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La fatuité est le privilège des ratés

Billets dans ce blog

 

P…-De-Nez

La loi du talon, ou comment trouver chaussure à son pied : Oeil pour œil, le regard, vers le bas, attiré... Ensuite qui remonte, aux cuisses, aux fessiers... Fort dommage, qu’il s’arrête avant de, vos yeux, rencontrer. L’appétit masculin, ainsi accroché à l’hameçon. Pourquoi ne pas le dire ? Ils ont l’estomac dans les talons. Pour prendre son pied – qu'on dénomme aussi arpion – Que voilà d’excellents harpons ! Ou, ses jambes à son cou, si délicate position… Est-ce une

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Je est un nôtre, adjectival

J’étais tel le Dormeur du Val Assassiné par son rival, Sur la pente que l’on dévale : La piste noire du manque. Maintenant, ton visage anvale D’étranges cauchemars ovales Et ma fierté, je la ravale… Redevenu saltimbanque. Dans mon crâne, c’est carnaval ; De tes masques, le festival ; Et ton symbole : le cheval Galope dans mes calanques. Je calanche quand tu cavales : Lors, ma nature de serval Fait des ronrons... Mode estivale : Billard, baby-foot, pétanque 

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Anti-Core

… tagada tsoin tsoin, yo check ça ! Aujourd’hui sur Radio Absurdement Pêcheresse, nous allons… Hey ! Qu’est-ce qu’il se passe ? Nous avons une intrusion dans les studios, et je… Aïïïïïïïïïïïïïïïïïïïïïïïïïïïïïïïe ! (krouik, vrrrrrzzzzzz, boing…) Salut les fans de rap ! Alors ça gaze ? Ou alors ça ronronne, comme d’hab ? On va vous défourailler les cages à miel avec du bon gros rock qui nique tout : faut refaire toute votre inculture, vous en avez grand besoin… Considérez ceci comm

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Gus ! Gus !

Allô ? Allô ? Ici, Radio Absurdement Pêcheresse, nous avons quelques problèmes d’antenne, j’espère que vous nous captez ! Ce soir dans le studio, un rappeur senior aux cheveux d’or qui nous vient du Nord voire même au delà… Hip-hop non stop pour vos oreilles ! Place à Bémol Dave !   Voici venir Gustave, De condition choux-rave : D’origine Mohave, Se cache en une cave… Ce qu’il aime ? Bédave Bien entendu, bouillave, Puis aussi la pillave. Mais son

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Goulamour

C’est arrivé, au dernier jour : tu manquas me changer en sourd, Vampirisant par ton discours mon chaud, mon cœur & mes mamours. Transformation ! Ancien amant = âme damnée se lamentant. Tu fis ça… Sadiquement… Lentement… Sûrement…. Invisible, un péché – ton dard – me décharna de mes égards. J’en mourus à corps et à cris, flagellé hors mes rêveries. Je plongeai dans un cauchemar, délice du Père Fouettard, Tripes suintant en mélodie ; idem pour ma santé d’esprit. M’as-tu t

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LA Party

Ma saleté est mon envie L’acarien est mon idéal La société me l’interdit Me désirant propre et banal Il faut donc en payer le prix Autant m’en faire porter pâle Depuis j’en reste dans mon lit Pour régresser au stade anal Why ? Aïe – J’dois me faire opérer l’incisive ! Why ? Aïe – La douleur ? Un sacré leitmotiv ! Why ? Aïe – Les crocs pris en la rafle du Vel’ d’Hiv’ ! This time – non ! –  pas d’échappée : pas d’esquive ! Tout ça parce qu’elle est partie Tout

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Bredouillis, Ronny

De la viande à contraindre & sans saine raison, J’étais habitué à geindre : Ma seule motivation. Une merde affligée, Depuis longtemps mégot. Morte vivante, figée Sous forme de sale égo. Le dernier De mes jours premiers Pleure de jeune avidité. (Barres aux T)   Ne point vouloir s’éprendre Du même vieux jeu : Brandir des scolopendres Et s’en dire heureux. De mes sœurs, mes amis, Pensées à découvrir – De mes

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Paranoïa

L'ordinateur est mon ami Etant une unité centrale Je ferai ça toute ma vie Je serai moins qu'un animal Cyberpunké dans mon esprit Chouchouté : supplice du pal Certainement, ainsi je suis Condamné au SIDA mental Trisomie Informatique ! Lobotomie Technologique !   Télévision est mon idole En vrai pratiquant cathodique De tous mes voisins je m'isole Or, nous sommes tous identiques Tels dé

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Walking Ghost Phase

Reflets de nuages verdâtres Immeubles coupés Horizon superbe, inverse Ce monde tremble En oublie d’être inquiet Du métal qui s’immerge Tu me parles comme d’une distance Mes réponses sont impressions d'autres temps En négatif : ici, maintenant Au soleil délavé Nul besoin des radios, muettes Toute alerte serait superflue Au courant de la situation Ni dieux ni maîtres Enfin : raz-de-marée Reparti d’un coup, moteurs noyés Conducteurs qui ne valent guère

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Ne Pas Déranger

Sur son affichette « Ne pas déranger » Il y avait Et sur son assiette Du yabon manger On lui servait Aux matins drolatiques Guettaient les domestiques Car il n’y touchait pas N’en voulait pas N’ouvrit jamais Plus ne lui était rien Rien ne lui était plus Hormis la paix Son plateau, apparu Intouché, disparut… À la fin c’est mortel En Rolex, c’est la classe La mort dans un hôtel De luxe, pas de passe Séjour de 5 mois Est réservée Une suite D

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Gai Vernal

Amène- Toi Baisse-moi verglacé Défonce-moi la jonquille De ma jonque, fais une torpille Vin de transhumance Ivresse de mon essence Au diable ce jus de cadavres Je préfère exister par ta sénescence Qu'ils se taisent, mes ex-minets Je préfère ce fier festin Telle l'offerte confesse La fenaison qui déflore La floraison de l'aphone Qu'est-ce tu crois : Si tu recules ? Comment veux tu que je t'asticule ? Défonce moi le monticule Torticolis du

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Dysboulique

Mon aimance, Il existe des écrivains – ou autoproclamés tels – qui causent de l’absurdité (et) de la vie, ou l’inverse ou les deux, de leur vision de l’existence qu’ils espèrent élevée au rang d’art, d’un vomir intrabiliaire quoique intrinsèque qu’ils désirent éternel, d’une chierie vocabulaire qui leur appartient en propre (sic) mais qu’ils veulent partagée par d’autres, ayant encore besoin d’un lectorat pour être raccord avec eux. Ils ont tout loisir de parler, dans une société comme la nôt

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Lady Epidémie

Drapée de silence, elle entra dans nos contrées : nul n'était à l'abri, nul ne put s'en cacher. Son port était royal, ses baisers trop parfaits : vierge inhumaine, tête bicéphale. Elle désignait… Ceux qui devaient la suivre étaient alors perdus : Jeunesse et vieillesse entraînées dans l'inconnu, Dans un abîme de peur, de sueur, de sang. On sentait sa venue, simple question de temps. Là, on gue

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Dialogus Canino-Sapiens

« - Je ne sais pas du tout ! » lui avouai-je, en lui caressant l'arrière des oreilles. « - Mais pourquoi cherchez-vous à tout contrôler, même ceux que vous n'aimez pas ? Même des territoires trop grands pour vos pattes ? Quand je sais où retrouver mes os enfouis, cela me suffit, idem quand je sais où sont passés mes semblables grâce à leur urine : vous non ? » « - C'est simple, nous avons peur, horriblement peur : nous désirons tout asservir, nous voulons triompher de tout, parce que nous nous

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V.I.E je t'Abhorre

Premier pastiche de notre histoire pour Radio Absurdement Pêcheresse : aujourd’hui un MC célèbre vous enchantera de ses versets moqueurs, sous couvert de l’anonymat. Après donc le remaniement de notre gouvernement, en voici un autre… Alors pour que le remaniement du mike s’adore, voici Mike A-Bord ! Beau… Bobo… Bonobo… J’abobo… J'abhorre ! La musique de variété : invariante, avariée Même en voulant l’éventrer, jamais elle ne va varier J'abhorre ! Ses publicistes, ses producteurs,

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Diagnostic

Demain, démuni je pourrai déchoir Trépasser, peut-être juste en ce soir Malsain, que ce sera, de s’abdiquer sinistre Or mon entière vie – snif – est devenue si triste Peut-être, cela m’effraye d’exister Ou suis-je trop égoïste pour donner   Trop faible pour faire ce travail moi-même J'ai besoin, à mes côtés : quelqu'un d’idem Or, pourquoi ceci devra vous toucher ? Quand cela deviendra plus doux à porter Pour moi, d'être celui qui la rendra libre La f

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Pair Lendemain

Virtuels chers J'aimerais être la mort, pour vous faire tous taire D'un coup d'un seul, d'une faux tant décrite D'un écrit inscrit en faux Idiome idiot Mais je ne suis que vivant Et ne peux que vous lire Vos mots et ce que j'y devine Non vos maux, mais ce qu'ils vous serinent La vie est une lente asphyxie Où chaque inspiration est une victoire sur la défaite qui vient Un rappel de ce pleur premier d'où nous sommes nés La douleur qui nous a mus, belle en continu

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Panik

Des gens passent, et des meilleurs Ça se tasse sur le « dance-fleur » Pile en face pour dos en sueur Un palace pour les pêcheurs Des gens passent, et des meilleurs Guitare, basse, à 100 à l’heure Ça fracasse les haut-parleurs Ma carcasse attend son heure Des gens passent, et des meilleurs Scène salace pour vieux rockeurs Qui s’effacent, de jeunes tireurs Dans la place – musique de tueurs Des gens passent, et des meilleurs Sans tignasse ou cheveleurs Volte-fac

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Locataire

Atone et assis sur le trône, en matinée : Là j’entends sonner, plusieurs fois ; mais je m’en fiche. Atone et pas pressé, j'ânonne : « laiss’pisser » Mais la clé tourne dans la serrure ! hey ho, fichtre ? Fâché, je m’empresse de vêtir mon derrière… Serait-ce ma belle revenant par surprise ? Non ! Mon proprio m’apportant maintes affaires : Me croyant au taff il en faisait à sa guise. Fâché, je le jette : interdit de me surprendre En rentrant tel un voleur chez moi ; j’ai de

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Jeux

Les mouches sont pieux naufrages : Elles servent la destruction, elles subissent le fromage. Les mouches fuient en tire – d'aile. Salissent sans sommation : elles agissent, et se révèlent. Les pensées sont potimarrons : Elles endorment l'énergie, elles corrompent sa fusion. Les pensées traînent aux orteils. Définissent la folie : elles séduisent ; ce sans pareil. Les humains, ces infimes, Remontent un moment puis s’échouent dans l'abîme. Les humains – bonobos – Surviv

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Secondes

La pluie s'effondre solitaire, en un désert de gris, un océan de vert. Mon âme se referme, coquillage mourant : Les terres promises n'ont pas tenu leur serment. Et les clameurs de la marée humaine Remontent, déferlantes Comme la tempête, en automne. La beauté est en chute, oisillon en liberté. L'abandon discute, debout à tes côtés. Le vide peut se lire dans la vague, corail de fatigues atrophiées, Telles ces artères exsangues où s'époumone mon coeur. Un mot est sur t

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Xénomorphe

Egout, où les égos s’égarent, où grandissent faune et flore de l’asphalte, en berceaux de basalte. Caniveau, où s’éventent secrets et aveux, où se vendent bruits et brisures, où se vante le fait de faire le mur. Impasse de violence, où le silence se rompt quand les pleurs se propagent, impasse en sursis se dissout dans la rage. Peut-on s'y relever fièrement comme une escouade en déploiement, survie menacée par le sombre, et savourer la force hostile du nombre ? En cette rue une fleur de bitume,

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Oublier

Découverte, vision, cliché : cette nuit se finit, ceci est l'aube de mon crépuscule. S’y résoudre. Le premier de mes jours derniers : voici venir l'annonce de fin de ma vie, journée que j'annulerai. Car demain ne sera plus jamais ce début ; enfin, demain saura le temps de jamais. Quand hier, je rimais avec toujours : hier de nouveau je rêvais d'un éternel amour. Stop ! Voilà comment atteindre le point néo-Godwin de la petite poésie dilettante : faire rimer « amour »

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Héroïne

Je suis l'étalon de feu, robe éther, liberté Oui – la crinière, la queue, sauvage et indomptée Donne-toi à moi, et tu verras d'autres mondes D'autres chez soi Des rondes, des joyaux Des îles sur l'étendue du chaos Viens, afin que le ciel se donne, que ses nuages t'émerveillent Viens, et que le ciel enfin dorme, qu'il nous laisse sans voix Sans sommeil Puis, en acceptant les rites, acceptant cette folie Tu me chevauches si vite Chevauchant toute la nuit Sans logique, au

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Somesthésie

Lenteur du liquide qui s'écoule – noirceur de la nuit, de la houle – sur la terre, reflets phosphorescents. Dans le ciel l’astéroïde pâle et blanc, dont autour sa traînée de courtisanes : invisible de jour, étrange voile diaphane. Et tandis que la blafarde s'éclipse, dans les nuées, des hiéroglyphes se calligraphient, sur un fait mûr. Sang, vin de la vie. « Comme le frère qui attise mon sosie. » Sueur, eau de la vie. « Comme l'amante qui tire ma rêverie. » Sperme, sève de la vie.

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