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À propos de ce blog

 

Sûr, ceux qui en parlent le plus en font le moins.

Ceci dit, arrêter d'en parler n'a jamais aidé à en faire plus.

Billets dans ce blog

Le Choix

Tel un soldat sans sa giberne Qui ne sait plus bien, là, plus rien Trompé de mythe, de caverne Enterré métropolitain Voyez comme le vieux con parse Alors que le jeune converse Les mots de plus doués comparses Pour la douce vieille qu'on verse Il s'en soûle, n'est plus très sûr De mériter l'imputrescible S'en vient confite, pute, sure En devient machin irascible Plein de foi, plus, sois ! Si t'as pas le choix, T'auras pas la soie : Restera le foie...

Tequila Moor dans Textes

Anoxie

Donnez-moi le tort d’avoir tort Ôtez-moi la raison d’avoir raison Quand terre ment On s’habille en la mort On petit-déjeune en la pulsion Quand t’y aime On mâtine gorgé du goût d’efforts On soutient son active dévotion Quand mère meurt Servitude de nos remords Déroute du fil de nos oraisons Quant à toi Solitude en poste restante Il en va du vide d’être ton comble En ton marasme, la fesse tente Tromblon ter Minus  

Tequila Moor dans Textes

Va cuiter, vacuité

Je me rappelle De nuages qui s’amoncellent Du soleil qui s'épand, tel un évangile Pluie et lumière avancent sur terre, en silence Des fleurs les suivent, tournent leurs tiges fragiles Espérant échapper à la boue, la violence Quelque chose les pousse Jeunes feuilles, jeunes pousses Tendre obliquité D'une luxuriante volonté   Je me rappelle De canailles qui s’interpellent À minuit, en pleine rue – choeur volubile E

Tequila Moor dans Textes

Des infortunes de la viande qui parle (journal d'un sociopathe, partie 7)

Je vis dans un monde qui s'est formé d'une manière que je ne pourrai jamais comprendre, d'ailleurs moi pas plus que les autres qui m'entourent. Ce ne sera pas faute d'essayer bien entendu, mais nous disparaîtrons avant d'avoir percé le mystère de ce monde, le vrai, le Mondudehors. Pour oublier ce souci existentiel, je fais comme les autres : je vis dans le monde que nous nous sommes créés, que nous créons chaque jour, que nous continuerons à créer bien après ma mort, le Mondudedans. Un mond

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L'Eté Arrive

Puis elle a souri Pas longtemps, une seconde Elle, et son sourire ensoleillé Tout fut enfin chaud à l'intérieur Qui échauffe ainsi mes veines ? Qui fait battre à nouveau mon cœur ? Elle, ma mort Reine du jour éternel et de la chaleur Puis elle a dit « Oublie tes fantasmes instantanés Je ne suis ni innocente, ni intouchée Je suis la plus chaude salope dont tu aies jamais rêvé » Et pendant un court instant Ce fut comme si mon sexe avait implosé Pour elle, ma mort R

Tequila Moor

Bidule & Bitonio

Avec Bidule Moi Bitonio On dit des trucs ridicules De jolis mots On est un peu incrédules Que ce soit beau Avec Bidule Moi Bitonio On fait des trucs funambules De bas en haut On y voit un préambule En stéréo Oui, Bidule ? Sans doute J'aime quand tu me dis ça Moi Bitionio, j'ajoute Être trop zinzin de... Quoi ?   Avec Bidule Moi Bitonio On pardonne nos virgules Phrases de trop Dans nos moments acidules Mélancolo Avec Bidule Moi Bitoni

Tequila Moor dans Textes

Ultime Occupation

Il faut s'occuper de nos vieux Qu'ils aient de la joie avant tout Orgasmes, plaisirs insidieux Mains secourables : bouches-trous Il faut s'occuper de nos vieilles Qu'elles s'évadent de l'EHPAD Que leurs muqueuses soient merveilles De nouveau : vermeils hit-parades Il faut s'occuper de nos ruines Profiter de leur expérience De sans dents — antiques coquines Porteurs de couche, éveil des sens Un jour, tu en seras aussi De la cabale, du parti Découvres-toi géron

Tequila Moor dans Textes

Incel

Oxygéner l'existence ? Quand ton hypocondrie autour se réduit à un trait plat, un horizon désolé, la nuit à satiété : société. Se tenir dans un flot d'apesanteur à l'extérieur. La rage y prend corps en mirages. Tes peurs s'y élèvent en volutes ; fumée t'affûtera. Dans ce vît, vriller désir : de toux et de reins, en ta rossée du matin, où tu méfiais. Une nôtre de tes pansées. Se trouve que, des fois — absurde est si beau, futile est charmant, dérisoire tendre, sordide joli. Ces fois,

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Dialogus Platonicus

* Sur la scène, 2 personnages, 2 symboles : A la féminine, Z le masculin. * * Z joue au malin, faisant des jeux de mots que A esquive, fatiguée par ce désir d'être au centre de l'attention. *   « Patate ! » assènera Z à A « Douce… » corrigera-t-elle « Qu’est-ce que t’as ? » demandera-t-il « Un gros tas ! » se moquera-t-elle « C'est moi ? » s’exposera-t-il, penaud « T’as de toi ! » fera-t-elle, mystérieuse « Merci bien... » soufflera-t-il, vexé « 

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Eté 83 (journal d'un sociopathe, partie 6)

Mitterrand, Mauroy, Delors : tournant de la rigueur. Par chez nous : rien à branler. Dans l'immense terrain vague, on cassait tout ce qui tenait encore debout, on y coursait chiens et chats, on s'amusait à grimper sur le seul figuier ayant eu l'idée saugrenue de pousser là. On y cachait nos menus larcins, tel ce vélo volé dans l'enclos de l'école voisine, vélo volé à un surveillant que l'on détestait. On chipait des gâteaux à travers la grille arrière du boulanger, quand

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Eloge du Vulgaire (journal d'un sociopathe, partie 5)

Apprendre à être médiocre, à faire de l’argent, à aimer ses petits instincts... c’est facile. Refuser d’accepter les défaites, ne s'intéresser qu’aux réussites : c'est sain. « Rien ne trahit tant le vulgaire que son refus d’être déçu, » comme l'écrivit un inutile roumain. Ne croyez pas que vous valez plus que vous n’êtes, acceptez votre médiocrité, ne laissez pas la belle image que vous entretenez sur vous gâcher votre réussite. Personne ne s’intéresse à vous parce que vous êtes intéressant

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Aphorismes Alcooliques

Brève de comptoir — ou crève de ton boire ? En tous ces verres au teint de noyé se sont éperdues tes vaines années. J'en peux plus : tous les matins, j'ai la tête dans le Q.I. Trop de poètes sont comme de mauvais acteurs, toujours à surjouer leur douleur — ils ne savent d’ailleurs qu’ingérer et digérer, là où d’autres savent écrire. Désarticulé, rendu presque aveugle par son breuvage sacré, il avançait en pleine rue tel un pantin abîmé, aux fils emmêlés, dont les yeux auraient chuté à l’

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Truc

N'y avait que mes rêves Trop visibles De toi Trop de ce corps D'où la nuit L'air de rien qui fait Que je m'éveille surin J'informe ces glaives Presque invincibles De l'hécatombe ; vue en ton nom Ils décroissent d'où ? De gémir Parrainés par l'année M'informe des trêves En courbe subtile De tout M'enduisent l'appeau Soie nue Mais point ton or en fresque Je te veux d'Eve Adam inaccessible Des fois La tendresse est un choeur Qui

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Aphorismes Erotomanes

Depuis peu, j'envie celles et ceux qui trouvent des symboles phalliques en toute occasion et en tout lieu : dans la nature, au cinéma, dans la littérature... en pleine rue, pourquoi pas ! Cette manie post-freudienne m'amuse, bien que je comprenne qu'elle puisse agacer : j'y sens la marque d'une imagination débordante, d'une énergie sexuelle qui ne demande qu'à se déployer. Puis je me dis que ces toqué-e-s de la verge érigée ont de la chance d'en voir partout d'invisibles : quand je reg

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Sourdre

Attentionnée Une dame me parle et m'accompagne Elle ne peut se nommer, même s'annoncer Vivant en moi, mais infidèle Se partage entre nous, avec zèle Correspondance entre lui et elle Connivence entre eux et toi On n'en est libre Angoisse qui dure La déchirure Gît dans ces fibres Souffrance endogène, pointe mûre, elle vibre D'allure amère Fuse les nerfs Use à outrance Réveille la transe Révèle l'enfer Je l'imagine : une fin au futur Cela ronge et mine Sans bru

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Assoiffés de Réel à Satiété (journal d'un sociopathe, partie 4)

Longtemps, bien avant l'invention du temps, ils furent sans vie propre. L'ensemble de leur être était ouvert au monde, rien ne les séparant du reste du réel. Combien de temps ils survécurent ainsi, nul ne le savait. Puis quelque chose commença à changer. Cela prit place au cours de générations dont personne ne se souvenait, les signes d'un changement sans précédent s'écrivant profondément en eux. En avançant, ils franchirent des frontières dont ils n'imaginaient pas l'existence. Bientôt, ils com

Tequila Moor

BDSM

Je veux être une barre en un bar de pole dance : Verticale et glacée, priapisme éternel. De vos cuisses, esclave... à vos désirs, fidèle... Votre corps m'écrasant pour en gagner des pence. Je veux être un des noeuds en vos liens de bondage : Enlaçant votre chair, embrassant votre derme, Contraint à vous contraindre en la manière ferme, Dominé pour vous soumettre – façon vintage. Je veux être équipier de von Sacher-Masoch, Vous servir de coupe, de cape, d'oripeaux : Trac

Tequila Moor

Vapoter Higher

Kof ! Kof ! Kof ! Rrrrr… désolé, je m’éclaircis la voix : le studio de Radio Absurdement Pêcheresse est particulièrement enfumé ce soir… Nous avons l’insigne honneur de recevoir Mort Ali-T, ancien pilier de l’Horrible Organisation du Rapolitiquement Correct, qui va nous interpréter quelques misogynes rimes de son flow rauque typique du fumeur de gitanes... Aïe ! De Havanes, pardon grand seigneur… Lancez la bande son !   « Vapoter Higher » tu m’as dit, croyant allumer l’

L'Angle d'Attaque

Bienvenue pour un freestyle rap, sur Radio Absurdement Pêcheresse, la seule radio qui ne propose pas d’espace pub à la seule bière qui pourrait pourtant envisager d’en faire… Ici ! Ouf, je reprends mon souffle… Donc aujourd’hui dans le studio, le tout jeune groupe Occis Mort, composé de Phil Paydo, MC Mer et Fessard Cosy, qui se mettent déjà en piste. Alors, balançons le bon son, et place à la nouvelle école !   Veni Vedi Vici, Au beau milieu du hip-hop français, Où la vindict

Hippy Pop

Aujourd’hui sur Radio Absurdement Pêcheresse, un MC solitaire, un peu atypique : habillé de peaux de bêtes et d’une cape noire, sorte de croisement bizarre entre Zorro et Rahan, fils de Crao, avec cheveux longs réunis en catogan. Mais les plus intégristes d’entre vous auront surtout du mal avec autre chose : en effet, il zozotte et ses paroles sont quelque peu moqueuses… Alors sans plus attendre, place à Fêtard Zan !   Ze ne rappe pas, ze ne remue pas les bras… C’est connu :

Gus ! Gus !

Allô ? Allô ? Ici, Radio Absurdement Pêcheresse, nous avons quelques problèmes d’antenne, j’espère que vous nous captez ! Ce soir dans le studio, un rappeur senior aux cheveux d’or qui nous vient du Nord voire même au delà… Hip-hop non stop pour vos oreilles ! Place à Bémol Dave !   Voici venir Gustave, De condition choux-rave : D’origine Mohave, Se cache en une cave… Ce qu’il aime ? Bédave Bien entendu, bouillave, Puis aussi la pillave. Mais son

Anti-Core

… tagada tsoin tsoin, yo check ça ! Aujourd’hui sur Radio Absurdement Pêcheresse, nous allons… Hey ! Qu’est-ce qu’il se passe ? Nous avons une intrusion dans les studios, et je… Aïïïïïïïïïïïïïïïïïïïïïïïïïïïïïïïe ! (krouik, vrrrrrzzzzzz, boing…) Salut les fans de rap ! Alors ça gaze ? Ou alors ça ronronne, comme d’hab ? On va vous défourailler les cages à miel avec du bon gros rock qui nique tout : faut refaire toute votre inculture, vous en avez grand besoin… Considérez ceci comm
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