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À propos de ce blog

La fatuité est le privilège des ratés

Billets dans ce blog

 

Rab' de sens

Suite à perte d'identité
Enfin pouvais-je prospérer
Affranchi des lois et morales
Sur tout : les pleurs, stupres ou râles Jolie sensation de flotter
Manquer de personnalité :
Sans le bon gène, être génial
Jouer famélique ou familial Hélas ça n'aura pas duré
L'ego s'étant recomposé
Mais un truc n'était pas normal
Comme une erreur dans le mental Être en absence de soi-même
C'est un rab' de sens, requiem
Juste l'illusion pénultième   À mesure que revenaient
Qualités, défauts, m'étonnait
Qu'ils soient vraiment miens, inconnus
Qu'étaient ces vices et vertus Surprise ! Ce moi ne semblait
Ni trop gentil ni trop mauvais
Un que le vrai ne blesse plus
Dont le mensonge est le vécu Donc, comme son poids ne pesait
Rien, qu'en sus il me séduisait
Se divisait l'individu
Rébus restant irrésolu Être en absence de soi-même
C'est un rab' de sens, c'est idem
À l'accent virant prosodème   Mon identité véritable
Disparue en de mouvants sables
L'autre, m'engluant en son spalme
Me fait là mendier du napalm Me sciant les pieds sous la table
Faisant un festin de mon râble
Ô non, ce moi n'est pas la palme
Désirée : belle, noble, calme Plus film d'horreur que fine fable
Puit psychotique, puis minable
Bain décapant d'un acide alme
J'en renais enfin anophtalme Être  en absence de soi-même
C'est un rab' de sens, un oedème
D'où : la mort, le rien en tandem

Tequila Moor

Tequila Moor

 

Port de l'Alliance

Un jour, tout un après-midi, il accompagne la femme de sa vie en ce cabotage nommé lèche-vitrine, dans le but avoué de lui offrir un cadeau – sans calendaire raison, pour le plaisir comme miaulait l'autre. Peut-être les verrez-vous, naviguer entre les boutiques d'une galerie commerciale, quelconque puisque interchangeable, avant qu'elle ne jette l'ancre dans un magasin au contenu affriolant : couleurs sensuelles et tissus chatoyants s'y retrouvant en vêtements de forme bohème. En cette escale, après quelques mouvements d'approche, la chère tendre se résout à essayer des jupes, point de départ pour constituer sa panoplie de poupée. Certes, ni elle ni lui ne nous dévoileront le nombre d'habits emportés en cabine d'essayage : qu'on sache du moins que le chiffre est à l'honneur de sa coquetterie, toute féminine. Les essais pour elle se succédant – formes diverses qui enveloppent ses mollets et cuisses, ses fesses, ses hanches – il participe à la représentation en se plaçant comme, et son seul public et son costumier : le plaisir de la femme convoitant la beauté, voulant la faire sienne, rallie le plaisir de l'homme s'inclinant devant cette magie ; vision du corps aimé portant des accessoires qui subliment, de façon publique, l'effet opéré par sa nudité dans l'intimité. Moments de complicité certaine. Elle, qui recherche la plus juste parure pour ce qu'elle estime don, inné : inhérent reflet qu'elle a d'elle-même, de son corps, synonymes de vie en devenir. Lui, qui convoite le plus bel écrin pour ce qu'il redoute, avide, de voir disparaître de ses mains : en admiration devant la chair tendre, poussé à charmer l'enveloppe pour atteindre ce qu'il considère mystère, de par son désir... Mais ne se rejoignent-ils pas ? Tels de proches phares, n'émettent-ils pas de vives lumières – brasiers réciproques – qui parfois se révèlent aveuglantes pour chacun, ou parfois font apparaître des ombres derrière l'un que l'autre appréhende ? Ainsi, ils cherchent, vous cherchez, nous cherchons : la chaleur de l'autre soi-même ; jusque en ses erreurs, son apparence, son ennui : là se tient la complicité, dans une envie commune de l'à venir, vision partagée d'une identique œuvre. L'alliance est : ce que l'on sait être doux, ce vers quoi ils se dirigent, ce qui nous attire, ce qui éloigne les autres… Cette journée fut rituel fondateur pour eux : l'homme sait maintenant tisser, avec son goût et son regard, pour elle une aimable trame sur le corps ; la femme sait maintenant être devenue île primordiale pour lui, sur la ligne d'horizon. Ce que nous formons puis ce qui nous entoure est alliance, ce qui est offrande ou parfois est demande est alliance : havre franc où vivre de constance, suivre l'amour en confiance ; monde secret qui n'est en rien obligé d'imiter les autres. Y compris quand il s'agit d'aller faire les boutiques... Quand ils rejoindront le large, la jouissance des habits ne sera pas seule possession, mais souvenir du moment vécu. Non seulement illusoire décoration, mais symbole durable de cette étape. Ils repartiront, affronter la vague, affronter le vague. Deux sortes de pièges, de silences qui peuvent s'instaurer entre leurs feux, tel qu'entre tous leurs semblables qui osent briller. Instants étranges où « un plus un » ne forme point « eux plus que deux » : instants fatals du narcissisme conjoint, de la haute mer. Un soir, sur le port – comme d'habitude, comme encore – juchés sur les cœurs, les corps se sont dressés : incendies d'incidents, indécents et nus.

Tequila Moor

Tequila Moor

 

Sonnet d'Aversion

Petit pastiche du célèbre Sonnet d'Arvers ( https://fr.wikipedia.org/wiki/Sonnet_d'Arvers ) ...   Etrange, que mon corps arpente cette Terre, Qu'une âpre vérité, peu à peu, soit perçue : L'ego n'est qu'un pantin, en moi le rien se terre, Et des fils le soutiennent... Instincts aperçus.   « Dieu » est mot pour ce qui ne sera jamais su, « Âme » est mot dédié à des espoirs solitaires ; La science nous le dit : nos « Je » ne sont qu'éthers Qu'il faut bien inhaler pour se croire conçus.   Nos cerveaux sont matières, horrifiées d'entendre Qu'issues des étoiles, elles n'en sont que cendres : Rebuts de mise en scène contraints au trépas.   Le fier lecteur dira, restant toujours fidèle À son identité qu'il se donne en modèle : « Quel est donc ce mystère ? » Il ne l'admettra pas.   ... commis afin de participer au jeu poétique de la revue l'Etrave : http://www.psf-letrave.fr/pg/nos-concours_voulez-vous-jouer-avec-nous-__.html  

Tequila Moor

Tequila Moor

 

Ç'te chance !

Tous vos vers perpétuels m'ennuient : votre somme
Asservie à ma loi, qui nie l'altérité,
Est moins qu'une dague de fer, désincarnée,
Egorgeant les enfants de votre mère – hommes !
 
J’ai tout affronté : vide ou air, feu, terre et eau ;
Et tout couché : la mort, les femmes, le fatum ;
Tout vu : du pic solitaire au secret tombeau…
Ç'te chance, est-ce le son par lequel on me nomme ? J'élève certains, puis réduis d'autres – égaux
Dès qu'il s'agit de venir dans ma main manger,
Ou qu'il s'agit de jouer aux libres mendigots... Vous m'êtes soumis : chez vous, nulle volonté
Mais la peur et l'espoir et les airs saligauds
De qui me donne ou me tente. Hélas, j'ai tourné !

Tequila Moor

Tequila Moor

 

Thalatta

Des soi, l’Autre
Déçois nous, mère nôtre
Déçois la chère de tes apôtres Tendre obole
Machine molle Joue à j’aimais
Suie, nous
À jamais
Nuitée Défibriller l’allonge
Des raisons qui pourrissent
Que le silence ronge Pour savourer, augustes
Tes hydres qui fleurissent
En ce sommeil du juste Equarrir tes remèdes
Précipité d’abysse
En faire que tu cèdes À nos coups de butoir
Nappage d’immondices
Centré en vil espoir Hydrocellulose
Amphibiose Où tu t’épuises en bruits
S’échangent des ovaires
Dont la vie est violeur
Qu’on souhaite impérissables Tu attises nos fruits
Dont le goût est colère
Sertie en déshonneur
Evolution jetable Âme-nous à j'aimais
Puis aspire à ta foi
En nous qui assurions
L’amorce à trépasser Aime-nous à jamais
Puis expire en tes rois
En nous qui centurions
De force à t’effacer Aurore
Sémaphore Ou styliser nos lames
En déforme de hure
Au moyen d’oriflammes D’une couleur étrange
En l’acquêt de luxure
À séduire tes anges En leur cubique ronde
Fracasse fière allure
Anomiale faconde Naître ou pas dans un bouge ?
Telle est la question sûre
Que se posent tes rouges Lumierrante
Malévoluante Ça, vouloir vaut tant
Ça, valoir veut temps
Ça, pouvoir ne peux Attend

Tequila Moor

Tequila Moor

 

La vie est belle

Hier, dominicale balade en centre ville,
J'y ai vu un graffiti, trônant fièrement
Sur un panneau de pub, expression malhabile
Ecrite à la va-vite, à côté d'un mendiant. Ainsi était tracé, parmi de petits coeurs,
Parmi la pollution, le gris, l'odeur de merde,
"La vie est belle" et c'était joyeux comme un choeur
De pieux scouts en camping - avant qu'ils ne se perdent. Pour d'autres, "la vie est dure" ; cela s'avoue
De plus en plus. Zut, voici que le rire afflue :
En cette époque où l'absurde est au garde-à-vous,
J'avais omis que ce refrain m'était connu. Lalala vie est belle...
Lalala vie est dure...
J'y crois, d'ailleurs j'ai renommé ma bite Vie
Car c'est mon zèle, c'est mon hure, c'est mon vit.
Oui j'avais oublié, ceux qui disaient "on t'aime",
Ces parents qui m'imaginaient comme eux : esclave.
Puis ceux des autres, noyés en dettes... problèmes...
Faisant des enfants, leur souhaitant d'être des caves. De leurs gamètes, voulant la reproduction :
Excuse bidon habituelle ? L'amour
En point de mire, sans aucune réflexion,
Juste inconscience, belles fesses, cerveau gourd. Citoyens ! Si vous désirez vous reproduire !
Au choix : commencez par changer de société
Ou devenez riches, donnez un avenir
À qui vous forcez de vivre, puis décéder. Lalala vie est belle...
Lalala vie est dure...
J'y crois, d'ailleurs j'ai renommé ma bite Vie
Car c'est mon zèle, c'est mon hure, c'est mon vit.
Mon refrain ? Pour ne pas le laisser dans les limbes,
Le coucher par écrit de peur qu'il ne s'envole.
Reste à trouver une musique qui le nimbe
Bien : j'aurai l'air de rien, et même les paroles. Comment font-ils donc pour se convaincre du mieux -
Voire du meilleur - que le monde ouvre les bras
À leurs engeances, à leurs ventres, à leurs yeux :
Ils se voudraient moutons, se révèlent cobras. Le temps les mènera sans doute à la raison :
L'horizon fini, sa ligne sera trompeuse.
En attendant, je lis leurs idées, leur graillon.
L'optimisme ? Toujours pas maladie honteuse. Lalala vie est belle...
Lalala vie est dure...
J'y crois, d'ailleurs j'ai renommé ma bite Vie
Vu qu'elle est ridée, flasque, enfin manque d'envie.      

Tequila Moor

Tequila Moor

 

On avale

D'aucuns s'estiment libres de par leur logique,
Leur pensée, leur raison... Pure ou relativisme ?
D'autres ne savent d'où provient leur hédonisme :
Emotions reptiliennes, sentiments limbiques. Mais qui voici ? L'intelligence artificielle
Qui amène rumeur de la mort du bon sens
Ou du cerveau humain, lorsqu'on se dit  « je pense »
Et que ceci ne donne – hélas – rien de réel. Tous ces vils trucs qu'on ose mettre sur YouPorn :
Norme morne de l'apprentissage profond,
Triste licorne de nos données, de nos fions,
Tout ce gai gaspi de nos paquets de pop corn. Ovale, en aval, on avale.
C'est festival :
On n'a pas assez de valises
Pour faire bref, qu'on dévalise
Ou avalise.
Toutes croyances malignes – en fier progrès,
En chère science, en ces histoires malhabiles –
Qu'on invite en nos existences... Tous regrets
De ne pas être des machines, au babil Automatique, à l'artificiel jugement...
D'aucuns veulent prochaine singularité :
L'exécrable événement, est-ce un excrément ?
D'autres veulent rester tranquilles, alités. Las ! Quêter un refuge est fort compréhensible,
Pas plus mauvais calcul que lorgner vers la mort :
Tous deux aident à vivre ou gérer l'indicible,
Sans aider à trépasser – ironie du sort. Ovale, en aval, on avale.
Ne surtout point voir qu'on dévale.
Dans l'intervalle,
Ces couleuvres rivales...
Vaut mieux qu'on les ravale.
Au passé : le soir, avec les soeurs et les frères,
Ça parlait, chantait, voulait le monde refaire.
Certains parmi ceux-ci, actuels dirigeants,
S'avérèrent avec ce monde intransigeants. Au présent, relevons qu'existe ce beau choix,
Se débattre ou accepter. Rappel que l'on choie :
Hâter le court trajet avant notre épilogue ?
Forger nos faire-part en auto-nécrologues ? Au futur, ne reste plus grand-chose : à savoir
Enfin porter l'inintelligence au pouvoir,
Dotée d'une personnalité juridique –
Moins personnalité qu'oracle algorithmique. Ovale, en aval, on avale :
Preuve ? Ces quelques lignes, rimes digital,
Furent écrites par &2x-k@pital.

Tequila Moor

Tequila Moor

 

Mignonne

Mignonne, allons voir si la rose
Qui ce matin avait éclose
De radiations prit une dose
En cause ? Soleil qui implose Mignonne, allons jouir du bleu nuit
Bleu où nulle étoile ne luit
D'éclairage public, produit
Pollution visuelle nuit Mignonne, allons ouïr gazouiller
En forêt, les jeunes couvées
Qui bientôt finiront crevées
De n'avoir nib en leur becquées Mignonne, allons braver la crise
Dans la rue : cloches, mégots gisent
S'y trouvent : méprises, traîtrises
Celles-là : de mèche ou de mise ? Mignonne, allons faire l'amour
Dans la nature ou les labours
Avant que le compte à rebours
De la Terre soit sans retour Mignonne, allons jouer du fouet
Demain n'est plus ce qu'il était
Alors faisons ce qu'il nous plait
Ou pas : le plaisir, c'est surfait Hélas, si  tu me crois, mignonne
Tandis que ton âge fleuronne
Vieillir ou bien devenir conne
Ne sera ton destin aphone

Tequila Moor

Tequila Moor

 

Aux jours de l'an

On rit
Au dernier jour de l'an
On pleure
Etants équivalents On se confie
On se confise
On se ravit
On se ravise De la gaie poussière d'étoiles
Ou triste poussière qui parle
Mais gaie ou triste, c'est idem
On reste poussière quand même Que on soit mien ou tien ou sien
On est part du décor immonde
Dont la parole ne peut rien
Devant future fin du monde
On vit
Au premier jour de l'an
On meurt
Les doigts gourds, les doigts lents On est un con
Mais qui s'y fit ?
Y'a qu'à, faut qu'on
Et qui s'y fie ? De la gaie poussière d'étoiles
Ou triste poussière qui parle
Mais gaie ou triste, c'est idem
On reste poussière quand même Que on soit biens ou liens ou fiens
On est part du décor immonde
Dont la parole reste en chien
Devant future fin du monde

Tequila Moor

Tequila Moor

 

Dauphins d’enfer

Delphes fine
Cinégénique mutine
Tu chaviras ; hauts-fonds
J’en rejoins les bas-fonds Toi, naïade
Synonyme de noyade
Rudoie ma brisure
Festoie en mon azur
Dauphin d’enfer
De ton aileron, de l'amer
C’est pour moi une horreur
D’affronter ton bonheur Dauphin bénie
De ma vie, fut ontologie
Vois ; t'ayant adoré
J’en lape cruauté
Beau dauphin ondoyant
Ouvrit ton océan
Gemme fièvre
Inondée entre tes lèvres Qui maintenant l'ornent
Vous en voici morne
Equipage
S'étant avéré volage
Dauphins d’enfer
En ces plongées, d'où il appert
Que pour vous, un honneur
Est me voir qui y meurt Dauphins maudits
J'en reste, fou de jalousie
Envers cet amour nié
Cette aimance dédiée
Dos à dos fins
De là naissent désirs carmins
En mon triste cerveau
Coincé entre deux eaux Salée, cette faille
La lie aux entrailles
L'exécration
Inoculant un fier poison
Dauphin d’enfer
Où j'ai chu, où la colère
Me fit équarrisseur
De vos corps et vos coeurs Dauphin d'ennui
À jamais, d'oubli se languit
Sentiments dévorés
Sans plus d'identité

Tequila Moor

Tequila Moor

 

Tout ça pour ça

[ texte non conseillé aux personnes sensibles et aux enfants, car comportant quelques mots crus : vous pouvez donc continuer à lire si, adultes, vous aimez le fantasme de supermarché... ]   Tout ça pour ça ? Trois petits tours et puis s'en va ?
Là tu sors, livide, d'un lit vide, un lit froid.
Sûr que, malin, tu as eu ce que tu voulais
Mais tu pensais que ce serait mieux, attendais Tous les clichés du genre : plaisirs frémissants...
Dans tous les sens, ta salope... Désir ardent...
En fait d'ardeur, t'as surtout eu du rose aux joues
A force de faire floc-floc, mal aux genoux A force de la donner : ta force, ta sève.
Tu en aurais fait des choses pour ta belle Eve.
D'ailleurs vous avez, le catéchisme YouPorn,
Pratiqué mais pourquoi, alors, ces pensées mornes ? Si c'est toujours ainsi, tu comprends mieux tes potes
Qui te disaient souvent que, tu vois, la capote
Empêche MST, réduit les sensations,
Mais surtout, et c'est cool, détruit toute émotion.
Tout ça pour ça ? Trois petits tours et puis s'en va ?
Là tu rhabilles, remaquilles, sans ses bras,
L'image toute faite, essence de ton être,
Qui l'attire, lui ou d'autres, sans rien omettre. Tu avais envie, ou de sa tenue d'Adam
Ou de sa tenue, pas des deux en même temps.
C'était très bien, tous ces papillons dans le ventre,
Ces frissons aux ovaires tapis en ton antre. L'après fut laborieux, et un peu méthodique :
Sans la rigueur de ton dildo, électronique,
Absente était la folie, mais goûts et odeurs
Ont rattrapé un peu toute cette tiédeur. Tu ne sais ce que tu diras à tes copines :
Tu pourrais montrer une photo de sa... mine ?
Si c'est toujours ainsi, vive l'excitation
Vite lassée, bite massée, sans émotion.
Tout ça pour ça ? Trois petits tours et puis s'en va ?
Petit ange, baisse d'un ton, bon débarras !
Il y a beau temps, tu eus certes la part belle,
À tous les coeurs, faisais oublier le réel. Mais maintenant, c'est fini, pour toi plus d'espoir.
C'est bien pourquoi tu coucheras tout seul ce soir,
Oui, pourquoi tu as intérêt à t'habituer :
C'est fini, mon petit amour, t'es destitué. Oubliés tes médiocres trucs de passe-passe
Et oubliés tes excès souvent dégueulasses :
L'exaltation, le désespoir, la jalousie ;
Tes sacrifices, mélancolies, frénésies. Il n'y aura plus que dans ta version filiale
Que l'on t'acceptera : te plains pas, c'est pas mal.
Il te faudra, à la rationalisation,
Te soumettre : te voilà vulgaire émotion.  

Tequila Moor

Tequila Moor

 

J'ai tué l'îlotier

J'ai tué l'îlotier
Mais je n'ai pas tué le député, non
J'ai tué l'îlotier
Mais je n'ai pas tué le député
Non, non, non Toute la journée, dans ma cité
L'îlotier me faisait suer
Toujours en train de me demander
Mes papiers
5 ou 6 fois d'affilée
5 ou 6 fois d'affilée   Mais je l'affirme haut et fort ! J'ai tué l'îlotier
Même sans avoir fait de self-défense
J'ai tué l'îlotier
Et il semble que ce soit une grave offense
Oui, oui, oui L'îlotier Jean Marron m’a toujours haï (normal, avec un nom pareil) Pour qui ou pour quoi, je ne sais pas
À chaque fois que je plantais un fruit (ou autre plante qui se fume) Il voulait le tuer avant qu’il ne croisse  
Il voulait nous tuer avant qu’on ne croisse     À lire demain dans le journal ! J'ai tué l'îlotier
Même sans avoir fait de self-défense
J'ai tué l'îlotier
Et il semble que ce soit une grave offense
Oui, oui, oui Un jour la liberté est venue à moi (la saloooooooooooooope) Et j'ai décidé de quitter la ville (rapport à mes plantations) Soudain, je vis brigadier Jean Marron (oui le même, suivez un peu) Me viser pour faire que je mourrons (pour chat) Alors je l'ai tué, tué, tué (oui 3 fois de suite) Si je suis coupable je dois payer (merci captain obvious)   J'ai tué l'îlotier
Mais je n'ai pas tué le député, non
J'ai tué l'îlotier
Mais je n'ai pas tué le député
Non, non, non C'est ainsi, j'ai d'excellents réflexes
Avez-vous aimé ma chanson complexe ?
Chaque jour, doit se remplir le seau
Un jour, on arrive au fond du seau
Pour chercher de l'eau, faut pas faire de sauts
Ça ne veut rien dire, c'est pour les sots
Je n'ai tué ni député ni garde des Sceaux
Lalalalalalala là-haut   Petite parodie de :  

Tequila Moor

Tequila Moor

 

Amorce

Je ne sais comment vous le dire
Ayant perdu le goût des rimes,
Mais de vous s’offrent des sourires :
Au final, radiant la déprime. Une surprise, un petit rien,
Douces paroles, tendres gestes,
Sont tant pour vous – instants sereins –
Quand d’autres, cela les déleste. Vous le connaissez, ce monseigneur Inconnu
Que vous tutoyiez : drôle d’individu...
Vous l'avez rencontré, en cherchant autre chose :
Imitant la rosée sur fleurs à peine écloses.
Des questions en averse ? Ou laisser enchanter
Mon cœur à la renverse : il faudrait s’y frotter,
Ouvrir l’écoutille, faire amende honorable.
Ce savoir défibrille – amorce du croyable. Vous le connaissez, ce monseigneur Inconnu
Que vous tutoyiez : drôle d’individu...
Vous l'avez rencontré, en menant d’autres causes :
Riant des sclérosés, vous moquant du morose.
Immobile, on hésite trop –
Mais qu'est-ce que cela engendre ?
Dedans, hériter du zéro :
Pourquoi, de votre vie s’éprendre ? Mollo, l'admiration devient inspiration,
Ombre de futurs voyages à entreprendre.
Yolo ! Aguerris à guérir, soyons bourgeons
Pour un jour, peut-être, cet espoir vous le rendre. Vous le connaissez, ce monseigneur Inconnu
Que vous tutoyiez : drôle d’individu...
Vous l'avez rencontré, en pratiquant des pauses :
Aidant des névrosés à peindre gris en rose.

Tequila Moor

Tequila Moor

 

En Dérangement

J’aime pas vos soirées endiablées
Ou vos pique-niques ensoleillés
Ni me saouler au bar du coin
Y draguer celles qui espèrent mon voisin
Est-ce qu’il faudrait vous suivre ?
Est-ce ceci que l’on nomme vivre ? J’aime pas supporter vos fous rires
Vos chatouilles, vos sourires
Vos efforts pour surpasser les pleurs
L'endurance de votre bonheur
Est-ce que la mort est censée s'en suivre ? Le cerveau
En dérangement
Jamais n’aurais-je dû
Devenir grand
Pour les jeunes j’ai de l’admiration
Pour ceux qui font des formations
Eux ils cherchent à s’employer
Être employé, c’est la liberté
Est-ce qu’il faudrait les suivre ?
Est-ce ceci que l’on nomme vivre ? Pour les vieux j’ai de l'estime
Quand ils pratiquent gym et régimes
Quand ils cherchent à rester vivant
Être vivant, c’est trop important
Est-ce que la mort est censée s'en suivre ? Le cerveau
En dérangement
Jamais n’aurais-je dû
Devenir grand
Un de mes amis m’a dit un jour :
« Si ce monde vous déplaît, inventez-en un autre »
C’est un conseil, ou un secours
Qu’il aurait trouvé chez un apôtre
Défroqué Encore un prophète de livre
Mais je crois que je vais le suivre
Seulement : est-ce ceci que l’on nomme vivre ?

Tequila Moor

Tequila Moor

 

Rigor Mortis

Chéri
Est thanatopracteur
Il survit, à l’envi
De choses qui ne nous charment pas
Qui nous chahutent un peu
Sûrement Chéri
N’est guère chiropracteur
Oui, faire appel à lui
C’est nier les lendemains chantants
Emprunter un chemin différent Si Chéri n’a aucune chérie
Ni d’amour dans son lit
C’est que Chéri ne peut les prendre
Avec lui Il les dessèche, et
Il les encense, et
Les momifie, les magnifie Chéri
Doit les pratiquer, doit les conserver
Au moyen d’un biocide   Chéri
Est un peu excessif
Buvant, avalant
Des machins qui lui font chaud et froid
Qui chuintent dans ses yeux
Pénitents Chéri eut un jour une chérie
Un amour contre l’ennui
Sa raison de vivre
Ou de mourir – ivre ! Il y eut l’accident
Il y eut l’enterrement
Sa belle momie
Etait partie Chéri
Doit les pratiquer, doit les inciser
Au moyen d’un trocart   Tocard : chéri picole à droite quand il bosse à gauche
Chute : chéri va boire en bas quand en haut il couche Ethylique, pathétique
Se souvenir, reproduire
La beauté
De son amante, de son aimée
Déliquescente Chéri
Doit les pratiquer, doit les malaxer
Ses doigts roides font merveille

Tequila Moor

Tequila Moor

 

Faner

Oui, vous allumez une chétive chandelle. La lumière la rend moins pâle ; elle est si belle
À voir, la nudité soyeuse de son corps ; alanguie, offrant son hâle, elle veut encore. Elle a avoué ce qui fut nôtre
– s'en est laissée déposséder –
Telles bien d'autres. Tout ce que j'aurais voulu être :
Aujourd'hui qu'elle s'est donnée
Je peux renaître. Je ne saurais léguer grand-chose :
Autre qu'une ultime tendresse.
Poème ou prose. Au pire ? Offrir un simple espoir
De la boîte, vieille caresse.
Dire au revoir. Oui, l'univers ne dégage aucune lumière, propre ou sale : elle est falote copie d'hier.
L'univers est ombre de ce qui fut avant, quand ce tout qui est encore était tout enfant. Alors ces amours l'obscurcissent,
Tentent son monde vers le gris
– elle en esquisse – Assombrissent son devenir,
Et se moquent de ce qui suit :
Juste un plaisir Pour tuer ces cancers qui les rongent,
Se resservir de son bonheur.
Simples éponges... Fasse que s'éloigne l'effroi :
Une plongée dans la torpeur
Ornée de foi. Oui, fasse que ce soleil jamais ne renonce, celui que vous portez dedans : votre réponse
Au froid, à l'entropie planant sur son visage, à ses envies de déguerpir du paysage. Que votre quête ne soit vaine :
Entre le marteau et l'enclume,
Enfouir la peine. Que vos larmes tournent au miel,
Les veines vides d'amertume :
Elle, de ciel. Vous serez aussi radiante
Que cette étoile dans ses yeux.    
Resplendissante. Ensuite, couchant sous les trembles :
À y éteindre vos vieux feux,
Enfin ensemble.

Tequila Moor

Tequila Moor

 

Fatwa sur tout

Prends une bonne grenade
Envoie-la dans le vent
C'est très bon les grenades
Plein d'anti-oxydants Les voies de dieu sont mystères
Cadavres par kilos
Entends-tu la prière ?
Entrailles à gogo Fatwa sur toi
Fatwa sur tout... sur toit ?
Fatwa sur toi
Fatwa – force de loi
Comme ça tout à l'envers
Ne me regarde pas
Je ne m'envoie en l'air
Qu'armé d'un coutelas Fatwa sur moi
Fatwa sur tout... sur moye ?
Fatwa sur moi
Fatwa – force de loi
Nos enfants en victoire
Un jour, on bercera
Donc ne soyons pas couards
Etendons la charia Fatwa sur soi
Fatwa sur tout... sur soie ?
Fatwa sur soi
Fatwa – force de loi   Petite parodie de :  

Tequila Moor

Tequila Moor

 

Freemium & Premium

Journalistes dépassés par les termes techniques
Aiment répéter « c'est la crise »
Et les experts de débattre de façon critique
Du saint moral des entreprises
Ménages apeurés se tournent vers politiques
Pour sauver leur sous de la mouise
C'est alors que médiocres et sphère médiatique
Entonnent, choeur vibrant, cette belle analyse (de façon logorrhéique) Au marché, la demande a rendez-vous avec l'offre
Mais l'offre ne le sait pas et la demande attend
Ici-bas envers son coffre
Chacun doit en faire autant   Amis économistes, ce qui suit est pour vous
La croissance est un bien volage
Qui, tout comme la confiance, échappe au rendez-vous
Quand le gratuit, lui, s'en voyage
Donc autant s'en servir, vu qu'il est tout près de nous
En user comme achalandage
Ensuite retenir, les clients passe-partout
Ne faire payer que services, emballages (et ma commission itou) Au marché, la demande a rendez-vous avec l'offre
Mais l'offre ne le sait pas et la demande attend
Ici-bas envers son coffre
Chacun doit en faire autant Et oui, la demande est là
Mais l'offre ne la voit pas
Pour se voir il faut l'argent
Mais l'offre ne le sait pas : au vent, toujours se vend L'offre en souffrance se rendrait bien à la demande
Si celle-ci était là, se confiant au marchand
L'offre ne vire à l'offrande (faudrait-il un bon d'achat ?)   Sur le toit de l'agence où je fais du marketing
Beau décor de linoléum
Se tourna la question en réunions et meetings
Jus de cerveaux au maximum
On vous a déjà vendu : footing, baby-sitting
Marques, ou cartes palladium
Voici venir le moment du gratuit en pudding
Voici venir les temps du freemium & premium (on vend aussi le coaching) Au marché, la demande a rendez-vous avec l'offre
Mais l'offre ne le sait pas et la demande attend
Ici-bas envers son coffre
Chacun doit en faire autant Pendant ce temps, on se gaufre
On se goinfre, oui, engouffrant
Demain viendra la contre-offre
Pour vous, nos meilleurs clients     PS : tout le monde aura bien sûr reconnu la lointaine parodie de ce qui suit...  

Tequila Moor

Tequila Moor

 

Wild West Story

« Oyez ! Oyez le dit de l’affable soûlard rencontré au hasard d’un voyage dans les bars… » Il racontait l’histoire de Pedro le Poireau
Qui dans l’Ouest sauvage était un sombre héros,
Qui traquait les bandits, qui traquait les outlaws,
Aidé d’un revolver, aidé d’un sombrero. Né au Mexique, dans l’immonde ville de Cancún,
Il était affublé d’une bonne tête de cartoon
Mais qui se moquait, de lui ou de sa bille de clown,
Gagnait un aller simple pour l’enfer des saloons. Un beau jour, sur la piste de Calamity Jane,
Accusée de contrebander la marie-jeanne,
Il glisse bêtement sur une peau de banane
Et se retrouve coincé sous une barrique texane.   « Ô mon Pedro, il va vite falloir partir, ou bien en vinaigrette tu risques de finir… De ta botte, donc, déchausse-toi pour t’enfuir. N’oublie pas : les poireaux se cachent pour mourir. »   Oyez ! Son pire ennemi se dénommait Pablo.
Un piment ! Né aussi dans un infâme pueblo.
Ils se rencontrèrent où ? Dans un fort vieux rancho,
Au temps de leur jeunesse, de leur premier poncho. Travaillant comme des bœufs à garder des vacas,
Ils tombèrent amoureux de l’idem chiquita.
C’était la fille du boss : celui-ci les renvoya,
Les voyant devant elle jouer les fiers-à-bras. Depuis ce jour maudit, ils veulent se tuer tous deux,
Ayant perdu celle-ci qui avait de si beaux yeux :
Trop bêtes pour juste voir qu’elle jouait avec eux,
Sur l’autre rejetant le fait d’être malheureux.   « Ô mon Pedro, serait-ce un coup du sort ? Serait-ce un piège tendu par ce piment retors ? Seras-tu épluché, émincé dans la mort ? Or : toujours tu t’en tires, car tu es le plus fort… »   La funeste banane fut placée là par l’ennemi :
Le Piment dément, de mèche avec Calamity.
Il croyait qu’il aurait le Poireau sans soucis
Mais, comme on va le voir, rien ne se passa ainsi… Car un être supérieur soudain se réveilla :
Le Dieu des Cuisiniers voulu faire une paëlla !
Une nouvelle recette qu’il expérimenta
En fumant un giga oinj’ de marijuana… La recette comprenait alcool, vache et piment,
De la banane aussi, du riz et du safran –
Mais surtout pas de poireau, car ça colle aux dents !
Pedro ainsi échappa au divin jugement. « Ô mon Pedro, ce sera un jour contre toi, que se retournera le Deus Ex Machina ! »

Tequila Moor

Tequila Moor

 

Friture

La beauté est vie pour qui espère l'amour
La beauté est vie pour qui aime l'espoir
La beauté est espoir pour qui vit l'amour
La beauté est espoir pour qui aime la vie La beauté est amour pour qui vit l'espoir
La beauté est amour pour qui espère la vie
La vie est belle pour qui espère l'amour
La vie est belle pour qui aime l'espoir La vie est espoir pour qui bêle l'amour
La vie est espoir pour qui aime la beauté
La vie est amour pour qui espère la beauté
La vie est amour pour qui bêle l'espoir L'espoir est vie pour qui bêle l'amour
L'espoir est vie pour qui aime la beauté
L'espoir est beau pour qui aime le vît
L'espoir est beau pour qui vit l'amour L'espoir est amour pour qui vit la beauté
L'espoir est amour pour qui bêle le vît
L'amour est vie pour qui bêle l'espoir
L'amour est vie pour qui herpès la beauté L'amour est espoir pour qui vit la beauté
L'amour est espoir pour qui bêle le vît
L'amour est bel pour qui vit l'espoir
L'amour est bel pour qui herpès le vît

Tequila Moor

Tequila Moor

 

VIE, partie X

Elle semble perdue sur le réseau
Avoir disparu dans le métro
Il faudrait pouvoir dire ça en un mot
Peut-être qu’il y en a trop
De ces choses toujours en action
Choses qui se perdront Il faudra arrêter d’y penser
L’important c’est la liberté
Le temps viendra un jour à manquer
Il n’y en aura jamais assez
De ces choses encore en action
Choses qui perdureront J’ai gagné le monde, de haute lutte
Enfin suis-je devenu adulte
Tous les gens que j’ai connu
Ont gagné le monde Mais qu’est-ce qui est perdu ?   J’espère que la réponse est  « non »
Sans même me souvenir de la question
Le monde voudrait que nous dansions
Autour de lui, et que nous parlions
De ces choses dont nous sommes les pions
Choses qui apprendront Et enfin, qui se penchent vers moi
Une faim rêche comme fin en soi
Cela me touche, teste ma foi
Je suis tenté d'en suivre la loi
De ces choses qui m'ont pris d'affection
Choses de passion J’ai gagné le monde, de haute lutte
Enfin suis-je devenu adulte
Tous les gens que j’ai connu
Ont gagné le monde Mais qu’est-ce qui est perdu ?   Elle doit être morte maintenant
Excisée, ou bien mon corps béant
L'a laissé s'échapper à temps
Puisse-t-elle n'être plus seule, à présent
Que ces choses remuent au fond
Choses qui la remplaceront J’ai perdu mon âme, de haute lutte
Enfin suis-je devenu adulte
Tous les gens que je connais
Ont perdu leur âme Comment ça se fait ?

Tequila Moor

Tequila Moor

 

Tonnerre d'Applaudissements

Quand j'ai levé les yeux
Le monde s'est écroulé
Au milieu du ciel bleu
Un oiseau est tombé
Puis un autre a suivi
Puis 10 l'ont imité
Cela donnant une pluie
Il fallut s'abriter
Et on n'y pouvait rien
Et on n'en a rien fait
Et on n'en croyait rien
Et pourtant ce fut vrai
Est-ce à cause de la crise ?
Est-ce qu'il fait trop frais ?
C'est ce que les gens disent
Car on ne sait jamais
On s'attend donc à plus
On implore le chaos
C'est bon d'avoir connu
Une belle pluie d'oiseaux Bon d'avoir connu / une telle pluie d'oiseaux En sortant de l'abri
On s'est mis à compter
En faisant des paris
Sur le nombre estimé
Sur le sexe et puis l'âge
Donnant des coups de pied
Dans leur joli plumage
Aucune utilité !
En cours de chemin
On a croisé des vieux
Pains rassis dans la main
Ils n'avaient pas l'air mieux
On leur demanda l'heure
Puis on se moqua d'eux
Ils parlaient de malheur
En étant trop sérieux...
On rentre à la maison
Regarder les infos
La spéciale édition
D'une belle pluie d'oiseaux Spéciale édition / d'une telle pluie d'oiseaux « Ce succès fera des émules
Nul doute en nous
Tonnerre d'applaudissements
Nous avons bien vérifié
Tous les calculs
Sommes contents de nous
Tonnerre d'applaudissements
Il faut tout revérifier
Au cas où
Tonnerre d'applaudissements
Quelques ratés, mais normal
Dommage collatéral
Notre service
Communication
A du travail... » Au journal, ils disent
Oh les pauvres oiseaux
Sur internet, ils disent
Qu'il s'agit d'un complot
M'en fiche de ce qu'ils disent
Je n'y ai jamais cru
M'en fiche car j'aurai vu
D'ultimes bouts de cieux
Volants, tombés des nues
Je peux remercier Dieu
D'une belle pluie d'oiseaux Remercier Dieu / d'une telle pluie d'oiseaux   Source : http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2011/01/05/005-oiseaux-mort-subite.shtml

Tequila Moor

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