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La fatuité est le privilège des ratés

Billets dans ce blog

 

Le Factice

18-H-15 Le soleil a violé le ciel Les nuages ont leurs menstrues En partance, je bois seul En terrasse, au Dernier Bar Avant la Fin du Monde 21-H-30 Il y a une fille au regard inaccessible, entouré de khôl Ses habits ? Une espèce en voie d’extinction Elle est la dernière note d'un air continuant à me parler de vous Quand je découvre la danse du vide Les pieds à Paris-Plages 02-H-45 Bruit, fureur, explosion de cris Là où ce DJ passe, les corps ecstasyés trépassent

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Sale Retraite En La Salle Des Fêtes

Un bâtiment imposant, allongé, à l'écart des regards, aux égards reculé, loin des centres-villes, plus sûrement loin des villes ; la misère esseulée sur sa fin, cachée, pour ne point déranger notre modernité solitaire. Des gens sont arrivés ici en fin de course : le plus souvent en roue libre, certains calent avant le passage au point mort, d'autres épuisent leur réserve de carburant, jusqu'à la dernière ratée. En entrant, avant l'éventuel bonjour venu du guichet d'accueil, une sensation se rév

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De l’Utilité du Silence

Matin désillusion L’aube comme un saccage Dégradation nocturne Ombré, ton beau visage Voudrait s’enfouir en mes bras S’enfuir loin de ce que sabra Ma bouche, d’ordinaire taciturne Au présent, tu l'entends Différemment Nuit de confusion L’heure, après la guerre des corps Où l’on ramasse les petites morts Dans ton monde intérieur Se sont fracassées mes phrases Ce fut – pour moi – anodin et rieur Quand, d’intime, tu devins courtoise Au passé, j’ai persisté Surpl

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Dédale

Dans un dédale de marbre blanc Assis ici, me souvenant Il y a combien d'années déjà ? À une fête foraine, te tenant enlacée Tu m’ensorcelais avec silence Manèges, barbe à papa Et douces lèvres salées Les miennes ne sentirent depuis goût plus intense Dans ce dédale de promesses d'enfants De nos espoirs ou jeux adolescents De ton silence chéri Emergeaient ces mots, à rebours « Ce fut un plaisir et un privilège » Et je n’y aurai rien compris Ni à l’époque, ni ces dern

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Lego-Trip

Quand je vous vois, mon inconnue, je vous voue ma foi, épicée et crue. D'autres ne perçoivent rien or moi, j'admire une déesse : Une simple femme, un regard, d'insolents seins, un sourire, une démarche, de sublimes fesses… Et même si tu n'es pas celle qui m'assujettira en vie, Ta féminité est une dentelle qui soudain attise mon envie. Tu incites au désir et aux jeux de l'amour. Je t'offre mon plaisir : je le perds dans tes atours. Je veux te faire resplendir, que brûle

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Ypérite

[ texte interdit aux moins de 18 ans, pouvant être qualifié d'érotisme voire de pornographie / non mais c'est une blague, en fait, vous pouvez repartir fantasmer ailleurs... ]   Comme un poison, comme une harpie Vaquant au fond de mon esprit : Tu es toujours en agonir Sur mes détours, sur mes désirs. J'ai senti ta marque trouer la surface Pour te repaître à ce repas. Dangereux monarque, jamais ne te lasse D'avaler l'atma, le sang-froid.

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Serre-Moi Fort

Les jolis mots, ce soir, m'abandonnent. En sangsues, d’autres sons m’arraisonnent : Taillés pour le pire, ils savent nuire, Ceux que le suicide aide à produire. Pour les conjurer, je t’évoque, enfant. Car tu es le sens, l’intuition, la foi, Un « parce que » : or je ne sais pourquoi – Arbre sans fruits – je ne sais que comment. Je nous souhaite, espérant ton arrivée, Ces belles choses dont j’ai profité ; Ces plats que je te préparerai Auront le goût du bonheur… J’en ju

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Lignes

Temps incertains, personne ne veut le voir : Nous aurions perdu de la guerre, le but. Ne jamais trouver de voie – sans y croire, Sans tenir compte de ces si nombreux « chut ». Brouillard, Dans l’atmosphère du matin : Je te sens (rien ne m’est plus à dire) Collée à mes gerçures. Il est tard. Nous redécouvrons ce chemin D’avant, (plus ne m’est rien à vivre) Gênés aux entournures. Irons-nous, s’en décider de le suivre ? Mains dans la fange, doigts sur la gâche

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Viscéral (journal d'un sociopathe, partie 1)

Dans la rue, certains se cachent derrière leurs téléphones, leurs oreillettes, leurs écrans, leurs lunettes de soleil, leurs cheveux, leur attitude… Ne pouvant m’empêcher d’être original, je me cache derrière mon sourire. Ce n’est pas un sourire commercial, loin de là. Au contraire, il est avenant, doux, intelligent et un peu moqueur : le sourire d’un homme qui prend les choses du bon côté, croit-on. Le sourire d’un homme vers qui on a envie de se tourner. Sauf qu’il est figé, et

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Nos Tables

Nous aimons dire « merci monsieur » C’est important, la politesse Moins pour être révérencieux Que pour être vu comme altesse Nous allons nous voir pour dîner Y parlerons d’idem façon Nos femmes savent nous aimer Que nous aimons d’idem façon Quels autres choix aurions-nous eu ? On mena le bétail aux champs Il fut acheté… revendu… Il fallait gagner de l’argent Nos tables seront réservables Comme d’habitude : notables Sommes, qui plus est, r

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Quoique Couac

Dans les brumes glaciales d'un marais tropical, vers la dernière escale d'une aurore boréale, enfoui dans la tourmente d'une galaxie galante, l'or des années perdues se dessine et s'invente. Immaculée vermine d'un éclat d'opaline, en l'amore d'un signe t'époumone en sourdine : restant à tout jamais, par la beauté d'un trait, sourd au calice fendu tinté luisant de jais. Les nuages s'amoncellent sur un lit de crécelles, les armées de ce ciel du rêve et du réel savent jouer pour douleur d

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Etrangler d’Estorgue

L’argot des voleurs du XIX° siècle étant de toute beauté, j’y renvoie pour les mots étranges que vous ne manquerez pas de rencontrer dans ce texte : http://www.russki-ma...rgot/Argoji.php   Bien trop de mots en ton cerveau Ça s’y bouscule, cherche à s’enfuir Faire bascule, au-dehors séduire Tu n’es que viande de morgue Faussetés ? Secrets inavoués ? C’est plus marrant, ne choisir son camp Pure comédie : changer la vie Pouvoir l’étrangler d’estorgue Te faudrait : u

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Katel

Matin ravin. Du fond de celui-ci, les pieds dans la mauvaise herbe et ma langue léchant les cailloux, j'écoute une musique racée, douce ou dissonante – même des chœurs archanges s'y retrouvent – qui me lacère le corps d'âme. Encore dame, encore toi à qui je pense : mais tu t'es mise à ma place, patate douce, et la note bleue m'enfle peu à peu. À quand : la rupture des digues, le largage des amarres, être quitte du rivage ? Alors court et court dans la sorgue, cette autre méprise à

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Enfoui Hors l'Abri de Tes Nuits

En quête de l'antique esprit de discorde, aidé de mains maladroites et d'un couteau rouillé, j'ai besoin de trouver quoi viander, afin que ce vieux maître puisse me reconnaître, j'ai soif de mon propre sang, pour qu'en un baiser il m'envahisse et l'épaississe. Au loin, impérial, impérieux, j'entends son chant hurler : « esclave, ne prends pas peur, évanouis-toi en moi, je n'ai que ton souffle à perdre mais j'ai au moins cela, plus l'éternité pour t'étreindre, froideur de l'éther en promotio

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Fiat Lux

Auriez-vous déjà remarqué la sonore similitude entre une porte qui grince, un bébé qui pleure & un chat qui miaule ? Trois sons qui donnent envie d'être absent au monde, de ne plus jouer l'équilibriste à la sale eurythmie. Car le Beau ne fait plus partie de nos vies, dans ces aires de supermarché pour maudits, en cette ère où soeur télévision remplace la poésie. Vil spécimen en est le beaujolais nouveau : ersatz de bon cru, vite vendu le soir, vite rendu le matin – Veni Vidi Vici de la vin

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Zinedine Zenith

« - Excusez moi : vous avez laissé tomber quelque chose... - Mon joli sourire j'imagine ? On me l'a déjà faite. - Heu... oui mais "on" ce n'était pas moi, sinon je me souviendrais de vous ! - Certes, mais si je devais individualiser toutes les bouches assoiffées d'où sortent ces pauvres phrases, je n'aurais plus une case mémoire de libre... » Cela avait démarré ainsi, par une drague bas-de-plafond. Fred n'était pas au meilleur de sa forme ces derniers jours – il y avait la chaleur de l'été p

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Mort cérébrale d’un en-je

Subir à une autre route, hypnose du « qu'est-ce que c'est, ma... » gît plus de narcose au thé d'un doute en mois, jeu suie en corps sur le divan limées de toutes mes dents, visage pâle d'un phrodite, réaliser l'occis dans sept amertumes, des cumins lisent hormis Don se réveille. Du sommeil du juste ? Est-ce la fin(i) ? Sion est le Lyon – sans dehors – glyphe j'te soumets à ma table : gourmet d'étable ; vile ignominie et ma nature sur le ciel bleu rature de ton regard chaloupé révèle azur dans le

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Elégie Jaculatoire

Encore à ton dernier souffle, debout ! À l’amer de la mistoufle, debout ! Pour ta haine de maroufle, debout ! En corps à la mort qui marche, debout ! À l’âge de la ménarche, debout ! Contre vos fiers patriarches, debout ! En cuir face à la vermine, debout ! Au son d’un beau thérémine, debout ! Déficit de dopamine, debout ! En cuire un cordon bleu bifteck, debout ! Pour un autre esclavage high-tech, debout ! Pour la levée d’hypothèque, debout ! Encours d’interd

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Requiem Païen

Arrêtez vos montres, vos ordis, vos iPhones. Jetez des os aux chiens – qu’ils s’étouffent, aphones. Vos gueules les pianos ! Silence les tambours ! Refermez cette fosse où je réside, gourd. Que les polluants avions qui hurlent, dehors, Tracent dans le ciel cette farce : Je Suis Mort. Egorgez donc poulets, moutons ou agneaux blancs : À moi le droit d’être... Mardi Gras… Ramadan… Egoïste, je fus ponant, sud, levant, nord ; Ou travail détesté, ou vacance qui dort ; Un ami,

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Orgasme Volé

[au vu de son thème et du vocabulaire employé, ce texte est interdit aux moins de 18 ans selon les lois de notre beau pays... et selon mon expérience, sa lecture en est aussi déconseillée aux personnes prudes] Ils n'auront pas beaucoup de moments pour eux, chaque fois, les amants pliables, pour voguer d'hôtel en hôtel, de monde perdu en orgasme volé. Elle aimera ses mains de bébé, lui aimera ses expressions infantiles : deux immatures pliés dans l'espace-temps. Se seront-ils aimés ? Il la dési

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Poisson d’Avril

Tel un héros des temps modernes Tu seras enfin décidé Oui ! Toutes ces vieilles badernes Que tu vas risquer d’escroquer Vont ressentir ce qu’il en coûte D’abandonner l’autre au servage Le salariat ? Rien qu’une joute Ses soldats étant ses otages Gladiateurs, qu’il faudra absoudre Des influents marchands du temple Idéologie à dissoudre ? La propagande par l’exemple « Management », dans leur novlangue Que tu retourneras contre eux Maîtrisant cet idiome : cangue

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Âme Nôtre

(dédié à une personne qu'est partie puis qu'est revenue, puis qui repartira peut-être, car ainsi va la vie)   Âme nôtre Nous sommes l’œil de l’ouragan – âme nôtre Âme autre En la charpente, son écho chantant Souffles qui s’alimentent Vies qui s’aimantent Notre grâce Un commun viatique Une mise en pratique Face à face Ceux ne sachant donner ne savent pas ce qu'ils perdent Ceux ne sachant recevoir ne savent pas ce qu'ils perdent Âme nôtre Nos douleur

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Mythomane

Suite à des problèmes avec la maréchaussée, pour cause de l’attentat sonore qui eut lieu dernièrement sur Radio Absurdement Pêcheresse, nous sommes dans l’impossibilité d’assurer votre émission préférée en direct… Vous écouterez donc la rediffusion d’un enregistrement passé : il s’agit du moment mythique où le salace Mythe-Ô-Man nous a gratifié d’une de ses meilleures inspirations. Mais attention : éloignez vos enfants du ste-po, de l’autoradio, ce qui suit est interdit aux moins de 18 ans

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Clasher Sur Vos Tombes

Yo les kidz ! Voici le retour de la vengeance de Radio Absurdement Pêcheresse ! On vient juste de rattraper Fêtard Zan, qui croyait nous échapper : quelques fiers anciens membres de l’Horrible Organisation du Rapolitiquement Correct nous l'ont ramené, pieds et poings liés, dans un sale état... Contrit (et un peu contraint) ce brave petit nous a demandé de faire des excuses publiques au micro de notre radio : nous allons donc lui faire cette joie, sans artifices, sans musique.... A capp

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Vivant d’Attente

Salut ! C’est gentil d’être passé, mon vieux pote… Oui, ça faisait longtemps : je ne sors plus beaucoup. Fois dernière : quelle anecdote ? On aura bu comme des trous. Bien sûr que ça va, j’ai réussi à maigrir. Voilà qui me sert bien, tu en conviendras même : Depuis le temps, mon ventre œdème N’avait jamais faibli – sans rire ! Vivant d’attente, Converse de mort lente ; Goûter l’absence pour dévorer ma présence. Or, je me préfère vaincu À être vainqueur dans votre

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