruit de leurs bottes : leur marche était si bien synchronisée que cela en était effrayant, se souvenait-il.

Il se souvenait aussi qu'après le bombardement de la ville du Havre, depuis les terres d'à côté on pouvait voir la mer, tant ce n'était plus qu'un désert de ruines.

Il ne restait que quelques rares vétérans de pierre, tels ce muséum d'histoire naturelle que l'on peut encore visiter dans cette ville, et dont les murs semblent rongés tant ils ont souffert des impacts d'obus.

Modifié par Loargan

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