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<rss version="2.0"><channel><title/><link>https://www.forumfr.com/blogs/b1610-suspicion.html</link><description><![CDATA[<p>
	La suspicion n'est pas une preuve de culpabilité et elle ne donne pas forcément droit à l'accusation (même si le bluff est, dans certains cas seulement, assez justifié pour connaître la vérité ou éviter une prise de risque excessive). Certaines suspicions, certains doutes, peuvent engendrer à raison des principes de précautions, mais toute prudence n'est pas de mise. Et l'excès de prudence peut comporter des risques importants, plus importants qu'une audace mesurée. Parfois se dit "Si on ne prend pas de risque, on ne fait plus rien.", pourtant l'inaction comporte parfois justement plus de risques que l'action, il n'y a pas de "moins on en fait, moins on prend de risque", ni de "puisque tout comporte des risques, alors en prendre n'est pas un souci", qui tiennent la route dans l'absolu, l'action comme l'inaction sont censées rester assez appropriées.
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	Et la prudence excessive, par l'avertissement public, le colportage sans retenue de suspicions basées sur des hypothèses fragiles, sur de douteux "Et si mon imagination fertile s'avérait tomber juste." par exemple, non confortés par suffisamment de solides raisons, peut revenir à salir la réalité. Se vouloir précautionneux en salissant une réalité pourtant respectable en vérité, même si on peut en douter, et ceux qui la représentent, est un cheval de bataille de faux héros. 
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	Et le faux héroïsme a souvent bonne presse lorsqu'il défend des causes populaires, on joue sur la peur des gens. C'est aussi ainsi qu'on fabrique des boucs émissaires que l'on se félicite de mettre KO, alors que l'agresseur finalement dans ce cas, c'est soi, soi et ceux qui nous soutiennent, et pas celui qu'on a désigné comme tel... Il ne suffit pas de défendre une cause juste pour être juste, il faut s'y prendre correctement, et ce n'est pas donné à tout le monde. Sinon en réalité on dessert la cause que l'on défend, mais les apparences sont parfois trompeuses, et pour certains les apparences sont ce qui compte avant tout, avoir l'air de quelqu'un de bien. Mais être véritablement quelqu'un de bien et se donner le beau rôle, celui du justicier qui combat les mauvaises personnes (ou plutôt celles qu'il est facile de stigmatiser lourdement avec l'assentiment de bien du monde), peuvent s'avérer être à l'opposé.
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]]></description><language>fr</language><item><title>Le bonheur na&#xEF;f</title><link>https://www.forumfr.com/blogs/e8485-le-bonheur-na%C3%AFf.html</link><description><![CDATA[<p>
	Lorsqu'on ne connaît pas les travers d'un individu, les dangers d'un lieu ou d'une activité, on peut en être plus purement émerveillé.e au regard de tout le potentiel positif qu'on y discerne, plus couramment assumé ouvertement que le propre négatif (le négatif supposé d'autrui étant plus souvent décrié en revanche, mais sous des airs de moralité corrective ou protectrice). Surtout donc quand en revanche on est sensible à leurs charmes apparents, à la séduisante partie émergée de l'iceberg, pleine de promesses. La vie peut sembler alors facile ou insouciante, un bonheur dont il est parfois difficile de faire en partie le deuil, comme si on était un peu coupable de devenir aigri.e par la dureté de la vie, méfiant.e devant l'inconnu, quand cette partie émergée, également porteuse d'espoir, est pourtant toujours plus ou moins là. Mais elle peut être aussi celle qui incite à s'approcher de la partie immergée, à ses risques et périls. Cependant connaître, ne serait-ce qu'un peu, la partie immergée (ici les tares, les dangers, les manipulations, les faiblesses, les secrets, etc... qu'on ne voit pas ou peu au premier abord) n'a pas que des inconvénients, elle contribue à comprendre le monde et la manière de s'y adapter au mieux. Et puis elle permet aussi de découvrir des atouts cachés, voire protégés des regards intrusifs, ou déguisés par des on-dit déformants. En effet, être lucide conduit aussi à modérer sa méfiance, à ne pas l'exagérer, voire à forger une certaine confiance méritée par opposition aux risques pourtant appris. Donc on n'a pas tellement à blâmer cette lucidité même si elle peut s'avérer parfois très éprouvante psychologiquement, à moins d'en abuser vraiment, d'en être trop curieux ou de s'en servir à mauvais escient, voire à moins de la partager outrancièrement. En finalité cette peine au regard des défauts et des dangers peut contribuer à réaliser son bonheur en évitant ou en déjouant les pièges, et en remédiant aux souffrances que l'on peut guérir ou atténuer en s'y exposant au plus près. Et quelquefois les faiblesses prêtent aussi à rire, car le ridicule n'est souvent pas qu'agréable au fond, mais rire tend parfois alors à attendrir face aux maladresses. Et on ne doit pas pour autant se départir tout à fait de cette naïveté, occultant par instant les malheurs et les problèmes à résoudre, pour se ressourcer dans les plaisirs parfois diversifs de la vie, ou dans une certaine ouverture nécessaire malgré une part d'ignorance des dangers potentiels. Certains s'affublent d'ailleurs à l'occasion d'une fausse naïveté pour séduire ou atténuer leur responsabilité, voire pour éviter de jouer les rabat-joie ou les contradicteurs, à tort ou à raison...
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]]></description><guid isPermaLink="false">8485</guid><pubDate>Thu, 29 Jan 2026 09:06:00 +0000</pubDate></item><item><title>L'objectification misogyne</title><link>https://www.forumfr.com/blogs/e8474-lobjectification-misogyne.html</link><description><![CDATA[<p>
	On pourrait penser qu'idéaliser le corps féminin est un hommage aux femmes, en affichant par exemple à tout-va une quête de perfection physique féminine, mais en réalité c'est bien souvent rappeler intempestivement aux femmes qu'elles ne correspondent pas à cet idéal attendu socialement, et qu'elles ne peuvent pas y correspondre, car il ne s'agit en grande part pas d'un idéal raisonnable (pouvant exister aussi en parallèle, d'une manière plus épanouissante), mais d'un idéal vaniteux. Utiliser par exemple le corps féminin comme argument de vente, couramment invasif, pour plus ou moins n'importe quels produit, service, ou attitude recommandée, y compris n'ayant rien ou pas grand chose à voir avec l'aspect physique de l'utilisateur, ou d'un utilisateur en particulier (voire d'un faux utilisateur), comme si être une jolie femme en apparence, souvent absolument à peine sortie de l'adolescence, impliquait d'être un exemple pour tout un chacun dans tous les domaines ou presque, même les plus douteux (produits, services voire attitudes prônées néfastes ou médiocres), a un effet contre-productif sur l'image des jeunes femmes et plus vastement des femmes. Cela revient à les affubler d'une prétention que personne n'aurait les épaules de porter. Et c'est oublier qu'une jeune femme a une personnalité propre et que son corps, même embelli par divers artifices et depuis encore peu longtemps confronté à l'adversité, n'est pas, et n'a pas à être, un gage de science infuse, ni de correspondance sexuelle universelle. C'est pourquoi même les femmes dont les conditions physiques sont les meilleures, ne peuvent pas vraiment se reconnaître dans cette idéalisation sociale vaniteuse, qui sert justement souvent d'outil de dénigrement occasionnel, car pour certains "n'être pas la plus belle", du milieu relationnel, du quartier, de la ville, du monde, (considérations facilement grotesques hors places réservées à la subjectivité, ou de compétition correctement cadrée)... ou avoir un défaut corporel, réel ou imaginaire, même léger, voire dont elles peuvent être victimes indépendamment de leur volonté ou de leur comportement, est une tare que l'on peut reprocher aux femmes en toute circonstance, dès qu'on a une dent contre elles, voire même, dès qu'on sent qu'elles pourraient avoir le dessus ou un peu de pouvoir... (Reproches abusifs également instrumentalisés par des femmes, et pas uniquement par des hommes.) Et d'autre part, faire de la beauté physique féminine un symbole de désirabilité sexuelle universelle, c'est oublier que la sexualité fonctionne, d'un point de vue naturel, surtout par affinités mutuelles spécifiques. Et occulter ainsi l'aspect relationnel de la sexualité, au profit d'un symbolisme corporel simpliste, en fonction du seul état corporel féminin, peut engendrer des dérives graves.  
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]]></description><guid isPermaLink="false">8474</guid><pubDate>Sat, 17 Jan 2026 10:56:00 +0000</pubDate></item><item><title>La malveillance gratuite</title><link>https://www.forumfr.com/blogs/e8472-la-malveillance-gratuite.html</link><description><![CDATA[<p>
	Un nombre important de gens se repaissent du malheur d'autrui, quitte à le provoquer insidieusement pour pouvoir briller en comparaison. Ils ont une forme de phobie de la concurrence potentielle. Ils sont rodés à l'exercice de la relative inattaquabilité, ils utilisent couramment des moyens par rapport auxquels il peut être compliqué de prouver leur tort. Ils oeuvrent par petites attaques psychologiques quotidiennes par exemple, des réflexions mesquines, trompeuses ou déplacées discrètes, déguisées en victimisation d'un soi franc, ou d'un autre qui jouerait le rôle de la parfaite victime... Ils sont dans la démarche du dénigrement acharné, médire abusivement sous couvert d'une bonne cause, populaire par exemple. Mais leur véritable objectif n'est pas vraiment moral, il est dans la domination de l'autre. Ils cherchent à alimenter leur charisme par le biais de la dévalorisation de ceux qui pourraient leur faire de l'ombre, même un tout petit peu. Ce sont des gens qui se soucient peu de salir autrui, de le briser injustement, seul leur propre profit ou celui de ceux qu'ils soutiennent comptent pour eux, voire s'accaparer le plus de privilèges possible aux dépens des autres... 
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	Leur attitude va couramment à l'opposé de la cause qu'ils donnent l'illusion de défendre, comme par exemple, en critiquant sans retenue un travailleur, le dénigrer pour un oui ou pour un non, tout prétexte saisi, pour soi-disant qu'il travaille mieux, va user ce travailleur, le rendre moins performant, voire le faire craquer. Si réellement l'intention avait été d'améliorer le travail rendu, les remarques auraient été très différentes, bien plus constructives et mesurées, mais le but pour certains est réellement de casser la personne pour lui voler certaines responsabilités ou reconnaissances. Et selon le principe du "plus c'est gros plus ça passe", on peut chercher à vouloir trouver une raison plus noble à cette attitude, si l'on n'arrive pas à se résoudre à admettre que oui, certains comportements sont tout simplement abjects, sans être forcément le reflet d'une grande souffrance qui s'exprime ou d'un malentendu semant la confusion dans les esprits, une maladresse, non, ce n'est qu'un égoïsme bête et malsain, voire pervers, auquel beaucoup n'hésitent pas à s'abaisser parfois pour trois fois rien, parce que dans leur esprit la solidarité n'est pas une valeur morale mais un moyen de profit personnel parmi d'autres, leur philosophie va plutôt à l'inverse de la solidarité, elle est dans une forme d'élitisme aveugle, privilégier les siens à tout prix, coups bas compris, sans envisager de réussite commune, qu'ils estiment en quelque sorte utopiste, et qui ferait obstacle à des privilèges injustes et partiaux qu'ils visent... Et puis comme cette attitude est courante, elle est normalisée. Une attitude qui gâche jour après jour la vie des uns et des autres volontairement sans pour autant valoriser réellement celui qui l'adopte, il est juste dans l'illusion de moins pouvoir être dépassé quand il enfonce les autres, alors qu'en réalité il est lui aussi ainsi que ses proches sur le navire qu'il fait couler (et il n'est pas le seul à le saborder pour contrer la réussite, même inoffensive, d'autrui), plutôt que de contribuer à ce qu'il avance au mieux, et c'est l'image qu'il doit assumer face à lui-même.
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]]></description><guid isPermaLink="false">8472</guid><pubDate>Thu, 15 Jan 2026 12:29:00 +0000</pubDate></item><item><title>La jalousie</title><link>https://www.forumfr.com/blogs/e8272-la-jalousie.html</link><description><![CDATA[<p>
	Blâmer n'est pas toujours signe de moralité. C'est couramment signe de jalousie. 
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	Mais ceux qui se disent sans envisager le moindre doute jalousés alors qu'ils ne le sont pas, sont des gens qui aiment la jalousie, qui projettent leur propre jalousie sur les autres.
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	Et être jaloux n'est pas être amoureux, mais être nombriliste. Quand on est nombriliste, on ne voit pas plus loin que le bout de son nez, ce qu'on y gagne personnellement à première vue quitte à être partial, rien d'autre.
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]]></description><guid isPermaLink="false">8272</guid><pubDate>Thu, 20 Jun 2024 18:22:53 +0000</pubDate></item></channel></rss>
