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Bredouillis, Ronny

Tequila Moor

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De la viande à contraindre
& sans saine raison,
J’étais habitué à geindre :
Ma seule motivation.

Une merde affligée,
Depuis longtemps mégot.
Morte vivante, figée
Sous forme de sale égo.

Le dernier
De mes jours premiers
Pleure de jeune avidité.

(Barres aux T)

 

Ne point vouloir s’éprendre
Du même vieux jeu :
Brandir des scolopendres
Et s’en dire heureux.

De mes sœurs, mes amis,
Pensées à découvrir –
De mes frères, mes amies,
Fondations à construire.

Feu nourri
Et beaux gribouillis,
Pour nous toutes et tous : envie.

(Points aux I)

 

Sera faite, rencontre
Au futur antérieur :
Pour ce, suivre la montre
Et ma voix intérieure.

Elle ou il sera bienvenue,
Tel un coup de soleil
Qui bronze la peau nue…
Jurons de lui être pareil !

Imprévus,
Là : nous aurons bu
De gaies jarres de jeu vécu.

(Queues aux Q)

 

 

===========================================

Bande son :

THE REBORN IDENTITY – "I've Never Missed You" – Trentemøller & Charlene (mash-up)


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21 Commentaires


M'en fous, tu l'as utilisé trop classiquement t'façon! Espèce de conformiste :sleep:

(Le mot va devenir à la mode, maintenant! C'est malin!)

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Ne point vouloir s'éprendre

Du même vieux jeu :

Brandir des scolopendres

Et s'en dire heureux.

huh7re.gif Ouh là là, ça déconne sec par chez toi !

Quand on me dit scolopendre, je ne peux pas m'empêcher de penser aux très mauvais The Human Centipede et The Human Centipede 2. Dégueulasse ! :|

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Konvicted, je ne sais quoi penser des gens qui font les dégoûtés devant un film d'horreur mais qui regardent quand même la suite... Tu ne pouvais pas te trouver une occupation plus valorisante pour l'esprit que cette ode au chocolat mal préparé, non ?

Et tant que Jedino ne nous aura pas expliqué ce qu'est un "jour scolopendre", je continuerai à utiliser ce mot de façon classique, donc pour suggérer le dégoût, non mais !

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Non, en fait, j'ai été "dégoûté" dans le second seulement (mais j'aime être dégoûté, là n'est pas le problème). Dans le premier, il ne se passe tellement rien que je me suis juste fait chier. Cela dit, c'est certainement une certaine forme de masochisme qui m'a poussé à regarder la suite, qui est nettement plus trash mais toujours emmerdante. Mais que veux-tu ? c'est difficile de trouver des films d'horreur dignes de ce nom. En dehors des journaux télévisés, j'entends.

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"c'est difficile de trouver des films d'horreur dignes de ce nom."

Oui, c'est un problème qui survient tôt ou tard, quand on en regarde beaucoup pour avoir sa dose de peur : un jour on passe de beaucoup à trop, et là il n'est presque plus possible de revenir en arrière, on est juste blasé. Je dis presque, car il y a ceux qui s'acharnent, se tapent les trucs les plus sordides dans l'espoir de retrouver le grand frisson, mais à mon avis ils perdent leur temps pour un résultat assez hasardeux. De toute manière, cela ne fera que repousser les limites de leur accoutumance, alors à quoi bon... M'enfin voilà, je suis blasé devant les films d'horreur, le seul truc que je ressens c'est une éventuelle compassion pour les victimes : qui n'est pas toujours présente, le crédo du genre étant plutôt de les dépeindre comme de la viande sans trop d'intelligence, afin d'éviter qu'on s'identifie à elles.

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Oui, il y a certainement une sorte d'anesthésie qui tout à petit s'insinue subrepticement sans qu'on s'en rende compte (plus pléonastique que moi, tu meurs), mais j'ai l'impression qu'il y a aussi un problème de positionnement des réalisateurs qui misent sur le gore. La peur n'évolue pas proportionnellement aux litres de sang versés et au nombre de membres mutilés. La violence en elle-même n'est pas effrayante (tout au plus répugnante), elle le devient si on nous met à la place de la victime, ce qui, je crois, se fait très peu. M'enfin, peut-être que je ne regarde pas les bons films.

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Il est clair que la plupart des films gore cherchent surtout à légitimer les actions des bourreaux, ou tout du moins à rendre ces derniers sympathiques pour le spectateur, ce qui doit vaguement flatter les instincts de domination de quelques uns. Enfin, même sans verser dans la psychanalyse de bas étage, il s'agit de l'inverse d'un film d'horreur étymologiquement parlant : ça ne fait pas peur, vu que c'est rendu attrayant. Y'a tromperie sur l'emballage de la marchandise, mais du moment que le consommateur paye... Maintenant, si tu veux regarder un vieux film gore qui prend fait et cause pour les victimes, et que tu comprends l'anglais sans sous-titres, tu peux chercher "Camp 731 men behind the sun" sur YT (et je trouve amusant d'en arriver à conseiller un film d'horreur atypique sous ce texte, hin hin).

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Je ne compte pas vous l'expliquer! C'est pas mon travail :sleep:

Et, franchement, je ne comprendrai jamais les gens qui regardent des films!

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Maintenant, si tu veux regarder un vieux film gore qui prend fait et cause pour les victimes, et que tu comprends l'anglais sans sous-titres, tu peux chercher "Camp 731 men behind the sun" sur YT (et je trouve amusant d'en arriver à conseiller un film d'horreur atypique sous ce texte, hin hin).

Je viens de le mater. Effectivement, c'est moins dans une logique de glamourisation bourreau, mais tu ne m'avais pas dit que ça ne faisait quand même pas peur. :p

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Je t'ai dit que c'était un vieux film, ça veut tout dire. Le moindre "effet spécial" là-dedans fera rire n'importe quel ado d'aujourd'hui qui fait mumuse avec After Effects. Il n'empêche que, sans le savoir, tu as vu une véritable autopsie (selon les dires du réalisateur, mais comme il est impossible de vérifier).

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Non, mais ce n'est pas seulement une question d'effets spéciaux (même s'ils sont effectivement pitoyables). C'est surtout qu'à aucun moment je n'ai pu me mettre à la place d'une victime. Alors, soit je suis complètement insensible (ce qui est possible, mais je ne voudrais pas me montrer trop optimiste), soit ce n'est pas un film d'horreur digne de ce nom, juste un film gore.

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La surenchère du cynisme. Je me demande si je ne préfèrerais pas un concours de "à qui pisse le plus loin". :hum:

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Les cyniques n'essaient pas de se faire peur dans la fiction. Ils se délectent du spectacle sordide de la réalité, ou du moins de ce qui y ressemble. Ils sont de ceux qui s'arrêtent à la vue d'un accident, tendent le cou par-dessus la masse des badauds tout aussi scrupuleux qu'eux mais qui ont eu la chance d'arriver plus tôt et se demandent si quelqu'un est mort.

Véritable conversation entre deux de mes voisins que j'ai surprise pas plus tard que ce matin à travers un mur qui doit être si peu épais que même les fantômes s'y sentent à l'étroit :

"Y a eu un putain d'accident au carrefour !

-Ah ! y a eu des morts ?

-Non, mais la voiture, elle est morte !

-J'aurais dû venir !"

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Ça doit être pour ça que je déteste les films d'horreur. Nettoyer les vilaines plaies (dont certaines puent pire qu'un tonneau de Maroilles de 50 ans) et voir des gens mourir, ça me suffit amplement.

Je n'ai pourtant pas l'impression d'être si cynique que ça.

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Alors, soit je suis complètement insensible (ce qui est possible, mais je ne voudrais pas me montrer trop optimiste), soit ce n'est pas un film d'horreur digne de ce nom, juste un film gore.

Que tu sois insensible, je ne sais pas. Pour ma part, c'est un film qui m'a rendu infiniment triste : je ressentais beaucoup trop d'empathie pour les victimes.

La surenchère du cynisme.

Je viens de relire la conversation : oui, un peu. J'avais plus l'impression d'avoir donné un ton désabusé à ce que je disais, mais comme le cynisme est pratique, qu'il permet une mise à distance, c'est rapidement facile de l'utiliser.

Et sinon, quelqu'un peut-il m'expliquer le poème ?

Oui, ça se résume en ouin ouin, la vie elle est pas belle, je suis vraiment un connard, je vais changer & être sympa, m'intéresser aux gens, rencontrer quelqu'un, rendre heureux ce quelqu'un, tout ça... Ce qu'il y a entre parenthèses évoque le côté "droiture morale" qui foire : mettre les points sur les I et les barres aux T, dire la vérité, rester droit dans ses bottes, c'est super, mais on passe aux queues aux Q, et là le refoulé se réveille, venant rappeler au connard qu'il est peut-être bien resté un connard, malgré ses bonnes résolutions. Quant à la "bredouille ironie", c'est pour signifier que le second degré du texte ne sert à rien.

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Ça doit être pour ça que je déteste les films d'horreur. Nettoyer les vilaines plaies (dont certaines puent pire qu'un tonneau de Maroilles de 50 ans) et voir des gens mourir, ça me suffit amplement.

Je n'ai pourtant pas l'impression d'être si cynique que ça.

Probablement pas, mais j'imagine que tu ne côtoies pas la mort pour épancher une curiosité morbide et macabre, contrairement à mes voisins.

Que tu sois insensible, je ne sais pas. Pour ma part, c'est un film qui m'a rendu infiniment triste : je ressentais beaucoup trop d'empathie pour les victimes.

Le problème vient peut-être de moi, alors. Mais dans le doute, je préfère me dire que c'est toi qui es trop sensible. :sleep:

Oui, ça se résume en ouin ouin, la vie elle est pas belle, je suis vraiment un connard, je vais changer & être sympa, m'intéresser aux gens, rencontrer quelqu'un, rendre heureux ce quelqu'un, tout ça... Ce qu'il y a entre parenthèses évoque le côté "droiture morale" qui foire : mettre les points sur les I et les barres aux T, dire la vérité, rester droit dans ses bottes, c'est super, mais on passe aux queues aux Q, et là le refoulé se réveille, venant rappeler au connard qu'il est peut-être bien resté un connard, malgré ses bonnes résolutions. Quant à la "bredouille ironie", c'est pour signifier que le second degré du texte ne sert à rien.

Après ces éclarcissements, je me dis que ce poème aurait bien sa place dans la catégorie poez-kon-comprend-bien-mais-faut-l'expliquer-avant. :p

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Mais dans le doute, je préfère me dire que c'est toi qui es trop sensible.

Surtout que cela ne me pose aucun problème, donc tu as raison de le penser !

Après ces éclarcissements, je me dis que ce poème aurait bien sa place dans la catégorie poez-kon-comprend-bien-mais-faut-l'expliquer-avant.

Non, je suis contre la multiplication des catégories, sinon ça deviendra vite nawak sur ce blog. Déjà que... Je l'ai quand même changé de case.

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