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Apprendre à chanter (Débutant)

Bonjour , est ce qu'il serait possible d'avoir votre avis sur mon chant sur ma reprise de vianney maître gims sur la même ? Je prends des cours de chant et j'ai très envie de m'amélioré   Je voudrais savoir si j'ai une voix très horrible à écouter ou pas tant que ça ?   Je chante juste ou très très faux et est ce que je chante en rythme ou pas ?   Qu'en pensez vous ? Je tiens vraiment à m'amélioré car je ne chante que pour le plaisir de chanter   Merci     https://youtu.be/lDJI019-vnU

thealex40

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Aïd el Kebir

J'étais enfant, nous étions pauvres mais nous nous aimions. Le jour de l'Aïd, ma mère nous rhabillait de la tête aux pieds, comme le jour de la rentrée des classes. Elle nous achetait de beaux vêtements neufs à tous, parce que nous nous aimions et que c'était la fête. Nous allions chez des amis, à la campagne, et nous faisions de grands repas, en famille étendue, avec mes oncles et les amis d'enfance de mon père. Nous étions si nombreux… Je me souviens d'une robe jaune que ma mère m'avait achetée, une année. Elle était faite en coton brodée. Sur les photographies, je portais un serre-tête et pas de lunettes, encore. Je devais avoir six ans. Les compliments me flattaient comme n'importe qui à cette époque, puisque je n'avais, je crois, pas encore commencé à me haïr. De mémoire, il faisait beau, il y avait des rires et de la joie.  Parfois, quelqu'un racontait l'histoire d'Abraham et de son fils, que Dieu voulait lui faire sacrifier. Il avait beau l'aimer, il préférait son Dieu alors il avait obéi. Miraculeusement, l'ange Gabriel avait surgi de la nuée au moment fatidique pour subtiliser l'innocent et lui substituer un agneau. Où étais-tu, Gabriel, quand ils m'ont reniée ? Certes, il n'y avait pas de couteau mais tu sais bien, comme moi, que tout ça m'a tuée. Tuée de l'intérieur, insidieusement.  Il est plus que probable que j'écrive un jour un livre sur l'apostasie. Ce sujet revient sans cesse dans ma vie, dans mes écrits. Quand j'aurai fini ce que je fais actuellement, je l'écrirai et j'attendrai qu'ils soient morts et je le ferai publier. On n'imagine pas, quand on n'accorde pas ou peu d'importance à la religion, la férocité de ce processus. On n'imagine pas, quand on subit doucement une famille normale, ce que ça fait de ne se sentir appartenir à rien. J'ai eu par le passé l'espoir de fonder une famille ; il a fallu renoncer. Dorénavant, je crois peu en mes chances de, finalement, me stabiliser et avoir des enfants. Quelque chose me dit que ça n'arrivera jamais et que je suis sur Terre pour apprendre à vivre sans famille, sans foyer, seule. 

Isadora.

Isadora.

 

Apprendre à chanter (Débutant)

Bonjour , est ce qu'il serait possible d'avoir votre avis sur mon chant sur ma reprise de charlie puth sur attention en version française produit par sara'h ? Je prends des cours de chant et j'ai très envie de m'amélioré   Je voudrais savoir si ma voix est horrible à écouté ou pas ? Je chante juste ou très faux et est ce que je chante en rythme ou pas ?   Qu'en pensez vous ? je tiens vraiment à m'amélioré   Merci      

thealex40

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Apprendre à chanter (Débutant)

Bonjour , est ce qu'il serait possible d'avoir votre avis sur mon chant sur ma reprise de maître gims vianney sur la même ? Je prends des cours de chant et j'ai très envie de m'amélioré   Je voudrais savoir si ma voix est horrible à écouté ou pas ? Je chante juste ou très faux et est ce que je chante en rythme ou pas ?   Qu'en pensez vous ? je tiens vraiment à m'amélioré   Merci    

thealex40

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Apprendre la danse (Débutant)

Bonjour , est ce qu'il serait possible d'avoir votre avis sur ma danse improvisé sur la nouvelle chanson d'ariana grande nicki minaj sur bed ? Je voudrais savoir quel est mon niveau ?   Je danse horriblement mal ou j'ai les bases pour m'amélioré   Je danse en rythme ou pas , mes mouvements sont répétitif ou pas ?   Pour la souplesse je travaille du mieux que je peux    Je tiens vraiment à m'amélioré car j'aime énormément danser    Qu'en pensez vous ?   Merci ^^   https://youtu.be/fHicoEYrEDU

thealex40

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Synthèse/4

Résumé du contenu des 4 premiers billets : Dans « Stress et politique », Ce qu’est le stress et comment il peut se propager (4), le fait que des stress individuels nombreux et prolongés entraînent la multiplication des conflits dans une population; conflits que la politique a pour rôle de gérer, d’anticiper et, autant que possible, de prévenir. (1) En observant que l’installation durable du stress est en grande partie due à la compétition imposée quotidiennement à chacun.e _ notamment dans sa vie professionnelle _ ce qui isole les individus en les opposant les uns aux autres, amenant de ce fait décohésion et régression de la société. (3) Un des critères à retenir pour apprécier le développement devrait donc être _ a contrario _ le niveau de stress des populations, caractérisé par des repères comme la fréquence des suicides, des agressions, des syndromes d’épuisement (burn out) ou de dépression (bore out) et, bien entendu, des conflits armés. (2)  

Reo

Reo

 

Apprendre à chanter (débutant)

Bonjour , est ce qu'il serait possible d'avoir votre avis sur mon chant sur ma reprise de slimane sur viens on s'aime ? Je prends des cours de chant et j'ai très envie de m'amélioré   Je voudrais savoir si j'ai une horrible voix ou pas ? Je chante juste ou très faux et est ce que je chante en rythme ou pas ?   Qu'en pensez vous sincèrement ?   Merci     

thealex40

thealex40

 

Planète

La planète apparaît devenir de plus en plus le sujet de nos inquiétudes, et de moins en moins être retenue comme l’objet de nos sollicitudes.
Nonobstant la planète va bien, merci. Elle a, sauf accident sidéral 4 ou 5 milliards d’années devant elle, avec le Soleil et son cœur à elle pour la réchauffer et l’entretenir.
Avec quelques siècles de flaques barbouillées, de plaques écorchées, ce n’est pas nous qui allons lui faire de l’ombre. De fait, si ça lui chante, pourquoi ne resterait-elle pas capable de maintenir des conditions favorables à la vie ? Envers et contre nous….
Ou avec nous, pourquoi pas ? Offre valable jusqu’au….

C'est nous qui voyons.
Ou pas.

Reo

Reo

 

2036. Chapitre 6 : Avant la mission (7).

Leur conversation téléphonique se prolongea et Gérald finit par aller se coucher, sans attendre qu’elle ait terminé. Quand elle le rejoignit une demi-heure plus tard, il dormait déjà.   Vendredi 15 août 2036 : Le matin suivant, l’atmosphère s’était singulièrement refroidie entre eux, et c’est à peine s’ils échangèrent quelques mots durant le petit-déjeuner. Il se demandait s’il elle ne s’en voulait pas de s’être laissée allée, et de lui avoir entr’ouvert son cœur (l’alcool aidant), le soir précédent. En tous cas, elle ne lui reparla plus de cette histoire de mariage. D’ailleurs, il ne la revit qu’une seule fois avant son départ en Russie, et encore, c’était pour des motifs exclusivement professionnels – il faut dire que, durant cette période, il fut très occupé. Il raccompagna Ghislaine au journal, puis rentra chez lui. Il écrivit pendant le reste de la matinée et le début de l’après-midi. Après un déjeuner frugal, il prit une douche et s’habilla, pour aller chercher sa fille. A 17 h 25, comme convenu, il arrêta sa voiture devant la villa du Vézinet. Agnès était ravissante, avec une robe blanche, des sandales de même couleur, et un nœud rouge dans les cheveux ; et, pour une fois, sa mère était presque aimable. Pendant le trajet jusqu’au palais des Congrès, ils parlèrent de musique, et il tenta d’expliquer à sa fille la personnalité et l’œuvre des musiciens dont la diva allait interpréter des morceaux, ce soir. Ils s’arrêtèrent en chemin chez un fleuriste, pour acheter un gros bouquet de roses. Ils arrivèrent largement en avance. Gérald remit ses fleurs à l’accueil, après y avoir joint une de ses cartes de visite où il avait écrit un petit mot gentil, évoquant leurs futures aventures russes. Sophia avait choisi pour eux d’excellentes places, au centre du 3e rang. La salle était, bien entendu, climatisée, ce qui était agréable par ces temps de canicule. Enfin, les lumières furent baissées et, sous un tonnerre d’applaudissements, la virtuose apparut. Elle était vêtue d’une robe noire décolletée, qui découvrait ses bras et ses jambes. Après avoir salué, elle s’installa devant son piano. Elle commença par la partita n°IV en ré majeur de Jean-Sébastien Bach, dont Glenn Gould avait jadis signé un enregistrement fameux. Après quoi elle s’attaqua au morceau de bravoure de son concert : la sonate n° 21 de Schubert, la dernière composée par le maître, seulement deux mois avant sa mort prématurée. Une fois de plus, la puissance véritablement tellurique exprimée par l’artiste dans le premier mouvement de ce qui constitue l’un des grands monuments de la sonate pour piano, fit songer Gérald à Sviatoslav Richter. Les applaudissements qui suivirent l’exécution de ce morceau parurent ne jamais finir. Enfin, elle termina par la mazurka opus 17 n° 4 de Chopin. Le public, debout, lui fit une ovation, qui se prolongea jusqu’à ce qu’elle accepte de jouer en guise de bis le premier mouvement de la sonate « Appassionata » de Beethoven. Après quoi, les lumières se rallumèrent pour l’entracte. Agnès, qui n’était pourtant pas une grande mélomane, paraissait très émue. « Je n’aurais jamais imaginé qu’elle puisse jouer aussi bien », déclara-t-elle. Ce qui est stupéfiant, dit son père, c’est qu’après une telle dépense d’énergie, elle va trouver la force de chanter pendant une heure. Et le chant lyrique, je pense que c’est encore plus fatigant que le piano. A ce moment, une ouvreuse vint les chercher, pour les conduire dans la loge de la diva. Celle-ci fut ravie de les voir. Elle était assise devant son miroir, en train de se remaquiller. Comment allez-vous ? dit-elle en embrassant Agnès. Ça va et vous ? répondit la jeune fille. J’ai beaucoup aimé votre concert. Oh, ce n’est pas encore fini. Et le dady, il va bien ? On essaye, dit Gérald. Vous ne m’embrassez pas ? As you like it ! Elle ne l’avait pas habitué à de telles familiarités, mais après tout, si elle y tenait… Elle avait la peau sèche, et un parfum capiteux émanait d’elle. Merci pour le bouquet, dit-elle, il m’a bien fait plaisir. Comme vous le voyez, il a de la compagnie. Effectivement, une grande partie de la loge disparaissait sous les fleurs, de toutes sortes et de toutes couleurs. Il régnait d’ailleurs dans la petite pièce une chaleur de four. Mais, malgré la température ambiante et la fatigue du concert, Sophia semblait fraîche comme si elle venait de se lever, après une bonne nuit de sommeil. Alors vous partez ensemble en Russie ? demanda Agnès. Et oui jeune fille. Pourquoi ? Tu veux venir ? Oh non ! Merci bien ! A ce moment, une sonnerie retentit, tandis qu’une ampoule orange se mettait à clignoter près du miroir. Je suis désolée, dit l’artiste, mais je rentre en scène dans 5 minutes, et je n’ai pas fini de me préparer. Pas de problème, dit Gérald. Nous regagnons nos places. Ils eurent le temps de s’acheter une glace avant de retrouver leurs fauteuils. Et puis la seconde partie du concert commença. Cette fois, la diva était vêtue d’une longue robe mauve, qui lui tombait presque jusqu’au pied. Tout en s'accompagnant au piano, elle chanta des airs de Mozart, puis les morceaux de bravoure des opéras de Puccini : « La Bohême », « Tosca », « Madama Butterfly », « Gianni Schicchi » et « Turandot ». Gérald la trouva un peu trop sûre d’elle pour interpréter la fragile Mimi de « La Bohême », mais à part ça c’était du grand art. A la fin du récital, le public était encore une fois en délire ; après dix minutes de rappels, elle chanta en guise de bis « Traüme », l’un des « Wesendonk-Lieder » de Wagner. Agnès semblait ravie, comme si ce concert lui avait ouvert de nouveaux horizons. Quand ils sortirent dehors, il faisait toujours aussi chaud. En fait, par ces temps de canicule, la température ne baissait guère, même la nuit. Ils allèrent boire un rafraîchissement dans un café voisin, puis il raccompagna Agnès chez sa mère. Ensuite, il rentra chez lui. Quand il s’allongea enfin sur son lit, il était minuit passé.   Samedi 16 août 2036 : Le lendemain matin, il se réveilla affamé. Après un rapide tour d’horizon des placards, il se rendit compte qu’il ne lui restait pas grand-chose à manger ; il allait devoir faire des courses. En attendant, il descendit acheter des croissants. Tout en se dirigeant vers la boulangerie, il se demanda comment il allait occuper la dizaine de jours qui restaient avant le briefing du 26, qui précéderait de peu son départ pour la Russie. Bien sûr, il y avait son travail d’écriture, mais on ne peut pas écrire toute la journée, il faut bien sortir pour se changer les idées. Et il avait très envie de se changer les idées… Hier soir, Ghislaine lui avait envoyé un bref message lui demandant de lui adresser un compte-rendu du concert de Sophia Wenger, mais elle ne lui avait pas parlé de venir la voir. Il pensait que cette froideur durerait au moins jusqu’à son voyage en Russie : elle était jalouse, et elle détestait ça. Mais ce n’était pas grave, il trouverait bien à s’occuper. Il n’avait jamais été un night-cluber émérite. Il n’aimait pas beaucoup ces endroits surchauffés, où l’on danse au son d’une « musique » tellement assourdissante qu’il est impossible de tenir une conversation un peu élaborée. Mais bon, il lui arrivait de se forcer et, l’alcool aidant, d’y passer des heures et de revenir chez lui en galante compagnie. Cependant, d’autres gens avaient eux aussi leurs idées quant à son emploi du temps, au moins en ce qui concerne la semaine suivante. Il sortait de la boulangerie, ses croissants à la main, quand une voiture s’arrêta près de lui. C’était une berline Citroën noire, aux vitres teintées. Un homme que l’on aurait cru sorti d’un film d’espionnage ouvrit par la portière arrière ; malgré la chaleur, il portait un costume trois-pièces, et un chapeau tyrolien orné d’une plume dissimulait son crâne chauve. Une fine cicatrice commençait à son menton et lui traversait la moitié de la figure, pour finir sous son oreille gauche. Monsieur Jacquet ? demanda-t-il. Lui-même. Capitaine Servant, DGSE. Nous allons faire une petite promenade. On le fit asseoir à l’arrière. Le seul autre occupant du véhicule était le chauffeur, qui se concentrait sur la conduite. Qu’est-ce qui se passe ? demanda Gérald, moins inquiet qu’étonné. Rien de spécial, rassurez-vous. Nous allons vous emmener à Vélizy-Villacoublay, où vous passerez quelques examens médicaux. Mais on ne m’avait pas parlé de ça ! Vraiment ? fit le capitaine Servant avec un grand sourire. Mes collègues sont réellement distraits ! Peu avant dix heures du matin, la voiture pénétra à l’intérieur de la base aérienne 107 « Sous-lieutenant René Dorme » de Vélizy-Villacoublay. On l’emmena à l’infirmerie où, pendant deux heures, on lui fit passer divers examens médicaux – en fait, un véritable bilan de santé, y compris un scaner du crâne, un examen très complet du sang et des urines, une vérification de la vue et de l’ouie etc. La médecine avait fait des progrès, et maintenant on pouvait obtenir les résultats de ces tests quasi-instantanément. Pour finir il fut reçu par un médecin de l’Armée de l’air, qui se fit un plaisir de lui annoncer qu’il était en parfaite santé, sauf qu’il avait quelques kilos en trop – ce qui pouvait se corriger facilement – et, que comme tous les hommes de son âge, il devait surveiller sa tension et ses taux de glycémie et de cholestérol. Accessoirement, il apprit aussi que son nouvel implant avait parfaitement cicatrisé. En sortant de là, Gérald s’imaginait qu’il allait pouvoir rentrer chez lui, et il s’apprêtait à demander qu’on lui appelle un taxi. Mais il se trompait lourdement. Le capitaine Servant l’invita au mess des officiers pour le déjeuner. Le journaliste apprécia l’attention, d’autant que le repas se révéla excellent. Mais ce que lui dit le capitaine de la DGSE allait lui couper l’appétit… Vous allez me reconduire chez moi ? demanda Gérald. J’ai bien peur que non, déclara Servant. En fait, pas tout de suite. Comment ça, pas tout de suite ? J’ai deux nouvelles pour vous, une bonne et une mauvaise. La bonne, c’est que votre santé est excellente. Oui, le toubib me l’a déjà dit. Je le confirme. Ce qui va nous permettre de passer à l’étape suivante. L’étape suivante, c’est le voyage en Russie, non ? Immédiatement après avoir prononcé ces mots, Gérald les regretta. Après tout, c’était censé être un secret. Mais son interlocuteur ne cilla pas, se contentant de dire : Là, vous allez trop vite en besogne. Puis l’homme se racla la gorge. Mes supérieurs ont pensé que quelques petites séances d’entraînement ne pourraient pas vous faire de mal. Un décrassage, en quelque sorte. Un décrassage ? répéta Gérald, qui n’en croyait pas ses oreilles. Oui, dans un endroit que vous connaissez déjà. Vous ne serez pas dépayé. Finissez votre omelette aux champignons, elle va refroidir. Et si je refuse ? Je crains que vous n’ayez pas vraiment le choix… La fin du repas fut morose, et Gérald fit à peine honneur au dessert. Et puis ils reprirent la route, en direction de l’ouest. En fait, ils roulèrent durant tout l’après-midi. Au fur et à mesure qu’ils approchaient de leur but, le journaliste sentait ses cheveux se dresser sur sa tête. Il reconnaissait ces petites routes bretonnes, ces collines basses, ce paysage de bocage. Il savait où ils allaient : au fort de la Pointe aux Lièvres.   Gérald avait passé trois ans dans l’armée, mais les pires moments, ceux dont il lui arrivait encore parfois de rêver, il les avait connus durant un stage de trois semaines au fort de la Pointe aux Lièvres, situé au nord de la presqu’île de Quiberon. Le 5e régiment d’infanterie de marine s’en servait comme base d’entraînement, mais l’endroit était aussi utilisé pour la formation des commandos : en fait tous les hommes des Forces spéciales, qu’ils appartiennent à l’Armée de terre, à l’Aviation, à la Marine, aux Renseignements ou même à la Gendarmerie, y passaient un jour ou l’autre. Le silence régnait dans la voiture. Le capitaine Servant n’était pas du genre bavard, et Gérald n’avait rien à dire. Peu avant leur arrivée, il demanda : Et ma future coéquippière, elle sera là aussi ? D’abord, Servant ne sembla pas comprendre de qui il parlait. Puis il réalisa, et dit : Ah, vous voulez parler de Sophia Wenger ? Oui. Non, bien sûr que non. Pourquoi « bien sûr que non » ? Elle n’a pas besoin d’un "décrassage", elle ? Pour toute réponse, l’officier haussa les épaules.   Un peu plus tard, ils pénétrèrent dans le fort. Entouré de terrains militaires interdits à toute présence civile, c’était un curieux mélange de bâtiments datant de plusieurs époques. Le gros de l’ouvrage remontait à Vauban, on avait renforcé les fortifications à l’époque de Napoléon, et puis on avait construit des casernements à l’intérieur, assez pour abriter plusieurs centaines de soldats. Dans les années 1930, le fort avait été partiellement désaffecté, mais finalement la Marine l’avait récupéré, et même agrandi, vers 1955. La situation isolée du site, et surtout le caractère sauvage des environs, en faisaient en effet une excellente base pour l’entraînement des troupes d’élite. Le portail s’ouvrit, et le véhicule pénétra dans la cour. Un instant, Gérald eut l’impression de faire un hallucinant voyage dans le temps. Presque rien ne semblait avoir changé, depuis son époque. S’il existait un endroit dans le monde où il avait espéré ne jamais remettre les pieds, c’était bien ici. La voiture s’arrêta. Bien, dit Servant. Nous voici arrivés. Il est évident que pas un mot ne doit circuler au sujet de votre future mission. Comment vais-je justifier ma présence ici, alors ? Surtout à mon âge. C’est très simple, vous êtes sergent-chef de réserve dans les Forces spéciales, et vous venez faire une remise à niveau d’une semaine. Une semaine ! Et je vous signale que j’étais juste caporal. Plus maintenant. J’ai l’honneur de vous annoncer que vous avez été promu sergent-chef. Votre dossier militaire a été actualisé. Ne me remerciez pas, c’est tout naturel. Et bien entendu, pendant cette semaine, vous toucherez une solde de sergent-chef. L’armée est trop bonne ! Oh, l’armée fait juste ce qu’on lui demande. Servant ouvrit la portière, et sortit. Gérald l’imita. Un vent frais, chargé de pluie, soufflait. Et il faisait beaucoup moins chaud qu’à Paris – c’était toujours ça de gagné. Il avait fait son stage au fort, plus de vingt ans plus tôt, au mois de février, et il avait beaucoup souffert du froid. Encore une chose, dit le capitaine, tandis qu’un gradé du fort venait à leur rencontre. Pendant une semaine, votre implant sera désactivité, alors inutile de chercher à vous en servir. Et si j’ai envie de parler à mes proches ? Oh, il doit bien exister un vieux téléphone fixe dans le fort. Mais je vous recommande la discrètion. Et si jamais je me casse quelque chose, pendant l’entraînement ? Vous savez comment ça se passe, ici. Ce ne sont pas des tendres. Le capitaine Servant le regarda fixement, puis déclara, d'un ton où perçait une pointe de menace : Faites en sorte que ça n’arrive pas.                            

Gouderien

Gouderien

 

Apprendre à chanter (Débutant)

Bonjour , est ce qu'il serait possible d'avoir votre avis sur mon chant sur ma repris d'amel bent sur si on te demande ? Je prends des cours de chant et que j'ai très envie de m'amélioré   Ma voix est horrible à écouté ou pas ? Je chante juste ou très faux et est ce que je chante en rythme ou pas ?   Qu'en pensez vous sincèrement ?   Je tiens vraiment à m'amélioré   Merci      

thealex40

thealex40

 

Apprendre à chanter (débutant)

Bonjour , est ce qu'il serait possible d'avoir votre avis sur mon chant sur ma reprise de johny hallyday sur je te promets ?
Je prends des cours de chant et j'ai très envie de m'amélioré Bon la justesse ce n'est pas encore parfait mais j'y travaille au mieux que je peux Est ce que je chante juste ou faux et est ce que c'est en rythme ou pas ? Je tiens vraiment à m'amélioré , est ce que c'est horrible à écouté ou non ? Qu'en pensez vous ? Merci https://youtu.be/uz3kUbp7PUY

thealex40

thealex40

 

Voeu pieux ?

La guerre permanente entre les grands groupes mondiaux, impliquant les États comme forces d'appui, avec des armes à plus ou moins longue portée, tel le dumping fiscal ou social, avec ses offensives et ses replis, se révèle de plus en plus coûteuse en "unités" pour la "piétaille" des ménages et la "cavalerie légère" des PME, sans compter les innombrables "brèches" infligées aux collectivités territoriales.  En l'absence d'une réelle gouvernance, c'est bel et bien d'anarchie qu'il s'agit, fragilisant les régimes démocratiques et confortant les autres options, comme les théocraties ou les dictatures, quand ce n'est pas tout simplement le retour à des situations claniques, où s'interpénètrent sectaires et mafieux.  Notre trajectoire s'appuie essentiellement, aujourd'hui, sur le principe économique de concurrence, retenu comme repère unique de liberté _ du moins sur le plan pratique _ à travers le concept d'entreprise.
Cependant ce dernier, né dans un espace ouvert sur un horizon lointain, propice à des envolées exaltantes, connaît à présent une maturité avancée, dans un monde désormais statique et refermé sur lui-même comme un cercle de sumo : la course de fond open a fait place à l'épreuve de force entre pros de haut niveau.  Deux siècles d'histoire ont suffi, en effet, pour rapprocher les habitants de notre planète, plus encore par la technique que par le nombre, nouant entre des institutions, des collectivités que tout séparait, culture et géographie, d'indissolubles liens d'interdépendance. Rien d'étonnant, donc, à ce que le droit, public ou privé, constitutionnel ou international, n'ait pu, en si peu de temps, épouser ou redresser les multiples distorsions imprimées à nos règles et usages.  Le monde est devenu un ensemble organique auquel il manque la paix et l'autorité pour obtenir la cohésion indispensable à son développement.
Pour cela, il lui faut récupérer l'organisation et la gestion des missions de sauvegarde, que les États ne réussissent à assurer ni ensemble, ni isolément. Rien de plus, mais rien de moins. A nous, citoyen.ne.s de la planète, de trouver _ au plus tôt _ les outils pour que puisse s'exercer cette gouvernance.
Excluant une fois pour toutes les errements des autocrates, pour enfin se consacrer à réduire les lacunes de nos démocraties.

Reo

Reo

 

Crise

Lorsque tout va mal, ou du moins, que nous nous trouvons dans une situation critique, nous sommes souvent tentés d'accuser la malchance, d'invoquer la fatalité. Tant il est vrai, qu'au fil des luttes quotidiennes, une personne, une famille, une communauté, ne peuvent prétendre garder constamment la maîtrise de leur devenir.  L'excuse prête toutefois le flanc à la contestation quand il s'agit d'un Etat, d'une puissance internationale, de l'œuvre humaine même, comme il en est question aujourd'hui. Comment comprendre ce moment de l'Histoire où nos grandes institutions se voient réduites, de l'une à l'autre et d'année en année, à espérer un signe du Marché pour ranimer leurs projets, recouvrer leurs forces vives ? Le progrès n'est-il pas là pour attester de la ténacité de l'être humain dans son combat _ éternel _ contre un sort précaire, de sa volonté _ toujours présente _ de construire en commun un avenir moins fragile ?   Dès lors, si l'importance et la répétition des insuccès actuels des politiques nationales ou locales ne saurait être imputée au hasard, ou tout bonnement à la "nature humaine", elle ne peut être attribuée désormais qu'à une défaillance de notre organisation collective.
 Autrement dit, ce qui avait réussi hier n'aboutit plus qu'à l'échec.

 Pour en sortir, il faut d'abord en prendre conscience, ensuite avoir la volonté d'y mettre fin. S'il est vrai qu'une multitude de combats sont engagés pour parer aux menaces diverses qui pèsent sur la planète humaine, encore faut-il, pour prétendre les surmonter, appréhender leur cohérence en tant que conséquences d'une réelle dérive.  Peut-on croire en effet que, dans un laps de temps de quelques décennies, la survenue de deux guerres mondiales, de débâcles financières réitérées, le dérèglement du climat, l'empoisonnement récurrent des cours d'eau, l'accumulation régulière de polluants atmosphériques, la constitution de nouveaux continents uniquement avec des déchets, l'appauvrissement continu de la biodiversité, la mise en danger répétée _ et diversifiée _ de la santé publique, l'exclusion par le chômage et le mal logement, l'existence _ voire l'accroissement _ en dépit d'un progrès technique exponentiel, de populations dépourvues de ressources vitales, la montée parallèle des violences sociétales et des idéologies populistes, ne soient que fâcheuse coïncidence ?  Pour autant, si dans ces événements, la responsabilité des êtres humains est pleinement engagée, la nature du phénomène qui les relie n'est pas clairement perçue.
Sauf l'évidence d'un grand désordre, qui écarte la thèse de la mise en œuvre d'un projet délibéré, par quelque personnage ou quelque organisation que ce soit : pas de mobile logique, pas de moyens suffisants. A contrario, c'est plutôt d'une insuffisance ou d'une incohérence qu'il serait question.  Donc, ce monde est en proie à de grandes perturbations écologiques et sociétales _ déséquilibres, dysfonctionnements _ qui ne correspondent à aucun projet sensé.
Bien au contraire, leur évolution échappe à toutes les velléités de contrôle.  Si l'on se réfère à la structure organique des sociétés humaines, on peut évoquer ici et là des déficiences de "nutrition", l'élimination insuffisante de déchets, des défaillances de l'"appareil circulatoire" ou du "système nerveux".
 Dans un schéma purement mécanique, il sera question de mauvaise répartition des contraintes; et c'est bien de cela qu'il s'agit : la "machine" est grippée, la distribution des ressources et des moyens n'assurant plus aujourd'hui la viabilité de l'écosystème planétaire, dont l'humanité est devenue en quelque sorte le "noyau" actif. Que faut-il mettre en cause ?

Reo

Reo

 

Approche

L’ébauche d’analyse entreprise dans ce blog n’est pas développée dans une approche basée sur des normes ou des principes moraux mais dans un contexte «naturaliste». En effet, plutôt que d’en appeler, pour assister une société humaine en situation critique, à la morale avec ses préceptes _ voire ses tabous _ la question est de s’interroger sur sa vitalité et ses ressources, face à une crise qui l’affecte dans sa globalité. C’est la raison pour laquelle, par exemple, l’usage dans ces commentaires, des mots : «liberté», «égalité», «équité», «droit/devoir», ou bien encore : «solidarité», «partage», fait généralement place à celui de termes tels que : «autonomie», «équilibre», «besoin/exigence», «interdépendance», «coopération», qui recouvrent des concepts plus directement liés à la notion de développement. Il y a donc un fil à suivre, des repères à trouver. Sans doute aussi, des convergences avec la morale commune, si l’on veut bien admettre qu’aux racines ancestrales de celle-ci se trouve, très probablement, ce qu’on pourrait appeler l’instinct de conservation de l’espèce (ou du «genre humain»)

Reo

Reo

 

Apprendre à chanter (Débutant)

Bonjour , est ce qu'il serait possible d'avoir votre avis sur ma cover de johny halliday sur je te promets ? Je prends des cours de chant et que j'ai très envie de m'améliorer   Je voudrais savoir si je chante juste ou très faux et est ce que je chante en rythme ou pas ?   Qu'en pensez vous sincèrement ?   Je tiens vraiment à m'améliorer car je suis passionné de chant ^^   Merci     

thealex40

thealex40

 

Compilation de Blogapart 1 à 20

Dans ce blog, sont successivement évoquées:
 - l’agressivité en tant que dynamisme,
 - l’intelligence comme faculté d’orientation,
 - l’adaptation comme condition de développement,
 - l’organisation, associant intelligence et dynamisme, comme outil de l’adaptation.
Puis les deux pôles du développement :
 - la conquête par l’accumulation des techniques,
 - la construction par la multiplication des relations.
La gouvernance mondiale entre ces deux exigences :  - pour faire face à la crise globale,
 - parer les menaces,
 - résoudre les conflits,
a pour rôle de coordonner l’ensemble des activités afin de les harmoniser. Ce rôle doit être déterminé
 - par sa légitimité,
 - par la souveraineté qui lui est spécifique,
dans le respect des souverainetés respectives identifiées et répertoriées. Il existe déjà des autorités supranationales ou transnationales susceptibles de fournir des modèles (voir note plus bas) de gouvernance :
Europe, ONU et filles, ONG, entreprises multinationales.
 Comment sortir des crises et apprendre à les éviter.

Des besoins aux objectifs, du particulier au collectif, de la spécialisation à la coordination.
 L’économie cloisonnée et doublonnée par la notion de concurrence. Ses limites.
 Une économie ouverte sur la notion de prestation de services. L’adaptation dans la durée. Croissance et crises comme étapes du développement.
 Le quantitatif et le qualitatif. Les repères. L’orientation et les choix. Lucidité et confiance.
 Une esquisse de constituante de gouvernance mondiale. Le besoin de cohésion.

Le déséquilibre de l’économie par la compétition et ses conséquences observées.
 Défaut d’organisation plus que volonté d’affrontement.
 En revoir le fonctionnement à la base.
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Note : dans le sens de "patron" (du tailleur, de la couturière) ou de l'anglais pattern
 

Reo

Reo

 

Apprendre à chanter (débutant)

Bonjour , c'est ma nouvelle cover que j'ai enregistré sur la cover de sara'h sur attention en version française sur charlie puth et j'aimerais bien avoir votre avis sur mon chant? Je prends des cours de chant et j'ai très envie de m'amélioré   Je voudrais savoir si je chante juste ou très faux et est ce que je chante en rythme ou pas ?   Qu'en pensez vous sincèrement ?   Je tiens vraiment à m'amélioré car j'aime énormément chanter   Merci ^^  

thealex40

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Apprendre à chanter (débutant)

Bonjour , c'est ma nouvelle cover que j'ai enregistré sur la cover de sara'h sur attention en version française sur charlie puth et j'aimerais bien avoir votre avis sur mon chant? Je prends des cours de chant et j'ai très envie de m'amélioré   Je voudrais savoir si je chante juste ou très faux et est ce que je chante en rythme ou pas ?   Qu'en pensez vous sincèrement ?   Je tiens vraiment à m'amélioré car j'aime énormément chanter   Merci ^^  

thealex40

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Apprendre à danser (Débutant)

Bonjour , est ce qu'il serait possible d'avoir votre avis sur ma danse improvisé sur la nouvelle chanson de selena gomez sur back to you ? Je voudrais savoir si j'ai un bon ou un très mauvais niveau ?   Mes mouvements sont répétitif ou pas et est ce que je danse en rythme ou pas ? Qu'en pensez vous sincèrement ?   Je tiens vraiment à m'amélioré car je suis très passionné de danse et que j'ai envie de continuer la dedans   Merci...
   

thealex40

thealex40

 

Apprendre à danser

Bonjour , est ce qu'il serait possible d'avoir votre avis sur ma danse improvisé sur la nouvelle musique de selena gomez sur back to you ? Je voudrais savoir si j'ai un bon ou un très mauvais niveau ?   Mes mouvements sont très répétitif ou pas et est ce que je danse en rythme ou pas ?   Qu'en pensez vous ?   Merci    

thealex40

thealex40

 

2036. Chapitre 6 : Avant la mission (6).

Il rentra chez lui vers 18 heures. Après avoir examiné son courrier, - entre deux factures, il avait trouvé deux invitations au concert de Sophia Wenger du 15 août - il dîna d’une salade, puis continua son article sur Venise, dont il n’avait jusque-là rédigé que quelques lignes. Ghislaine avait l’intention de le publier dans le numéro du « Figaro Magazine » qui paraîtrait la semaine prochaine, il n’y avait donc pas d’urgence, mais il tenait à pouvoir lui présenter au moins un brouillon, quand il irait la voir le lendemain. Il écrivit presque une page entière, puis se coucha tôt.   Jeudi 14 août 2036. La première chose qu’il se dit en se réveillant fut : plus que quinze jours avant ce foutu circuit en Russie. Il faut croire qu’il vieillissait, car plus jeune, la perspective de tout voyage, qu’il soit professionnel ou d’agrément, l’enchantait. Il adorait les aéroports, leur atmosphère si particulière ; même les contrôles à l’embarquement, pourtant de plus en plus longs et minutieux depuis la crise du terrorisme, le réjouissaient, et il en subissait les formalités avec une patience qui était loin d’être partagée par tout le monde. Il aimait aussi les avions, et n’avait jamais éprouvé la moindre peur du transport aérien. D’ailleurs, pas grand-chose dans la vie ne lui faisait peur… Alors pourquoi la perspective de ce voyage en Russie lui pesait-elle tellement ? En y réfléchissant – et il ne faisait guère que ça depuis deux semaines – il avait fini par entrevoir, au moins partiellement, d’où provenait son malaise. Déjà, il ne voyait pas l’utilité de sa présence dans cette histoire. S’il s’agissait simplement de renforcer la couverture de Miss Wenger, presque n’importe qui aurait pu faire l’affaire. Et les brefs moments passés en compagnie de la jeune femme l’avaient convaincu qu’elle était tout à fait capable de se tirer d’affaire toute seule, dans à peu près n’importe quelle situation. Et puis cette diva, pianiste, chanteuse lyrique, espionne, maîtresse en arts martiaux, et maintenant docteur en physique nucléaire, c’était trop ! Too much ! D’un autre côté, pour mener à bien une mission exceptionnelle, il fallait un agent exceptionnel – et cela, nul doute qu’elle l’était. Mais cette fameuse mission ne lui disait rien qui vaille. Ils allaient devoir gagner Smolensk, dans le cadre de la tournée russe de Sophia Wenger, et là espérer que l’illustre professeur Diavol veuille bien apparaître, ce qu’il ferait certainement, en sa double qualité de mélomane et d’admirateur de la gent féminine. Sauf que – qu’est-ce qui se passerait s’il ne se montrait pas ? Les gens ne faisaient pas toujours ce qu’on attendait d’eux, il l’avait appris à la fois durant ses années dans les Forces spéciales, et ensuite, dans son métier de journaliste. Et bon, en admettant même que cette partie du plan se déroule sans faille, ensuite il allait falloir le trucider, ce brave Anatoli Visserianovitch Diavol. C’est là que les choses risquaient de se corser vraiment, et la mission de se transformer en voyage sans retour. Tuer Diavol, et ensuite persuader les Russes que c’était un malencontreux accident – un banal malaise cardiaque, comme cela peut arriver même à des hommes jeunes -, ça n’allait pas être du gâteau. Bien sûr, ce n’est pas le meurtre en lui-même, qui le gênait. Quand il était dans l’armée, il avait éliminé les gens qu’on lui désignait, au fusil ou à l’arme blanche, et il avait appris à ne pas se poser de questions. De même, durant son passage aux Services de renseignement, si on lui avait ordonné d’exécuter quelqu’un, il aurait obéi sans sourciller – d’ailleurs, ça avait failli se faire. Non, ce qui l’inquiétait, c’était le côté kamikaze de la chose. Quand on est jeune, on est assez bête et inconscient pour se croire immortel ; plus tard, quand on approche de la vieillesse, on peut avoir des raisons de ne plus tenir tellement à l’existence – mais au moins, on a vécu. Mais à son âge, il aimait la vie. Il était en forme, à sa connaissance il n’avait aucune maladie, il avait bien réussi dans son métier, et même si sa vie sentimentale avait connu des hauts et des bas, il avait une fille qu’il adorait, et qui le lui rendait bien. Et, célébrité aidant, il connaissait toujours un certain succès auprès des femmes. Il aimait cette vie. Son métier de journaliste le comblait, lui apportant à la fois une certaine sécurité, de l’argent, ce qu’il fallait d’aventure et même un aspect artistique. On disait que pour être heureux il ne fallait pas s’attacher, mais lui il était attaché à sa vie, à son appartement – qu’il avait acheté dix ans plus tôt à crédit avec ses droits d’auteur, et qu’il n’avait pas fini de payer -, à sa voiture, à ses livres, ceux qu’il avait écrits et surtout ceux qu’il écrirait, à son père et à sa grande maison en Dordogne. Quand il s’approchait de la fenêtre et qu’il regardait, par-delà les arbres du quai, la Seine et la rive opposée, il savait qu’il avait devant lui l’un des paysages urbains à la fois les plus beaux et les plus célèbres du monde. Allait-il vraiment devoir renoncer à tout ça ? Mais le pire, c’est que le colonel Geffrier, le commandant Trifaigne et les autres avaient tellement bien fait leur travail de motivation et lui avaient présenté l’enjeu de la mission sous un aspect tellement apocalyptique, qu’il était maintenant obligé d’y participer, sous peine de vivre le reste de sa vie dans l’angoisse permanente de la fin du monde. Évidemment, il y avait aussi l’hypothèse qu’on lui ait menti, et que les Services secrets français veuillent se débarrasser de Diavol pour une toute autre raison – parce qu’il était un sérieux concurrent dans la compétition mondiale pour la découverte de l’infiniment petit, par exemple. Mais ça ne fonctionnait pas comme ça. On ne tuait pas les savants simplement parce qu’ils étaient en avance dans tel ou tel domaine – sauf parfois en matière militaire, mais cela ne concernait pas les travaux de Diavol. D’ailleurs, pendant ses courtes vacances vénitiennes, Gérald avait emporté des magazines et quelques livres consacrés aux récentes découvertes en physique nucléaire ; c’était une lecture ardue, et il y avait des pages où il comprenait un mot sur deux. Mais de ce qu’il avait appris, il avait conclu que l’inquiétude concernant les travaux du savant russe n’était pas limitée aux Services secrets français ; bien au contraire, elle était largement partagée dans la communauté scientifique mondiale, et les belles paroles de Diavol et de ses collègues russes pour tenter de rassurer celle-ci n’avaient guère atteint leur but. Après avoir pris sa douche, il déjeuna, puis passa la matinée à écrire en écoutant de la musique. D’abord, il poursuivit son article sur Venise, puis il s’attela à cette fameuse biographie de Reinhold Glière qu’il était censé rédiger. Il s’interrompit vers la fin de la matinée, et alla déjeuner dans un restaurant grec de la rue de la Harpe. Il faisait toujours aussi chaud, mais il fallait bien qu’il mette le nez dehors. Il fit un grand détour pour rentrer chez lui, et comme il passait devant Notre-Dame, il rentra dans l’édifice. Il y avait beaucoup de monde : fidèles ou simples touristes qui, comme lui, venaient chercher un peu de fraîcheur sous les voutes monumentales de la cathédrale. Puis il longea les quais de la Seine, envahis par une foule avide de bains de soleil. Enfin il rentra chez lui… et avant toute autre chose prit une nouvelle douche et se désaltéra. Puis il se remit à écrire. Il s’interrompit vers 16 heures 30, satisfait de son travail. Son article sur Venise avançait bien, et sa biographie du musicien russe également. Il se fit un thé et mangea une glace, puis prit sa voiture pour aller voir Ghislaine. Le papier sur Venise lui plut, et les photos l’impressionnèrent, particulièrement celles qui montraient l’imposante machinerie destinée à préserver la Sérénissime des effets de la montée des eaux. Alors tu crois que c’est de l’argent gâché ? demanda-t-elle en montrant une série de clichés où l’on découvrait les pontons de « Mose » en train d’être gonflés. Et il est vrai qu’une fois cette opération terminée, ces structures dépassaient à peine le niveau de la mer. Il était évident que, par gros temps, les vagues devaient passer par-dessus. Je ne sais pas, dit-il. Je ne suis pas spécialiste. C’est ce que tu sembles sous-entendre dans ton article. C’est surtout ce que j’ai entendu là-bas. Les gens semblent très sceptiques, quant à l’efficacité de ce « barrage ». On dit que ce projet a été entrepris surtout dans le but de donner du travail aux entreprises de travaux publics locales. Et bien sûr de distribuer des enveloppes au passage aux hommes politiques. De grosses enveloppes. Tu sais bien qu’on ne peut pas écrire ça. D’autant plus que des sociétés françaises – ou leurs filiales, ce qui revient au même – ont participé à ce chantier. Oui, je sais. La devise de Ghislaine aurait pu être « pas de vagues », ce qui était plutôt ironique, étant donné le sujet de leur discussion. « Le Figaro » était un journal conservateur, protecteur de l’ordre établi – et « Le Figaro Magazine » avait toujours eu la réputation d’être encore plus à droite que le quotidien. Tu n’ignores pas qui est à l’origine de « Mose », déclara-t-il. Berlusconi ? Bien entendu. Tu sais que j’ai de la famille en Italie. Effectivement, il était au courant, même s’il ignorait à peu près tout de ses liens de parenté avec cette famille italienne. Ghislaine Durringer n’était pas du genre à s’épancher, même dans l’intimité. Il savait en tout cas qu’elle connaissait Venise au moins aussi bien que lui. Berlusconi, continua-t-elle a été l’un des plus grands prévaricateurs de l’histoire italienne. Mais il est mort maintenant. Pourquoi revenir là-dessus ? C’est toi qui vois. Et oui. C’est dommage, j’avais songé à un titre : « Mose » va-t-il sauver Venise des eaux ? » C’était, naturellement, une allusion transparente à Moïse. Je le garderai peut-être. Vérifie quand même avant si ça n’a pas déjà été fait. Bien sûr ! Par contre, le nouveau terminal des paquebots de croisière semble vraiment améliorer les choses. Eh bien tu vois, tout n’est pas si noir ! Naturellement, elle avait du travail à finir, et il patienta pendant une heure à son bureau, ce qui lui donna l’occasion de terminer son article. Et puis ils gagnèrent un très bon restaurant italien du quartier de l’Opéra. Ghislaine connaissait tellement bien les bonnes adresses du centre de Paris, qu’elle aurait pu écrire un guide gastronomique ! Entre deux bouchées d’une pizza « Quatre saisons », elle lui demanda : Cette chère mademoiselle Wenger donne un récital demain, au Palais des Congrès. Tu y vas ? Oui, elle m’a invité avec ma fille. Et toi ? Non. J’ai déjà assisté à l’un de ses concerts. Je reconnais qu’elle chante bien, et en plus c’est une virtuose du piano. Mais tu sais que je ne suis pas une mélomane, comme toi. Et c’était vrai. Il avait déjà essayé de l’initier aux plaisirs de la musique classique et de l’opéra, mais comme il s’était heurté à une indifférence polie, il n’avait pas insisté. C’est curieux, pour une Italienne. Tu devrais au moins apprécier le Bel canto. Oh, je ne suis pas vraiment d’origine italienne. Même si j’ai de la famille là-bas. Famille éloignée, je précise. Il sourit : Je sais. Je plaisantais. Ce soir-là, ils burent plus que de raison, et finalement, c’est dans la voiture de Gérald qu’ils gagnèrent Neuilly ; Olga conduisait. Quand ils furent arrivés, Ghislaine sortit une bouteille de vieil armagnac, histoire de parachever leur cuite. Mais il devait reconnaître qu’elle tenait remarquablement bien l’alcool. Quant à lui, son seuil de tolérance était assez élevé, et il était juste un peu joyeux. Bien sûr, tout cela se termina au lit. Ils firent l’amour, puis elle se leva, sans doute pour prendre une douche. En l’attendant, appuyé contre l’oreiller, il pensait à tout et à rien, c’est-à-dire surtout à ce foutu voyage en Russie. Quand elle revint, drapée dans un peignoir blanc, elle avait deux verres à la main. C’est quoi ? demanda-t-il en considérant le liquide ambré. Du cognac. Il faut bien changer, un peu. Elle s’assit à côté de lui sur le lit. Ils burent silencieusement. Et puis elle dit : Si je te proposais de m’épouser, qu’est-ce que tu dirais ? Il fut tellement surpris par la question, qu’il en avala de travers. Le liquide alcoolisé lui remonta dans le nez et les sinus, ce qui n’avait rien d’agréable. Charitablement, elle lui tapa dans le dos, tandis qu’il toussait à fendre l’âme. Excuse-moi, dit-il en reprenant son souffle. C’est ta réponse ? Il haussa les épaules : Bien sûr que non. Mais tu admettras qu’il y a de quoi être surpris. Elle ouvrit le tiroir d’une table de nuit, et en sortit un paquet de cigarettes entamé et un briquet argenté. Ça te dérange si je fume ? La question était de pure forme, car elle avait déjà allumé la cigarette. Je demande un joker, dit-il, ce qui la fit rire. Je n’exige pas une réponse immédiate, ajouta-t-elle au bout d’un instant. Je sais que je suis plus âgée que toi, et circonstance aggravante je suis ta supérieure hiérarchique. En général les hommes n’aiment pas trop ce genre de situation. Il demeura un long moment silencieux. Il songeait que, si elle avait puisé dans l’alcool le courage de lui poser cette question, qu’elle avait en tête peut-être déjà depuis un certain temps, quant à lui cette demande en mariage inattendue l’avait instantanément dégrisé. Puis finalement, il dit : Le problème n’est pas là. Où est-il, dans ce cas ? Où est le problème ? Je ne peux pas te le dire. Soudain il songea que les mecs des Services de renseignement étaient peut-être en train de les écouter, en ce moment. Ils devaient bien rigoler. Il y a encore du cognac ? demanda-t-il. Dans la cuisine. Je reviens. Tu veux un autre verre ? Non merci. J’ai ma dose pour ce soir. Il se leva, et, pieds nus, gagna la cuisine. Il trouva la bouteille de Fine Napoléon dans le bar, et s’en servit une bonne rasade. Il en profita pour ramasser une poignée de cacahuettes et de noix de cajou salées. Il mit à profit ce bref intermède pour réfléchir à toute allure. Il connaissait les femmes. Même si elle était à moitié bourrée, Ghislaine était très certainement sincère, et il lui fallait une réponse, et tout de suite. Il allait lui en donner une, parce que ce n’était pas le moment de discuter, surtout avec les gars de la DGSE sans doute en train de se poiler en les écoutant. Il revint dans la chambre, le cognac dans une main et les amuse-gueule dans l’autre. J’ai réfléchi, annonça-t-il en s’asseyant à côté d’elle. Ah ? Et puis-je connaître le résultat de tes cogitations ? C’est un oui de principe. Pourquoi « de principe » ? dit-elle d’un air étonné. Pour des raisons que je ne peux pas t’expliquer pour le moment. Mais tu auras la réponse définitive après mon voyage en Russie. Ça ne fait pas trop longtemps à attendre ! Effectivement. Elle réfléchit un instant, puis dit : Ça me va. Comme je t’ai dit, je suis une personne civilisée, je ne veux pas t’obliger à signer ta condamnation à mort immédiatement ! Elle avait voulu plaisanter, mais bizarrement il n’apprécia pas du tout son humour. Elle dut s’en rendre compte, car elle ajouta en l’embrassant : Je blaguais !      

Gouderien

Gouderien

 

Apprendre à danser (Débutant)

Bonjour , est ce qu'il serait possible d'avoir votre avis sur ma danse improvisé sur la nouvelle chanson de selena gomez sur back to you et j'aimerais vraiment m'amélioré   Je voudrais savoir si j'ai un bon ou un très mauvais niveau ?   Mes mouvements sont répétitif ou pas et est ce que je suis en rythme ou pas ?   Ma danse est horrible à regarder ou pas tant que ça ?   Qu'en pensez vous ? Je tiens vraiment à m'amélioré car je ne danse que pour le plaisir de danser   Merci ...     https://youtu.be/UbyXHe-g0sY

thealex40

thealex40

 

Apprendre à chanter (Débutant)

Bonjour , est ce qu'il serait possible d'avoir votre avis sur ma reprise de maître gims vianney sur la même ? Je prends des cours de chant et que j'aimerais vraiment m'amélioré   Je voudrais savoir si je chante juste ou très faux et est ce que je chante en rythme ou pas ?   Qu'en pensez vous sincèrement ? Je tiens vraiment à m'amélioré car j'aime énormément chanter   Merci ^^    

thealex40

thealex40

  • Commentaires des blogs

    • alors, pour tout dire, y faut opérer un distinguo entre une passion sauvage, et un amour sur lequel bâtir une vie commune. La première ravagera tout sur son passage, et il y a peu de chance, à moins de la cultiver par des mises en scènes(pas de désir sans mise en scène)répétées, des absences, des retrouvailles, bref, rien de bien reposant. Là, votre histoire avec votre ami, et ce coeur qui ne frétille point beaucoup, à la limite, tant qu'il y a considération de votre part sur cet ami, il n'y a pas lieu de vouloir changer la donne. ?Laissez faire et vous verrez où ceci conduit. Quant à avoir le coeur qui bat, regarder par terre, jusqu'à sentir ses jambes défaillir, si ça arrive, laisser faire et s'abandonner semble une bonne option. Au bout du compte, savoir sur quel pied danser et continuer de se réjouir d'aimer. 
    • je découvre et j'adore vos interview.  Bravo  ....quelle belle idée de nous faire découvrir ces personnages au delà de leurs simples messages. Merci....vraiment
    • certains nanars de science fiction sont tellement ratés qu'ils en deviennent comiques malgrés eux !!! donc je regarde !!!!!!!!!
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