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La fatuité est le privilège des ratés

Billets dans ce blog

 

Suie

Suis les sens interdits Suis ce que l'on te dit Suis ce que montre un doigt Suis le chaud ou le choix Suis l'envers du décor Suis le contre en accord Suis l'odeur lycaon Suis la sur le clayon Suis de précieux conseils Suis ceux de ton oreille Suis si des fois en l'autre Çui-ci trouve un apôtre Quoi que ce soit Caché en bas, fin fond du soi Ce sera soie Et moi-je ? Suie Suis aux confins du sombre Suis là où meure l'ombre Suis l'abus de bévue

Tequila Moor

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SMS

Le bus coincé dans les bouchons. Ça rend tout le monde ronchon : Les p'tits bébés, puis les adultes Ou les autres, dans le tumulte   Des klaxons, des bruits de voiture. C'est ça Paris, c'est l'aventure Du bus qui entre doucement Par la Porte Ménilmontant.   Bonheur des transports en commun : Pour la transe, on verra demain... Mais qui donc me transporte ? Toi, Comme un air qui met en émoi.   Donc, je t'envoie un SMS :

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Demain est idem

Je ne me souviens que peu d'hier Rances relents, pissotière Tout souci a sa solution Un flash de détermination Suffit pour finir en beauté Joyeux air frais à barjoter Pour supporter l'ennui ultime De mon spectre nommé intime   Demain n'est ni loin ni trop tard Demain est idem, monotone Jusqu'au libre instant du départ Le reste appartient au carbone M'en voici donc extra-lucide Mon futur, ça le génocide Ça me gêne aussi : mon présent Ne s'en trouve pas

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Eloge du Vulgaire (journal d'un sociopathe, partie 5)

Apprendre à être médiocre, à faire de l’argent, à aimer ses petits instincts... c’est facile. Refuser d’accepter les défaites, ne s'intéresser qu’aux réussites : c'est sain. « Rien ne trahit tant le vulgaire que son refus d’être déçu, » comme l'écrivit un inutile roumain. Ne croyez pas que vous valez plus que vous n’êtes, acceptez votre médiocrité, ne laissez pas la belle image que vous entretenez sur vous gâcher votre réussite. Personne ne s’intéresse à vous parce que vous êtes intéressant
 

Vilaine

Vilaine est de retour sur le net. Elle est promesse de galipettes : Va s'offrir à tous, la midinette – Va s'ouvrir à toutes, la nénette. Elle pourrait être ta promise Ou pourrait faire ton analyse. Elle pourrait être ta soumise ; Choisis ! Car l'apparence est de mise. Dites, les garçons ? C'est bon d'être de retour... Avez-vous serré vos oreillers dans vos lits Quand j'étais partie ? Frustrés, m'aimiez-vous d'amour ? Etais-je citée dans vos insultes, vos cris ?

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Belle-île

Sur des eaux houleuses avoir quitté le port, être porté en bateau, sentir les vent, froid, crachin s'abattre sur le visage, emplir les narines d'un air sauvage, faire trembler les paupières, l'île déjà loin derrière. Pourtant rester droit, en équilibre sur le pont, combattre le mal de mer, rafales s'engouffrant dans les artères, sang qui les déserte ; la main près d'un garde-fou auquel se raccrocher, la confiance en ses réflexes pour aux flots ne pas tomber. Malgré l'amplitude des vagues, la fat

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Virus

Je prends conscience de mon corps Comme d'un instrument de mort. Ou conscience de ma faiblesse : Se cacher, désirer sans cesse. Conscience de mon énergie, De ma rage et sauvagerie.   Puis conscience de mon cerveau Qui sert le but de mes travaux. Conscience de ma survivance : Fruit de volonté, de souffrance. Je prends, de mon venin vulgaire Pour me répandre, infester Terre, Conscience.   Ce monde est mien – Car je suis à ce monde. Hu

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Paume du poing

Il existe une situation appelée tristesse. Il en existe une autre nommée vide. Ces deux sont souvent confondues ; or elles s'opposent. La tristesse peut être décrite comme déchirement, celui-ci prend de la place, trop de place, jusqu'à vous emplir, jusqu'à déborder : vous voudriez pouvoir déposer ce fardeau hors votre être, ne plus sentir son poids dans vos pensées. Rien de commun avec le vide qui, son nom l'indique, est absence : quelque chose manque à votre être, vous ne sentez pas de poids, v

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On Avale

D'aucuns s'estiment libres de par leur logique, Leur pensée, leur raison... Pure ou relativisme ? D'autres ne savent d'où provient leur hédonisme : Emotions reptiliennes, sentiments limbiques. Mais qui voici ? L'intelligence artificielle Qui amène rumeur de la mort du bon sens Ou du cerveau humain, lorsqu'on se dit  « je pense » Et que ceci ne donne – hélas – rien de réel. Tous ces vils trucs qu'on ose mettre sur YouPorn : Norme morne de l'apprentissage profond, Triste

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Sûrs

Ici, tout est bien comme il convient Arrivée tard : la fin de soirée Table mise, petit déjeuner De proches amis à qui l'on tient Pour leur écoute, encore merci Pour les discussions, énonciations De nos points de vue non raccourcis Pour les promenades, le jambon Là, au coeur, en dedans Un endroit accueillant Chez des gens doux, et sur Qui on peut compter : sûrs   Ici, même le chien me convient Souvenirs d'enfance conjugués À l'envie de m'infantiliser La

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Schize Alien

De cette obsession sexuelle, qui déborde, Ne plus maîtriser la nervose, qui saborde. Le cercle vicieux reprend son thème à l'envi : Je bande donc je suis. Ou je jouis donc je vis. Impasse mâle, un malin passe – et un public     Tourment insinue en coulisses sa métrique. Vitale lie, de fiers fantasmes se préparent : C'est l'hallali, leur drame me délire, hilare. Car, vous ignoriez mes globes qui vous fixaient, Quand tout le reste s'étranglait en tremblements. Carcan : se

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Secondes

La pluie s'effondre solitaire, en un désert de gris, un océan de vert. Mon âme se referme, coquillage mourant : Les terres promises n'ont pas tenu leur serment. Et les clameurs de la marée humaine Remontent, déferlantes Comme la tempête, en automne. La beauté est en chute, oisillon en liberté. L'abandon discute, debout à tes côtés. Le vide peut se lire dans la vague, corail de fatigues atrophiées, Telles ces artères exsangues où s'époumone mon coeur. Un mot est sur t

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Cadavres Exquis

[ texte interdit aux moins de 18 ans, mais non pornographique ; ou disons pas vraiment... ]     Poivre-sel, ongle et poil, pour les sauces à la poêle Salive et langue accompagnées de mangues Ou cervelle bouillie pour mettre en appétit Peau marinée, avec sueur citronnée Vos cuisines s'enlisent, la mienne vous stérilise Cuisine mystique, hérétique ou bien pratique Ma cuisine expérimente Les épices et la tourmente Pustules pleines de pus rendent u

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Faner

Oui, vous allumez une chétive chandelle. La lumière la rend moins pâle ; elle est si belle À voir, la nudité soyeuse de son corps ; alanguie, offrant son hâle, elle veut encore. Elle a avoué ce qui fut nôtre – s'en est laissée déposséder – Telles bien d'autres. Tout ce que j'aurais voulu être : Aujourd'hui qu'elle s'est donnée Je peux renaître. Je ne saurais léguer grand-chose : Autre qu'une ultime tendresse. Poème ou prose. Au pire ? Offrir un simple espoir D

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Oublier

Découverte, vision, cliché : cette nuit se finit, ceci est l'aube de mon crépuscule. S’y résoudre. Le premier de mes jours derniers : voici venir l'annonce de fin de ma vie, journée que j'annulerai. Car demain ne sera plus jamais ce début ; enfin, demain saura le temps de jamais. Quand hier, je rimais avec toujours : hier de nouveau je rêvais d'un éternel amour. Stop ! Voilà comment atteindre le point néo-Godwin de la petite poésie dilettante : faire rimer « amour »

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J'ai tué l'îlotier

J'ai tué l'îlotier Mais je n'ai pas tué le député, non J'ai tué l'îlotier Mais je n'ai pas tué le député Non, non, non Toute la journée, dans ma cité L'îlotier me faisait suer Toujours en train de me demander Mes papiers 5 ou 6 fois d'affilée 5 ou 6 fois d'affilée   Mais je l'affirme haut et fort ! J'ai tué l'îlotier Même sans avoir fait de self-défense J'ai tué l'îlotier Et il semble que ce soit une grave offense Oui, oui, oui L'îlotier Jean Ma

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Mignonne

Mignonne, allons voir si la rose Qui ce matin avait éclose De radiations prit une dose En cause ? Soleil qui implose Mignonne, allons jouir du bleu nuit Bleu où nulle étoile ne luit D'éclairage public, produit Pollution visuelle nuit Mignonne, allons ouïr gazouiller En forêt, les jeunes couvées Qui bientôt finiront crevées De n'avoir nib en leur becquées Mignonne, allons braver la crise Dans la rue : cloches, mégots gisent S'y trouvent : méprises, traîtrises

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Dauphins d’enfer

Delphes fine Cinégénique mutine Tu chaviras ; hauts-fonds J’en rejoins les bas-fonds Toi, naïade Synonyme de noyade Rudoie ma brisure Festoie en mon azur Dauphin d’enfer De ton aileron, de l'amer C’est pour moi une horreur D’affronter ton bonheur Dauphin bénie De ma vie, fut ontologie Vois ; t'ayant adoré J’en lape cruauté Beau dauphin ondoyant Ouvrit ton océan Gemme fièvre Inondée entre tes lèvres Qui maintenant l'ornent Vous en voici

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Aux jours de l'an

On rit Au dernier jour de l'an On pleure Etants équivalents On se confie On se confise On se ravit On se ravise De la gaie poussière d'étoiles Ou triste poussière qui parle Mais gaie ou triste, c'est idem On reste poussière quand même Que on soit mien ou tien ou sien On est part du décor immonde Dont la parole ne peut rien Devant future fin du monde On vit Au premier jour de l'an On meurt Les doigts gourds, les doigts lents On est un con

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Dès lors je ne dis rien

Certains disent "jamais" d'une ambition polie Ce qui équivaut à : "jusqu'à ce que je meure" Ôtons donc, de cette opération, l'infini L'équation se résout en simples sons : "jameur" Le monde me parvient comme suite innommable Algèbre de hasards que je ne comprends pas Je parle ici bien sûr du réel impalpable Car mon humanité, je sus la mettre au pas En elle se trouvèrent des occupations Amour ou amitié ou bouche que veux-tu Ou la maternité, la réanimation Des raisons d

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