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La nuit sans fin.

Jane Doe

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Bon sang !  Il faut que ces portes se referment et vite ! il va me repérer. Je l’entends. Il va sentir l’odeur de ma peur. Je vois son ombre, il est en arrêt dans le couloir, il me cherche. Mon dieu, pitié, aidez-moi. Il sait où je suis, il a retrouvé ma trace, je l’entends avancer lentement. Plus j’ai peur, plus il jubile. Je ne peux pas détacher mon regard de ses yeux jaunes. Je devrais fuir, mais je suis figée. Il se précipite, je vais mourir. Mais les portes se referment et l’ascenseur grimpe les étages. J’ai survécu Pour le moment. Je n’arrive pas à stopper les tremblements, j’ai envie de vomir, de pleurer, mais je reste figée, comme engluée dans ma terreur.

Monter est une erreur je le sais bien, mais en bas, ils sont si nombreux, je n’aurais aucune chance. Là-haut j’arriverais peut-être à me cacher, juste quelques heures, ces quelques heures si précieuses.

Voilà, les portes s’ouvrent sur ce dernier étage. Sera-t-elle ma tombe ? Je suis paralysée par la peur. Je dois bouger, je dois sortir de cet ascenseur, il ne va pas tarder à arriver. Si je reste ici, je suis morte. Je me répète en boucle « bouges » « mais bouges ».  Je ferme les yeux, avale ma salive, respire et mon corps obéit enfin à cet ordre. Je bouge et sort de ma cachette. J’entre dans un bureau, il est vide, nulle part où se cacher. Je sors, longeant les murs, écoutant les bruits qui m’entourent. J’entends leurs hurlements. Ils ont faim, ils sont en chasse. Au bout du couloir, je trouve un placard, je m’y glisse, je l’ai fait tant de fois. Ici dans le noir, je suis à l’abri. Je ne dois pas faire de bruit, cesser de respirer. Je l’entends il approche, ses griffes claquent sur le sol. Il me cherche. J’ai si peur. J’essaye de ne plus respirer, de ne plus faire un bruit, d’arrêter ma peur, ne plus penser, faire le vide. Soudain, tout s’arrête. Plus un bruit, je suis peut-être sauvée.

La porte du placard vole en éclats et il est là, monstrueux, s’amusant de sa proie, de moi. La chasse est finie. Je voudrais hurler, je devrais hurler, mais aucun son ne sort de ma gorge paralysée. Et puis hurler pour quoi faire ? il n’y a personne qui peut me sauver. J’abandonne, résignée. Sa mâchoire difforme se referme sur mon épaule. Ses crocs s’enfoncent dans ma chair. La douleur est atroce. Je voudrais perdre connaissance, mourir, mais je suis là comme une idiote à vouloir survivre. Il me déchire les chairs, mes os craquent. Il va m’arracher le bras.

J’entends un hurlement plus proche. Un de ses congénère. Il me lâche, se tourne vers l’intrus, émet un grognement d’avertissement. L’autre aussi a faim et ne semble pas près à lui laisser sa proie. Ils commencent à se battre. C’est ma seule chance. Malgré le sang qui s’écoule, les chairs en lambeaux, je dois partir, je me glisse à quatre pattes, j’essaye d’atteindre la porte de l’escalier, je trouverais peut-être un endroit, mais tout ce sang va les attirer. Je n’ai aucune chance, mais je dois essayer. J’y suis presque. Un coup de griffes déchire mon dos de haut en bas. Je m’affale sur le sol. Je sens des dents se refermer sur ma cheville et me tirer violemment vers l’arrière. Ils sont deux. Avant de mourir je sens mes entrailles être déchirées, dévorées.

Je me réveille en sueur, j’ai dû mal à respirer, je me sens désorientée. Un cauchemar ? je me lève, prend un verre d’eau. Cette sensation de peur ne me quitte pas, je n’arrive pas à me calmer. J’ai dû dormir longtemps, la nuit est tombée, la lune est magnifique ce soir. Je prends juste conscience que c’est la pleine lune lorsque j’entends les premiers hurlements. Vite, je dois fuir.

 

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4 Commentaires


Commentaires recommandés

Une histoire de Babaou, ou d'ogre, ouai, même enfant ça marchait pas avec moi.

L'histoire m'a bien plus néanmoins surtout la fin.

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il y a 20 minutes, Promethee_Hades a dit :

Une histoire de Babaou, ou d'ogre, ouai, même enfant ça marchait pas avec moi.

L'histoire m'a bien plus néanmoins surtout la fin.

On ne choisit pas ses cauchemars recurrents et on ne peux pas les controler malheureusement. Il s agissait de lycans en ce qui me concerne.

  • Merci 1

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