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Equation de Degré 7 à une Inconnue

Tequila Moor

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. I .

Perdu ma maison, mon amour

Emportés dans un flot furieux

De ce moment, ne reste plus un souvenir

Sur mon banc, je sens un désir

Il en va de sa nature d'être impérieux

Une branche d'arbre où discourent trois vautours

La vie sera houle à saisir

Eviter les deleatur

Semaine profane : savoir à acquérir

Garder la tête froide ou n’en croire ses yeux ?

Ironique éternel retour

Nous sommes lundi – or, je suis toujours envieux

. II .

Tu es, cher outil de compte

Instrument de mesure de mes facultés

Les acquises, ou les innées

Tu es, à notre grand’honte

De nos envies ou besoins, équivalence

De nos efforts, de nos chances

Tu es la magie qui permet

De poser comme analogues

Riz sud-américain, miel & rhum pour le grog

Produit financier, habitat périurbain

Prostitué thaïlandais, nounou pour chérubin

Survient mardi – or, je suis entre guillemets

. III .

Tu es, cher intermédiaire

Instrument de beaux échanges

Frange crève-la-faim & crème qui mange

Sont grâce à toi en relation fiduciaire

Mis sur un pied d’égalité, en confiance

Sans risque de défaillance

Tu es la magie qui permet

De valoriser ce qui ne s’achète pas

Imaginer un gain sur qui ne se vend pas

Vouloir rendre privé ce qui n’est que public

Ou droit ce qui est oblique

Mercredi – or, il faut y croire pour te voir

. IV .

Tu es, cher outil d’épargne

Pour qui te possède, réserve de valeur

Pour qui tu obsèdes, réserve de malheur

Et tu poursuis de ta hargne

Qui veut un matelas contre les aléas

Qui veut d’une vraie fortune être lauréat

Plaçant l’un et l’autre en clones

Apparents, car l’un maîtrisera un monde

L’autre n’aura que faconde

Plus on a, plus on peut faire

Et moins on a, plus c’est l’enfer

Tiens ? Jeudi – or, j’en suis réduit à l’aumône

. V .

Voir ton existence s’échapper

Nommer ceci l’ordinaire

Mangeant, buvant, baisant lorsque c’est possible

Nulle part d’autre où s’évader

Quand il n’est rien d’autre à faire

Que suivre le flux, sans : pouvoir ? sens lisible ?

Mais briller, brûler de cent feux

Puis se racornir peu à peu

Car de la simple survie, se satisfaire

Quand ne restent présents, que misère et ennui

Lorsque rêve, espoir, ou même passion s’enfuient

Vendredi – or, je suis encore ta cible

. VI .

C'est un douloureux spectacle

De les admirer, habillés pour la soirée

Lancer leurs sourires et regards à tous vents

Elégantes, ou élégants

S'en vont tourner et retourner

Avalant lippées qui portent au pinacle

Mais jamais ne pourront en ingérer assez

De ce style, de ces choses

Je le comprends derrière les portes closes

Les vitrines des restaurants

Ou autres, de ton cénacle

Déjà samedi – or, je suis toujours vivant

. VII .

On ne peut les en instruire

Grands bourgeois, réinventant l’idée de bonheur

Se sustentant de haute littérature

On ne peut les y conduire

Petits bourgeois, se reposant du dur labeur

Se repaissant de miettes de la culture

Du pauvre, la compréhension

De ton manque, l’appréhension

Ils lisent, écoutent, mais manquent d'avatars

Les seconds ? Ton sens, le suivant

Les premiers ? Le manipulant

De nouveau dimanche – or, ne sois plus en retard


1 personne aime ça


8 Commentaires


Et un interview pour aller encore avec le texte, hip ! Il s'agit plus d'un pense-bête personnel pour me rappeler d'éventuellement contacter cet homme, mais vous pouvez toujours regarder la vidéo...

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Je te sens prêt à faire une thèse en alexandrin, bizarrement.

Sinon, je reste admiratif devant tant de poésie.

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Je te sens prêt à faire une thèse en alexandrin, bizarrement.

Sinon, je reste admiratif devant tant de poésie.

Ce serait inutile, il n'y a que le cul, la provoc et les émotions zolies qui plaisent. Et puis une thèse sur quoi ? L'argent ? D'autres en ont parlé bien mieux que moi : qu'est-ce que ça a changé au monde dans lequel nous vivons ? Rien.

Merci quand même.

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Tu fais une thèse active, alors ! Genre, en acte.

De rien quand même.

J'ai essayé, mais comme je ne suis pas doué, puis fainéant de surcroit, ça ne donne rien.

We're all tired of dying, so sick of not trying.

Scared that we might fail, we'll accomplish nothing.

Not even failure...

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