Qu'est-ce qui nous manipule ?

xenops Membre 792 messages
Forumeur accro‚ 107ans
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Ce qui fait qu'on fait ce qu'on fait !

Certaines expériences sont particulièrement révélatrices de nos comportements, nos jugements, notre comportement social ¿ et sont très troublantes.

Bonjour à vous tous, je ne suis pas intervenue depuis un moment mais je ne vous oublie pas et vous lis toujours avec autant de joie...Voici un petit lien de trois petits films qui sont l'occasion d' un peu d'humilité et de quelques interrogations essentielles...

Le billet perdu je vois ce que je crois et l'apathie des témoins

Trois films courts serviront de support à une rencontre / débat sur la psychologie sociale avec :

- François LE POULTIER, Professeur de psychologie sociale et Président de l'Université Nancy 2

- Nicole DUBOIS, Professeure de psychologie sociale

" Le billet perdu "

Vous trouvez un billet de 10 euros dans la rue ¿ comment réagissez vous ¿ avec et sans témoin ?

" L'apathie des témoins "

Ou quelques notions pour comprendre la non-assistance à personne en danger.

" Je vois ce que je crois "

La force des « étiquettes » que l'on peut coller à certaines personnes.

Ces films sont issus de la série « Regards sur la psychologie sociale expérimentale » réalisée par Philippe THOMINE et produite par Vidéoscop (Nancy-Université) pour l'Université Ouverte des Humanités. Accessibles depuis Canal-U.

Voilà, je souhaitais les partager avec vous... :snif: et écouter vos réactions...

Modifié par xenops

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xenops Membre 792 messages
Forumeur accro‚ 107ans
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Bon, je sais, regarder ces trois films prend un peu de temps mais vous pouvez sélectionner les passages expérimentaux dans un premier temps pour aller plus vite.

Je pense que ces films valent vraiment le coup d'oeil... :snif:

Bon, j'ai changé l'étiquette titre....

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klarisse Membre 26 messages
Forumeur balbutiant‚
Posté(e)

qu'est-ce qui nous manipule ?

parfois nous-même !!

lisez donc la théorie de l'engagement...

http://www.philo5.com/Mes%20lectures/Joule...anipulation.htm

un extrait « cette tendance que manifestent les gens à s'accrocher à une décision initiale même lorsqu'elle est clairement remise en question par les faits. »

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SN3 The last. Membre 6 166 messages
Forumeur alchimiste‚ 38ans
Posté(e)
« cette tendance que manifestent les gens à s'accrocher à une décision initiale même lorsqu'elle est clairement remise en question par les faits. »

Ok, mais quand des humains ont décidé d'aller sur la lune, ce qui, à mon avis, date de plusieurs millénaires, les faits de l'époque étaient clair : "c'est impossible !". Bon, à force de persévérance certains ont réussis.

En ce qui concerne la mort, avec la génétique connue du public, la question de l'immortalité se pose.

Ce que je veux dire c'est que la tendance énoncée peut être celle des limites repoussées, mais est-ce de la manipulation ou le sentiment de vivre ? Parce que si la vie, dans son essence même, est manipulée, est-ce la vie ?

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Invité lobotomie_
Invité lobotomie_ Invités 0 message
Posté(e)
Bon, je sais, regarder ces trois films prend un peu de temps mais vous pouvez sélectionner les passages expérimentaux dans un premier temps pour aller plus vite.

:o je vais le faire parce que tu es vraiment quelqu'un de bien ! (enfin, le "film du billet" dans un premier temps, hein ! parce qu'il ne faut pas abuser de ma gentillesse :snif: )

...

j'ai une question : les "cobayes" n'ont pas le visage flouté. ceux qui ont gardé le billet ont donné leur accord ;) ??? peut-être contre rémunération :snif:

je visionnerais la suite plus tard, parce que tu es quelqu'un de bien :o

;) t'as pas 10 euros ?

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yop! Modérateur 20 365 messages
Gonade Absolutrice‚ 35ans
Posté(e)

Aïe !

Une foule de chose nous manipule. Surtout dans la vie sociale.

Cumulez une demande mineure, suivie d'une demande plus importante et vous verrez que sur la deuxième, n'importe qui aura une hésitation.

J'avais déjà lu des expériences pratiques sur des choses comme ça ! Je vais regarder les films aussi !

Je reviendrais ! :snif:

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xenops Membre 792 messages
Forumeur accro‚ 107ans
Posté(e)

Klarisse: merci pour le lien et son conseil de lecture.

Lobo :tu as vraiment beaucoup d'humour :snif:;) Tu veux bien patienter quelques temps, je vais réfléchir pour les 10 euros ?

Je t'assure, il n'y a pas de trucages..

Yop : j'attends ton regard éclairé sur la chose...quand tu auras visionné :snif:

Quand on pense que certaines de ces expériences ont 20 ans ou plus, qu'elles ont été utilisées en marketing, dans la pub....Lorsque l'on pense que souvent les publicités ne sont même pas là pour provoquer le désir d'achat mais pour valider des achats, pour donner des arguments à la personne pour qu'elle conforte son achat, pour lui enlever tout doute sur son acte d'achat ou tout sentiment de s'être fait rouler!!! Je trouve que c'est prendre les gens pour des gogos, c'est manquer de respect à l'individu peu informé ( et nous le sommes tous dans certains domaines au moins)...

Moi, tout cela me fait un peu froid dans le dos.

Que ces techniques soient utilisées pour motiver des apprenants en formation, pourquoi pas, si cela peut déclencher le désir d'apprendre...mais il est temps que tout le monde voit ces trois petits films...

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kyrilluk Membre 7 507 messages
Anarchiste épistémologique‚ 43ans
Posté(e)
qu'est-ce qui nous manipule ?

parfois nous-même !!

lisez donc la théorie de l'engagement...

http://www.philo5.com/Mes%20lectures/Joule...anipulation.htm

un extrait « cette tendance que manifestent les gens à s'accrocher à une décision initiale même lorsqu'elle est clairement remise en question par les faits. »

Et donc il ne faut pas s'attendre a ce que ceux qui ont voter pour Sarko reviennent sur leur vote maintenant... :snif:

Meuh non... je plaisante! Lol... sort of...

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kyrilluk Membre 7 507 messages
Anarchiste épistémologique‚ 43ans
Posté(e)

L'interet pour moi de la sociopsychologie, ou "psychologie sociale", c'est que l'approche est moins individuelle et montre certains phenomenes sociaux qui nous touchent, comme par exemple l'effet de la violence a la tele, l'altruisme, l'amour (aveugle?), les prejuges, etc...

Par exemple, la vrai manipulation ne vient pas des groupes pronant un point de vue adopter par la majorite, mais la manipulation vient plutot des minorites.

En tout cas, c'est vraiment interessant. Merci pour le liens.

Cela fait longtemps que je pense a creer un topic sur la psychologie sociales avec differents articles d'actualite en rapport avec ce theme la.

A propos, je change de sujet, mais sais-tu pourquoi on (c'est a dire les ainees) a toujours tendance a croire que nos parents laisser tout passe a nos freres et soeurs plus jeunes? Realite ou prejuges? :snif:

http://www.sciencedaily.com/releases/2008/...80416152245.htm

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xenops Membre 792 messages
Forumeur accro‚ 107ans
Posté(e)

Heu...je ne sais pas pourquoi mais cette étude ne m'a pas convaincue...Sur quels échantillons a t-elle été faite ? Et leur deux mesures...

They found two measures of adolescent rebellion and two measures of parental punishment. Dropping out of high school and getting pregnant were interpreted as rebellion; not allowing a teenager to live in the family house and not financially supporting a teenager were interpreted as punishment.
pourquoi se limiter à 2 mesures pour faire ensuite une généralité sur la situation d'éducation en général entre un aîné et un cadet ?

Peut-on tirer des conclusions à partir de ces cas extrêmes ? Ou alors ces conclusions s'appliquent seulement aux cas des mesures...enfin, je ne vois pas bien...

Modifié par xenops

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klarisse Membre 26 messages
Forumeur balbutiant‚
Posté(e)

un petit lien pour ceux qui maitrise l'anglais : http://redwing.hutman.net/~mreed/index.htm

c'est une jolie galerie de personnages...et vous en avez déja rencontré la plupart de par leur comportement... très instructif...

et puis, désolé de prêcher pour ma propre chapelle mais... l'un d'entre vous a-t-il répondu à mon sondage ?

http://www.forumfr.com/sujet172711-combien...-s-efondre.html ??

merci..d'y jeter un oeuil ce sujet est actuel et me préoccupe vraiment...

et comme ces comportements régentent pas mal de chose dans notre vie et nous concerne tous à plus ou moins grande echelle, j'ai mis un lien vers tes vidéos (xenops) sur le forum de Nopyramide

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kyrilluk Membre 7 507 messages
Anarchiste épistémologique‚ 43ans
Posté(e)
Heu...je ne sais pas pourquoi mais cette étude ne m'a pas convaincue...Sur quels échantillons a t-elle été faite ? Et leur deux mesures...
They found two measures of adolescent rebellion and two measures of parental punishment. Dropping out of high school and getting pregnant were interpreted as rebellion; not allowing a teenager to live in the family house and not financially supporting a teenager were interpreted as punishment.
pourquoi se limiter à 2 mesures pour faire ensuite une généralité sur la situation d'éducation en général entre un aîné et un cadet ?

Peut-on tirer des conclusions à partir de ces cas extrêmes ? Ou alors ces conclusions s'appliquent seulement aux cas des mesures...enfin, je ne vois pas bien...

Tu n'as pas bien compris.

Ces chercheurs ont etablis un modele mathematique basee sur la theorie des jeux (utilisee de maniere intensive en economie) qui predit que les parents vont avoir tendance a etre plus severe avec les ainees qu'avec les derniers.

Ensuite ils ont tester leur modele mathematique en utilisant les donnees statistiques qu'ils avaient a leur disposition. Ces donnees statistiques sont le taux de grossesses parmi les ados, quitter l'ecole de maniere prematuree et l'argent que donne les parents a leurs enfants. Les donnees statistiques ont confirmer leur modele et ont montrer qu'effectivement les parents ont tendance a donner moins d'argent aux ainees comparees a ce qu'ils donnent a leur freres plus jeunes, et que les aines ont moins tendance a se retrouver a avoir un comportement rebel.

En conclusion, ces chercheurs n'ont pas eplucher les donnees statistiques, trouvees deux criteres et inferer un comportement parental. C'est le contraire qui s'est produit: ils ont etablis une hypothese, creer un modele mathematique, et en ont fait la verification experimentale. C'est une methode etablie et reconnue. D'ailleurs ils ont ete publier dans un journal d'economie, "peer reviewed".

Modifié par kyrilluk

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AUBE Membre 1 790 messages
douce avec ses amis, dure avec ses ennemis!!‚
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xenops je suis d'accord avec lobo , non non je demande pas des sous :snif: , mais là tu veux bien que je fasse l'impasse et que je revienne plus tard... j'ai mes oeils qui se croisent et les méninges qui déménagent...

parce que vois tu , je trouve que pour une fois il y a un sujet intéressant sur ce forum , je vais encore me faire des potes , je le sens ;)

je reviende dès que j'ai la neurone qui fonctionnne à plein régime et je te fais part de ma réflexion même pitêtre plusieurs qui sait :snif: !!

d'ac o d'ac ?

bisous

Modifié par AUBE

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kyrilluk Membre 7 507 messages
Anarchiste épistémologique‚ 43ans
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un petit lien pour ceux qui maitrise l'anglais : http://redwing.hutman.net/~mreed/index.htm

c'est une jolie galerie de personnages...et vous en avez déja rencontré la plupart de par leur comportement... très instructif...

Excellent!! :snif:

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Chapacha Membre+ 21 021 messages
Folle de chats, yo !‚ 48ans
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bigcat.jpg

Big Cat would rather not fight...he enjoys peacefully observing forum conversations and laconically participates when the moods strikes. He playfully chases interesting threads, and from time to time uses a Newbie or Propellerhead as a convenient scratching post. He enjoys being stroked or petted, and tends to purr loudly. CAUTION: Don't be fooled by his fuzzy, playful exterior. When provoked, Big Cat reacts with lightning speed and almost always lands on his feet after an attack. Big Cat often indulges himself by toying with his victim before delivering his lethal blows.

J'adore :snif::snif:

Modifié par Chapacha

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yop! Modérateur 20 365 messages
Gonade Absolutrice‚ 35ans
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bigcat.jpg

Big Cat would rather not fight...he enjoys peacefully observing forum conversations and laconically participates when the moods strikes. He playfully chases interesting threads, and from time to time uses a Newbie or Propellerhead as a convenient scratching post. He enjoys being stroked or petted, and tends to purr loudly. CAUTION: Don't be fooled by his fuzzy, playful exterior. When provoked, Big Cat reacts with lightning speed and almost always lands on his feet after an attack. Big Cat often indulges himself by toying with his victim before delivering his lethal blows.

J'adore :snif:;)

Moi aussi ! :o Ca correspond à tellement de gens sans exactement correspondre en détail à quelqu'un !

Les forums sont de bonnes vitrines d'observation. :o

Pour ce qui est des films du sujets, je les trouve assez intéressants mais surtout peu rigoureux.

Si des expériences ont "prouvées" pas mal de choses en communication et en psychologie sociale, les films présentés sont plus des démonstrations un peu générales de ces théories.

Pour le premier, la théorie en vogue est que chaque être humain flatté par un compliment va se sentir obligé (dans le futur immédiat) de "mériter" le compliment. Dommage que le film ne montre pas la proportion des réactions inverses et surtout pourquoi certaines personnes peuvent ne pas être influencées par ce "vous êtes quelqu'un de bien !" (un peu gros, à mon goût :snif: ).

Le deuxième film est plus complet et pertinent, mais quand même très (trop) ciblé. On peut en tirer beaucoup de choses, cela dit. Ce qui est intéressant de savoir est ce qui retient où incite les gens dans leur réactions par rapport au regard des autres.

La part individuelle est grande. J'aurais bien aimé avoir les témoignages de ce qu'on ressenti les sujets de l'expérience, tout le panels d'émotions ressenties et les réflexions instantanées qu'ils se sont faites.

C'est toujours dur de faire la part des choses, même avec des statistiques explicites, on peut encore les diviser en plusieurs catégories.

Cela dit, ce film est assez ludique et plutôt bien fait.

Reste l'objectivité scientifique de ce genre d'expériences qui est dur à justifier. Le problème étant la communication exacte du même contexte aux sujets. La moindre faille peut fausser une expérience, mais c'est dans ces failles que l'on peut trouver des choses pertinentes.

Modifié par yop!

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xenops Membre 792 messages
Forumeur accro‚ 107ans
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Kyrilluc Les modèles économiques, et plus particulièrement les modèles macroéconométriques, sont des représentations numériques qui, de ce fait, ont opéré des choix de simplification voire de réduction de la réalité...

La réalité économique et sociale ne peut être représentée par des équations - du fait de l'essence sub jective des

relations inter-individuelles -

- Concernant les langages à l'usage des économistes modélisateurs, D.A.KENDRICK &

H.M.AMMAN (1999) les classent en trois catégories. Les high level languages tels que GAUSS,

Une modélisation ne peut prendre en compte qu'un seul point de vue - celui de l'algorithme qui régit le système. Elle

ne peut prétendre simuler le point de vue d'une foule d'individus qui, dans la

réalité, effectuent chacun de leur côté leur propre calcul économique. Il nous

semble qu'il y a là substitution d'une procédure "nécessaire" à un ensemble

d'actions "contingentes" - voir notre communication (2000.b). On serait dès

lors raisonnablement fondés à se poser la question Jusqu'où, dans ces condi-

tions, une procédure numérique peut-elle valider une théorie économique ? En

fait, l'algorithmique intervient dans la démarche de modélisation économique,

à un niveau bien plus théorique qu'on ne pourrait le penser : la démarche de

représentation de l'économie par des algorithmes constitue une hypothèse éco-

nomique5 . Pour autant, il ne faudrait pas disqualifier la démarche algorithmique

dans la construction et/ou la validation des théories économiques(...) D'autre part,

l'économie expérimentale, au départ comme champ d'application de la théorie

des jeux, s'est progressivement révélée être une branche fort utile pour valider

ou invalider certains schémas théoriques... . Il faudrait, nous semble-t-il, tester des

formalisation plus analogiques des comportements... En tout état de cause, le

recours à l'algorithmique requiert un contrôle minutieux dans l'élaboration des

systèmes et une forte cohérence des processus algorithmiques avec les schémas

théoriques eux-mêmes.

lien

Voilà, je ne m'y connais pas mais ce que je peux lire n'achève pas de me convaincre...

ou encore:

Les excès de la modélisation mathématique

Une pétition partie de Normale-Sup s'insurge contre les excès de la modélisation mathématique Signée par tous les étudiants de première année de l'Ecole normale supérieure de la rue d'Ulm ayant choisi la filière économie, et par la majorité de ceux de Cachan, ainsi que par des étudiants de Dauphine, une pétition circule dans les universités, protestant contre les excès de la modélisation et revendiquant " un pluralisme des approches en économie ". L'initiative est favorablement accueillie par des économistes de renom.

" ON CONSIDéRE la décision d'épargne d'un ménage qui vit deux périodes (jeunes/vieux). On note p1 le prix du bien consommé en première période et p2 son prix en deuxième période. On suppose que le ménage ne peut épargner que via la détention d'encaisses monétaires, m. On note C1 et C2 les consommations de première et de deuxième période du ménage. Les contraintes budgétaires instantanées de ce dernier sur ses deux périodes de vie sont définies par p1C1 + m = w et par p2C2 = m, où w correspond au salaire nominal. L'objectif des ménages est de maximiser leur utilité intertemporelle, notée U, sous leur contrainte intertemporelle. A ce propos, on définit : U = logC1 + 1/ (1 + d) logC2....

On suppose p2 = (1 + p) p1, où p est le taux d'inflation ou de déflation selon que p > 0 ou p respectivement... "

Quel étudiant en sciences économiques n'a-t-il pas éprouvé cette frustration ? Souvent, la discipline attire parce qu'elle semble un moyen privilégié de comprendre les phénomènes contemporains ; mais, une fois qu'on l'a embrassée, c'est la douche froide. De l'histoire économique ou des controverses autour du chômage ou des inégalités, on se rend compte qu'il n'est pas, ou presque pas, question. Au préalable, il faut " faire des gammes ", comme disent certains enseignants. Autrement dit, se plonger dans la formalisation mathématique et " faire tourner " des modèles, en jonglant avec des équations économétriques - comme celle évoquée à l'instant, extraite d'un exercice récent soumis aux étudiants en licence à Paris-I. Et cela à longueur d'année. C'est un passage obligé, une manière de faire ses classes.

Un passage obligé ? Ce n'est pas l'opinion de quelques-uns des étudiants les plus brillants parmi ceux qui ont choisi cette option. L'histoire débute, en février, à l'Ecole normale supérieure de la rue d'Ulm, à Paris. A l'occasion d'une conférence, plusieurs étudiants prolongent le débat en s'interrogeant sur la pertinence des savoirs qui leur sont transmis.

Beaucoup ont le même sentiment : si la formalisation mathématique est nécessaire, elle conduit à " une véritable schizophrénie " quand elle devient une fin en soi ". Après de nombreux échanges, qui continuent les semaines suivantes par e-mail, décision est donc prise de lancer " une lettre ouverte " afin de dénoncer cet " usage incontrôlé des mathématiques " et de revendiquer " un pluralisme des approches en économie ".

Fin mai, les initiateurs de l'appel installent donc leur pétition sur le web (www.respublica.fr/autisme-economie) et ouvrent une adresse électronique (autisme-economie@caramail.com) pour recueillir les prises de position. Les neuf étudiants de première année d'Ulm qui ont choisi la filière économique signent tous l'appel, suivis par vingt-cinq normaliens de Cachan, dont une grande majorité des économistes de première et deuxième année, vingt et un élèves du magistère d'économie de première année de Paris-I (les deux tiers de la promotion). Plusieurs centaines de signatures sont aussi recueillies à Paris-IX Dauphine, Paris-X Nanterre, à Versailles-Saint-Quentin ou encore à l'Ecole nationale de la statistique (Ensae).

Cette controverse n'est pas nouvelle. Le père de l'économétrie moderne, Edmond Malinvaud, l'a lui-même alimentée. Dans une conférence(reproduite dans la Revue d'économie politique, numéro 6, novembre-décembre 1996), il avait surpris en posant une question inattendue dans sa bouche : " La modélisation mathématique n'est-elle pas trop pratiquée ? " Avant de faire cette mise en garde dont se sont inspirés les normaliens : " La fonction véritable de l'économie mathématique est d'apporter la rigueur là où l'on en a besoin. Elle n'est pas de produire des modèles abstraits pour des économies imaginaires. "

A l'époque, certains économistes en avaient tiré la conclusion que M. Malinvaud prenait spectaculairement ses distances avec les mathématiques. Ce que l'intéressé a jugé utile, récemment, de démentir dans une autre revue, L'Economie politique (numéro 6, deuxième trimestre 2000), soulignant que la " formulation mathématique ", à la différence des raisonnements littéraires, " impose la discipline de s'en tenir aux prémisses spécifiées ". En clair, c'est un gage de rigueur, et pas - comme peuvent le penser les étudiants - le vecteur de la domination de la théorie néoclassique.

Quoi qu'il en soit, leur initiative va relancer le débat. Dans une " note d'étape " commandée par le ministère de l'éducation sur l'enseignement de l'économie, Michel Vernières, professeur à Paris-I, estime qu'il devient opportun de poser la question des excès de la formalisation, dans l'enseignement et la recherche, lorsqu'il y a, ce qui est manifestement le cas, une dérive instrumentaliste ".

Interrogé par Le Monde, Jean-Paul Fitoussi, qui préside cette année le jury de l'agrégation d'économie, estime aussi que " les étudiants ont raison de dénoncer la façon dont l'économie est généralement enseignée en France ". " Les mathématiques ne sont évidemment qu'un instrument qu'il faut savoir utiliser ", dit-il, mais " lorsqu'elles occupent tout l'espace, elles conduisent à la désincarnation du discours économique ". Il fait aussi valoir que " le pluralisme des explications est constitutif du savoir économique ".

Professeur d'économie à Normale-Sup, Daniel Cohen assure, de son côté, que cet appel lui " paraît très sympathique, car il dénonce une question centrale : le rôle pathologique qui est joué en France par les mathématiques, et qu'on n'observe nulle part ailleurs ". " Là où il faudrait partir de questions concrètes, dit-il, de paradoxes non résolus d'hier et d'aujourd'hui, l'enseignement de l'économie prend chez nous un tour formel, dont le point de départ et le point d'arrivée sont l'outil lui-même et non l'objet qu'il doit saisir. " " Ayant dit cela, conclut-il, l'enseignement doit évidemment éviter l'autre écueil, celui de la démagogie : on ne comprend pas la théorie des avantages comparatifs de Ricardo sans passer par les développements mathématiques qui ont permis d'en comprendre la portée et les limites. "

Même s'il puisent maintenant une partie de leur inspiration dans la théorie néoclassique, les socialistes peuvent-ils être insensibles à cette initiative ? Le ministre de l'éducation nationale, Jack Lang, a assuré au Monde qu'il étudiera de près l'appel des normaliens.

lien

Aubexenops je suis d'accord avec lobo , non non je demande pas des sous , mais là tu veux bien que je fasse l'impasse et que je revienne plus tard... j'ai mes oeils qui se croisent et les méninges qui déménagent...

Je t'attends mon coco... ;):o :o

Klarisse: ton lien ne fonctionne pas en fait...

ChapachaJ'arrive pas à savoir si je suis un big cat, c'est normal ça ??? :snif:

YopJ'arrrrrive...faut juste que je trouve le temps de répondre correctement à ton super post :snif: mais là fallait d'abord que je crie ma suspiscion vis à vis des modélisations mathématiques...

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xenops Membre 792 messages
Forumeur accro‚ 107ans
Posté(e)

Bon voilà, je te réponds Yop..

Effectivement, je regrette aussi de ne pas avoir les témoignages et les ressentis des sujets des expériences...

Pour le premier film, je ne pense pas que c'est quelque chose qui a avoir avec la flatterie ou l'orgueil de mériter un compliment. Cela tient plus du conditionnement ou de la suggestion. En fait, c'est plus un effet d'étiquetage qui induit un comportement ( bien connu aussi ailleurs sous l'effet pygmalion.)

Je crois que la psychologie sociale peut apporter un autre regard sur l'être humain. Il est interessant d'observer qu'elle s'oppose un peu à la psychanalyse. Cette opposition entre facteurs explicatifs internes ou externes est assez révélatrice de notre société individualiste contemporaine.

Un psy. va expliquer les choses selon ce qu'à fait ou vécu l'individu (en gros) En psychologie sociale expérimentale, l'éclairage se fait sur le contexte ou la situation, ce n'est plus la personne elle même qui est le seul facteur explicatif. C'est une vision plus large. A mon avis, les deux approches sont complémentaires.

D'autre part, comme tu dis "un peu gros à mon gôut" pour la réplique "vous êtes quelqu'un de bien".

Pourtant je pense, comme dans ces films, que pris dans des exigences d'autorité ou sous la contrainte, n'importe quel individu pourtant sensé peut-être amené à faire quelque chose de bizarre, voir même de grave...

Avoir conscience de cela c'est avoir conscience de sa propre vulnérabilité et alors ça c'est certainement une richesse et une force.

Ce qu'il y a avec la psychologie sociale, c'est qu'il faut sortir de l'individualisme à outrance pour la trouver acceptable.

Dans nos sociétés, il faut être meilleur que les autres ou alors différents... Or, ce que nous dit la psychologie sociale, c'est que c'est faux.

Je pense que c'est un outil pour devenir plus conscient, qu'elle ne doit pas non plus s'opposer aux autres disciplines plus individualistes dans leurs démarches, mais qu'elle doit leur être complémentaire.

Modifié par xenops

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yop! Modérateur 20 365 messages
Gonade Absolutrice‚ 35ans
Posté(e)
Effectivement, je regrette aussi de ne pas avoir les témoignages et les ressentis des sujets des expériences...

Pour le premier film, je ne pense pas que c'est quelque chose qui a avoir avec la flatterie ou l'orgueil de mériter un compliment. Cela tient plus du conditionnement ou de la suggestion. En fait, c'est plus un effet d'étiquetage qui induit un comportement ( bien connu aussi ailleurs sous l'effet pygmalion.)

Court pour un conditionnement. Suggestion, je suis d'accord, mais on joue aussi sur la flatterie, l'émotion. La culpabilité aussi.

Faire un acte méprisable alors qu'on vient de se faire traiter de "personne bien" est très dur.

L'étiquettage, quand il est positif, incite à être réalisé. La notion de "mérite" marche aussi dans le sens négatif. Traiter quelqu'un de con, c'est l'inciter à réagir comme un con !

Je ne crois pas avoir parlé d'orgueil mais plutôt de contrainte morale, d'obligation de justifier ce compliment. Ou la peur de le faire mentir trop vite.

Je crois que la psychologie sociale peut apporter un autre regard sur l'être humain. Il est interessant d'observer qu'elle s'oppose un peu à la psychanalyse. Cette opposition entre facteurs explicatifs internes ou externes est assez révélatrice de notre société individualiste contemporaine.

Un psy. va expliquer les choses selon ce qu'à fait ou vécu l'individu (en gros) En psychologie sociale expérimentale, l'éclairage se fait sur le contexte ou la situation, ce n'est plus la personne elle même qui est le seul facteur explicatif. C'est une vision plus large. A mon avis, les deux approches sont complémentaires.

La complémentarité avec la psychanalyse est aussi, selon moins, une chose essentielle. Il est impossible de prendre un des deux côtés (individuel et interaction sociale) comme instrument absolu.

Les querelles de clochers ne devraient pas avoir lieu d'être dans ces domaines, justement. :snif:

D'autre part, comme tu dis "un peu gros à mon gôut" pour la réplique "vous êtes quelqu'un de bien".

Pourtant je pense, comme dans ces films, que pris dans des exigences d'autorité ou sous la contrainte, n'importe quel individu pourtant sensé peut-être amené à faire quelque chose de bizarre, voir même de grave...

Avoir conscience de cela c'est avoir conscience de sa propre vulnérabilité et alors ça c'est certainement une richesse et une force.

Oui, c'est indéniable. On agit beaucoup selon les autres, l'environnement immédiat, le contexte direct.

L'acte de voter reflète aussi très bien comment, selon le contexte dans lequel on se place, on peut être victime de ces influences.

Ce qu'il y a avec la psychologie sociale, c'est qu'il faut sortir de l'individualisme à outrance pour la trouver acceptable.

Dans nos sociétés, il faut être meilleur que les autres ou alors différents... Or, ce que nous dit la psychologie sociale, c'est que c'est faux.

Je pense que c'est un outil pour devenir plus conscient, qu'elle ne doit pas non plus s'opposer aux autres disciplines plus individualistes dans leurs démarches, mais qu'elle doit leur être complémentaire.

Comprendre les autres, c'est se comprendre soi. Comprendre, c'est respecter. :snif:

La vie serait bien meilleure.

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Invité Théia
Invité Théia Invités 0 message
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Je crois que la psychologie sociale peut apporter un autre regard sur l'être humain. Il est interessant d'observer qu'elle s'oppose un peu à la psychanalyse. Cette opposition entre facteurs explicatifs internes ou externes est assez révélatrice de notre société individualiste contemporaine.

Un psy. va expliquer les choses selon ce qu'à fait ou vécu l'individu (en gros) En psychologie sociale expérimentale, l'éclairage se fait sur le contexte ou la situation, ce n'est plus la personne elle même qui est le seul facteur explicatif. C'est une vision plus large. A mon avis, les deux approches sont complémentaires.

La complémentarité avec la psychanalyse est aussi, selon moins, une chose essentielle. Il est impossible de prendre un des deux côtés (individuel et interaction sociale) comme instrument absolu.

Les querelles de clochers ne devraient pas avoir lieu d'être dans ces domaines, justement. :snif:

Je suis tout à fait d'accord. (Mais quand tu dis "psy" xenops, je suppose que tu veux dire "psychanalyste". Je chipote un peu mais les chercheurs en psychologie sociale sont aussi des "psy" :snif: )

Je pense aussi que ces deux visions se complètent. Mais ce ne sont pas les seules. Il y a aussi les neurosciences (la neuropsychologie... qui donne aussi des "psys") qui vont aussi apporter leur éclairage sur des réactions d'individus dans des situations données. Il y aussi les recherches en psychologie cognitive (encore des psys !) qui apportent des éléments indispensables à la compréhension des comportements (l'effet de contexte dans la mémoire individuelle est un phénomène passionnant qui a fait l'objet de nombreuses études)

Bref, il n'y a pas qu'un seul point de vue. L'espèce humaine, dans sa complexité organique, culturelle, sociale, est soumise à de très nombreuses influences qu'il est impossible de cerner assurément.

Maintenant je pense que Kyrilluk n'a pas tout à fait tort. Les psys (les chercheurs) sont tous obligés d'utiliser des études statistiques pour pouvoir apporter des conclusions à leurs recherches. C'est ce qui fait avancer la recherche. Evidemment un modèle mathématique ne peut pas s'appliquer à un individu. Mais il peut très bien l'être à un groupe. Et c'est d'ailleurs bien sur toutes ces études que fonctionnent certaines manipulations telles que la pub, les campagnes politiques, et autres.

Mais : le souci de ces études statistiques c'est qu'on a tous tendance à facilement les interprêter. Nous, êtres humains (si complexes et simples à la fois ;) ) avons tendance à confondre "causes" et "effets".

Une étude statistiques (si son protocole est bien construit, et ça c'est un autre problème, car quand nous en lisons les conclusions, nous n'avons aucune info sur le protocole expérimental) une étude statistique permet souvent de tirer des conclusions sur des "effets". Mais, un effet n'explique pas une cause !

<petite correction : tous les psys n'utilisent pas la statistique. La psychanalyse ne le fait pas. Elle ne le peut pas. Puisqu'elle ne s'attache qu'à l'individu et son vécu>

Par ex, dans la situation de la 1ere video, la statistique montre que l'intervention de ce type qui cherche son chemin peut modifier le comportement "honnête" d'un individu. Statistiquement, l'effet obtenu est convaincant (et encore! la video ne nous donne pas de précisions sur le protocole. On est obligés de leur faire confiance... et ça me dérange un peu :o . mais bon...)

L'expérimentation montre l'effet que peut avoir une situation A sur un comportement B. Mais elle ne peut en aucun cas conclure sur les causes (ou les raisons) de ce comportement modifié. L'expérience ne conclue rien d'autre. Elle ne dit pas "pourquoi" (et elle ne le pourrait pas ! car les influences sont trop nombreuses et complexes). Changez ne serait-ce qu'un paramètre du protocole expérimental, et vous obtiendrez des résultats différents (plutot qu'un homme, mettez une femme qui demande son chemin, etc ).

Quand, dans cette video, les chercheurs affirment que c'est la phrase "vous êtes quelqu'un de bien" qui influence le comportement ; ce n'est que pure hypothèse de leur part ! C'est totalement arbitraire. Evidemment, on a tous tendance à le penser. Mais en réalité, pour en être certain, il faudrait refaire ces mêmes expériences en ayant modifié à tour de rôle chaque paramètres pouvant influencer le comportement (tel que le sexe de la personne, le lieu, l'heure, etc...) c'est irréalisable ;) .

La difficulté, notre difficulté, est de s'arrêter à cette seule conclusion de l'effet. Et c'est assez frustrant car on a tous tendance à vouloir l'expliquer. Seulement tout le reste n'est qu'interprétations, hypothèses, présomptions, etc. donc tout ce reste est discutable. :o

Bref, c'est tant mieux, parce qu'on n'est pas foutus :coeur: . Si vous rendez son billet de 10euros à type, c'est peut-être parce que "vous êtes vraiment quelqu'un de bien" (ou en tout cas honnête) :o .

Modifié par Théia

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