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Schize Alien

Tequila Moor

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De cette obsession sexuelle, qui déborde,
Ne plus maîtriser la nervose, qui saborde.
Le cercle vicieux reprend son thème à l'envi :
Je bande donc je suis. Ou je jouis donc je vis.

Impasse mâle, un malin passe – et un public    
Tourment insinue en coulisses sa métrique.
Vitale lie, de fiers fantasmes se préparent :
C'est l'hallali, leur drame me délire, hilare.

Car, vous ignoriez mes globes qui vous fixaient,
Quand tout le reste s'étranglait en tremblements.
Carcan : seul endroit de mon corps qui s’éreintait,
M’étreignait d'une tuméfaction admirante.

Voir vos petites morts, tumescence du moi,
Visionner le film de vos yeux agonisants :
Jouir où ils charrient le feu, soumis à ma foi,
En vengeance de vos démarches chaloupantes.

Vous m’envoyez - je vouvoie - d'infécondes ondes :
"Traînée", ce mot qui se traîne en mon occiput
M'incite à vous tutoyer, toute honte bue... Chut.
Alors te posséder, crâne rongé, me sonde.

Ô ! Sentir ma verge élargir tes orifices
Au centre interne de ton monde, qui t'empale,
Te soumet en te libérant – axe central.
Equarrir tes contorsions, qu'elles s'avilissent.

Echancrure, ta robe en brut se boit en toi,
Une bouture en but y bourgeonne déjà.
Tes membres s'emballent : reptation ou rectal ?
Beauté du dos qui ondule, où je testicule.

Et lorsque je t'aime à m'en décoller la plèvre
De ma fragile fièvre, cœur au bord des lèvres.
Envers toi, de vomissures en commissures,
J'expire tout mon suc : prie que cela m'eunuque.

En cette attente, t'exciter me ressuscite :
En toi,  je comble le rien. Lors, suce mon souffle
Gourmand, ta tendre chère est ce qui me suscite.
Ma pire hantise ? Que tu me nommes maroufle.

Marasme de l'écume d'Eros qui s'éveille,
Dégénère en stupre, puis en exquise spume :
Tes merveilles s'affirment vacarme vermeil
Quand mes sens, à tes sons et parfums, s'accoutument.

Humain hymen, qui m'a dérobé l'innocence,
Ne résiste point quand je viens te défeuiller :
Je ne sens plus –  bel oubli – son omniprésence,
Veux en ton sang, sa douceur perdue, percevoir.

Bis d'infortune, tu frémis ainsi au même :
En un bouquet final, un choeur de tes hurlées,
Que s'épanche cette ardeur d'un cruel carême.
Harmoniques en résonance, ta mâchoire.

Elle – qui fût les fruits de nos apertes pentes,
Chants de tant d'expériences – mais Schize Alien hante :
Que ces heures passent pour en corps se répandre,
Que ses ailes passent. Encore se détendre.

Or libre de vivre, or avide de déviance,
L'envie drapée s'étire en toute nonchalance.
Autant ce désir, au temps, file chuchotant,
Quand folie se nourrit dans le fief du néant.

Enfin mon cerveau, ce demeuré, se maîtrise :
J’en demeure un amoureux transi qui s’enlise.
Amoureux de personne, ou bien du seul amour,
Attendant une âme autre où m’absoudre en retour.

De sociales idées dévorent mon désir,
Pour ne pas déraper, j’y croie à en mourir.
À se prendre de haut, pour ne pas s'échapper :
Suivre ces précautions, s’ensuivre annihilé.


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