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La fatuité est le privilège des ratés

Billets dans ce blog

 

Eloge du Vulgaire (journal d'un sociopathe, partie 5)

Apprendre à être médiocre, à faire de l’argent, à aimer ses petits instincts... c’est facile. Refuser d’accepter les défaites, ne s'intéresser qu’aux réussites : c'est sain. « Rien ne trahit tant le vulgaire que son refus d’être déçu, » comme l'écrivit un inutile roumain. Ne croyez pas que vous valez plus que vous n’êtes, acceptez votre médiocrité, ne laissez pas la belle image que vous entretenez sur vous gâcher votre réussite. Personne ne s’intéresse à vous parce que vous êtes intéressant
 

L'Eté Arrive

Puis elle a souri Pas longtemps, une seconde Elle, et son sourire ensoleillé Tout fut enfin chaud à l'intérieur Qui échauffe ainsi mes veines ? Qui fait battre à nouveau mon cœur ? Elle, ma mort Reine du jour éternel et de la chaleur Puis elle a dit « Oublie tes fantasmes instantanés Je ne suis ni innocente, ni intouchée Je suis la plus chaude salope dont tu aies jamais rêvé » Et pendant un court instant Ce fut comme si mon sexe avait implosé Pour elle, ma mort R

Tequila Moor

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On Avance

Elle m'est revenue, la parole indicible, Que simplement vivre n'est pas belle raison : Se suicider semble n'être que solution À une interrogation peu intelligible. Ainsi être hédoniste mou, sans conviction, Ou vivre simplement, devient inadmissible : Le sort inévitable restant destruction De nos vies, de la vie, de l'univers tangible. Sol absorbera Terre : ultime incréation. Toute étoile mourra, ça se compte en trillions D'années ; puis le cosmos, cru comme inextinguibl
 

Viscéral (journal d'un sociopathe, partie 1)

Dans la rue, certains se cachent derrière leurs téléphones, leurs oreillettes, leurs écrans, leurs lunettes de soleil, leurs cheveux, leur attitude… Ne pouvant m’empêcher d’être original, je me cache derrière mon sourire. Ce n’est pas un sourire commercial, loin de là. Au contraire, il est avenant, doux, intelligent et un peu moqueur : le sourire d’un homme qui prend les choses du bon côté, croit-on. Le sourire d’un homme vers qui on a envie de se tourner. Sauf qu’il est figé, et

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Vortex

Cette nuit, on a tué ma semence Dans l'absence, le mystère de sa vie s'est enfoui Lynché par la houle Fluxé tout son soûl Un poète de troc Qui, baroque, se répand en soliloques Contemple son appendice Pleure l’édifice Ou la fille qui l'acquittait, hors de ce ventre « – RENDEZ-MOI MA CHAIR ! » Des astres, nés morts hors de l'antre Le bambin Est jeté avec l'eau du bain Le bébé jeté avec les eaux de la Mère Douce et caressante Les cuisses ruisselantes Geyser de

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Fumar Mata

Tes poumons ne sentent pas bon ? Ta bouche est parfumée goudron ? Si en pis, t'aimes le houblon, La bienvenue aux ganglions Avec la pollution, c'est pire : Exhalée, l'oxygène expire Sur tes lèvres, son souvenir De tes veines va déguerpir. Fumar mata, donc fumer tue ! Toutes langues disent "c'est foutu" : Les Etats auront prévenu En empochant les taxes dues. Fumar Mata - Mata Hari - Harry Potter - Com' tu fum' trop Tu diras bonjour aux croq'morts !  
 

Amorce

Je ne sais comment vous le dire Ayant perdu le goût des rimes, Mais de vous s’offrent des sourires : Au final, radiant la déprime. Une surprise, un petit rien, Douces paroles, tendres gestes, Sont tant pour vous – instants sereins – Quand d’autres, cela les déleste. Vous le connaissez, ce monseigneur Inconnu Que vous tutoyiez : drôle d’individu... Vous l'avez rencontré, en cherchant autre chose : Imitant la rosée sur fleurs à peine écloses. Des questions en av

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Tout ça pour ça

[ texte non conseillé aux personnes sensibles et aux enfants, car comportant quelques mots crus : vous pouvez donc continuer à lire si, adultes, vous aimez le fantasme de supermarché... ]   Tout ça pour ça ? Trois petits tours et puis s'en va ? Là tu sors, livide, d'un lit vide, un lit froid. Sûr que, malin, tu as eu ce que tu voulais Mais tu pensais que ce serait mieux, attendais Tous les clichés du genre : plaisirs frémissants... Dans tous les sens, ta salope... Dés

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Dauphins d’enfer

Delphes fine Cinégénique mutine Tu chaviras ; hauts-fonds J’en rejoins les bas-fonds Toi, naïade Synonyme de noyade Rudoie ma brisure Festoie en mon azur Dauphin d’enfer De ton aileron, de l'amer C’est pour moi une horreur D’affronter ton bonheur Dauphin bénie De ma vie, fut ontologie Vois ; t'ayant adoré J’en lape cruauté Beau dauphin ondoyant Ouvrit ton océan Gemme fièvre Inondée entre tes lèvres Qui maintenant l'ornent Vous en voici

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Aux jours de l'an

On rit Au dernier jour de l'an On pleure Etants équivalents On se confie On se confise On se ravit On se ravise De la gaie poussière d'étoiles Ou triste poussière qui parle Mais gaie ou triste, c'est idem On reste poussière quand même Que on soit mien ou tien ou sien On est part du décor immonde Dont la parole ne peut rien Devant future fin du monde On vit Au premier jour de l'an On meurt Les doigts gourds, les doigts lents On est un con

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Mignonne

Mignonne, allons voir si la rose Qui ce matin avait éclose De radiations prit une dose En cause ? Soleil qui implose Mignonne, allons jouir du bleu nuit Bleu où nulle étoile ne luit D'éclairage public, produit Pollution visuelle nuit Mignonne, allons ouïr gazouiller En forêt, les jeunes couvées Qui bientôt finiront crevées De n'avoir nib en leur becquées Mignonne, allons braver la crise Dans la rue : cloches, mégots gisent S'y trouvent : méprises, traîtrises

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On Avale

D'aucuns s'estiment libres de par leur logique, Leur pensée, leur raison... Pure ou relativisme ? D'autres ne savent d'où provient leur hédonisme : Emotions reptiliennes, sentiments limbiques. Mais qui voici ? L'intelligence artificielle Qui amène rumeur de la mort du bon sens Ou du cerveau humain, lorsqu'on se dit  « je pense » Et que ceci ne donne – hélas – rien de réel. Tous ces vils trucs qu'on ose mettre sur YouPorn : Norme morne de l'apprentissage profond, Triste

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La vie est belle

Hier, dominicale balade en centre ville, J'y ai vu un graffiti, trônant fièrement Sur un panneau de pub, expression malhabile Ecrite à la va-vite, à côté d'un mendiant. Ainsi était tracé, parmi de petits coeurs, Parmi la pollution, le gris, l'odeur de merde, "La vie est belle" et c'était joyeux comme un choeur De pieux scouts en camping - avant qu'ils ne se perdent. Pour d'autres, "la vie est dure" ; cela s'avoue De plus en plus. Zut, voici que le rire afflue : En cette

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Ç'te chance !

Tous vos vers perpétuels m'ennuient : votre somme Asservie à ma loi, qui nie l'altérité, Est moins qu'une dague de fer, désincarnée, Egorgeant les enfants de votre mère – hommes !   J’ai tout affronté : vide ou air, feu, terre et eau ; Et tout couché : la mort, les femmes, le fatum ; Tout vu : du pic solitaire au secret tombeau… Ç'te chance, est-ce le son par lequel on me nomme ? J'élève certains, puis réduis d'autres – égaux Dès qu'il s'agit de venir dans ma main manger,

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Thalatta

Des soi, l’Autre Déçois nous, mère nôtre Déçois la chère de tes apôtres Tendre obole Machine molle Joue à j’aimais Suie, nous À jamais Nuitée Défibriller l’allonge Des raisons qui pourrissent Que le silence ronge Pour savourer, augustes Tes hydres qui fleurissent En ce sommeil du juste Equarrir tes remèdes Précipité d’abysse En faire que tu cèdes À nos coups de butoir Nappage d’immondices Centré en vil espoir Hydrocellulose Amphibi

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Sonnet d'Aversion

Petit pastiche du célèbre Sonnet d'Arvers ( https://fr.wikipedia.org/wiki/Sonnet_d'Arvers ) ...   Etrange, que mon corps arpente cette Terre, Qu'une âpre vérité, peu à peu, soit perçue : L'ego n'est qu'un pantin, en moi le rien se terre, Et des fils le soutiennent... Instincts aperçus.   « Dieu » est mot pour ce qui ne sera jamais su, « Âme » est mot dédié à des espoirs solitaires ; La science nous le dit : nos « Je » ne sont qu'éthers Qu'il fau

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Rab' de sens

Suite à perte d'identité Enfin pouvais-je prospérer Affranchi des lois et morales Sur tout : les pleurs, stupres ou râles Jolie sensation de flotter Manquer de personnalité : Sans le bon gène, être génial Jouer famélique ou familial Hélas ça n'aura pas duré L'ego s'étant recomposé Mais un truc n'était pas normal Comme une erreur dans le mental Être en absence de soi-même C'est un rab' de sens, requiem Juste l'illusion pénultième   À mesure que reven

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Port de l'Alliance

Un jour, tout un après-midi, il accompagne la femme de sa vie en ce cabotage nommé lèche-vitrine, dans le but avoué de lui offrir un cadeau – sans calendaire raison, pour le plaisir comme miaulait l'autre. Peut-être les verrez-vous, naviguer entre les boutiques d'une galerie commerciale, quelconque puisque interchangeable, avant qu'elle ne jette l'ancre dans un magasin au contenu affriolant : couleurs sensuelles et tissus chatoyants s'y retrouvant en vêtements de forme bohème. En cette

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