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Coast liners

Bonjour, ÿ personnes valides qui pouvez aisément ouvrir la bouche et mastiquer toutes sortes d'aliments :D

ÿa va faire maintenant cinq jours que je me suis fait opéré de la mâchoire (celle du bas était trop en retrait , mais bon, je ne vais pas développer là dessus :D).

Après avoir vécu tranquillement sur un lit perfusé et cajolé par les infirmières, j'ai retrouvé avant-hier le triste monde.

Le rythme alimentaire tout d'abord est radicalement bouleversé et subit de profonds changements.

Menu:

-Gaspacho (absorbé à la paille comme le reste de la liste)

-Café protéiné (très déconcertant de devoir le boire à l'heure d'un repas salé :D)

-Pepsi pur pendant l'après midi (eh oui, il faut du sucre)

-Médicament blanchâtre comparable à de la diarrhée de mouette (et dont le goût ne nous suggère pas moins)

Le rythme épuisant de la journée m'a poussé à écrire cette petite entrée. Hormis les conversations passionnantes par lesquelles je reçois des nouvelles passionnantes à propos des dernières relations sexuelles de mes amis, je passe mon temps à surfer sur internet et recevoir de temps en temps des spams japonais ou russes qui tentent vainement de me faire croire que j'ai gagné le jack pot à quelque poker casino ou jeu de guerre en Irak.

Passer dans le couloir est devenu de plus en plus difficile. Le petit bonhomme à la tête dodue dans le miroir semble se moquer de moi en permanence. Son petit visage boudiné est orné d'un sourire moqueur qui laisse entrevoir vaguement sa dentition peu habituée à sa position finale.

Voici à peu près à quoi il ressemble:

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Et, le reste du temps, je médite sur l'avenir. Pourrai-je dévorer une bonne entrecôte et enfin jeter à la poubelle ces horribles breuvages initialement conçus pour le régime? Pourrai-je bailler en ouvrant très grand la bouche sans faire la tête de quelqu'un qui vient de mettre un suppositoire?

C'est enroulé dans une poche de glace que je me pose ces questions... :D

Allez, la suite quand j'aurai perdu mon double menton.... :D

Coast liners

(suite)

- On fait quoi aujourd'hui?

Une question à la fois simple et très troublante... Qu'allait on faire à présent? Quel élément perturbateur devait perturber notre journée et nous sortir de cette glu psychique? Quel évènement pouvait nous sortir de cette anesthésie mentale que mon "père" avait installé pour nous préserver de la douleur de l'extérieur? Cette déstabilisation vieille de dix-neuf ans avait atrophié mon esprit, ma vie et celle de mes condisciples. Notre vie reposait sur la loi du chaos, du hasard, nous laissions les choses se faire sans apporter un coup de vis à la grande machine du destin. Nous laissions couler lentement notre vie jusqu'à l'ultime cascade.

Cette question, visiblement sans réponses me rendit perplexe. J'imaginai toutes les situations possibles et imaginables pour faire bouger ce tableau. Premièrement, je me voyais en train de me lever puis hurler sans raison, puis, jeter mon steak à la figure de mon frère.

L'irrésistible envie de partir fut soudaine et fut accrue par l'image du visage de mon père, impassible, mort, ces traits qui n'avaient pas bougé depuis la mort de ma mère deux ans auparavant... Immobilité frénétique, rigidité maladroite.

J'interprétai donc la fin: je me levai, regardai le visage attristé de mon père devant cette scène. Une douleur intense me perça la poitrine devant ces yeux qui venaient à peine de retrouver leur humanité. Lui seul était sorti de la glu, mais ne se servi pas pour autant de la vis qui pouvait tout changer: la machine était lancée.

Une force inconnue me poussa hors de la porte du pavillon, stimulée par l'ennui, ou peut-être la méchanceté. Quoi qu'elle fût, cette force ne provenait pas de la couche extérieure de mon caractère mais des profondeurs des régions obscures de mon esprit. Cette manifestation d'un ça incontrôlée marqua le début fragile de mon émancipation maladroite...

...

Coast liners

(Attention, ceci est une fiction issue d'un manque d'occupation évident)

Un dimanche matin comme un autre (enfin matin...). Il était midi et du fond de mon sommeil, j'entendis un son long, sinistre et grave qui semblait se rapprocher petit à petit. Mes yeux à moitié collés s'ouvrirent et se posèrent sur un homme assez mal rasé qui agitait les bras frénétiquement. Après trente secondes où je restais bouche bée devant cette image poétique qui devait être sans aucun doute la première d'une journée passionnante, je décidai enfin à soulever mon corps avec une râle involontairement prophétique. Maintenant, j'avançais mécaniquement vers l'homme, à présent épuisé de m'appeler, qui s'avérait être en fait mon géniteur. A peine sortit du sommeil et vulgairement habillé, je me dirigeais vers une salle qui empestait le steak haché trop cuit et les pâtes à la sauce tomate déjà fossilisées. J'eus le "plaisir" d'y trouver mon petit frère, ma petite soeur et le géniteur assis, comme hypnotisés par la télévision, et dont le son de leur mastication difficile ressemblait à celui d'un homme qui fait un bain de pieds dans du guacamole. Notre télévision marchait encore grâce à mécanisme ingénieux, inventé par le géniteur, qui consistait à enfoncer un cure-dent dans l'interrupteur.

J'arrivai solennellement et pris ma place au milieu de ce magnifique tableau qu'après une crise d'inspiration j'avais nommé: "Valse avec les légumes" pour je ne sais quelle raison. Une telle grâce se dégageait des protagonistes: la lenteur sensuelle avec laquelle ils bougeaient leurs bouches pleines de pâtes, la manière de manier les couverts avec délicatesse et de lutter contre l'unique morceau de viande de leur assiette avec douceur. Je devais sans doute être tombé dans un club de rencontre de harengs carnivores en chaleur.

Je respectais le silence religieux qui régnait dans la salle, vaguement altéré par la voix de Christophe Dechavanne, et je n'osais toucher au morceau noir qui rajoutait une touche de couleur dans mon assiette, zébrée et usée par les rayures, cette assiette qui allait à tout moment servir d'auréole artificielle à mon petit frère s'il n'arrêtait pas de parler...

Le géniteur décida de rompre le silence....

(à suivre :D )

Coast liners

La tristesse est une émotion qui m'a toujours fasciné, par sa puissance et les effets incroyables qu'elle a sur nous, en particulier l'inspiration.

1) Définition

- ÿtat d'une personne triste

- ÿvénement qui rend triste, moment où l'on est triste

- Caractère de ce qui a l'air triste ou rend triste

2) Images

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3) Musique

3) Citations

Il faut avoir le coeur placé haut pour verser certaines larmes : la source des grands fleuves se trouve sur le sommet des monts qui avoisinent le ciel. Chateaubriand, François René de Enterrons les remords d'autrefois pour vivre avec amour sans haine ni trahison sachant que l'amour fait tourner la terre » Celui qui diffère de moi loin de me léser m'enrichit antoine de saint exupery Un homme blanc, un homme noir, un homme jaune, toutes les larmes sont salées. Aveline » Nous n'avons jamais à rougir de nos larmes. Dickens Il n'y a pas de désespoir plus absolu que celui qu'on rencontre lors des premiers instants de nos premières grandes peines, quand on n'a pas encore connu ce que c'est de souffrir et guérir, d'être désespéré et de s'en remettre. Georges Eliot

» " Il y a mille inventions pour faire parler les femmes, mais pas une seule pour les faire taire. " guillaume bauchet

. Prenez garde à la tristesse, c'est un vice... gustave flaubert

Les pleurs ont aussi leur volupté. Horace Les poissons ne pleurent pas

Ou alors ça ne se voit pas

Peut-être nagent-ils dans leurs larmes

C'est un chagrins qui a du charme Mars, Mélissa La vie est pleine de choses qui blessent le c¿ur. Mme de Sévigné

La tristesse vient de la solitude du c¿ur. Montesquieu

Quand tout est gris, la peine est mon amie, un long suicide acide, je t'aime mélancholie ... Mylène Farmer

Peu de chose nous console, parce que peu de chose nous afflige. Pascal, Blaise

Ne réveillez pas, le chagrin qui dort. Renard, Jules

S'il est vrai que nos joies sont courtes, la plupart de nos afflictions ne sont pas longues Vauvenargues