Aller au contenu
  • billets
    13
  • commentaires
    75
  • vues
    777

La bougie et la suie

Isadora.

766 vues

C'est la fin, et déjà le début d'autre chose. Ça n'aura finalement duré que quelques mois, contrairement à ce que je m'étais imaginé. Imaginé, le mot est difficile à choisir, mais il semblerait que ce soit le bon. Nous nous étions rencontrés en août, et nous nous séparons. L'autre, dont la présence avait été si désirée, si recherchée, si gracieusement trouvée n'est déjà plus que le souvenir de son idée. S'il était une bougie, j'en aurais vu la lumière et je n'en verrais aujourd'hui plus que la suie. Comme nous sommes dans le carnet d'ordures, je me permets d'accomplir ici quelque chose de sale, quelque chose de terrible : l'autopsie de aimé, l'amour en moins. 

Je me souviens de ce soir-là, où nous avions longuement parlé. C'était beau, c'était fragile, c'était touchant. Il me disait qu'il avait du mal à croire que réellement, je l'aime. Il me disait qu'un jour, je le quitterais, ne voyant plus de lui que l'inertie, l'inintérêt, puisque c'était toujours ainsi que se finissaient les choses. Il me disait qu'il se forçait à être cet homme drôle et plein d'astuce mais que ça n'était qu'un masque et qu'avec le temps, il ne trouverait plus la force de garder ce masque. Inéluctablement, les illusions étaient censées déchoir et la triste vérité éclater. Alors, je ne pourrais plus l'aimer, je ne pourrais plus rester près de lui, je ne pourrais que fuir, écœurée, cette présence fantomatique. Ce soir-là, je l'avais rassuré, en lui disant que je l'aimais pour sa bienveillance extrême et que je ne croyais pas à ses prédictions. 

Nous avions raison tous les deux. Nous avions tort tous les deux. À quoi bon ? Cela revient au même. 

Je le quitte par désir de vivre. Je le quitte parce que je voudrais avoir ne serait-ce que l'espoir d'avoir des enfants un jour, et que lui n'en veut absolument pas. Je le quitte parce qu'il est malade, et que les choses les plus banales lui sont insurmontables. Au travail, il est définitivement réfractaire. Il ne vit que de jeux et d'ennui. Il attend, chaque jour, que le jour suivant arrive. Il souffre sans trop le dire et sans parvenir à trouver le courage d'aller au-delà. Ainsi, je le quitte parce que je ne supporte pas l'idée de devoir rester dans cette parenthèse stérile, où l'avenir qui m'apparaît ressemble à peu près à cela :

Tu n'auras jamais d'enfants, jamais de famille à toi. 

Tu visiteras la sienne en étrangère bien accueillie, comme il le fera avec la tienne.

Tu ne voyageras pas, tu compteras tes sous toujours.

Le soir tu apprendras à ne jamais demander comment était sa journée.

Tu accompliras les tâches ménagères en sachant que tu perturbes son amour du désordre et de la crasse. Tu ne compteras plus du tout sur son aide. Tu assimileras le fait qu'il n'est mu que par une force d'entropie, dont il recherche la manifestation concrète en laissant du café et de l'eau croupie dans l'évier, en mettant un point d'honneur à semer des miettes partout, à laisser s'accumuler cette poussière avec laquelle il se sent tellement en harmonie. Tu accepteras progressivement que tu es, à toi toute seule, le seul rempart contre cette dispersion et, néguentropie incarnée, tu nettoieras sans rien dire, en sachant qu'il désapprouve et qu'il te déteste pour cela.  

Tu le regarderas gâcher sa vie sans rien oser dire, tu apprendras à ne plus rien espérer.

Par politesse tu te contenteras d'une vie sexuelle rare et médiocre. 

Par politesse tu apprendras à cacher ton désir jusqu'à ce qu'il étouffe. Tu continueras de lire des choses sur le désir féminin et son expression, tu continueras de soutenir une pensée féministe qui sera devenue toute théorique, tu continueras à défendre des positions qui ne te concerneront plus du tout. 

Par politesse tu apprendras à vivre sur la pointe des pieds pour ne pas occasionner de contraste fâcheux. 

Par politesse tu apprendras à ne plus attendre aucune stimulation créative, à oublier l'absolu, à t'excuser de vivre d'autres choses que ce qu'il tolère encore, à savoir manger, dormir, lire et jouer. Déjà, tu as appris à ne plus fumer chez toi, à ne plus tirer les cartes qu'en cachette, à supporter ses petits mensonges, à te rendre complice de ses illusions. 

Avec lui, tu continueras de vivre pauvrement, tout en t'asseyant trop souvent à des tables de choix, où comme lui, tu feras semblant d'être à l'aise. Par gêne, tu creuseras ton découvert en faisant semblant de l'avoir oublié pour ne pas perdre la face au moment de payer. 

Cette vie-là m'écœure. Il semble que tout ce qui y soit resté vivant est un goût pour les bons plats, les bons vins, les bons spiritueux. Même les parfums, les plantes, les animaux ne trouvent pas grâce à ses yeux éteints. Quand sa mère lui parle de gastronomie, j'ai envie de vomir, de leur hurler dessus. Il n'y a donc que cela ? 

Dorénavant, tout m'est devenu déplaisant. Ce kimono dans lequel il passe toutes ses journées sent tellement fort qu'il pue. J’exècre la manière, selon moi hypocrite, qu'il a de se servir modestement, comme s'il avait de la retenue, pour se resservir, encore et encore, jusqu'à avoir tout absorbé. Que l'on fasse à manger pour un, pour deux ou trois repas, dans tout les cas, tout sera absorbé, et en faisant bien des chichis. Je ne supporte plus son odeur. Je ne supporte plus l'odeur de sa salive au goulot de ces bouteilles en plastique dégueulasses dont il se sert pour boire. Je ne supporte plus cette manière qu'il a de mettre les coquilles d'œufs dans la boîte pas encore vide et de laisser tout cela à l'air libre, comme si c'était déjà un détritus. Je ne supporte plus cette bouteille de Pommery 1999 dans le frigo. Je ne peux plus tolérer la manière dont il raconte sa vie d'il y a quatre ans aux inconnus, pour s'épargner la tâche d'avoir à dire directement qu'il ne fait rien, qu'il ne fait rien du tout et qu'il attend la mort sans trop se l'avouer. Je ne supporte plus les canettes de bière ouvertes qui traînent et qui répandent leur odeur infecte dans l'appartement. La gazinière pleine de café que jamais il ne nettoie. Les assiettes qui s'accumulent alors qu'il n'y a qu'à les mettre au lave-vaisselle. Je ne supporte plus son sommeil interminable, ses grasses matinées quotidiennes, ses siestes à n'en plus finir. Quand je rentre du travail et que je le vois là, en kimono, avec son air de se lever, j'ai envie de chialer. Quand je m'approche de l'appartement et que je me demande s'il est toujours en vie, j'ai envie de hurler. 

Quatre ans de thérapie !… 

Je me cherche un appartement. Vivement que je ne sois plus là. J'étouffe et les crises d'angoisse se multiplient. 

Il faut que je m'en aille. 



Annonces
Maintenant

24 Commentaires


Commentaires recommandés

Mais carrément qu'il faut le quitter, ce type ! :rofl:

Ceux qui attendent la mort doivent rester seuls pour ne pas voler le temps des autres, question de politesse élémentaire : évidemment, c'est plus simple quand ils en ont conscience... Bah, ça finira par lui arriver : un jour il arrêtera de se dorloter et se regardera en face, au lieu d'utiliser le regard des femmes qui l'aiment encore pour s'y admirer en grand-maudit-avec-un-bon-fond.

Courage : le prochain sera peut-être mieux.

Partager ce commentaire


Lien vers le commentaire
il y a 21 minutes, Tequila Moor a dit :

Mais carrément qu'il faut le quitter, ce type ! :rofl:

Ceux qui attendent la mort doivent rester seuls pour ne pas voler le temps des autres, question de politesse élémentaire : évidemment, c'est plus simple quand ils en ont conscience... Bah, ça finira par lui arriver : un jour il arrêtera de se dorloter et se regardera en face, au lieu d'utiliser le regard des femmes qui l'aiment encore pour s'y admirer en grand-maudit-avec-un-bon-fond.

Courage : le prochain sera peut-être mieux.

Bah !… Je me sens assez minable moi-même de quitter quelqu'un à cause de sa maladie. Donc je ne sais pas trop comment prendre tes remarques caustiques. Sans doute devrais-je en rire. J'avoue que j'ai encore du mal à le faire. 

Merci, pour les encouragement et tout. Ça me fait plaisir. :) 

Partager ce commentaire


Lien vers le commentaire

J'ai comme la vague impression que tu as connu mon ex gendre, tu as brossé un portrait de lui très réaliste.

Et si c'est lui, bien ma fille bien qu'elle l'aurait quitter continue de l'entretenir, par ce qu'un malheureux c'est pas sa faute, c'est une victime.

Un mec pareil, on fait rien avec, on se met même pas avec, ça ce quitte avant même de vouloir commencer, par ce que faire les sang sue c'est très fort, et surtout très doué.

  • Like 1

Partager ce commentaire


Lien vers le commentaire
il y a 32 minutes, Isadora. a dit :

Bah !… Je me sens assez minable moi-même de quitter quelqu'un à cause de sa maladie. Donc je ne sais pas trop comment prendre tes remarques caustiques. Sans doute devrais-je en rire. J'avoue que j'ai encore du mal à le faire. 

Merci, pour les encouragement et tout. Ça me fait plaisir. :) 

Désolé, je n'avais pas compris que le noeud du problème était ta culpabilité de quitter un homme à cause de sa maladie. Ce que je retire de ton texte est plutôt que tu le quittes à cause de ce que la maladie lui a dicté comme comportement et comme vision de la vie. Dans mon esprit, les 2 sont indépendants : malgré son état de santé, il pourrait se comporter et penser de manière toute autre, plus équilibrée. A l'inverse, il pourrait se comporter et penser de cette manière tout en étant en parfaite santé : les morts-vivants par vocation existent. Et comme je me sens plutôt concerné par ce dernier point, cela aura un peu trop orienté ma lecture. :mef2:

Sinon, j'aime que dans ce texte soit clairement exprimé ton désir de vivre : c'est quelque chose que je ne crois pas avoir souvent lu chez toi, c'est agréable. J'espère donc que ça va te rester : dans les écrits, mais pas seulement !

  • Like 1

Partager ce commentaire


Lien vers le commentaire
Il y a 3 heures, Promethee_Hades a dit :

Un mec pareil, on fait rien avec, on se met même pas avec, ça ce quitte avant même de vouloir commencer, par ce que faire les sang sue c'est très fort, et surtout très doué.

Je ne savais pas que tu avais une fille, Prom ! (Je peux te claquer la bise, au passage ? :)On en apprend tous les jours ! Bon, sinon, il m'a aussi beaucoup apporté, d'une part, et puis cette fois-ci, je ne me ferai pas avoir donc n'aie aucune inquiétude, je ne vais pas financer son état dépressivo-végétatif. J'avoue y croire de moins en moins, à sa dépression. Pour autant, je ne sais pas comment on peut l'aider. J'en suis arrivée à considérer la théorie des âmes qui refusent de s'incarner de nouveau, pour son cas. Et en même temps, cela ne me concerne presque plus. 

 

Il y a 3 heures, Tequila Moor a dit :

Désolé, je n'avais pas compris que le noeud du problème était ta culpabilité de quitter un homme à cause de sa maladie. Ce que je retire de ton texte est plutôt que tu le quittes à cause de ce que la maladie lui a dicté comme comportement et comme vision de la vie. Dans mon esprit, les 2 sont indépendants : malgré son état de santé, il pourrait se comporter et penser de manière toute autre, plus équilibrée. A l'inverse, il pourrait se comporter et penser de cette manière tout en étant en parfaite santé : les morts-vivants par vocation existent. Et comme je me sens plutôt concerné par ce dernier point, cela aura un peu trop orienté ma lecture. :mef2:

Sinon, j'aime que dans ce texte soit clairement exprimé ton désir de vivre : c'est quelque chose que je ne crois pas avoir souvent lu chez toi, c'est agréable. J'espère donc que ça va te rester : dans les écrits, mais pas seulement !

Pas de souci, je n'avais pas compris que tu t'étais identifié en quelque point à lui, de mon côté. C'est plus clair. À un certain niveau, il devient difficile de définir ce qui appartient à la personne et ce qui dépend de sa maladie. J'ai résolu le problème un peu comme on fait avec le nœud gordien : en tranchant direct, sans subtilité. Et oui, c'est culpabilisant. Un peu. Moins que de rester. Ça va passer, faut pas s'inquiéter. 

Et oui, ça va beaucoup mieux ! Vraiment beaucoup mieux. Après, des fois, le bonheur et l'équilibre me laissent muette, du moins ici, donc en effet, tu as lu beaucoup de choses tristes mais rassure-toi, je vais bien ! :) 

Partager ce commentaire


Lien vers le commentaire

Un homme profond, a ce qu'il semble, mais sans énergie et sans volonté.

On peut avoir plein de défauts, mais la volonté est absolument nécessaire.

Je ne peux pas éprouver de compassion pour les personnes sans volonté.

Modifié par hell-spawn

Partager ce commentaire


Lien vers le commentaire
il y a 39 minutes, hell-spawn a dit :

Un homme profond, a ce qu'il semble, mais sans énergie et sans volonté.

On peut avoir plein de défauts, mais la volonté est absolument nécessaire.

Je ne peux pas éprouver de compassion pour les personnes sans volonté.

Mais quelle est la part du libre arbitre dans la volonté? En cas de dépression toute volonté est annihilée. Mais plus généralement, qu'est ce qui fait  qu'on a de la volonté pour s'opposer à certains automatismes néfastes et qu'est-ce qui fait qu'on n'y arrive pas? C'est toute la controverse autour du libre arbitre qui ne pourrait être qu'illusoire.

 

Partager ce commentaire


Lien vers le commentaire

"... qu'il attend la mort sans trop se l'avouer." Des mots rares parce que rarement lus ou entendus. Alors que je pensais être le seul à avoir perçu cette inclination chez certains êtres, moi compris.

  • Merci 1

Partager ce commentaire


Lien vers le commentaire
il y a 1 minute, CAL26 a dit :

Mais quelle est la part du libre arbitre dans la volonté? En cas de dépression toute volonté est annihilée. Mais plus généralement, qu'est ce qui fait  qu'on a de la volonté pour s'opposer à certains automatismes néfastes et qu'est-ce qui fait qu'on n'y arrive pas? C'est toute la controverse autour du libre arbitre qui ne pourrait être qu'illusoire.

 

La puissance de la volonté chez une personne, c'est dèja ce qui la rend intéressante.

Bien sur elle peut diminuer a certains moments mais on peut rebondir tel un ressort.

Le libre arbitre n'a pas a intervenir, on s'en fout du libre-arbitre, c'est un probleme philosophique inextricable.

Après, vers quoi s'oriente une volonté, ce peut dans des directions très différentes, y compris vers le renoncement ou le détachement. 

  • Like 1

Partager ce commentaire


Lien vers le commentaire
il y a 10 minutes, hell-spawn a dit :

La puissance de la volonté chez une personne, c'est dèja ce qui la rend intéressante.

Bien sur elle peut diminuer a certains moments mais on peut rebondir tel un ressort.

Le libre arbitre n'a pas a intervenir, on s'en fout du libre-arbitre, c'est un probleme philosophique inextricable.

Après, vers quoi s'oriente une volonté, ce peut dans des directions très différentes, y compris vers le renoncement ou le détachement. 

Ne dis pas "on s'en fout du libre arbitre" mais précise "je m'en fous du libre arbitre". Pour moi c'est une question humaine primordiale, à interroger sans cesse. 

Partager ce commentaire


Lien vers le commentaire
il y a 1 minute, CAL26 a dit :

Ne dis pas "on s'en fout du libre arbitre" mais précise "je m'en fous du libre arbitre". Pour moi c'est une question humaine primordiale, à interroger sans cesse. 

ça ne mène a rien de s'interroger sur le libre arbitre, c'est un truc pour justifier l'inertie.

Qu'est ce que tu veux ?  Avec quelle intensité le veux tu ?

ça ce sont des questions utiles.

  • Like 1

Partager ce commentaire


Lien vers le commentaire
il y a 5 minutes, hell-spawn a dit :

ça ne mène a rien de s'interroger sur le libre arbitre, c'est un truc pour justifier l'inertie.

Qu'est ce que tu veux ?  Avec quelle intensité le veux tu ?

ça ce sont des questions utiles.

Non, s'interroger sur ce qu'est réellement le libre arbitre c'est essayer de savoir comment envisager une amélioration sur le long terme, sans stigmatiser autrui mais également, pour soi-même, apprendre à se connaître et éviter l'autoflagellation inefficace à long terme. 

Partager ce commentaire


Lien vers le commentaire
il y a 4 minutes, CAL26 a dit :

Non, s'interroger sur ce qu'est réellement le libre arbitre c'est essayer de savoir comment envisager une amélioration sur le long terme, sans stigmatiser autrui mais également, pour soi-même, apprendre à se connaître et éviter l'autoflagellation inefficace à long terme. 

La question du libre-arbitre ne peut rien améliorer, tout part de toi, ce que tu peux faire ou ne pas faire avec ce qui n'est pas toi.

Si tu acquière la certitude que tu n'as pas de libre-arbitre, que pourras tu faire, que voudras tu encore faire ? 

Partager ce commentaire


Lien vers le commentaire
à l’instant, hell-spawn a dit :

La question du libre-arbitre ne peut rien améliorer, tout part de toi, ce que tu peux faire ou ne pas faire avec ce qui n'est pas toi.

Si tu acquière la certitude que tu n'as pas de libre-arbitre, que pourras tu faire, que voudras tu encore faire ? 

D'abord, tu ne m'as pas très bien lu : je veux juste interroger notre part de libre arbitre, mais je ne prétends jamais que nous n'en n'avons pas. Je voudrais juste un peu dépasser cette approche simpliste qui laisse penser que si on veux on peut. C'est tellement plus complexe, la question de pouvoir mais aussi de vouloir (ou de vouloir vouloir) , que cette simplification est inefficace. 

Partager ce commentaire


Lien vers le commentaire
il y a 6 minutes, CAL26 a dit :

D'abord, tu ne m'as pas très bien lu : je veux juste interroger notre part de libre arbitre, mais je ne prétends jamais que nous n'en n'avons pas. Je voudrais juste un peu dépasser cette approche simpliste qui laisse penser que si on veux on peut. C'est tellement plus complexe, la question de pouvoir mais aussi de vouloir (ou de vouloir vouloir) , que cette simplification est inefficace. 

Effectivement on ne peut pas tout quand on est un homme raisonnable.

Etre raisonnable c'est d'abord mesurer ce qui est en notre pouvoir ou pas.

Mais au fond qu'est ce qui est raisonnable ? La vie n'est pas raisonnable.

Et un homme suffisamment convaincu de ses capacités( meme pas raisonnables) influencent favorablement les autres.

Sinon un homme comme Trump ne serait jamais devenu l'homme le plus puissant du monde.

Partager ce commentaire


Lien vers le commentaire
il y a 13 minutes, hell-spawn a dit :

Effectivement on ne peut pas tout quand on est un homme raisonnable.

Etre raisonnable c'est d'abord mesurer ce qui est en notre pouvoir ou pas.

Mais au fond qu'est ce qui est raisonnable ? La vie n'est pas raisonnable.

Et un homme suffisamment convaincu de ses capacités( meme pas raisonnables) influencent favorablement les autres.

Sinon un homme comme Trump ne serait jamais devenu l'homme le plus puissant du monde.

Etre raisonnable ce n'est pas s'imposer le maximum mais l'optimum. Le tout est de prendre le plus d'éléments en compte possible pour bien vivre (et il faut renouveler cela sans cesse). C'est pourquoi être raisonnable c'est s'asseoir sur quelques certitudes mais savoir les modifier sans cesse.

Les grecs ne faisaient pas de la philosophie pour briller en société, mais, à commencer par Socrate, pour essayer de vivre au mieux, ensembles et au delà de la religion. Alors pourquoi ne plus suivre ce même chemin de l'interrogation permanente ? Qui n'a pas envie de vivre le mieux possible?

Partager ce commentaire


Lien vers le commentaire
il y a 3 minutes, CAL26 a dit :

Qui n'a pas envie de vivre le mieux possible?

Si je ne m'abuse ( c'est possible) c'est bien toi qui disais n'attendre plus que la mort ?

Ce peut etre ça etre raisonnable, mais alors il faut voir l'existence comme totalement absurde.

Et a quoi bon dans ce cas etre raisonnable ?

Partager ce commentaire


Lien vers le commentaire
il y a 11 minutes, hell-spawn a dit :

Si je ne m'abuse ( c'est possible) c'est bien toi qui disais n'attendre plus que la mort ?

Ce peut etre ça etre raisonnable, mais alors il faut voir l'existence comme totalement absurde.

Et a quoi bon dans ce cas etre raisonnable ?

Si j'attends la mort c'est parce que j'aime infiniment la vie et donc déteste la survie. La vie est absurde parce qu'elle n'est pas programmée, mais pour nous êtres vivants il n'y a rien d'autre que la vie. Il faut donc continuer à la magnifier tout en la relativisant (je ne vois pas d'autre voie).

Modifié par CAL26

Partager ce commentaire


Lien vers le commentaire
à l’instant, CAL26 a dit :

Si j'attends la mort c'est parce que j'aime infiniment la vie pour détester la survie. La vie est absurde parce qu'elle n'est pas programmée, mais pour nous êtres vivants il n'y a reie d'autre que la vie. Il faut donc continuer à la magnifier tout en la relativisant (je ne vois pas d'autre voie).

Un idéaliste déçu.

Partager ce commentaire


Lien vers le commentaire
il y a 1 minute, hell-spawn a dit :

Un idéaliste déçu.

Idéaliste mais totalement ancré dans le sol. Ce qui est vraiment absurde c'est de survivre et de se projeter après sa mort.

Partager ce commentaire


Lien vers le commentaire
il y a 1 minute, CAL26 a dit :

Idéaliste mais totalement ancré dans le sol. Ce qui est vraiment absurde c'est de survivre et de se projeter après sa mort.

L'idéaliste a juste a comprendre que ce qu'il désirait n'existe pas, ne peut pas exister, et tout ça pour le bon fonctionnement de l'ensemble, pour que la vie se perpétue.

 

Partager ce commentaire


Lien vers le commentaire
il y a 1 minute, hell-spawn a dit :

L'idéaliste a juste a comprendre que ce qu'il désirait n'existe pas, ne peut pas exister, et tout ça pour le bon fonctionnement de l'ensemble, pour que la vie se perpétue.

 

On n'est programmé que pour que la vie se perpétue (surtout celle de notre espèce). Si j'y contribue, je veux que cela soit le plus agréablement possible pour moi et donc pour mes semblables.

Partager ce commentaire


Lien vers le commentaire
il y a 1 minute, CAL26 a dit :

On n'est programmé que pour que la vie se perpétue (surtout celle de notre espèce). Si j'y contribue, je veux que cela soit le plus agréablement possible pour moi et donc pour mes semblables.

Certains échappent a cette programmation la.

Partager ce commentaire


Lien vers le commentaire
il y a 7 minutes, hell-spawn a dit :

Certains échappent a cette programmation la.

Non. Même si on n'a pas d'enfant on n'y échappe pas. Tous nos plaisirs vont en ce sens.

  • Like 1

Partager ce commentaire


Lien vers le commentaire
Le 12/05/2019 à 21:02, Isadora. a dit :

Je ne savais pas que tu avais une fille, Prom ! (Je peux te claquer la bise, au passage ? :)On en apprend tous les jours ! Bon, sinon, il m'a aussi beaucoup apporté, d'une part, et puis cette fois-ci, je ne me ferai pas avoir donc n'aie aucune inquiétude, je ne vais pas financer son état dépressivo-végétatif. J'avoue y croire de moins en moins, à sa dépression. Pour autant, je ne sais pas comment on peut l'aider. J'en suis arrivée à considérer la théorie des âmes qui refusent de s'incarner de nouveau, pour son cas. Et en même temps, cela ne me concerne presque plus. 

........

Bonjour Isadora, gros bisous.

Tu sais la dépression elle a bon dos, j'en ai croisé des dépressif, j'en ai vue en HP, des mélancoliques, ces pathologies, sont quand même autre chose que celle de ton gars, qui lui souffrirai de la queue de ch'val dans la main.  Je vois mon ex gendre qui à un comportement très proches, on peut dire même miroir. Je suis tombé sur des femmes qui doivent assurée la vie de leur fiston de 35 - 55 ans avec un mode de vie pareil, oui moi je veux bien voir une forme de dépression dedans, mais je n'y crois pas, pour moi c'est du foutage de gueule pur et simple.

Partager ce commentaire


Lien vers le commentaire

Join the conversation

You can post now and register later. If you have an account, sign in now to post with your account.

Invité
Ajouter un commentaire…

×   Collé en tant que texte enrichi.   Coller en tant que texte brut à la place

  Seulement 75 émoticônes maximum sont autorisées.

×   Votre lien a été automatiquement intégré.   Afficher plutôt comme un lien

×   Votre contenu précédent a été rétabli.   Vider l’éditeur

×   Vous ne pouvez pas directement coller des images. Envoyez-les depuis votre ordinateur ou insérez-les depuis une URL.

Chargement
×

Information importante

Ce site internet utilise des cookies pour améliorer l'expérience utilisateur. En naviguant sur ce site vous acceptez que des cookies soient placés sur votre navigateur. Conditions d’utilisation Politique de confidentialité