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Billets dans ce blog

 

Quatrains — 16

L'hiver avait ouvert le cœur de mon ami Et la gerçure avait laissé couler ses perles L'été hâtait la guérison je me rappelle Et l'amour oublia les froids du paradis

Isadora.

Isadora.

 

Quatrains — 14

La voie est close dans ce champ Où les six lances ont atterri  Et les silences ont à taire hui La voix éclose de ce chant 

Isadora.

Isadora.

 

Quatrains — 13

Le rêve t'épaissit, le rêve t'alourdit Tu ne sais plus vraiment où te conduit la nuit Mais quand l'aube se lève et que tes yeux sans lait S'ouvrent enfin à la nuit, alors tu sais : tu nais.

Isadora.

Isadora.

Quatrains — 12

Quatrains — 12

Comme il est irréel, je chuchote son nom À la nuit, à l'absence, à mes envies aussi Et au lieu dormir, je me souviens de son Odeur et de ses bras, idéaux paradis. 

Isadora.

Isadora.

 

Midinette, 3. − Clore ou conclure.

Les semaines ont passé. Fauchée, détachée de lui, prise dans d'autres turpitudes, j'ai appris à écrire chez moi. Je pense à lui parfois mais je suis heureuse d'avoir retrouvé une forme, même paradoxale de tranquillité.  Un soir de pluie, nous nous rapatrions chez lui. Je le revois, ça me fait un choc mais je reste impassible, saluant les uns et les autres, ne lui adressant qu'un vague salut. J'ai l'impression qu'il a un regard qui me dit, presque en m'engueulant, ah bah ça y est, tu es reve

Isadora.

Isadora.

Quatrains − 11

Quatrains − 11

L'enfant qui pleure court au malheur L'enfant qui rit, au paradis Dis-moi si c'est juste la vie Que trouve-t-on dans le bonheur 

Isadora.

Isadora.

Quatrains − 10

Quatrains − 10

Après ta mort, tu te diras :  « Mais quel idiot !  Si j'avais su que tout cela n'était qu'un jeu J'aurais joué ma vie, j'aurais joué mon je J'aurais pu en coulisses trouver que c'était beau ! »   

Isadora.

Isadora.

Quatrains − 9

Quatrains − 9

La bougie tendre et l'air du soir qui se balance Tout est en paix dans mon royaume couronné  Demain peut-être le malheur viendra sonner Mais pour l'instant je nage dans cette présence

Isadora.

Isadora.

 

Midinette, 2. − Souvenirs minuscules.

On fait une soirée là-bas. La majorité du groupe rigole dehors, je suis accoudée au comptoir avec F., qui me parle de sa dernière relation en date… Et elle date ! C'est bien là tout le problème. Il évoque sa récente démission, son appétit de vivre renouvelé, son urgence de trouver une copine mais, surtout, cette image de mec coincé qui lui colle à la peau, son besoin de faire éclater tout cela. Durant la soirée, un des convives lui a dit qu'il était le parangon de l'homme au balai dans le cul. I

Isadora.

Isadora.

Quatrains − 8

Quatrains − 8

Pérégrine, avance, erre  Surtout n'arrête pas Jusqu'à devenir sphère  Et carré à la fois.   

Isadora.

Isadora.

[Parenthèse commissariat]

[Parenthèse commissariat]

Hier, je me disais que ce serait cool d'aller me promener. Je n'étais sortie de chez moi depuis samedi soir alors je commençais à me dire que ça puait la rechute. Donc il fallait aller faire un tour. Quoi d'intéressant à faire ? Ben tiens, il y a ces grottes, qui m'intéressent depuis longtemps, que je n'ai jamais vues. Ça me rappellera les carrières dans les bois, quand j'étais ado, que je faisais le mur. L'odeur de la pierre, de la terre, les arbres, la forêt, tout cela sera sûrement utile pour

Isadora.

Isadora.

Quatrains − 7

Quatrains − 7

La bouche pleine de sang,  Le sein fort, Lilith allait Tenant dans sa main, riant, Ce pis mort, ce vit sans lait.

Isadora.

Isadora.

Quatrains − 6

Quatrains − 6

Depuis que nous avons perdu ce parfum-là J'ai perdu le Visage, oublié Lévinas Dans ce vaste univers, on ne sent plus que ça Y a que du fric, du cul, l'ego et la vinasse.

Isadora.

Isadora.

Quatrains — 5

Quatrains — 5

Que reste-t-il de nos amours décomposés ?  La sensation d'un manque — permanence du vide  Des souvenirs, quelques photos un peu osées,  La certitude, aussi, qu'on survit au putride. 

Isadora.

Isadora.

Quatrains — 4

Quatrains — 4

Tant qu'il nous restera un peu de lumière Nous suivrons cette voie, guidés par cet espoir Mais, Chéri, endors-toi lorsque tombe le soir ; L'obscur n'est que pour moi, aujourd'hui comme hier. 

Isadora.

Isadora.

 

Midinette, 1.

Il a ouvert un bar juste à côté de chez moi, il y a un an. Il m'a fallu quasiment six mois pour m'en apercevoir ; moi, j'allais juste à côté. Faut dire qu'il y a beaucoup trop de bistrots dans le secteur et qu'en plus, ils sont tous plutôt cool. On a atterri là, en période de fêtes ; le lieu habituel était fermé, nous n'étions que six, tout le monde avait oublié d'organiser quoi que ce soit, un bar sur deux était fermé, ceux qui étaient ouverts étaient beaucoup trop bruyants, on a migré jusqu'à

Isadora.

Isadora.

Quatrains — 3

Quatrains — 3

Nostalgie de ses yeux et manque de sa voix Manque de sa peau blanche et nostalgie des soirs Où pour accompagner l'amour nous aimions boire.  Ses yeux : ce lieu où mes ivresses étaient des joies.

Isadora.

Isadora.

Quatrains — 2

Quatrains — 2

Le silence est l'ami de tous les amoureux  Je me tais tu surgis dans mes songes aqueux Silure mystérieux, je n'imagine que Ta remontée du fleuve et l'onde sur ta queue Dans une obscurité où rien n'est douloureux

Isadora.

Isadora.

Quatrains — 1

Quatrains — 1

Et si je l'imagine à l'intérieur de moi J'imagine ses yeux, j'imagine ma joie Mais aussitôt j'oublie, du moins je m'y emploie ; Jusque dans mes poèmes, il ne m'aime pas.

Isadora.

Isadora.

 

Aïd el Kebir

J'étais enfant, nous étions pauvres mais nous nous aimions. Le jour de l'Aïd, ma mère nous rhabillait de la tête aux pieds, comme le jour de la rentrée des classes. Elle nous achetait de beaux vêtements neufs à tous, parce que nous nous aimions et que c'était la fête. Nous allions chez des amis, à la campagne, et nous faisions de grands repas, en famille étendue, avec mes oncles et les amis d'enfance de mon père. Nous étions si nombreux… Je me souviens d'une robe jaune que ma mère m'avait acheté

Isadora.

Isadora.

 

Généalogie d'une intuition

Pièce n°1 :  « On va orienter la thérapie sur cette question de l'auto-maltraitance. » Vendredi matin, l'infirmière en charge de mon suivi me dit cela. Pourquoi vous maltraitez-vous ainsi ? Depuis lundi et pour deux mois, je suis en semi-hospitalisation. Ce n'est pas un hôpital mais une association, où tout le monde a flirté avec la mort. Me trouver là est déjà l'aboutissement d'un long chemin, il va maintenant falloir m'y retrouver.  Pièce n°2 :  Sans trop savoir pourquoi, je vais au

Isadora.

Isadora.

 

Ibant obscuri sola sub nocte per umbram.

Cher 'Nass, Je vais bien depuis la dernière fois. Ne t'inquiète pas. Je vais très bien. C'est juste que le calendrier me tourmente… Je t'avais dit, pour Noël et c'est cette période. Ça ira mieux au mois de février, février, le mois des morts, qui a pris Sam… Je vais bien mais j'ai quand même le cœur lourd et le besoin de le vider un peu. Le 31 mars 2004, à 13h45, en sortant de la chorale, je me suis rendue à la bibliothèque municipale de Charleville pour rendre des livres. Elle est sit

Isadora.

Isadora.

 

#Des chiffres et des lettres

Il y a exactement un an, jour pour jour et heure pour heure, commençait le drama de 2016. Je suis infiniment heureuse d'en sortir, infiniment chanceuse de ne pas y avoir laissé ma peau et infiniment reconnaissante pour ce que cette rupture a ouvert comme perspectives. Mon appartement, finalement, ne me convient pas si mal, malgré ses défauts majeurs et je m'aperçois que j'aime bien être chez moi, seule et dormir dans mon lit, avec mes chats, mes rêveries et ma liberté.  J'espère que 2017 ré

Isadora.

Isadora.

 

Pour se changer les idées sainement…

Hello ! Ces derniers temps, même si les quelques billets que j'ai postés depuis ma réinscription ne le laissent pas forcément présager, je me sens bien. Je dois ce mieux à quelques trucs, glanés çà et là (et d'ailleurs merci à Criterium pour les conseils !). Je voulais vous faire un petit topo sur les différents outils que j'ai pu trouver pour améliorer ma vie. Bon, je préviens, si vous n'êtes pas l'heureux détenteur d'un smartphone, ça ne risque pas vraiment de vous intéresser. Alors oui,

Isadora.

Isadora.

 

Naufrage

Et c'est ainsi que meurent les jolies choses. Comme ça. On jette au sol les lys tout rabougris comme de vieilles capotes après l'orgasme. On se faufile dans le néant d'où l'on avait surgi avec joie mais on s'y laisse absorber de nouveau avec à la bouche un goût amer. L'exubérance offre sa place à une humeur maussade, massacrante.  Pour t'oublier, alors que tu étais entré dans ma vie comme ça, j'ai déjà essayé bien des remèdes. L'alcool n'a rien changé, même il a rendu mes regards plus trist

Isadora.

Isadora.

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