connaissez vous Gustav Meyrink?
17 août 2006 - 09:47 #1
c'est un romancier allemand qui a notamment ecrit "le golem", "la nuit de walpurgis", "levisage vert" et tant d'autres oeuvres fantastiques, il est consideré comme un des chefs de file de l'expressionnisme allemand en litterature et a notamment inspiré Kafka...
21 août 2006 - 21:25 #2
21 août 2006 - 22:03 #3
oh! quelqu'un qui l'a lu...moi le film m'a plutot deçu, peut etre parce que j'avais lu le bouquin avant...
mon preferé de lui est "le visage vert", et, à vrai dire c'est mon auteur preferé.
mon preferé de lui est "le visage vert", et, à vrai dire c'est mon auteur preferé.
02 septembre 2006 - 00:28 #4
Désolé, Raph, mais moi, j'connais pas...
Qu'est-ce qui le distingue de l'auteur fantastique lambda, selon toi ?
Tu vois, pas de :boxe: aujourd'hui.
Qu'est-ce qui le distingue de l'auteur fantastique lambda, selon toi ?
Tu vois, pas de :boxe: aujourd'hui.
03 septembre 2006 - 20:40 #6
Dis donc Raph, au lycée tu devais cartonné en commentaire de texte.
En tout cas, merci pour cette analyse laconique mais limpide, maintenant, j'y vois plus clair dans le cas Meyrink !
En tout cas, merci pour cette analyse laconique mais limpide, maintenant, j'y vois plus clair dans le cas Meyrink !
21 juillet 2009 - 19:33 #7
Je profite du hasard qui a mis ce sujet dans "sujets apparentés" au cours de mon passage sur cette section du forum.
Je n'ai lu de Meyrink que ses Nouvelles fantastiques pragoises (GF), où il dépend une Prague fantastique, fourmillant d'occultistes et d'individus louches, n'hésitant pas à mêler l'essence de la ville avec l'essence du fantastique, comme s'ils étaient intimement liés. J'ai bien aimé cette lecture, et je me suis toujours demandé ce que valaient ses romans les plus connus, mais n'ai pas rencontré de personnes l'ayant lu; et ayant tant de choses à lire, je ne me suis pas encore lancé à sa découverte. Avis à ceux qui l'ont lu
A noter que Meyrink était autrichien, pas allemand; mais surtout, fait à mon avis essentiel à signaler, qu'il a vécu pendant au moins vingt ans à Prague, une ville qui l'a totalement marqué. Il me semble qu'il était financier, mais s'est tourné vers l'écriture; et, ayant failli se suicider mais retenu dans son geste par une coïncidence étrange, il a beaucoup étudié l'occulte et en particulier la théosophie (un courant occultiste très à la mode en ce début XXème siècle).
Je n'ai lu de Meyrink que ses Nouvelles fantastiques pragoises (GF), où il dépend une Prague fantastique, fourmillant d'occultistes et d'individus louches, n'hésitant pas à mêler l'essence de la ville avec l'essence du fantastique, comme s'ils étaient intimement liés. J'ai bien aimé cette lecture, et je me suis toujours demandé ce que valaient ses romans les plus connus, mais n'ai pas rencontré de personnes l'ayant lu; et ayant tant de choses à lire, je ne me suis pas encore lancé à sa découverte. Avis à ceux qui l'ont lu
A noter que Meyrink était autrichien, pas allemand; mais surtout, fait à mon avis essentiel à signaler, qu'il a vécu pendant au moins vingt ans à Prague, une ville qui l'a totalement marqué. Il me semble qu'il était financier, mais s'est tourné vers l'écriture; et, ayant failli se suicider mais retenu dans son geste par une coïncidence étrange, il a beaucoup étudié l'occulte et en particulier la théosophie (un courant occultiste très à la mode en ce début XXème siècle).
18 septembre 2009 - 11:53 #8
"Sensation étrange que de tenir dans sa main, soigneusement ficelé et cacheté, un objet ayant appartenu à un mort!
C'est sur cette superbe phrase que débute L'ange à la fenêtre d'Occident, le premier roman de Meyrink dans lequel je me lance - et je n'ai beau eu que tourner quelques pages, je me sens captivé : la magie fonctionne. J'aime cette ambiance étrange : le narrateur reçoit un étrange paquet de lettres et d'objets hétéroclites de la part d'un parent éloigné, dernier d'une noble race. Le parfum de vieux livres de la décrépitude d'une vieille famille : omnes vulnerant postuma necat... ou pour citer Fargas dans le Club Dumas : "Les vieilles familles sont comme des fleurs, elles fanent et meurent". Ce livre-ci de Meyrink tourne apparemment beaucoup autour de la vie de John Dee, un érudit et occultiste du XVIème ; je suis content de le connaître, lui et ses expériences énochiennes, je pense que cela aidera à apprécier l'ouvrage à sa juste valeur. Je m'y replonge derechef.
C'est sur cette superbe phrase que débute L'ange à la fenêtre d'Occident, le premier roman de Meyrink dans lequel je me lance - et je n'ai beau eu que tourner quelques pages, je me sens captivé : la magie fonctionne. J'aime cette ambiance étrange : le narrateur reçoit un étrange paquet de lettres et d'objets hétéroclites de la part d'un parent éloigné, dernier d'une noble race. Le parfum de vieux livres de la décrépitude d'une vieille famille : omnes vulnerant postuma necat... ou pour citer Fargas dans le Club Dumas : "Les vieilles familles sont comme des fleurs, elles fanent et meurent". Ce livre-ci de Meyrink tourne apparemment beaucoup autour de la vie de John Dee, un érudit et occultiste du XVIème ; je suis content de le connaître, lui et ses expériences énochiennes, je pense que cela aidera à apprécier l'ouvrage à sa juste valeur. Je m'y replonge derechef.
01 décembre 2009 - 10:15 #9
Je retourne sur ce sujet : depuis, de l'eau a coulé sous le Vieux Pont de Pierre à Prague... j'ai donc lu tout ce que l'on pouvait trouver de Meyrink en GF ¿ le recueil de nouvelles sus-cité, et ses trois romans Le Golem, La Nuit de Walpurgis et L'ange à la fenêtre d'Occident (lus dans l'ordre contraire de parution ¿ y eût-il une raison occulte à cela?). Ayant donc maintenant une meilleur vue d'ensemble de cet auteur, pour le livrer en quelques mots, je dirais : un style d'écriture excellent (riche, fluide, recherché). Des histoires toutes enveloppées de mystères, d'ambiance de pénombre et de sinistres scènes. Si je devais donner la recette-cliché d'un roman de Meyrink, ce serait : à Prague, un héros amnésique, fou, n'ayant pas de passé, si ce ne sont des souvenirs de ses ancêtres lointains ¿ scènes sinistres au ghetto juif et au Hradschin ¿ la figure de la femme, aristocrate et tentatrice, telle la princesse Chotokalunine ¿ la suggestion et l'influence occulte (des morts sur les vivants, du passé sur le présent...) ¿ la symbolique du miroir (qu'il soit réel ou un miroir "humain" tel l'acteur Zrcadlo) ¿ une évolution onirique du roman (avec des personnages secondaires très typiques aussi).
Je vais essayer de trouver Le visage vert et Le dominicain blanc, mais je crois que ce sont là toutes ses ¿uvres (si l'on exclut des ¿uvres plus engagées, politiques et d'un style tout à fait différent, de jeunesse ¿ pour la plupart non traduites de l'allemand, il me semble).
Un de mes auteurs favoris!
Je vais essayer de trouver Le visage vert et Le dominicain blanc, mais je crois que ce sont là toutes ses ¿uvres (si l'on exclut des ¿uvres plus engagées, politiques et d'un style tout à fait différent, de jeunesse ¿ pour la plupart non traduites de l'allemand, il me semble).
Un de mes auteurs favoris!
24 mai 2010 - 12:39 #10
Résurrection : j'ai non seulement trouvé le Visage Vert et le Dominicain blanc (éditions Durocher), mais également un rare petit recueil de nouvelles paru dans la bibliothèque de Babel, préfacé par J.L. Borges, le Cardinal Napellus. A posteriori, après avoir lu tout cela, je pense que les meilleures ¿uvres de Gustav Meyrink sont l'Ange à la fenêtre d'Occident, le Visage vert, et ce long poème en prose qu'est le Golem. é noter que chaque ouvrage explore d'une manière à la fois érudite, curieuse, bien écrite ¿ quoique plus ou moins réussie ¿ et parfois humoristique, de nombreux pans de la Tradition.
L'exploration continue : en français est paru un autre recueil de nouvelles, ne recoupant pas les nouvelles pragoises. Tout le reste n'a jamais été traduit, apparemment (il y aurait ainsi au moins deux romans inédits). C'est un des auteurs qui m'encourage à apprendre l'allemand.
L'exploration continue : en français est paru un autre recueil de nouvelles, ne recoupant pas les nouvelles pragoises. Tout le reste n'a jamais été traduit, apparemment (il y aurait ainsi au moins deux romans inédits). C'est un des auteurs qui m'encourage à apprendre l'allemand.



